Bonjour tout le monde! Je voudrais tout d'abord remercier tous ceux qui m'ont envoyé une review, encore une fois. Ça me fait extrêmement plaisir de vous lire et de vous répondre! Alors, pour ce chapitre, les fans de Draymione seront certainement ravis…ou peut-être pas! Tout dépendant du point de vue! Je suis cruel parfois, souvent même! Mais c'est ce qui est drôle, non? Bon, je vous embêterai pas plus longtemps, bonne lecture!

Chapitre 5

Quand le train quitte la gare….

Juin 1999, Salle commune des préfets-en-chef

C'était l'heure. Plus que quelques minutes avant que le Poudlard express entre en gare. Et ils devraient faire leurs adieux définitifs à cette école de sorcellerie qui les avait accueil alors qu'ils avaient à peine onze ans. Toute la journée, on avait vu les septièmes années déambuler à travers les plus jeunes. Imprégnant leur mémoire de chaque détail, saluant esprits et tableaux au passage, se jetant même, en larmes, dans les bras de leurs amis. Pour la plupart, c'était la dernière fois qu'ils se voyaient. Prêts à commencer une nouvelle vie.

Leurs sept années, ou plutôt huit années, au sein de Poudlard n'avait rien eu de banal. Il y avait au contraire eu bien de l'action! Trop diront certains professeurs et même quelques élèves plus sages. De tout côté, on remerciait le trio d'or. Pour les avoir libéré de l'emprise de Voldemort et pour leurs avoir amener chaque fois de nouvelles aventures. Même après la disparition sans-retour du Lord noir. Sans eux, plusieurs se seraient morfondus dans l'ennuie…

Au milieu de la salle commune des préfets-en-chef, Hermione laissait libre cours à ses larmes. Si on lui avait dis, au début de cette année qu'elle serait déchirée à l'idée de la quitter, elle aurait éclaté de rire. Elle aurait du être heureuse d'abandonner un endroit remplit des souvenirs de Malfoy.

Un sanglot bruyant lui échappa. C'était terminé. Pas seulement les aventures du trio d'or, mais aussi ces moments volés avec son ennemi de toujours : les quelques caresses perdus, les baisers inconscients, les fois où il la prenait impulsivement dans ses bras, serrée contre son torse, comme si elle était une poupée de porcelaine et leurs rares rires dans des moments communs de complicité. Toujours quelques minutes à la fois, leur peur et leur conscience refaisant surface. Les obligeant à s'haïr d'avantage. Même ça allait lui manquer. Sentir qu'il voulait lui faire mal. Comme se serait dur de savoir qu'il n'y accorderait plus d'importance! Même de la plus vile des façons….Dans un état de faiblesse soudain, elle laissa ses genoux flancher…

Drago entre dans sa salle commune agacé de tous ses adieux et de toutes ces filles qui lui sautaient dessus pour le convaincre de les épouser. Il fuyait. Elles ne comprenaient pas que s'il ne pouvait l'épouser ELLE, il n'en épouserait aucune! Il était libre maintenant. Libre de son père désormais à pourrir entre les murs d'Azkaban, libre de sa mère à qui il n'envoyait plus qu'un hibou de temps à autre, libre de Poudlard qu'il quitterait définitivement, libre de Parkinson qu'il avait le bonheur de ne pas avoir pour fiancé, libre de ses abrutis sans cervelle qui entourait son monde. Libre de tout, plus rien ne le retenait en Angleterre. Il pourrait partir et refaire sa vie, il ne manquerait à personne.

Il allait monter dans sa chambre chercher ses dernières affaires quand un sanglot parvient à ses oreilles. Étouffé contre ce qu'il cru être un coussin. Avant même de se retourner il savait que c'était elle. Elle qu'il trouverait repliée sur elle-même sur ce tapis usé. Elle qui pleurait, brisée par la vie. Un instant, il cru comprendre. Elle était à sa place ici, quitter devait être une déchirure pour elle. C'était comme s'il perdait son amour pour lui-même. Dévastateur. Il aurait pu ignorer ses pleures, remonter à sa chambre et l'oublier à jamais. Un pincement en dedans de lui le retient de justesse.

-Hermione…

Ce ne fut même pas un murmure, seulement un souffle que seul le vent pu décrypter. Il l'avait appelé en son nom, pour la sixième fois en huit ans. En une année. Mu par une force invisible qui n'avait cessé de le pourchasser. Était-ce une partie de cache-cache? Dans tous les cas, il était la proie, le chasseur. Tour à tour, il se considérait dans chaque rôle. Quand il revenait en arrière, repensait à chacun de ses moments passés à Poudlard, il se dit que sa septième fut plus surprenante que tous les autres. Il s'était découvert des faiblesses incontrôlables. Il avait appris à connaître une fille qui lui inspirait un certain respect, mais qu'il ne pouvait s'empêcher de détester. Et il c'était de lui-même amener à se remettre en question. Pourquoi? Qu'est-ce qui avait été différent pour qu'il ne la considère plus comme une sang-de-bourbe? La réponse, bien qu'évidente, il n'était jamais parvenu à la trouver. À se l'avouer. C'est probablement ce qui l'avait poussé à la haïr jusqu'au dernier moment. Encore ce matin, il voulait la tuer….

Ses mains qui parcouraient son visage, son dos, ses hanches et sa tignasse emmêlée qu'elle n'avait pas mis longtemps à retrouver. Ses lèvres qui refaisaient le chemin en sens inverse. Des moments volés par un sentiment incompréhensible. Un pied sur la première marche de l'escalier, il comprit. Elle lui manquerait. Plus qu'il ne se l'avouerait. Cette déchirure qu'elle faisait subir à son cœur, il viendrait qu'à la ressentir aussi. Après quelques jours. C'était inévitable. Même s'il l'aurait voulu autrement, ils devaient se quitter. Entre eux, il ne pourrait rien avoir. Trop d'orgueil et de peur étaient en jeux. Ils finiraient par s'entretuer, si ce n'est physiquement se serait mentalement.

Dans un élan de gentillesse, il s'approcha d'elle et s'accroupit. Elle pleurait encore. De grosses larmes roulaient sur sa joue. Les yeux grands ouverts, elle le fixait sans le voir. Amorphe. Du bout des doigts, il effleura son front pour décoller les mèches rebelles. Trempés par l'eau salée. Ses lèvres s'approchèrent à leur tour, s'entrouvrir pour laisser place à sa langue. Il recueillit cette eau, la gouttant, la savourant.

Quand il eut séché son visage, il la prit dans ses bras, la cala contre son torse. Elle s'agrippait à sa chemise la tête nichée dans son cou. Humant un parfum rassurant. On aurait dit une enfant à la suite d'un cauchemar. Fragile. Il l'amena jusqu'à la chambre rouge et or, l'étendit sur le lit. Elle ne le lâcha pas pour autant, restait agrippé à lui. À son tour, il se laissa tomber sur le lit sans chercher à se défaire de sa prise. Il appréciait. Voulait garder d'elle un souvenir empreint de magie. L'amener là où il n'avait encore osé. À cet instant seulement, dans leur intimité, il était prêt à l'avouer. Maintenant qu'il devrait l'oublier. Ou du moins, il lui avouerait à elle, peut-être pas à lui-même.

-Je t'aime, Hermione! Quoi qu'il arrive, je ne pourrai oublier l'illumination que tu fus pour moi….Je te le promets, mon ange.

Alors qu'il la voyait sourire à travers le brouillard, il se saisit de ses lèvres dans un état sauvage. Il devait la sentir contre lui. Une seule fois…

Juin 1999, Poudlard express

Par la fenêtre du Poudlard express, Hermione jetait un dernier œil au jeune homme blond resté seul sur le quai. Souriante. Elle retenait ses véritables sentiments. Lui avait promis de ne pas pleurer. Ils le savaient tous les deux, ça n'avait été qu'une aventure. Malgré les sentiments. Malgré la déchirure de devoir se quitter. Avant qu'ils ne quittent leurs appartements, il l'avait tenu contre lui. Une dernière fois, savourant pleinement. Misère. Il avait mis du temps à se défaire de cette prise. Il regardait les aiguilles tourner et souhaitait que le temps s'arrête. Que comme celui d'un jouet d'enfant, le mécanisme puisse s'user. Maintenant, tout était fini. Le temps tournait à vive allure, ils pourraient recommencer à se détester. Seulement, ils ne se rêvaient plus, restant dans l'illusion de ce qu'aurait pu être leur futur…

Ce secret qu'elle avait découvert sur lui, avait bien failli tout gâcher. En fait, oui, il avait tout gâché. Il avait gâché ses espoirs d'un avenir qu'elle s'avait inexistant. Il avait gâché la joie qui oppressait son cœur. Il avait gâché la lueur qu'elle avait découverte dans ses yeux la remplaçant par le regret momentané. Celui de ne pouvoir aimer simplement….

Flash Back

Dans un rire étouffée, elle entreprit de lui retirer sa chemise. Il se laissa faire, impassible. Il la fixait, tentait de la comprendre. S'il avait appris à la connaître durant cette année, il y avait encore bien des secrets qui l'entouraient. Alors, il la regardait. Pour la dernière fois, pour garder le meilleur souvenir. Elle défaisait les boutons un par un, avec ses dents. Sa langue léchait son torse à mesure, descendant toujours plus bas. Il frissonna. Aucune de ses conquêtes n'avaient pu lui procurer autant d'effet. Même quand l'acte était terminé. Pour Drago Malfoy, c'était un moment spécial.

Elle sentait ses mains effleurer sa nuque pour descendre doucement le long de sa colonne vertébrale. S'arrêter au creux de ses reins. N'arrêtant rien de ce qu'elle avait entrepris. Ce geste, elle l'interpréta comme un accord. À ce qu'elle avait entrepris, à ce qu'elle espérait de lui. Ce qu'elle n'avait jamais osé s'avouer avant aujourd'hui. Pour Hermione Granger, c'était aussi un moment spécial. Toute son enfance, elle avait rêvé de ce moment. De son prince charmant. Et bien que Malfoy ne soit pas le plus charmant, elle était convaincue qu'il était son prince.

La chemise vola rapidement à travers la pièce. Lentement, Hermione laissa glisser ses doigts sur son torse parfaitement dessiné. Elle découvrait ses muscles, ses abdos. Elle releva la tête vers Drago. La même lueur de désir et d'amour imprégnait leurs iris. Il lui offrit un sourire. L'un de ses rares sourires sincères qu'elle lui connaissait. Quand il bougea les bras pour la ramener sous lui, elle s'immobilisait. Il n'entendait plus son rire cristallin venir chatouiller ses oreilles.

-Mia? Souffla-t-il inquiet.

Elle ne répondit pas, les yeux fixés sur son poignet. Il comprit immédiatement ce qui la préoccupait. Il avait oublié ce détail. Oublié de lui dire. Oublié qu'elle serait effrayée. Oublié qu'il pourrait être repoussé.

-Mia, je….

-Alors, c'est vrai? Toutes ces rumeurs qui courent dans Poudlard? Tu t'es joins à ses rangs…

Il ne percevait pas l'animosité dans sa voix, seulement le chagrin. Mal à l'aise, il se sentit obligé de s'excuser.

-Mia, je suis désolé. J'aurais dû…

Il s'interrompit. Ses doigts glissèrent sur ses lèvres pour le faire taire revenant rapidement vers son bras. Elle les laissa un moment courir sur la marque des Ténèbres. Elle n'en avait jamais vu une de s'y près et étrangement, elle n'était pas effrayé. Elle se sentait bien, même à son contact. Elle le sentit frissonner quand elle accentua la pression sur les contours. Elle savait. Ce n'était pas le regret de s'être joins au Lord qu'il ressentait, c'était celui de ne pouvoir l'aimer comme il l'aurait voulu.

-On le savait, Dray. Tous les deux. Que ça ne pourrait pas aller plus loin que la simple aventure. On est né pour se détester…

Elle avait murmuré, osant à peine affirmer ce qui avait toujours été tellement ça leur était douloureux. Quand elle releva à nouveau la tête vers celui qui occupait maintenant son âme entière, un détail avait changé. Il ne restait plus en lui qu'une passion sauvage. Il la désirait à l'en dévorer. Elle aurait pu avoir peur, mais il ne lui en laissa pas le temps.

Il s'empara de ses lèvres avec brutalité, les goûtant comme s'ils allaient mourir. Dans une main, il s'empara de ses poignets fragiles les faisant glisser au-dessus d'elle. De l'autre, il entoura sa taille. Elle se retrouva très vite en dessous de lui, se laissant caresser par ses mains expertes…

Fin du flash back

Elle effaça discrètement une larme du revers de la manche, prête à prendre un nouvel envol. Il était temps de se consacrer à Harry. Il avait besoin d'elle. Peut-être ensembles avaient-ils une chance de résilier une fois pour toute le mal qui s'accrochait au monde de ses sorciers. Même après la défaite du mal, la joie ne parvenait pas à regagner le cœur des gens. Trop de souvenirs demeuraient ancrés. Et cette nouvelle vague de mangemorts qui se proclamait au seigneur défunt. Ils avaient un nouveau maître resté dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui. Il ne tarderait probablement pas à faire apparition. Il le devrait pour prouver ce que tous disaient à son sujet. Et encore une fois, se serait à Harry d'agir. Tous les espoirs reposaient sur lui. Il avait réussi une fois, alors pourquoi pas deux?

*Mon amour, si demain j'oubliais tout et que je te détestais à nouveau, ce n'est pas parce que le désire, mais que tout m'y oblige.*

-Reprends tes esprits, ne pleure pas pour l'ennemi. Tu devras le tuer bientôt…

Son cœur rata un battement avant qu'elle relève vivement la tête, certaine d'avoir perçu la voix de Luna. L'avait-elle vraiment entendu dire de ne pas pleurer pour Drago? Savait-elle? Un regard sur ses amis lui apprit que personnes d'autres avaient discerné le moindre mot. Soulagement. Tous étaient affairés à leurs occupations. Même Luna qui lisait à l'envers son traditionnel Chicaneur.

*Un simple tour de mon imagination.*

Pour s'en convaincre, Hermione préféra engager une conversation neutre. On n'était jamais trop prudent.

-Tu viendras me rendra visite cet été, Luna? Maintenant que je ne serai plus à Poudlard, les choses changeront. Je ne veux pas perdre ton amitié…

La blonde consentit à délaisser son magazine pour bavarder un instant. Fait étrange, elle portait sur la préfète un regard remplie de sympathie. Que savait-elle?

*Cesse donc de voir partout ce qui n'est pas vraiment!*

Malgré son sermon mental, Hermione ne parvenait pas à chasser ce trouble qui l'avait impitoyablement envahi.

Le train avait cheminé lentement sur les rails jusqu'à devenir hors de vue pour le blondinet. C'était un signe. Il était maintenant temps de cicatriser ses plaies et de prendre sa place dans le nouvel ordre de mangemort en l'honneur du défunt Lord. Là où son père s'attendait à le voir, à la tête.

*Quand j'engagerai cette guerre, ce ne sera ni contre toi, ni contre Potter, mon ange, mais parce que je n'ai guère le choix. Je ne suis que la marionnette de mon père. Même quant il est à Azkaban…*

Chassant les derniers regrets, il se détourna des rails et tendit une main vers le château. Son balai fonça instantanément sur lui. Il l'enfourcha et, sans un dernier regard pour l'école qui l'avait recueilli, s'envola vers sa destiné. Les battements de son cœur avait ralentit soudainement. Sans le savoir, il laissait une part de lui à Poudlard. Son cœur était redevenu de pierre. ..