Et voilà, enfin l'épilogue de cette fiction. J'ai beau me relire, j'ai l'impression qu'il en manque une partie, mais je n'arrive pas à trouver laquelle. C'est peut-être parce qu'en fait il n'en manque pas. Enfin, j'espère que la fin ne vous décevra pas trop, au plaisir d'avoir vos commentaires, sur cette fic ou sur une autre! Comme toujours je répondrai, par message privée pour les inscrits, ou sur mon blogue pour les autres. Le lien est sur mon profil, bonne lecture!
Épilogue
Juin 2002, Drago Malfoy
Au final, peut-être peut-on en conclure qu'il n'y a ni bien ni mal. Il n'y a qu'une lutte acharnée entre des camps persuadés d'avoir raison, mais qui se battent pour la même chose. Menteur est celui qui dira que le pouvoir ne l'attire pas. Un jour ou l'autre, on tombe tous dans le même piège, prêt à tout pour assouvir nos désirs d'égoïsme. Au final, il n'.y a que le ronronnement d'un mécanisme usé répétant sans cesse la même litanie…
Blessé, humilié, dépouillé. J'étais à sa merci. Elle me tenait sous son joug prête à me tuer à la moindre occasion et, étrangement, j'étais certain qu'elle le ferait. Ma tête se relève faiblement pour croiser son regard noisette, troublé. Une hésitation qui ne perdura pas. En d'autres temps, ça aurait pu être une autre histoire. Malgré tout l'amour que je lui voue, je sais qu'il ne s'agit que d'une question de temps. Absence d'amertume. De regrets. De honte et de colère. Je lui pardonne son geste. Si cette histoire n'avait au final servie qu'à recréer la communauté sorcière et à ouvrir les yeux à des sorciers enlisés dans leurs convictions, alors j'accepte ma mort. Je l'accepte si elle ne peut que servir à sauver mon fils d'un affreux destin, d'une déchirure entre deux camps comme je l'avais été comme tant d'autres avant lui.
Alors que mes lèvres remuent, je sais ce qui va en sortir. L'une de ces innombrables joutes verbales. L'histoire est écrite depuis des lustres, c'est ainsi que ça doit se terminer, on le savait tous les deux. Rien qu'une aventure vouée à l'échec. Nous le savions, avons accepté sans revenir sur nos certitudes, refusant de tourner dos aux nôtres. Et à ce moment, une baguette pointée sous mon menton, complètement désarmé, j'étais heureux. J'allais enfin être libéré de ma prison, mon rang dans la société. J'étais heureux même si c'était de la façon la plus vil qu'il soit. Car cette baguette, c'était elle qui la tenait.
-Alors Granger? Trop lâche pour me tuer?
Ma voix c'était faite blasée. Il n'y avait aucune ironie, aucune froideur ni même de reproches. J'étais blasé. J'aurais voulu la prendre dans mes bras, l'embrasser une dernière fois, mais étais-je assez égocentrique pour la faire souffrir d'avantage?
-La ferme, Malfoy! Je réfléchis!
-Et à quoi réfléchis-tu mon ange?
Tout à coup, ma voix c'était faite beaucoup plus mielleuse. J'étais égocentrique. Un Malfoy ne changeait jamais, même quand sa mort l'attendait à la porte d'à côté. Malgré le poids de la baguette contre moi, je tendis les lèvres vers les siennes. Elle était si proche de moi. Je pouvais sentir son haleine alors qu'elle entrouvrait les siennes, troublée par ma soudaine proximité.
-Drago, je….
-Chut, mon ange. Je te pardonne. Embrasse-moi, une dernière fois.
Elle se laissa faire quand je m'emparai de ses lèvres, affichant tout de même une certaine résistance. Lui faisais-je donc peur? Ou n'était-ce qu'elle ne voulait tout simplement pas perde tout espoir de mener à terme sa mission? À vrai dire, je m'en fichais. Il n'y avait que ses lèvres qui m'importaient. En brisant la barrière qu'elles formaient de ces dernières, j'introduis ma langue dans sa bouche. À force de taquineries, je sentis s'envoler ses dernières hésitations.
-Abandonnes-toi à moi, Mia. Une dernière fois..
Point de vue d'Hermione
-Drago, on ne devrait pas...Je ne devrais pas...J'ai promis à Harry d'être assez forte...Je dois...Je dois te...
Les derniers mots se bloquèrent dans ma gorge. Je voulais les dire, je savais qu'il les avait deviné, mais je n'arrivais pas à les faire sonner juste dans ma tête. C'était comme si j'allais commettre une faute qui ruinerait l'existance même de l'humanité alors que cette «faute» allait plutôt redonner vie à la communauté sorcière. Comment avais-je pu promettre une telle chose? Comment allais-je mener à terme cette promesse si je ne pouvais même pas la prononcer à voix haute?
La main de Drago vient glisser sur ma joue, sa paume épousant parfaitement bien cette courbe. Une fois de plus il fallait qu'il prouve à quel point nous étions complémentaires. Qu'il me place en position de faiblesse alors que justement, j'étais faible!
*Damné sois-tu, Malfoy! Même aujourd'hui il faut que tu te montres le plus fort!*
Je frottai ma joue contre cette paume si douce. Mes yeux se fermèrent lentement, laissant une sensation de chaleur se diffuser à travers mon corps. Je donnerais toute une vie pour seulement oublier cette guerre et rester dans cette position des heures entières.
-Me tuer, Mia?
J'ouvris brusquement les yeux. Je m'attendais à rencontrer deux perlent orageuses, mais je ne vis que les yeux tristes, douloureux et déterminés de Drago me fixer avec amour. Il parlait avec un tel détachement que j'aurais pu croire, si ce n'avait été de ces yeux, qu'il se fichait totalement du sort qui l'attendait. Je voulu m'éloigner de lui, remettre mes idées en place pour en terminer, mais il me retient d'un bras glissé autour de ma taille. Il resterait toujours plus fort que moi.
-C'est ça que t'as demandé Potter? Je sais, Mia. C'est inévitable, et je ne t'empêcherai pas de tenir ta promesse. Parole d'un Malfoy. En échange, je ne te demande qu'une chose. Que tu t'abandonnes une dernière fois à moi. Ne me dis pas le contraire, tes yeux parlent pour toi: tu en as envie autant que moi.
-Je t'aime, Drago.
Je ne lui laissa pas le temps de repondre m'emparant de sa bouche avec gourmandise. Une fois de plus, il avait brisé ma volonté d'un regard et de mots douc.
Ma capa tomba soudainement au sol suivit bien vite d'un second froissement de tissu, la sienne. Je sentis ses mains glisser sous ma robe, remonter le long de mes cuisses. Dans sa course, il la remontait également. Il dévoilà d'abord ma culotte, effleurant rapidement mon sexe. Je traissail.i, mordant involontairement sa le`vre. Il s'écarta de ma bouche me regardant intrigué. Se fut mon tour de lui offrir un sourire timide.
Pour l'encourager à poursuivre, une de mes mains caressa sa chevelure blonde alors que l'autre défit maladroitement sa chemise.
-Comment ai-je pu te résister tout ce temps? Vient-il sursurer à mon oreille aspirant du coup mon lobe.
Je me retrouva bien vite en sous-vêtement alors qu'il échappait à mon emprise. Il me souleva de terre m'allongeant sur un lit sortit de nul part. Être sorcier avait parfois du bon. Ses baisers descendirent le long de mon cou et de ma poitrine s'attardant sur mon ventre, autour de mon nombril. Une main enserrait ma taille alors que l'autre s'était de nouveau perdue au niveau de ma culotte.
Je ne pu m'empêcher de gémir. Déjà, j'avais tout oublié de l'erreur que j'allais irrémédiablement commettre...
Point de vue de Drago
Elle avait pris soin de me tourner le dos se tenant droit comme un i à quelques pas de mois revêtant du coup sa robe de sorcière. Je voyais ses épaules trésauter sous ses sanglots qu'elle tentait péniblement de rendre silencieux.
*Mon amour, je voudrais tant t'éviter un tel poids...Je ne t'ai apporter que peine et misère...Je ne mérite même pas ses larmes!*
Je m'approcha d'elle glissant mes bras autour de sa taille. Naturellement, ma joue s'appuya contre l'un de ses omoplates. Je la sentis se raidir un instant, mes la caresse de mes pouces sur ses avant-bras gagna la partie, une fois de plus: je la sentis se détendre, se laisser aller dans mes bras. Je n'avais aucun regret: les derniers moments avec Hermione avait été magique, je partais le sourire aux lèvres.
-Prends soin de Justin, ramène le dans ta vie pour moi. Il sera privé d'un père, mais qu'il est sa mère à ses côtés. Ne laisse pas mon fils à Potter. Laisse-moi mon honneur, ne lui donne pas ce que je n'ai eu, reprends-le de droit!
Mes lèvres glissèrent sur une veine, prirent ancrage à la base de son cou. J'inhalai son odeur pour ne jamais l'oublier. Qu'est-ce qu'elle me manquerait de l'autre côté! Le penser m'est difficile, mais cet enfoiré de Survivant n'avait pas eu tout à fait tort : j'étais éperdument amoureux d'Hermione, et elle pouvait me faire revenir sur chacun de mes principes. L'aurait-elle demandé que je me serais retourné contre tous les mangemorts. Fier jusqu'au bout, je m'en gardais bien de le dire.
-Je te le promets…
Je cueillis quelques-unes de ses larmes silencieuses sur ma langue, effaça celles qui persistaient à rouler sur ses joues de mes pouces. Elles avaient le goût de sa peau, d'avantage salées. Elle s'éloigna de moi. Je ne cherchai pas à la retenir, effleurant son bras jusqu'à ce qu'il soit hors de porté. C'était si dur pour nous deux, il ne fallait pas retarder ce moment. Potter viendrait, bien qu'elle lui ait demandé de ne pas intervenir. Il viendrait en bon ami s'assurer qu'elle allait bien, et me tuerait lui-même en me voyant toujours vivant. Mais je ne voulais pas. C'était à elle de le faire, contre un autre je me battrai. C'était ses bras ou rien.
-Je t'aime, Drago…
Son souffle faiblit quant elle prononça mon nom si bien que je du en deviné la dernière syllabe. Elle s'était perdue dans le vent, laissant place à une baguette levée. Tremblante. Incertaine. Elle n'y arriverait pas son mon soutien.
*Vas-y, Mia. Tu es capable, je suis avec toi.*
Pourtant, au lieu de lui livrer ses paroles rassurantes, je lui en jetai d'autres, digne d'un Malfoy.
-Alors, Granger? Même pas capable de me tuer avec courage et assurance? Je m'attendais à mieux de la part d'une aussi grande aurore que toi. Potter serait déçu. Je suis déçu….
L'effet désiré se produit : elle prit assurance, me regarda droit dans les yeux et stabilisa sa baguette avant d'ouvrir la bouche. Un dernier message passage entre nous, porteur d'espoir, avant que s'entame la dernière danse. J'étais prêt. Plus que jamais. Au même moment qu'elle prononçait le sort, elle se jeta dans mes bras, et je n'eu droit qu'à un dernier murmure…
-Nous sommes nés dans la haine, mais un jour, on apprendra à s'aimer….
