Tout d'abord, je tiens tout particulièrement à m'excuser de mon retard si ... Long !
J'ai mis une éternité à retourner sur ce bon vieux Doc Word mais j'y suis arrivée finalement :)
Je voudrais aussi remercier ceux qui me suivent toujours mais plus précisement CamilleLitteraire, devenue mon extraordinaire Bêta sans qui je ferais pleins de fautes et des phrases pas compréhensible.
En espérant comme d'habitude que ça vous plaira,
SuperLunard !
Cette nuit, comme je n'arrivais pas à dormir, j'ai repensé un moment à John et moi. Je ne lui ai toujours pas reparlé depuis que je lui ai annoncé que je le quittais pour Sirius Black.
Je n'ai vraiment pas été sympa avec lui. Je dirais même que j'ai été égoïste. Bon, vous ne le répétez pas, hein !
Le pire dans tout ça, c'est qu'il savait parfaitement ce que je pensais de Sirius : un prétentieux arrogant, dragueur à deux mornilles, égocentrique, narcissique, etc...
Évidemment, je n'aimais pas John. Je ne dis pas ça pour faire la fille insensible qui ne ressent rien. Non, vraiment moi comme lui, j'en suis certaine, on n'était pas amoureux.
Certes, on a passé de bons moments ensemble mais aujourd'hui, je peux très bien m'en passer. Surtout que même si on s'engueule Très souvent avec Sirius, il y a des fois où on a bien rit.
C'est pour ça que je me demande si après l'épisode "Sirius Black", il se passera à nouveau quelque chose entre John et moi. Et en me réveillant ce matin, je savais que non.
Sortir avec Sirius, même si ça ne fait que deux jours, m'a fait comprendre que j'avais besoin de changement et que lui pouvait m'offrir ça. Pourquoi avoir accepté si facilement, sinon ?
La journée d'hier ne s'était pas trop mal passée après avoir planté Sirius dans la Grande Salle, finalement.
Lily m'avait rejoint un peu plus tard, morte de rire. Elle était fière que j'ai rabattu un peu le caquet du « Grand Sirius Black ». Je dois avouer que moi aussi je l'étais. En même temps, je le suis pour pas grand-chose.
Elle et moi, on a enfin put discuter rien que toutes les deux sur le chemin des cours.
Lily m'a avoué qu'elle ne comprenait pas comment je faisais pour sortir avec Sirius avec tout ce que j'avais pu dire sur lui, ce à quoi j'ai répondu en rigolant que je l'ignorais moi-même. Ce qui n'est pas totalement faux...
Le pauvre petit bébé Sirius a boudé une grosse partie de la journée. Jusqu'à ce que j'aille le voir pour me moquer un peu de lui parce que, oui, depuis que je sors avec lui, j'adore faire ça.
Comme il était avec ses amis, il ne voulait pas céder devant eux à nouveau. Il boudait et je devais m'excuser. Mais bon, apparemment il ne me connait pas encore le petit Sirius.
Et puis, finalement, c'est encore moi qui ai gagné puisque, m'étant installée avec eux, j'avais réussi à amuser la galerie dont Sirius. Ne me demandez pas pourquoi ça m'a fait plaisir parce que je ne saurais pas répondre. Sûrement l'amour de la victoire. Oui, pas de doute. Quoi d'autre ?
Ce matin et comme hier, je mange avec les Maraudeurs et Lily. C'est marrant de voir comme ils peuvent être silencieux à 6h30 du matin. Moi qui les pensaient inépuisables, je ne sais pas encore si je suis déçue ou rassurée. J'ai même l'impression que James s'endormirait dans son bol de céréales si Lily n'était pas assise face à lui. Sirius semble être entre deux mondes : le notre et celui des merveilleux rêves où il est sûrement entouré de centaines de filles en bikini alors qu'il brandit la coupe du meilleur joueur de Quidditch, ou quelque chose comme ça. Seul Remus à l'air opérationnel. Bien, bon garçon !
En fait, tout ça est … Comment dire ? C'est ma faute.
Comme je l'ai dit, je n'ai pas très bien dormi cette nuit (Josh...). En plus de m'être endormie tard, je me suis réveillée tôt. Et tout le monde sait que Démetra Elizabeth Wilson a besoin de son quota de sommeil !
Je tournais encore et encore dans mon lit, cherchant à nouveau le beau monde des songes (dans lequel Sirius est toujours !). Franchement, je ne sais pas si ça vous ai déjà arrivé mais dans ces cas-là, qu'est-ce qu'on s'ennuie ! Et c'est comme ça que m'est venu le déclic : l'ennui.
Qu'est-ce que notre bonne vieille Demi' fait quand elle s'ennuie ? *roulement de tambour* Elle embête Sirius ! Oui, 10 points à celui qui a trouvé la réponse.
Je me suis vite préparée pour arriver le plus tôt possible dans l'antre de cet horrible monstre qu'est Sirius Black.
Un petit coup d'œil à ma montre m'avait indiqué qu'il était 6 heures 10. Parfait ! Vous vous souvenez sans doute que j'ai deux merveilleux frères qui m'ont toujours mené la vie dure. Et bien, aujourd'hui je remerciais ces deux abrutis pour m'avoir donné l'idée du réveil parfait pour mon canard en sucre et ses petits copains.
Je ne sais pas pourquoi j'avais emporté leur tambourin dans ma valise mais il s'est révélé très utile.
Armée de mon terrible instrument de torture et de ma baguette bien sûr, je m'étais avancée dans leur dortoir à pas de loup.
Même si la pièce était dans l'obscurité, je pouvais déjà voir qu'un côté du dortoir était rangé alors que l'autre, pas du tout. Je parie sur Peter !
Trois… Deux… Un…
- DEBOUT TOUT LE MONDE ! beuglais-je en faisant résonner le tambourin du plus fort que je pouvais.
Vous vous doutez que je ne me suis pas arrêté là. Non, bien sûr.
D'abord, j'ai ouvert graaand les rideaux pour que le soleil à peine levant vienne éclairer cette pièce si … Masculine ! Bref, ensuite, quand je pus enfin repérer les têtes des monstres de l'arène qui cherchaient à comprendre ce qu'il se passait, j'envoyais au hasard quelques Aguamenti par-ci par-là. Le hasard fait bien les choses puisque de toute évidence, Remus fut épargné.
- ALLEZ MES PETITS AGNEAUX ! C'EST L'HEURE DE SE FAIRE MANGER PAR LE VILAIN RENARD !
Euh… Oui, là je savais pas trop ce qui m'avait pris mais bon, pour sauver la face, j'ai dû sauter sur le lit de Sirius, bien en large pour bien l'écraser.
Voir leurs réactions était extrêmement jouissif et dur à supporter pour mes pauvres hormones en croissance. Voyez-vous… Que deux Apollons se lèvent d'un coup avec la tête de mort-vivant et les cheveux à faire pâlir un Punk se payant le barreau de leur lit est hilarant, mais malgré des têtes assez … Horribles, leurs corps, eux, étaient parfaits ! Qui aurait cru que Remus était si musclé ? Parce que James on s'en doutait avec le Quidditch, mais le petit Remychounet, lui, c'était un petit secret qu'il ne devrait vraiment pas nous cacher !
J'en avais presque oublié le pire de toutes les créatures possibles et inimaginable sur laquelle j'étais complètement affalée. Sirius. Quand il avait réussi à m'envoyer m'écraser au sol ( Lui aussi doit être musclé…), il s'était relevé illico presto et avait commencé à s'égosiller contre le malade qui avait osé faire ça, jurant qu'il lui ferait payer cher. D'un, si je peux me permettre, ce gars est complétement débile puisque j'étais là, assise contre son lit, morte de rire, et il continuait de dire qu'il allait retrouver l'auteur de ce crime. J'en avais presque envie de crier « Hé oh, espèce de mollusque ! Je suis lààà ! » mais bon, je tenais à la vie. Deuxièmement, si j'allais sans doute fantasmer pour le reste de ma vie sur les corps parfait de Potter et Lupin, là, j'allais sûrement devoir aller en enfer pour avoir vu ça : le corps de Sirius. Sa carrure, sa musculature, sa peau, son torse, TOUT ! C'était franchement... Wow !
Évidemment, tout ceci reste entre nous, n'est-ce pas ? Parce que sinon mon frère Fred m'a appris un nouveau sort assez sympa qui colle les personnes au plafond jusqu'à ce que l'on prononce le contre-sort. Ah, je me disais aussi que je pouvais compter sur vous.
Je passe le moment où j'ai dû me sauver en courant quand Sirius m'a enfin remarqué. Ça relève de la mission commando !
- Qu'est-ce que tu fais à Poudlard avec un tambourin, sérieusement, Démetra ? me demanda Sirius de son plus beau ton de mec blasé, ce qui eu le don de me sortir de ma rêverie et d'agrandir mon sourire par la même occasion.
- J'ai des grands-frères, je réponds, tout simplement. Moi qui pensais que tu voulais qu'on se rapproche toi et moi …
- Je ne pensais pas qu'on le ferait de cette manière-là mais au fond, c'est une façon de nous rapprocher, tu as raison, dit-il en reprenant sa bonne humeur habituelle et son sourire arrogant. Toi et moi, on se ressemble plus que tu ne le penses.
