Note
Hum… Désoler tout le monde! Je sais que je vous ai fais attendre, mais avec la période des examens qui vient de se dérouler et le début d'un été mouvementé, je crois que vous pourrez comprendre mon retard. Néanmoins, je n'ai pas encore abandonné ma fiction, bien que je sois cruellement en manque d'idées pour la poursuivre, et que d'autres idées, pour un Drarry cette fois, me taraude l'esprit. Néanmoins, j'espère que ce chapitre vous plaira quelque peu, sur ce, bonne vacance a tous!
Chapitre 7
De l'autre côté de la porte…
Mai 1999, salle commune des préfets-en-chef
La pluie battait contre les fenêtres de Poudlard depuis bientôt trois jours. Le temps gris ne semblait pas vouloir s'éclipser et jetait la morosité sur l'ensemble du château. On n'entendait plus les rires caractéristiques qui y semaient habituellement la joie, et les prises de bec semblaient prendre toujours plus de place. Ou du moins, c'est ce qui semblait à la préfète-en-chef. C'était peut-être elle tout compte fait qui n'allait pas, car quoi qu'elle puisse en penser, certains riaient encore. Certains, comme ses amis, entre autre. Hermione s'éloigna de la fenêtre avec un soupire agacé. Elle en avait marre. Marre de devoir supporter l'ambiance lourde qui plombait au-dessus d'elle, marre de devoir restée enfermée et par-dessus tout, marre de devoir chaque jour croiser Malfoy, qui semblait encore plus décidé à la faire enrager ces derniers jours. Elle avait un goût de meurtre qui restait pris dans sa gorge et qui lui faisait serrer les poings à tout moment. Son sang bouillait dans ses veines de telle sorte qu'elle n'arrivait pas à rester en place. Oui, elle en avait marre. L'arrivée du week-end n'était pas pour arranger les choses : sans les cours, se serait vraiment le désert total d'occupation.
Elle jeta un œil sur ses livres. Ce soir, elle aurait eu d'autres envies que de passer des heures en tête à tête avec eux. Malheureusement, ses amis avaient quand à eux prévue d'autres occupations… Harry prévoyait de passer la soirée à tenir Ginny serrée entre ses bras; Ron, tant qu'à lui, ronchonnait dans son coin, comme à l'habitude; Neville était au prise avec une énième retenue avec Rogue et Luna…et bien, Luna, s'était volatilisée, tout simplement. Elle l'avait cherché, avait demandé à tout le monde où elle aurait pu être, mais personne n'avait pu la renseigner.
N'ayant qu'une envie, celle d'aller dormir et d'oublier cette journée pourrie, Hermione regarda l'heure. Trois heures avant d'enfin pouvoir entamer la ronde nocturne. Il lui fallait s'occuper jusque là, et seuls ses livres semblaient se porter volontaire. Avec un nouveau soupire agacé, elle se laissa tomber sur le sol et attendit que les heures s'écoulent le nez plongé dans ses livres. Sans qu'elle s'en rendre compte, elle se détendit, et retrouva un semblant d'équilibre entre la joie et la morosité…
La portrait des appartements préfectorales venaient de basculer, dérangeant la Gryffondor au beau milieu de son travail. Elle n'avait guère besoin d'entendre plus que les rires étouffés pour comprendre de quoi il en retournait.
*Combien y en aura-t-il encore cette année! Il doit bien y en avoir une cinquantaine qui a défilé ici!*
-Encore une putain que tu nous ramène, Malfoy? Se contenta-t-elle de dire.
Elle n'avait même pas daigné lever les yeux de son devoir pour le regarder. Agacé, Drago pointa sa chambre du doigt, murmurant à l'adolescente d'aller se mettre à l'aise et qu'il irait la rejoindre bientôt.
-Cette « putain », commença-t-il, comme tu le dis si bien, elle a bien plus que tu ne pourras jamais avoir, Granger.
-Ah oui? Marmonna-t-elle vaguement sa mauvaise humeur de retour. Et qu'est-ce que c'est? Des cheveux blonds et des seins de la taille de ballon de football? Elle ressemble peut-être à une poupée, mais vue le rire niais qu'elle affiche en ta présence, je doute fort que sa tête soit aussi remplit que son soutien-gorge!
-En plus d'être belle, elle a ce que tu n'auras jamais : une place dans mon lit!
Il fit mine de vouloir aller rejoindre sa proie, mais elle s'était retournée, les joues rouges. Il crut que c'était de la gêne, mais ce ne pouvait être autre chose que de la colère.
-Oh! Viendrais-je de toucher un point sensible? Miss-je-sais-tout se serait-elle fait des illusions en croyant que j'accepterais de toucher une sang-de-bourbe?
-Comment as-tu pu, un seul instant, penser que je pourrais vouloir de toi? Ne prend pas tes fantasmes pour la réalité, Malfoy! Je laisse volontiers ma place aux autres catins!
Le ton montait lentement entre eux. Ce n'était pas encore des éclats de voix qui raisonneraient à travers tous les appartements, mais ça ne saurait tarder s'ils ne calmaient pas le jeu.
-Regarde-toi, Granger, l'ignora-t-il. Tes yeux sont voilés de désire. Dommage pour toi que tu n'aies rien que je puisse désirer.
-Va te faire foutre!
-Des seins minuscules, des lèvres gercées, des mains salies par l'encre et pleines de coupures, des cheveux emmêlés, une peau qui n'a rien de la douceur d'un bébé et un visage quelconque…moche même.
Tout en parlant, il avait fait un pas dans sa direction. À chaque insulte, il laissait sa main glisser sur son corps. Sur ses lèvres d'abord, s'emparant de sa main ensuite, laissant ses doigts s'emmêler dans ses cheveux, descendre le long de son épaule avant de revenir se poser sur sa joue. Il avait terminé sa phrase sans grande conviction, seulement pour la forme.
Hypnotisée par les nuages de ses iris, Hermione ne songea même pas à le repousser ou à refouler les frissons que faisaient naître ses doigts habiles.
-Granger…
Sa seconde main revint vers ses cheveux, s'amusant à enrouler autour des mèches perdues. Et puis soudain, un cri hystérique, impatient, venu de l'étage :
-Drago! Qu'est-ce que tu fais! Je ne t'attendrai pas toute la nuit!
Elle savait fort bien que c'était faux. Pour le prince des Serpentards, une fille était prête à attendre une décennie pour qu'il ne lui accorde qu'un seul regard. Mais se fut suffisant pour ramener Hermione à la réalité.
Elle se recula, horrifiée, avant de le gifler de toutes ses forces. Sentant le nœud qui lui nouait les entrailles, sachant que les larmes de honte et l'envie de vomir lui viendrait si elle tardait face au démon, la Gryffondor s'enfuit par le portrait de leurs appartements. Elle se dégoûtait d'à nouveau s'être laissée ensorcelée. Se dégoûtait d'être aussi faible lorsqu'il lui lançait se genre de sort. Lorsqu'il cherchait à l'humilier.
Rester seul dans la salle commune, Drago passa la main dans ses cheveux cherchant à reprendre contenance.
*Folle! Sorcière! Quelle me fiche la paix celle-là!*
Il aurait pu tout détruire pour calmer ses tourments intérieurs s'il n'avait pas entendu la Serdaigle l'appeler une fois encore. Sentant le désir renaître au niveau de son entrejambe, il s'élança vers sa chambre où sa nouvelle conquête l'attendait en sous-vêtements. Son éternel sourire en coin étirant ses lèvres, il entreprit d'arracher les dernières barrières de tissus qui couvrait la jeune fille. Il n'avait qu'une hâte, poser ses mains sur elle pour oublier qu'une autre fois il les avait souillé. La pauvre fille n'allait certainement pas regretter son attente ni même la nuit qui s'annonçait, car il semblait bien prêt à s'acharner sur elle avec fougue…
Mai 1998, couloirs de Poudlard
Elle ne voulait pas regagner ses appartements. Devoir supporter les gémissements un peu trop prononcés de celle qu'il ramenait ou ses grognements à lui, à peine étouffés, lui semblait encore plus insupportable ce soir. Pourtant, elle ne se voyait pas non plus retourner à la tour des Gryffondors comme elle en avait l'habitude dans ces moments. Elle n'était pas certaine de pouvoir se retrouver face à Harry et Ron sans craquer. Sans leur avouer quel véritable enfer elle vivait avec son homologue masculin après leur avoir maintes fois juré que tout allait pour le mieux. Elle les connaissait, et savait qu'ils se rueraient sur lui pour la venger. Mais elle ne voulait pas les mêler à une histoire dangereuse qui ne les concernait pas.
Elle arpentait donc les couloirs de Poudlard où il ne restait guère plus âmes qui vivent chacun ayant regagné son dortoir. Ou du moins, elle le cru jusqu'à entendre des bruits étouffés venus d'un recoin sombre. Décidée à renvoyer les veilleurs dans leur tour et à les punir d'avoir enfreins le règlement, la préfète suivit les voix à pas feutrés.
*Pourquoi faut-il toujours que les élèves se donnent rendez-vous après le couvre-feu ? Il ne pourrait pas le faire avant? Et bien non! Il faut…*
-Non! S'exclama-t-elle surprise par sa découverte.
Deux visages se levèrent vers la préfète figée de stupeur. L'un gêné par la situation et de s'être fait prendre, et l'autre serin, trouvant normal que les choses se passent ainsi.
-Salut Hermione! Belle soirée pour une promenade, non?
Confortablement appuyée contre le torse de Blaise Zabini, Luna Lovegood lui souriait.
-Vous deux, ensemble? Je n'arrive pas y croire…
Elle marqua une pause.
-Vous devriez être dans vos dortoirs depuis longtemps déjà.
-On ne croyait pas que tu ferais ta ronde par ici, s'obligea à dire Zabini. C'est toujours Drago qui vient ici…
-Tu veux dire qu'il était au courant pour vous deux et qu'il vous laissait vos incartades nocturnes au règlement?
-Eh bien…C'est le seul moment que nous avons tous les deux…Et Drago nous laissait une heure tous les soirs, le temps de faire sa ronde. Mais on peut partir si tu veux…
-Non, non…Restez, c'est moi qui vais y aller, répondit-elle le regard dans le vague.
Elle ne fit que trois pas avant de revenir vers eux.
-C'est sérieux? Vous vous aimez vraiment?
-Oui, souffla le Serpentard. Luna, c'est toute la pureté du monde rassemblée dans un seul être. Impossible de ne pas en tomber amoureux….
-Depuis combien de temps?
-Quatre mois, déjà, répondit la voix claironnante de la Serdaigle. Depuis la Saint-Valentin, en fait. Je savais bien qu'il ne cessait de me regarder depuis longtemps déjà, les nargoles n'arrêtaient pas de me le dire. Mais j'attendais qu'il vienne à moi. Je croyais qu'il ne viendrait jamais….
-Parce que tu crois que c'était facile avec tous les préjugés de Serpentard qui m'empêche de t'aimer? Rigola l'autre en l'embrassant.
-Mais maintenant, tu le peux…
-Oui, maintenant, je le peux…
Il resserra ses bras autour d'elle, et elle déposa la tête sur son épaule. C'est le moment que choisit Hermione pour s'éclipser.
-Je suis heureuse pour vous deux. Profitez bien de votre nuit, je ferais comme si je ne savais rien…
Elle ne les comprenait pas, ils n'avaient pourtant rien en commun. Mais plus elle les regardait, plus elle se disait qu'ils pourraient être heureux. Un Serpentard amoureux d'une fille aussi bizarre que Luna au grand joue pourrait être dévastateur, mais à long terme, ça finirait peut-être par être bénéfique pour Poudlard.
*Je m'explique mieux la scène bizarre qu'ils m'ont fait il n'y a pas si longtemps…*
Flashback, mars 1999
-Drago, s'il te plait. Laissons-les, elles n'en valent pas la peine, et puis, on va être en retard à nos cours.
La voix de Blaise semblait paniquée pour une raison qu'Hermione ne s'expliquait pas. En quoi avait-il intérêt à les protéger de la sorte, elle et Luna. Il n'avait pas pour habitude d'empêcher Drago de s'amuser de qui que se soit. Non, il se joignait même à lui de temps à autre, lorsqu'il savait que ça n'hériterais pas le prince. Elle fronça les sourcils en voyant Malfoy obtempéré. Ce dernier la regarda elle, puis la Serdaigle, avant de ramener ses yeux sur son ami. Il afficha sa moue habituelle avant de se retourner et de quitter le couloir pour prendre les escaliers.
-Je me demande pourquoi il ne s'est pas acharné sur nous plus que ça. Ce n'est pas dans ses habitudes…
-Oh! Il savait seulement que ce n'était pas dans ses intérêts!
Elle voulut demander des explications face à cette réplique vague et sûrement pleine de sens, mais Luna s'était dérobée à l'interrogatoire et remontait déjà le couloir en gambadant joyeusement. Comme s'il ne s'était rien passer de bizarre…
Fin du flashback
Hermione soupira, s'éloigna le plus loin qu'elle put de cette scène. À ce moment, l'idée d'un bonheur quelconque l'horripilait. Le temps ne s'y prêtait pas, son humeur encore moins. Et encore avait elle en tête les quelques instants passés avec Drago. Juste à y songer, tous ses muscles se crispèrent, prêts à bondir à tout moment. Merlin! Elle ne pourrait plus tenir longtemps… Elle n'arrivait toujours pas à comprendre comment elle avait pu tenir toute l'année en partageant ses appartements avec un Serpentard vulgaire. Pire, elle ne pouvait tout simplement pas imaginer passer le restant du mois avec lui!
Tentant de chasser toutes mauvaises images de sa tête, la préfète-en-chef déglutit péniblement en sachant la fin de sa ronde arriver. Elle ne pourrait tourner en rond indéfiniment au risque de se retrouver avec Mis Teing dans les pattes. Non, il allait lui falloir songer a retourner dans ses appartements, et tout simplement espérer que son homologue et sa poufiasse est terminer leur fameuse partie de jambes en l'air…
