Salut tout le monde! Désoler d'avoir mis autant de temps à poster le chapitre suivant, vraiment. En vérité, je pourrais vous donner un million d'excuses, mais je dois avouer qu'en fait, je suis un peu en manque d'inspiration. Et mes études me prennent tellement temps que je n'ai plus envie d'écrire à la fin d'une soirée...Enfin, je n'abandonne toutefois pas cette fiction, les chapitres sont seulement plus long à venir. J'espère que je ne vous ai pas encore perdu dans l'histoire, pour moi tout semble logique et avoir un sens, mais pour en a-t-elle réellement un? Je n'ai pas de bêta pour me relire, donc il possible qu'il est des erreurs. Désoler! Sur ce, je crois que vous ne voulez pas réellement lire mes mille et un bavardages inutils, alors je vous laisse à votre lecture!
Chapitre 8
Une fissure dans le temps
Mai 2002, demeure de Ron et Hermione
-J'ai vu Potter aujourd'hui, Granger.
-Et vous vous êtes fait des confidences d'amis? Nargua-t-elle énervée par sa froideur et le mutisme qui le retenait d'aller droit au but.
Sans un mot, il la poussait dans l'escalier, puis à travers les couloirs la forçant à reculer jusqu'à ce que son dos heurte une porte : sa chambre. Prise de panique, elle s'engouffra à l'intérieur. Elle s'était attendue à sa colère, mais face à lui, elle se sentait désarmée et n'arrivait plus à aligner ses pensées.
-Il avait un enfant avec lui, blond avec des yeux gris. C'est étrange quand on sait qu'il a des cheveux bruns et que Weasley est rousse!
Il éclata d'un rire faux qui frappa Hermione droit au cœur.
-Il s'appel Justin, il a deux ans. C'est notre fils…Ton fils…Harry…
-Tais-toi!
Après la porte qui claqua sans se refermer complètement, se fut la lampe qui se brisa contre le mur répandant ses morceaux de verre sur le sol.
-Weasley fille a craché le morceau. Faut croire qu'elle ne me résiste pas!
Deux yeux glacials, aussi gris qu'un ciel d'orage, hypnotisaient d'autres chocolats.
-Pourquoi tu ne m'as rien dis? S'écria l'ancien Serpentard la plaquant brutalement contre le mur.
-Drago…
La mâchoire crispée, son corps était secoué de tremblements. S'il n'avait pas une implacable maîtrise de lui, il l'aurait probablement déjà tué. On s'était moquée de lui, et un Malfoy ne tolérait pas ce genre de chose.
-Tu voulais m'écarter de sa vie? C'est ça? T'avais honte qu'il soit de moi et non de Weasley?
-Drago…S'il te plait…
-C'est pour ça que tu m'humilies en donnant à Potter le fils qui aurait pu être à mon image?Je ne suis pas assez bien?
-Drago…J'ai mal!
Il avait appuyé ses bras de chaque côté d'elle, l'écrasant de son poids. Sa voix le tira de sa colère, le fit s'effarer, puis se retourner. Déboussolé, il prit sa tête entre ses mains, refusant de regarder Hermione en face. Ses tremblements s'étaient accentués cherchant à son contrôle sur lui-même.
-Drago…
Elle l'encercla de ses bras, appuya sa joue sur son omoplate respirant au même rythme que lui. Elle pouvait sentir a douleur battre dans son cœur et la rage le consumée; il pouvait sentir ses larmes qui ne mouillaient pas encore sa peau et sa peur qu'elle maîtrisait à peine.
Un bambin se faufila alors par la porte entrouverte rampant jusqu'à s'accrocher à la jambe de sa mère. Elle s'écarta de son amour interdit, puis se pencha pour le cueillir contre elle. Elle recula reculant contre le mur, redoutant le moment où il se retournerait et verrait Justin.
-Je…commença-t-il alors qu'il la sentait s'écarté.
Il cherchait des mots qu'il ne prononça jamais. Une colère qui ne s'assouvirait jamais. Son regard avait croisé l'enfant, et l'expression effrayée de sa mère.
-Granger…
Devant les fissures de la jeune femme, il n'était pas parvenu à lui crier dessus d'avantage. Elle semblait si vulnérable, s'accrochant au bambin comme s'il allait la garder à flot. Si ce dernier avait été effrayé par la dispute qui avait du lui venir aux oreilles tant il avait hurlé, cachant du coup son visage dans le cou de sa mère, le ton doux de Drago l'avait attiré. Il le regardait désormais inquisiteur. Il n'était le seul, le Lord aussi l'observait fasciné. Cet enfant était le sien. Il se revoyait en lui, bien plus jeune.
-Pourquoi, Drago? Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être plus simples?
-Tu t'attendais à quoi? À ce que je renie toute ma vie pour me battre aux côtés de Weasmoche et Potty? Tu t'attendais à une bague de fiançailles et une vie heureuse de moldu? Désoler de te décevoir, je ne suis pas le prince charmant.
-Ce n'est pas ce que je voulais dire, Malfoy et tu le sais très bien!
-Bon d'accord. Parce que je suis fidèle aux miens et toi aux tiens et parce qu'on refusait de renier toute notre vie pour ce qu'on savait être qu'une aventure.
*Mais ce n'est pas qu'une aventure…*
Une moue boudeuse. Des yeux abattus. Un battement raté. Un pincement qui électrifia tout un corps. Il tendit la main, se rapprocha. Ses doigts caressèrent délicatement la joue d'Hermione, son autre main osant à peine toucher son fils. Il était bien là, devant lui, en chair. Cette vision de ce qu'aurait pu être le bonheur le déchira de l'intérieur. Qu'était-ce que cette douleur qu'il n'avait jamais ressentie? Pourquoi tout n'avait pas été plus simple, elle n'avait pas tort. À cet instant, il aurait voulut tout abandonner, laisser paitre son père et s'enfuir avec elle. Mais la perspective d'être pourchasser, qu'ils ne seraient jamais en sécurité, l'empêcha de prononcer son souhait à haute voix.
-Et maintenant, qu'est-ce qui va se passer?
*Non, Hermione, mon ange…Ne me demande pas cela. Tout sauf ce qui va se passer. Je ne peux pas…*
-Personne n'osera vous toucher. Ni toi, ni ce bambin. J'y veillerai…
Pour cacher ses angoisses, il s'était contenté que de ces quelques mots mélancoliques. S'en était trop pour le Seigneur des ténèbres. Toutes ces émotions, il n'avait jamais rien ressenti. On ne lui avait pas appris à se débrouiller dans ce genre de situation.
*Je suis un abruti! Encore a me laissé emporté par mes émotions alors que je ferais tout pour cet ange! Père me punirait à coup d'endoloris s'il savait ça!*
Encore une fois, il avait l'impression d'entendre la voix de son père l'harceler dans esprit. N'y échapperait-il donc jamais à cette malédiction? Il n'avait rien en commun avec lui! Il le détestait! Lui et ses idéologies! Il se détestait pour ce qu'il faisait subir à Hermione. Pour perdre ainsi le contrôle et de suivre ainsi des impulsions qu'il savait digne de son rang. Il n'était plus celui qui détestait les sang-de-bourbes qu'importent les troupes qu'il dirigeait. Les paroles qu'il clamait jour après jour depuis des années. Il était tombé amoureux d'une d'entre elle.
*Pourquoi ne pouvons-nous pas tout simplement apprendre à nous aimer comme tout le monde?*
Il ouvrit les bras et elle se glissa dans leur étau, cherchant à se blottir contre son torse, la tête nichée sous son menton, leur fils coincé entre leurs deux corps. Il serait resté là éternellement oubliant même sa loyauté et la guerre qui ferait davantage de ravages quand la communauté des sorciers apprendrait pour eux.
-Granger, je….
Encore une fois, il ne put prononcer les mots qui le tiraillaient. La porte s'ouvrit à volé cassant l'ambiance magique dans lequel ils s'étaient réfugiés. Leur regard s'éloignèrent, leur attention porté sur cet indésirable, leur corps toujours en contacte. Terrifié, Justin s'accrocha d'avantage au cou de se mère d'un bras refermant ses autres doigts sur le col de Drago.
-Éloigne-toi d'eux, Malfoy!
-Weasley!
Il répondait s'en réel intérêt. Ses doigts cherchaient à tâtons sa baguette. Ses pupilles dérivèrent vers l'enfant, puis vers celle qu'il aimait, pour venir se poser sur le nouvel arrivant. Soupire.
-Ça me fait toujours plaisir de te voir, tu le sais bien, mais là tu arrives vraiment au mauvais moment. Si tu voudrais bien repasser plus tard que je termine ce que j'ai entrepris…
-Ron! Non!
Un coup d'œil sur la porte lui laissa entrevoir le nouvel arrivant. Il n'eut pas le temps de s'attarder à cette visite importun. Les sorts pleuvaient sur lui et la moindre inattention pourrait lui coûter la vie.
-Éloigne-toi de lui, Ron.
-Jamais! Je vais le tuer ce salopard!
-Calme-toi, Ron! Pense à Hermione…
-Elle mérite mieux que lui!
Drago, qui ne s'était pas attendu à ce revirement de situation de la part de Potter, était étonné de le voir prendre sa défense. Un autre que lui, il aurait pu le remercier. Ça mâchoire se crispa quand un sanglot étouffé de Justin raisonna.
*J'ai échoué…Je venais à peine de lui promette et déjà j'ai échoué…Si elle ne s'en sort pas… *
Il en avait assez de jouer. L'image d'Hermione, étendue sur le sol, inconsciente le hantait.
-C'est terminé, Weasmoche. Ou tu poses ta baguette, ou je me fais une joie de te faire ta fête!
-Quand tu veux Malfoy, mais je serais triste que tu ne puisses pas te présenter à cette fête!
Sur le qui vive, Harry guettait la moindre ouverture, baguette levée. Il n'osait rien tenter, de peur de blesser l'un ou l'autre ou d'être lui-même blessé.
*Si seulement je pouvais rejoindre Justin…*
Le pauvre était pris au milieu d'un champ de bataille, l'image terrifiante de sa mère inconsciente sous les yeux, et Harry ne voyait pas comment il pouvait lui venir en aide.
-Avaka devra!
C'était Ron qui avait prononcé le sort, mais bien plus habile que lui en magie noire, Malfoy l'avait fait ricocher contre son bouclier. Le sort le toucha en pleine poitrine. Impuissant, Harry regarda son meilleur ami, le troisième membre du trio, s'effondrer sur le sol, les yeux écarquillés par la stupeur. Il aurait voulu écraser Drago pour avoir osé le geste, mais il se retient, sachant fort bien que si ce n'avait été Ron, ça aurait été l'autre. Et il n'était pas difficile de savoir lequel serait le plus dur à perdre pour Mione. Et puis, ce n'était certes pas lui qu'il avait commencé. Le Serpentard n'avait rien à se reprocher, pour une fois.
Harry baissa la tête. Il voyait s'éteindre avec Ron la fin du trio d'or. Onze ans que leur amitié avait bravé les séismes et les tempêtes. Onze ans qu'on les avait qualifié d'inséparable. Ils avaient tout vécu ensemble : l'amour, l'amitié, la peur, le deuil, la trahison, la haine, la guerre, leur scolarité, le bonheur… Était-il vrai de dire que cette amitié avait pris fin bien plutôt, avant même la mort tragique de Ronald? Est-ce que cette mort remontait au moment où il avait appris pour Drago Malfoy?
*Non, c'était à lui qu'il en voulait. Pas à Hermione. Elle a toujours importé pour lui. Le trio d'or n'est pas mort…Il y aura toujours le souvenir, et puis, une histoire ne prend fin que lorsqu'on le décide. Et celle-là, elle est faite pour durer encore longtemps…*
-NON!!!!!!!!
Personne n'avait eu conscience de son réveil. Son cri alarmé attira sur elle toute l'attention. Hermione, le sourcil droit en sang, s'aidait difficilement d'un mur pour se lever. Elle ne voyait pas son fils, terré dans un autre coin de la pièce depuis que le combat avait pris fin. Elle ne voyait pas non plus Harry qui affichait le visage impassible d'un aurore attendant la suite des évènements. Elle n'avait de yeux que pour le corps étendu sur le sol. Et pour Malfoy. Pour Malfoy qui venait de tuer Ron sous ses yeux. Pour Malfoy qui avait gâché sa vie plus d'une centaine de fois, qui lui avait fait perdre le sourire tout autant de fois. Pour Malfoy qu'elle ne pourrait jamais oublier.
Incapable de détacher son regard de l'un ou de l'autre, Hermione s'avança à travers la pièce jusqu'à se retrouver à mi-chemin entre les deux. C'est alors que lentement, puis de plus en plus rapidement, elle se mit à tourner sur elle-même. Deux orbites vident de vie la fixait d'un côté alors que de l'autre c'est la froideur qui l'atteignait. Une froideur qui cachait un rayon de soleil, si petit que rare était ceux qui pouvait le retrouver. Mais elle, elle l'avait fait. Elle avait percé une carapace que tous auraient cru sans faille. Bientôt, elle ne vit plus que ces yeux froids qui s'attardaient sur elle. Elle ne sentait plus qu'eux sur elle.
Prise d'un instant de folie, elle ferma les yeux sans toutefois cesser de tourner. Elle les ferma si fort qu'elle sentit ses paupières s'alourdir. Et sa mâchoire était si crispée qu'une violent douleur l'assaillie. Et pourtant, cette douleur ne la faisait même pas broncher. Elle se rappelait très bien la douleur de son coeur. Celle qui ne la quittait jamais depuis le début de son mariage avec Ron. Et même après sa mort, elle restait là. Une douleur que seul les bras de Malfoy pouvait appaiser. Elle avait honte. Honte d'être autant attaché à une pourriture comme lui.
Les yeux toujours fermés, sa respiration saccadée, elle le voyait toujours. Son image refusait de s'effacer. Pourquoi ne mourait-il donc pas? Pourquoi n'était-ce pas lui le corps glacé qui obstruait le sol? Pourquoi ne disparaissait-il tout simplement pas de ses souvenirs? Elle avait tellement honte! Ce crétin lui avait fait tellement de mal et ne cesserait probablement jamais de lui en faire malgré toute sa bonne volonté. Oh! Elle l'aimait! Que trop. Même en ayant conscience de qui il était et de ce qu'il avait fait, elle devait sans cesse lutter contre l'envie de se jeter dans ses bras.
-Drago!!!!! Hurla-t-elle en tombant alors à genoux. Drago!!!!!!!
C'était une plainte bien plus animale qu'un cri humain. Un appel désespéré face à la mort d'un ami. Face à la mort d'une partie d'elle-même. À cet instant, elle aurait du hurler le nom de Ron, mais c'était le seul qui s'imposait à son esprit. Tous les souvenirs de Poudlard remontaient en bloc faisant jaillir de terribles sanglots. Un flot de larmes et des tremblements incessants. De ce premier jour où ils s'étaient rencontrés dans le train qui menait à Poudlard jusqu'à celui où ils s'étaient quittés dans ce même train à la fin de leur septième année.
-Hermione...
Des bras l'entourèrent, des doigts caressèrent son visage, mais ce n'était pas les siens. Il ne l'avait pas touché autant de fois qu'elle l'aurait voulu, qu'elle en aurait besoin, bien moins souvent que Ron d'ailleurs, mais il aviat laissé un tel souvenir en elle qu'elle les aurait reconnu même si des centaines de doigts appartenant à des dizaines d'inconnus s'étaient faufillés contre sa peau dans une torture insoutenable.
Elle ouvrit brusquement les yeux le cherchant. Il avait disparut, à tout le moins, elle ne le voyait plus. Elle ne voyait point plus Ron, lui aussi s'était envolé, volatisé. Et son fils, il n'était plus là non plus. C'était comme si la bataille avait tout effacé, ne laissant avec qu'elle qu'Harry, accroupi devant elle. Elle voyait les traits tendus. Elle voyait les larmes glisser sur ses joues et se mêler aux poils naissant de sa barbe. Elle voyait dans ses yeux un mélange de douleur et de peur qui infligea à son coeur une nouvelle tortion.
-Hermione, murmura-t-il encore. Parle-moi. Ne sombre pas, je ne veux pas te perdre. Sans Ron, il ne me reste que toi. Ne referme pas les yeux, Hermione!
Incapable de prononcer ne serait-ce qu'un mot, elle le fixa avec émotion avant de s'écraser contre son torse. Ses doigts s'accrochèrent à ses épaules et ses ongles s'enfoncèrent dans sa peau à travers sa cape d'auror. Elle sentit ses bras se refermer plus fort autour de sa tête et de son dos. Elle avait à peine conscience qu'il la berçait d'en avant en arrière, perdue dans ses souvenirs et dans l'horreur de la scène sordide dont elle avait un temps été témoin : un combat sans pitié entre deux hommes à qui elle tenait plus que tout : un aurore impulsif et rancunier et le seigneur des ténèbres. Pas plus qu'elle n'eut conscience des deux bras minuscules qui s'étaient soudainement enroulés autour de sa jambe....
Appuyé dans le cadre de la porte, Drago laisse le fils d'Hermione, son fils, glisser d'entre ses bras et courir en direction de sa mère. Il l'avait récupèrer en larmes après la fin et il n'avait pu résister à la tentation de le tenir serrer contre lui. Il regardait Potter bercer Hermione songeant à quel point la scène était pitoyable. Il ne voulait guère se l'avouer, mais le voir lui la consoler lui faisit mal. Il aurait voulu prendre sa place, mais il savait, au fond de lui, qu'il valait mieux s'effacer et la laisser se remettre grâce aux bons soins de son meilleur ami.
Quelques secondes le regard du chef des aurores et du Lord s'accrochèrent. D'un commun accord, ils hochèrent la tête. Quand Hermione se détacha de Harry, son regard se porta machinalement vers le seuil de la pièce, resté vide après le départ de Drago....
