Me revoilà avec le chapitre 6.
Lundi arrive la chose la plus horrible qui soit : LA RENTREE !Je vais mourir ... H-E-L-P !
En plus des DM, des commentaires de textes et des dossiers à rendre, du mauvais temps qui s'abat sur mon petit village cette semaine, je n'aurais pas internet de la semaine pour poster le petit chapitre 7 !
A vrai dire, je n'aurais même pas mon ordi pour continuer donc, j'espère que ce chapitre sera assez bien pour vous faire patienter jusqu'au week-end prochain, même s'il est court. En même temps, si vous n'aimez pas, ça m'étonnerait que vous attendiez le prochain chapitre...
Enfin, BREF !
Toujours merci à CamilleLitteraire qui me corrige et à SuperPatmol qui doit me supporter quand j'ai des doutes et des blocages.
Bisous, bonne lecture ! (J'espère...)
Aujourd'hui, j'avais des cours pas rigolos, avec des profs pas rigolos et des élèves pas rigolos qui écoutaient toujours tout ce trop-plein de sérieux.
Eh bien moi aujourd'hui, j'avais Sirius !
Qui, ici, a déjà écouté en Histoire de la Magie ? Pas grand monde, hein ? Évidemment, tout le monde dors ! Eh bien moi, dormir quand c'est pas la nuit, je trouvais ça ennuyeux. Heureusement qui dit « ennui » dit « Sirius ».
Finalement, je ne regrettais pas trop de l'avoir laissé s'assoir à côté de moi parce que d'après lui, « Après le coup du réveil, je lui devais bien ça ! ». Normalement, ça n'aurait pas été une raison suffisante mais vu que c'était Histoire de la Magie, il aurait aussi pu me dire qu'il voulait s'assoir à côté de moi pour mieux admirer la consistance ectoplasmique du professeur Binns, j'aurais quand même dit oui.
Le truc que je n'avais pas prévu c'est qu'au fil des parties de « Morpion » (un jeu complétement débile que Lily m'a appris en première année, je vous laisse deviner pendant quel cours…) mais aussi des paroles racontées par la voix monotone qui ferait s'endormir un hyperactif, Sirius commençait à s'endormir !
Comment ose-t-il ? Me faire ça à moi ! Sa petite-amie !
C'est fou comme je peux détester ce statut ET m'en servir de reproche à son comportement à la fois. Tout moi, quoi.
Je le vois, qui tente de lutter contre la voix de Binns mais celle-ci est trop forte … Attention… Sirius est OUT ! Je déclare la voix de Binns vainqueur.
Oh, ça va ! On trouve de la distraction comme on peut…
Tiens, j'ai envie d'écrire sur le visage de mon Cognard aromatisé à la Citrouille, d'un coup !
Voilà ce qui arrive quand on ose s'endormir pendant qu'on joue avec moi (en plus il avait perdu).
Pendant que l'autre fantôme écrit à la lenteur d'un escargot des dates en rapport avec … Avec… Pendant qu'il écrit des dates, ma baguette demande gentiment à la plume imbibée d'encre d'exprimer son talent artistique sur le visage de Sirius.
- Par Merlin ! Siriussiounet ! Qu'est-ce qu'y t'es arrivé ? s'écrie Mary McDonalds qui s'était retournée pour ramasser son gloss au sol.
Heureusement, la plume avait fini son travail une minute plus tôt et on pouvait maintenant lire sur le visage de mon chéri « Feignant » au milieu du front (en capitale, s'il vous plaît !) accompagné par pleins de cœurs, d'étoiles, de Scroutts-à-Pétard et de vifs d'or. C'est qu'elle est pas mauvaise en dessin, la plume !
Non non, il n'y a pas de chien à côté de nous. C'est juste moi qui grogne (instinctivement ? Je me fais peur !) en entendant le surnom qu'elle lui a donné. Pas touche !
Sirius émerge aussitôt, se demandant ce qu'il lui arrivait encore, pour la deuxième fois. J'ai tellement envie de rire ! Merlin, ce n'est pas possible de voir à quel point il perd tout son Sex Appeal dès qu'il est gribouillé de partout.
La naine, presque autant repeinte que Sirius par son fond de teint de devant, propose directement son aide en lui donnant son miroir de poche. Quand est-ce qu'elle meure celle-là ?
Sirius pousse un long cri de panique en voyant son reflet. Le pauvre, il a enfin compris que non, il n'est pas si beau.
J'allais pouffer de rire mais encore une fois, je ne sais pas ce qui m'a pris :
- C'est Potter, j'ai tout vu ! Oh, mon Sirius, tu vas bien ? (Je fais si bien la petite-amie compatissante que j'envisage de devenir actrice.)
Pourquoi James et pas un autre ? Aucune idée. Sûrement parce qu'il était dans le coup avec Sirius depuis le début et que si j'avais dit Remus, on ne m'aurait pas cru.
Quoi, je suis une balance et une menteuse ? C'est pas vrai vu que, déjà, James sait que ce n'est pas lui vu qu'il dormait, et en plus les personnes proches de nous savent que j'adore martyriser mon ours en peluche en ce moment. Au final, James finira par me remercier quand il gagnera au pari de « celui qui a pris le plus d'heure de colle » qu'il a fait avec Sirius en début d'année.
- Hé mais j'ai rien fait ! s'indigne ce pauvre capitaine de Quidditch, la trace de sa plume sur sa joue.
- Monsieur Potter, j'en ai assez que vous perturbiez les cours sans arrêt. Quand ce n'est pas avec Black, c'est contre lui ! 5 points en moins à Gryffondor pour votre immaturité et votre insolence, accompagné d'une retenue bien évidement, lance l'ectoplasme qui se décide enfin à intervenir.
James se rassoit et soupire, résigné. Évidemment, il m'envoie un regard noir au passage. Ce à quoi je réponds par un clin d'œil bien sûr. Zut ! Comment il a su que c'était moi ?
- Professeur ? Puis-je emmener Sirius à l'infirmerie ? Tout le monde sait que si de l'encre noire entre par les pores de la peau, il peut y avoir de graves répercussions. Il en profitera pour se débarbouiller, dis-je de mon plus bel air de cruche que c'en est pathétique (Fou comme McDonalds m'inspire !).
Il acquiesce et nous laisse enfin sortir du cours. Sirius me fusille d'abord du regard puis vérifie à nouveau son visage dans le miroir de l'autre cruche qu'il a gardé. Miroir que je lui arrache des mains au passage.
- Pourquoi t'as fait ça ? s'énerve-t-il alors qu'il essaye de le reprendre.
- Parce que t'es déjà assez moche comme ça, crois-moi, et que tu vas finir dans la section psychiatrie de Sainte Mangouste si tu continues à te regarder là-dedans !
Se pourrait-il que j'ai vexé le grand Sirius Black ? Je crois que oui. M'en fiche.
- Je parlais pas de ça, Démetra ! (Oups, il ne m'appelle jamais par mon prénom entier, je crois que c'est mauvais) Pourquoi tu m'as … Dévisagé ?
- C'est comme ça que tu me remercies alors que je t'arrange le portrait sans frais ? T'es culotté !
C'est vraiment trop drôle de le voir s'énerver. Le pire c'est qu'il essaie de se contrôler alors qu'on dirait que tous ses neurones se sont mis hors service. Comique mais heureusement, je ne perds pas mon parfait air neutre de fille qui s'en fout complétement.
- Comment … Mais … Dis-moi pourquoi !
Je lève les yeux au ciel, stoppant ma marche vers les toilettes des filles. Je ne comptais pas vraiment l'emmener à l'infirmerie. L'histoire des pores de la peau et l'encre, c'est du bidon ! Enfin, je crois …
Il s'arrête aussi à ma hauteur (dans le couloir parce que oui, à mon grand regret, Sirius est beaucoup plus grand que moi) et je dois à nouveau faire appel à tout mon talent d'actrice pour garder mon sérieux.
- Parce que je m'ennuyais. Satisfait ?
Je reprends la marche aussitôt après lui avoir avoué le pourquoi du comment mais je crois qu'il ne veut pas, puisqu'il m'arrache le bras pour me faire revenir en face de lui.
- Et c'est tout ? me demande-t-il, légèrement septique mais toujours aussi agacé.
- Bah oui, pourquoi d'autre ? En plus, tu devrais être content : on échappe à la sieste de Binns.
Un grand sourire innocent et … Voilà ! Il ne m'en veut plus. Je m'aime et … J'avoue, il est génial ! Franchement, ce n'est pas à John que j'aurais pu faire un coup comme ça.
- Tu sais que t'es chiante ?
- Pardon ? J'ai pas bien compris je crois, dis-je en portant ma main à mon oreille comme les personnes âgées atteintes de surdité partielle.
- Euh… Je disais que l'encre est brulante !
- Ah non, c'est bon. J'avais bien entendu finalement.
