Coucou! Je vais pas être long, Dieu sait que le temps m'est compté (vive les programmes collégiales internationnales!). Alors, je voulais poster ce chapitre avant d'aller entammer mes études. Je l'ai terminé il y a peu de temps, j'espère qu'il vous plaira!
Chapitre 3
Là où la lueur brille
Octobre 1998, Salle commune des préfets-en-chef
-Non, mais ce n'est pas vrai! Criait Hermione en franchissant la porte de la salle commune.
Elle savait qu'il était là affalé sur un fauteuil. Un verre à la main et une fille sur les genoux. Une de ces nunuches sans cervelle qui riait bêtement chaque fois qu'il daignait la regarder. Elle en avait marre. Marre de le voir et d'essuyer les conséquences de ses actes. Ce soir, Hermione ne répondait plus d'elle-même. Elle n'avait pas oublié ça promesse du mois d'août. Elle voulait sa peau et elle l'aurait. Elle répandrait même son sang dans la chambre verte.
Il l'ignorait comme si elle n'était jamais entrée. Son visage affichait une moue ennuyée alors que sa main se plaisait à torturer l'un des seins de la jeune fille. Dégoûtée, Hermione se détourna même pas le regard de peur de le laisser gagner.
-Mais tu te fous de ma gueule! Cria-t-elle encore quand elle lui fit fasse.
Agacé qu'elle se permettre de lui parler ainsi, il lui accorda enfin son attention. D'un geste de la main, il chassa sans égard la fille qui s'enfuit en pleure. Ce n'était pas ce soir-là qu'elle aurait sa nuit de gloire dans les bras du célèbre Drago Malfoy.
-Qu'est-ce que tu me veux, Granger? T'ai jalouse?
-Non, mais tu te fous de ma gueule?
-Tu te répètes, Granger! Se moqua-t-il.
Folle de rage, elle s'était approchée de lui pour lui balancer son poing au visage. En vain. Il avait lâché son verre et saisi au vol son poignet avant de la faire basculer sur lui.
-Bas les pattes! Hurla-t-elle folle de rage.
-Tu me dis vite fais bien fais c'est quoi ton problème ou j'explose ta jolie petite tête contre le mur.
-J'en ai marre de toi! J'en ai marre de te voir tous les jours! Marre de devoir cohabité avec toi. Marre de devoir ramasser tous les jours les sous-vêtements de ces nunuches qui traînent dans MA salle commune! Et marre de devoir encore essuyer les conséquences de tes bêtises! Pourquoi tu ne disparais pas? Tout le monde serait content! Et je n'aurais pas à organiser ce stupide bal en plus de passer une semaine en retenue! Par ta faute!
Avant qu'il puisse répondre à sa tirade, elle s'était dégagée de sa prise et relevée. Elle se dirigeait vers la porte quand il l'empoigna avec brutalité et la balança contre le mur. Il plaqua ses poignets au-dessus de sa tête.
-T'a aucun droit de me parler ainsi, sale sang-de-bourbe! Je suis plus à plaindre que toi! C'est moi qui doit enduré toutes tes sautes d'humeur! Toutes tes leçons morales de la vie! Moi qui dois vivre avec la fille coincée de la vie! Pourquoi se serait pas toi qui dégage pour laisser place à une sang-pur qui en vaudrait la peine? Pourquoi a-t-il fallu que tu sois une sorcière, sang-de…
Il s'interrompit brutalement au milieu de sa phrase. Elle avait voulu lui donner un coup de genou et comme pour parer l'attaque, il avait glissé ses mains sur ses hanches, les maintenant fermement au mur. Leur regard s'était croisé. Une étrange lueur leur était apparut. Sans qu'ils sachent d'où elle vienne. Une lueur qui jamais auparavant n'avait existé.
Hermione aurait voulu s'y soustraire, mais un fil invisible la retenant à son ennemi de toujours l'en empêcha. Elle se sentit ramollir contre lui. Incapable de contrôler ses propres gestes. Il aurait voulu la lâcher, la briser ou même la faire souffrir, il en était incapable. Même en le désirant de tout cœur. Un lien l'unissait à cette fille. Pour la première fois de son existence, il n'avait plus maîtrise de lui. Et il se doutait que même un doloris de son père ne pourrait le faire réagir. Il était soudé au regard de la jeune femme. Sa prise sur ses hanches se referma. Il voulut reculer, mais des mots sortir de sa bouche sans qu'il les ait pensés. Sans qu'il puisse les retenir.
-Je t'aime, Hermione.
Premier choc. Il ne l'avait encore jamais appelé par son prénom. Et voilà qu'au moment où il aurait voulu la tuer, il lui disait l'aimer.
*Oh! Eh! Tu délires Drago! Reprends-toi, merde!*
Non. Son corps n'était pas d'accord. Il lui semblait tenir une poupée entre ses mains. Que s'il mettait trop de pression sur ses hanches, elle allait céder. Se briser et disparaître. Angoissé, il la rapprocha encore plus de lui. Fou. Oui, il était fou. Il rêvait. On lui avait jeté un sort. C'était tout sauf la réalité, il en était certain.
-Je t'aime, Drago.
Deuxième choc. Elle avait prononcé les mêmes paroles en retour. Elle se mordit la langue. Le goût du sang emplit sa bouche, mais n'en mordit qu'encore plus fort. Pour se punir de sa faiblesse. Elle ne pouvait flancher devant le prince des Serpentards.
Leurs lèvres s'approchèrent lentement, sans rompre le contact visuel. Tous deux voulaient s'éloigner. Se maudissaient intérieurement. Ne pouvait s'empêcher d'insulter l'autre mentalement. Rien n'y fit : ils bataillaient en vain. L'attraction était que bien trop grande. Leurs lèvres se caressèrent, se goûtant à peine. Leurs souffles se mêlèrent; leurs langues se cherchèrent sans jamais se toucher. Entre eux, il y avait des barrières infranchissables : celle du regard.
Et puis soudain, tout s'arrêta. Aussi vite que ça avait commencé. Par un simple coup à la porte de la salle commune. Et une voix criarde.
-Drakinouchou!!!!!!! Pourquoi tu ne sors pas de là??? Ça fait dix minutes que je t'attends!
Pansy. Les préfets-en-chef n'avaient jamais été aussi heureux de la voir arriver. Même qu'ils se félicitaient de n'avoir donné leur mot de passe à personne. S'il avait fallu qu'on les découvre dans une position aussi embarrassante…Eux même ne pouvait se l'expliquer. Alors les autres, qu'en diraient-il?
Leurs regards s'abandonnèrent pour se tourner vers la porte. Et ils se réveillèrent. Retrouvèrent le plein contrôle de leur corps. Drago recula vivement. Hermione s'enfonça d'avantage dans le mur le repoussant avec force. Ils se détournèrent faisant semblant que l'autre n'existait pas. Gênés, intrigués par ce comportement inédit. Leur avait-on jeté un sort.
-J'arrive Parkinson! Dégage de là maintenant, je vais te rejoindre à la salle commune des Serpentards!
On entendit un grognement plus ou moins satisfait, puis des pas qui s'éloignèrent. Drago se saisit de sa veste, traînant sur le dossier d'un fauteuil, l'enfila et se dirigea vers la sortie. Alors qu'il allait faire basculer la porte, il entendit un faible murmure dans son dos. Un bref instant, il se figea pour mieux écouter :
-…salaud! Tu m'as ensorcelé? Tu me voulais dans ton lit? Je te déteste, Malfoy!
- Si je t'avais voulu dans mon lit, Granger, je ne me serais pas donné autant de mal! J'ai pas besoin d'une fille comme toi dans ma vie. Tu es si laide que même les centaures fuient quand tu arrives! Dis plutôt que c'est toi qui me voulais!
-Rêve toujours! Hors de ma vue! Et ne t'avise pas de revenir!
Et comme si rien ne s'était passé, le Serpentard quitta la salle commune laissant son homologue seule avec elle-même. Terrorisée, Hermione s'accroupit contre le mur. La tête lui tournait. Elle la saisit entre ses coudes appuyant son front contre ses cuisses. Elle allait être malade.
L'avait-elle vraiment été? Éblouie par le grand Drago Malfoy? S'était-elle laissé prendre au jeu? Même en cherchant la réponse au plus profond d'elle, sans se mentir, elle était certaine que non. Elle n'éprouvait aucune attirance pour lui. Pourquoi alors? Sans réponse, elle laissa des larmes de rages couler sur ses joues…C'était lui. C'était sa faute à lui. Ou du moins, tentait-elle de s'en persuader alors qu'elle se laissait lentement gagner par des songes horribles….
Il était bien tard quand Drago daigna finalement rentrer dans ses appartements. Le couvre-feu était passé depuis longtemps, mais ce soir, il avait voulu abuser de ses droits. Il ne voulait pas se retrouver face à elle de nouveau. Par peur que le phénomène se reproduise. Il devait laisser l'eau couler avant qu'il puisse de nouveau l'affronter du regard. Lâche. Comme l'était les Serpentards. Mais ça, personne ne le savait. Elle l'éviterait aussi, il en était certain.
Il avait donc fait seul la ronde habituelle traînant au passage dans chaque coin représentant un quelconque intérêt dans Poudlard. Trop préoccupé par ses pensées, il n'avait même pas ressentit une once de plaisirs quand il avait enlevé des points à deux premières années de la maison ennemi. Ils auraient dû être dans leurs dortoirs depuis un quart d'heure déjà quand il les surprit à faire des messes basses dans un recoin sombre de la tour ouest.
Il ne pouvait s'empêcher de penser que Granger le désirait. Qu'elle avait voulu lui jeter un sort pour qu'il tombe amoureux d'elle sachant pertinemment qu'il ne le serait jamais. Elle n'était même pas quelconque, elle n'était qu'une touffe de cheveux emmêlés qui encadrait un visage repoussant. Même quand elle daignait prendre un tant soit peu soins d'elle-même. Dire qu'à la rentré, il avait osé la qualifier de jolie. Il devait être malade ce jour-là.
*Granger, jolie? C'est comme dire que je suis un gentil petit toutou!*
Trois semaines et elle avait cessé de s'occuper de s'occuper de ses boucles qualifiés de splendide par plusieurs. Si la situation le dégoûtait, ça moue ne put s'empêcher de se changer en un demi-sourire.
*Le positif c'est qu'au moins elle sait ce qu'elle vaut la sang-de-bourbe!*
Il la trouva endormie au même endroit qu'il l'avait laissé. Roulé en boule contre le mur. Paisible. Grelottante par le froid qui envahissait la salle. Gémissante sous l'effet de ce qui devait être des cauchemars. Il secoua la tête et monta dans sa chambre. Si elle pensait qu'il allait être gentil, elle avait tout faut. Il aurait bien pu la ramener dans son lit, mais elle ne le méritait. Ni plus qu'elle méritait qu'il la recouvre d'une couverture ou qu'il ravive les flammes pour qu'elle ait moins froid. Qu'elle soit malade, il s'en fichait. C'était à elle de se coucher ailleurs!
Il se laissa tomber sur les draps de satin vert, sans prendre la peine de les tasser ou de se déshabiller. Ses yeux se fermèrent instantanément alors qu'ils massaient fortement ses tempes. Satané mal de tête! Il n'aurait peut-être pas du abuser du whisky pur feu ce soir…
Il attendit longtemps sans que le sommeil le gagne. Le tambourinement contre ses tempes l'empêchait de penser. Chaque fois qu'il était prêt à sombrer dans les bras de Morphée, il le rappelait à l'ordre. Ce n'est qu'une heure avant l'aurore qu'il parvient finalement à basculer dans un sommeil aux rêves douteux….
Il y avait déjà deux heures que l'aube c'était levée quand Hermione fit irruption dans la chambre de Malfoy. C'était tôt le matin qu'elle avait ouvert des yeux rougis. Courbaturées par sa nuit passée sur le tapis, elle avait le cœur gonflé par la rancœur. Elle était persuadée qu'il l'avait ensorcelé pour la mettre dans son lit et l'humilier d'avantage. Quoi qu'il en dise.
Un regard jeté sur la porte close de son homologue masculin lui indiquait qu'il était finalement rentré malgré son désir de ne plus le voir. Profitant de son sommeil, elle se glissa dans la salle de bain. Une douche froide suffit à lui débarbouiller le visage et à la remettre d'aplomb. Seul l'état de ses sentiments intérieurs laissait croire qu'il s'était passé quelque chose la veille…
Elle avait donc quitté leurs appartements, sans ménager sur le bruit, pour aller prendre son petit déjeuner. À peine arriver dans la grande salle que, l'estomac tout retourné, elle se passa de repas et retourna d'où elle venait. McGonagall venait de lui annoncer une réunion entre préfets pour l'heure qui suivrait. Et c'était à elle qu'incombait la tâche de prévenir Malfoy.
*Super! Encore un samedi où je vais devoir me le coltiner toute la journée!*
Comme si ça ne suffisait pas, ils devaient soumettre aujourd'hui leurs idées pour le bal d'Halloween….
-MALFOY!!!
La porte de la chambre c'était ouverte à volée sur une furie brune. Elle y pénétra en hurlant, faisant bien attention à rendre sa voix la plus stridente possible. Elle le vit, allongé au milieu de drap de satin, sa baguette bien callée dans l'une de ses mains. Il n'avait même pas pris la peine de se déshabiller.
-Quel connard…murmura-t-elle pour elle-même. À croire qu'on va l'attaquer dans sa propre chambre!
Il ne bougeait toujours pas. Elle hurla encore plus fort son nom. Elle n'eut droit qu'à un grognement en retour. Exaspérée, la préfète-en-chef de Griffondor sortie sa propre baguette de sa manche et d'un geste souple de la tête fit apparaître un saut débordant d'eau. Elle en déversant son contenu glacial sur le Grand Drago Malfoy. Ce dernier se leva en sursaut, la baguette pointée sur son attaquant. Ils se défièrent un moment du regard avant qu'il se décide à prendre la parole :
-Putain, Granger! C'est vraiment nécessaire de m'imposer ta vue si tôt le matin? J'ai le goût de gerber maintenant! Dégage de ma chambre!
-Pff! Si je pouvais je le ferais, ne tant fait pas! L'air est trop pollué par ici…
Accompagnant le geste à la parole, elle pinça l'arrête de son nez de sa main libre. Sa baguette ne quittait pas Malfoy. Elle ne lui laisserait pas le plaisir d'attaquer alors qu'elle n'avait pas de défense.
-Je demande si c'est l'odeur des filles que tu ramènes ici ou si c'est celle de la pourriture?
-Et si ce serait celle de sang-de-bourbe?
Il avait prononcé les derniers mots d'un air hautain. Ils agissaient vraiment comme si, la veille, rien ne s'étaient passés. En se voyant l'un l'autre, ils n'éprouvaient même pas le besoin de s'expliquer. De comprendre. Ni moins de nier quoi que se soit.
Voyant que son opposante ne réagissait pas, le Serpentard siffla d'impatience.
-Qu'est-ce que tu me veux, Granger? Si tu viens pour m'énerver, je te prierais de dégager histoire que je me rendorme!
-Pas de chance! Va falloir que tu te réveilles, la fouine. La directrice nous attend dans moins d'une heure pour une réunion avec les autres préfets…
-Merde…J'y vais pas…T'aura qu'à me dire ce qui s'est passé.
-Rêve toujours! Si j'ai à m'y rendre, alors tu lèves tes fesses paresseuses de ce lit et tu te bouges où je te fais léviter jusque la grande salle!
Sans un mot de plus, Hermione quitta la chambre à reculons prenant bien soins de claquer derrière elle la porte à l'aide d'un sort.
*Ne le laisse pas gagner. Ne le laisse surtout pas gagner! Tu as promis! Ne l'oublie pas Hermione!*
Une voix harcelait son esprit. Toujours. Chaque fois qu'elle se trouvait face à lui. Pour lui assurer que jamais elle ne pourrait oublier cette promesse….
