C'est étrange de voir que même après avoir cessé de poster cette histoire, je continus de voir passer des mises en alerte. Et de ajouts au favoris. Et pourtant, je vois que très peu de reviews passer. Étrange, non? Vous aimez une histoire, vous voulez connaître la suite, mais vous ne prenez même pas la peine de le signifier à l'auteur avec des mots? C'est assez hypocrite...et plutôt lâche même. Digne des pires Serpentards, et ce n'est pas un compliment. J'avais cessé de poster cette histoire, même en l'ayant terminé depuis longtemps, justement parce qu'elle ne suscitait que peu de reviews comparé aux ajouts de favoris. Et voilà, disons que ça déprime. Y a rien compliqué à aller cliquer sur le bouton au bas de la page, et d'écrire quelques mots, rien de bien compliqué. Seulement quelques encouragements à l'auteur. Enfin, j'envoie ce chapitre, mais je ne sais pas encore quand la suite viendra, si elle vient! Tout dépendra de ma motivation...
Chapitre 10
Le chaos derrière le massacre
Septembre 1998, appartements des préfets-en-chef
Le banquet était terminé depuis fort longtemps. Peu à peu, les bavardages s'étaient atténués dans la grande salle, il n'y restait plus que les elfes de maison s'employant au grand nettoyage. La plupart des élèves avaient regagné leur dortoir depuis un moment. Seuls restaient quelques trainards qui se dirigeaient s'y dirigeaient vite fait de peur de se faire pincer par l'un des professeurs. Drago et Hermione attendaient tant qu'à eux devant leurs nouveaux appartements l'arrivée de McGonagall. Ils venaient de reconduire les premières années leur expliquant du coup les règles de Poudlard.
Debout devant le portrait d'un chevalier guère bavard, ils se toisaient avec froideur. Les mêmes étincelles que plutôt dans le train les entouraient. Comme si une guerre entre lions enragés se préparait.
-Cessez donc de vous regarder ainsi! Claqua la voix sèche de la directrice alors qu'elle terminait de gravir l'escalier qui menait jusqu'à eux.
Les préfets-en-chefs se retournèrent vers elle avec un grognement. Alors que la mine d'Hermione restait boudeuse, Drago affichait un sourire en coin sadique. Il prévoyait déjà de nombreux plans pour faire enrager la sang-de-bourbe.
-Bien! Je n'ai que deux choses à vous dire : premièrement, je vous laisse vous-même choisir vos mots de passe. Attention à ce qu'ils ne soient pas aisés à deviner pour les autres! S'il advenait quoi que se soit, vous seul serait tenu pour responsable. Là en vient mon prochain point : ce qui se passera de l'autre côté de ce portrait ne regarde que vous. Ni moi ni aucun n'autre professeur ni entrera pour instaurer une quelconque discipline.
En tant que préfet-en-chef, nous vous considérons comme étant apte à vous occuper de vous-même. Prenez garde, nous ne tolèrerons toutefois aucune incartade à l'extérieure de ces murs. Vous devez montrer l'exemple au plus jeune, par conséquent, vous devez avoir un comportement modèle! Ce qui veut dire, Monsieur Malfoy, que dorénavant vous ne pourrez plus vous pelotonner à loisir avec de jeunes Serpentards dans les couloirs
.
La moue de la Gryffondor s'étira jusqu'à devenir un sourire suffisant.
-Il en va de soit, Miss Granger, que vous n'aurez plus non plus le loisir de vous embarquer dans tout et n'importe quoi avec messieurs Weasley et Potter.
Ce fut autour de Drago de prendre un air supérieur. Il parti dans un éclat de rire qui fut coupé par un regard sévère de la directrice.
-Une dernière chose. Faites-moi le plaisir de ne pas vous entretuer la première nuit. Je veux vous voir dès huit heures demain matin à mon bureau pour la remise des horaires.
Après une dernière œillade appuyée sur chacun d'eux, elle refit le chemin inverse laissant claquer ses talons sur le sol pavé.
-Alors Granger, prête à dormir sur le pas de la porte? Je ne voudrais surtout pas voir ton sang moldu souiller mes appartements.
-Va te faire voir, Malfoy!
-Que de vulgarité dans ta sainte bouche!
Prise de rage, elle se retourna prête à lui envoyer une baffe pour la seconde fois en huit ans, mais se retient au dernier instant se rappelant la promesse faite à la directrice.
*Pas de violence le premier soir. Il ne pait rien pour attendre celui-là!*
Elle observa une dernière fois son sourire en coin et fonça derrière le tableau ne retenant pas un cri désespéré.
-Je vais devoir me le coltiner tout l'année…Tout l'année! S'énervait-elle en marmonnant.
-Granger, on met les choses au clair, résonna la voix du Serpentard alors qu'il s'engageait à sa suite. Saint Potter et Weasmoche n'ont pas leur place ici. Il est hors de question qu'ils viennent jouer les imbéciles ici alors que j'ai besoin de relaxer. T'avoir en permanence ici, ce sera amplement suffisant!
-Dans ce cas, si mes yeux doivent s'habituer à toi…
-T'as qu'à mettre des lunettes de soleil si tu me trouves si éblouissant!
-La ferme! Si je dois te supporter, je veux voir aucune de ces pétasses qui te servent de jouet franchir cette porte!
-Serais-tu jalouse? Donne-toi pas cette peine, tu n'obtiendras jamais de moi que je te touche. J'amènerai qui je veux ici, c'est chez moi maintenant et ce n'est pas une sale sang-de-bourbe de Gryffondor qui va me dicter mes fréquentations!
-Parfait! Alors ce ne sera pas non plus un Serpentard arrogant, prétentieux et pourri gâté qui empêchera Ron et Harry de venir me rendre visite. Ils seront parfaitement à leur place ici.
-Attention, Granger. Je ne te donnerai pas un autre avertissement. Si tu oses me contredire, je te ferai regretter d'être devenue la nouvelle-préfète. Je verrais bien une Serpentarde, Pansy peut-être, prendre ta place.
-Rêve toujours, McGonagall n'accepteras jamais ça. C'est un préfet par maison!
-Je suis certain du contraire. Ne suffit que de trouver les bons arguments, et toutes femmes tombent à mes pieds.
-Tu me dégoûtes! T'as rien d'autre à faire que de penser au sexe? Oh! Je vois, il n'y a pas assez de place pour autre chose dans ta cervelle de minable!
Elle prit un air exaspéré avant de courir se réfugier dans la chambre rouge et or qu'elle découvrait à peine.
Deux jours plus tard...
-Malfoy! appela Hermione. Viens ramasser tes saletés!
Du bout de sa baguette, elle avait ramassé une culotte abandonnée, ou du moins, si on pouvait donner ce nom à cette ficelle, et la faisait l'éviter devant ses yeux.
-Et bien, regardez ça, Miss je-sais-tout découvre la lingerie érotique! Donne-toi pas cette peine, y a que Weasmoche qui pourrait vouloir ton corps, et encore, il n'a pas besoin que tu portes ça pour te baiser.
Il imita un semblant de nausée avant d'éclater de rire. Resté au haut de l'escalier, il n'eut qu'à se retourner pour rejoindre sa chambre. Il allait en franchir le seuil lorsqu'une Hermione en furie leva sa baguette pour faire léviter autre chose que de la lingerie usagée.
Le prince des Serpentards se retrouva suspendu par une jambe, la tête en bas.
-Granger, fais-moi redescendre, c'est pas sympa.
-Sympa, Malfoy? Qui est-ce qui pourrait l'être? Toi, peut-être? Tu es tellement égoïste que tu ne te rends mêm pas compte du mal que tu fais. Tout ce qui compte, c'est ton plaisir!
D'un nouveau sort, elle l'envoya valser contre la rampe d'escalier. Lourdement, il s'étala sur le sol dégringolant dans la douleur chacune des marches.
-Ça, Granger, tu vas me le payer, maugréa-t-il en se relevant péniblement.
Se fut autour de la lionne d'être projeté contre le mur. Elle hoqueta de surprise lorsqu'elle y fut retenue, seulement par ses cheveux tirés vers le haut. Elle les sentait vouloir se déraciner, et crut que se serait le cas quand elle frappa, dos premier, le sofa.
-Tu ne seras jamais assez forte, Granger. Contre moi, tu ne peux rien!
Il l'envoya balader à l'autre bout de la pièce, près de la cheminée. Trop près de la cheminée. Elle se figea sentant la brûlure transpercer ses vêtements. C'était son tour, elle allait répliquer...
Il y avait déjà plus d'un quart d'heure que tout avait commencé et aucun ne semblait prêt à capituler. Les sorts fusaient de tout bord tout côté, atteignant parfois leur cible, la ratant parfois de peu. La pièce était dans un tel désordre qu'on aurait pu croire que la fenêtre était restée ouverte et que le vent avait fait des siennes.
Hermione était certes forte intelligente, et de loin la sorcière la plus brillante qui est frôlée le sol de Poudlard, mais Drago avait lui aussi son avantage: il avait été élevé dans la douleur et dans la magie noire. Son père n'avait pas manqué de faire son éducation et de lui apprendre à se battre comme un homme, comme un serviteur du Lord. Il n'avait jamais réellement fait état de ses talents, même au cours de la bataille finale il n'avait pas exploité son plein potentiel, et ne comptait pas le faire ce soir-là, mais il gardait tout de même son emprise sur la sang-de-bourbe. Elle lui donnait toutefois de fil à retordre, ne cessant de se débattre et de lui lancer des sorts qu'il se devait d'esquiver.
Lorsque le portrait de leurs appartements bascula, les deux préfêts-en-chef étaient loin d'être en bonne posture. Hermione était étendue sur le torse de Drago, une main posée en son centre. Il tenait une poignée de ses cheveux, les tirant sans ménagement vers l'arrière. La baguette de Drago était pointée sur le dos d'Hermione, celle de la préfète était pointée vers la gorge du garçon.
-Que se passe-t-il donc ici? On entend votre vacarme à des kilomètres!
À leur plus grand malheur, celle qui venait d'entrer dans leur antre n'était nul autre que leur directrice.
-Rien, professeur, répondit Drago san bouger. Absolument rien d'interdit, on ne faisait que s'entraîner un peu sur nos sortilèges.
*Manquait plus que la vieille peau pour venir gâcher ma victoire!*
Si la directrice fronça d'abord les sourcils face à l'étrange tableau qu'on lui offrait, elle finit par relever la tête et par ébaucher un semblant de sourire. Comme si elle avait saisi quelque chose qu'elle n'aurait jamais du saisir.
-Oh! Je vois...je vois..Rien ne sert de mentir, M. Malfoy. Les idylles n'ont iren d'interdites à Poudlard.
-Que...Quoi? s'alarma Hermione en saisisant la porté de ses paroles. Professeur! Ce n'est pas ce que vous croyez! Laissez-moi vous expliquer! C'est sa faute, c'est lui qui...
Elle voulut se relever en hâte, pressée de démentir cette future rumeur, mais Drago, pris d'une soudaine illumination, reserra sa prise sur elle et la fit s'écraser contre son torse, lui enlevant toute crédibilité.
-Ne dites pas de bêtises, Miss Granger. C'est le cours normal de la nuit. Sur ce, passez une bonne nuit et tâchez de ne pas trop vous écartez du droit chemin.
Sur ce conseil, elle quitta l'endroit laissant derrière elle une Hermione folle de rage. Il attendit d'être sûr qu'elle ne reviendrait pas avant de la repousser dégoûté et de bondir sur ses pieds, prêt à regagner sa chambre.
-Monstre! Comment as-tu osé! Et maintenant, qu'est-ce qu'elle va croire de moi?
La lionne saisit sa tête entre ses mains, au bord du désespoir. Elle venait de faire la plus grande erreur de sa carrière. Il était certain que dès le lendemain, son poste de préfête-en-chef lui serait retiré. Malgré tout ce qu'elle avait pu dire, McGonagall de vait terriblement lui en vouloir qu'elle, sa meilleure élève, se soit retrouver en si mauvaise posture avec un mangemort repentit! Même si toute cette histoire n'était qu'un énorme malentendu.
*Qu'est-ce que je vais faire? Il ne me reste plus qu'à faire mes valises et filler à l'autre bout du pays!*
Jamais il ne lui était venu à l'idée, pendant ce court moment, de lancer un ultime sort à son opposant.
-Rien du tout, Granger. Ne te crois pas si importante, elle aura tout oublié avant la fin de la nuit. En attendant, ça valait la peine, te voir perdre toute crédibilité à ses yeux. Maintenant, si tu m'excuses, j'aimerais aller me désinfecter!
Avant d'exploser, la lionne quitta ses appartements pour se rendre dans la tour sur du château. Elle avait un fort besoin de respirer et d'évacuer ses frustrations.
Resté seul, Drago contempla un instant la porte. Sur son visage impassible, une nouvelle lueur était apparu durant une fraction de seconde. Personne n'aurait pu la discerner, mais elle avait bien été là. Il tourna les talons n'accordant plus d'importance à cette scène qui faisait désormais partie du passé.
Il ne lui restait désormais plus qu'à aller effacer les souvenirs de Mcgonagall: hors de question que quiconque d'autre ait vent de cette petite incartade. Mais avant, il comptait bien filler à la douche. Se débarasser de toutes les impuretés qu'elle avait pu lui transmettre était vital.
