Me voilà avec le prochain chapitre !

Avant de vous laissez à votre lecture, je tiens à remercier Miss Sadique, Vanina, Karima et Anne pour leurs gentilles reviews ! J'espère que cette suite sera à la hauteur de votre espérance !

Marie-Eve xxx

Chapitre 2

Voilà quelques jours que j'étais à L.A. et pour tout vous dire, j'aurais préféré rester dans ma petite ville où j'avais mes marques et mes petites habitudes… En arrivant à «la maison», j'avais été accueillie par la bonne de mon père. Il a pas été foutu de prendre un seul après-midi de congé pour venir accueillir sa fille. Pourquoi le ferait-il de toute façon ? Monsieur « Je suis plus important que tout le monde »… C'est vrai… Je vous ai pas dit qui était mon père, non ? Quand je vous dirai son nom, vous me traiterez de menteuse, j'en suis certaine, mais c'est la vérité… Alors, mon paternel s'appelle John Stewart, le célèbre John Stewart… Ça ne vous dit rien ? Pour vous en dire plus sur lui, c'est un célèbre producteur de film à Hollywood et il a, à son actif, environ une vingtaine de films ainsi que quelques oscars. Je crois qu'il en a 4, mais je n'en suis pas certaine comme je ne suis pas intéressée ni par lui ni par son travail. De toute façon, il n'y a que ça qui compte pour lui. En cinq jours, je l'ai vu cinq minutes. Cinq putain de minutes ! Et ça se dit être un père ? Laissez-moi rire.

Malgré tout, j'adore Rosa. C'est la bonne de mon père. Elle m'a accueillie dans la maison, me l'a fait visiter et tout. Une perle. Vraiment. Je me demande même pourquoi elle travaille pour mon père. C'est étrange. En tout cas… Quand j'ai vu ma chambre, j'ai eu l'impression de me retrouver dans un magazine de décoration, pas dans ma chambre. Je suis certaine qu'il a dû engager un décorateur d'intérieur pour faire la déco. Elle est magnifique, mais tellement pas moi. J'imagine que je vais finir par m'habituer à tout ce luxe, mais rien n'est moins sûr. J'habite dans un grand manoir alors qu'avant, toute notre maison aurait pu tenir dans ma chambre. C'est à mourir de rire. Voulez-vous bien m'expliquer ce que mon père faisait dans une maison aussi grande, seul ? J'ai quand même pitié pour lui, mais je comprends ma mère de l'avoir quitté lorsque je n'étais qu'un bébé. Tout ça, ce n'était pas elle. Maman était une personne simple qui se contentait du minimum et mon père, quand le succès a commencé à lui sourire, il est devenu quelqu'un d'autre et pas pour le mieux. Ma mère n'a pas aimé ça et lorsque ça a empiré, elle a plié bagages et a tout quitté.

Je commence tout doucement à prendre mes marques dans la maison, mais je sors peu de ma chambre sauf pour aller manger. Je ne suis même pas sortie de la maison, même pas pour profiter de la magnifique piscine creusée. Moi qui adore nager, c'est presque inadmissible. Je finirai peut-être par me décider à y aller. Il faudrait bien… Je me sens si bien dans l'eau.

Je soupirai en relevant la tête de mon journal pour regarder l'heure sur mon réveille-matin. Ça faisait déjà deux heures que j'écrivais, mais ça me faisait du bien, beaucoup de bien même. Je retournai donc à mon écriture quand je me rendis compte que, perdue dans mes pensées, j'avais écrit un nom dans mon journal…

Robert… Parlant de mon cher voisin d'avion, je n'avais pas eu de nouvelles depuis qu'il était parti d'une drôle de façon à l'aéroport et je n'avais toujours pas compris ce qu'il m'avait dit à propos de lui et que je changerais sûrement d'avis quand je saurais vraiment qui il est… À vrai dire, je n'ai jamais entendu parler de lui alors qu'est-ce qu'il pouvait avoir de si extraordinaire ? Si ça se trouve, c'est un fou furieux échappé d'un asile psychiatrique. Mais quel beau fou furieux. J'aimerais vraiment le revoir un jour, mais dans une ville aussi grande que L.A., c'était presque impossible…

_Kristen ! KRISTEN !

Je sortis de mes pensées et de mon journal pour me rendre compte que quelqu'un m'appelait depuis l'étage du dessous. Je fermai donc mon journal avant de le cacher sous mon lit dans une petite boîte souvenirs. Je ne voulais surtout pas que mon père ou encore Rosa, en faisant le ménage, tombe dessus. Ça aurait été pire que tout, me dis-je en rougissant.

_KRISTEN ! J'ATTENDRAI PAS PENDANT UNE ÉTERNITÉ…

Je me rendis alors compte que celui qui m'appelait de l'étage inférieur, parce que c'était bien un lui, n'était autre que mon cher papa, lui-même. Je me dépêchai donc à descendre avant de le mettre trop en colère. Mon père détestait attendre. En arrivant en bas, je le vis habiller d'un costume cravate qui devait valoir plusieurs milliers de dollars et il n'avait pas l'air de très bonne humeur… Outch…

_Bien. Te voilà. Tu t'es enfin décidé de nous faire profiter de ta présence.

_Désolé Joh… Papa. Il détestait quand je l'appelais par son prénom.

_Je n'ai pas beaucoup de temps devant moi, mais je voulais te donner ça avant de partir.

Il s'avança auprès de moi avant de me donner un trousseau de clés où l'on pouvait voir le signe d'Audi sur la clé. Je lui jetai un regard perplexe.

_J'en ai assez de te voir tourner en rond dans la maison et je me suis dit que si tu aurais une voiture, tu sortirais peut-être.

J'éclatai de rire.

_Laisse-moi rire Papa. Tu as été ici peut-être 25 minutes en tout et pour tout depuis que je suis arrivée alors tu ne sais même pas ce que j'ai fait de mes journées. C'est pas toi que je dérange si je passe tous mes jours à la maison.

_Je ne te permets pas. Tu sauras que je suis quelqu'un de très important et que je n'ai pas que ça à faire de m'occuper de ma fille de 19 ans qui vient d'arriver dans ma vie sans prévenir, dit-il sans laisser paraître de sentiments.

_Désolée de déranger ta petite vie parfaite, Papa, dis-je en essayant de retenir mes larmes. Mais sache que je ne serais jamais venu ici si j'en aurais pas eu le choix. J'aurais préféré cent mille fois avoir ma mère en vie et d'être bloquer dans un manoir avec toi. En tout cas, merci pour la voiture.

Je tournai les talons et m'élançai en courant dans les escaliers afin de retourner dans ma chambre.

_Kristen !

Je décidai d'ignorer mon père et continuai ma route vers ma chambre. Me laissant tomber sur mon lit, je laissai mes larmes sortir.

_Maman… Pourquoi est-ce que tu n'es pas là ?

Je finis par m'endormir, les larmes coulant toujours sur mes joues.

_Mademoiselle Kristen… Mademoiselle Kristen…

_Hum…

_Mademoiselle Kristen… Réveillez-vous s'il vous plaît…

Je pris un certain temps avant de sortir du sommeil comateux dans lequel j'étais et un autre moment pour me rendre compte que Rosa essayait de me réveiller. Je m'étirai donc doucement avant de me tourner vers elle.

_Qu'est-ce qui se passe Rosa ?

_Mademoiselle Kristen… Désolée de nous réveiller, mais je devais vous dire que le repas est prêt et que votre père m'a dit qu'il ne serait pas là ce soir, il avait un diner important en ville pour affaires qu'il m'a dit de vous dire.

_Ce n'est tellement pas surprenant…, dis-je en soupirant. Après tout, ce n'est pas comme s'il est un père présent depuis que je suis là. Je vais descendre tout de suite Rosa, mais avant promettez-moi quelque chose.

_Oui, mademoiselle Kristen. Tout ce que vous voulez mademoiselle Kristen, dit-elle rapidement.

_Arrêtez s'il vous plaît de m'appeler mademoiselle Kristen. Seulement Kristen ou Kris si vous préférez. J'en peux plus de toutes ses manières. Je vous vois plus souvent que mon père, c'est pas peu dire.

_D'accord Made…, commença-t-elle avant de s'arrêter lorsque je lui jetai un regard noir. Kristen. Je vous attendrai donc en bas.

Je sortis de mon lit pour me diriger vers la salle de bain attenante à ma chambre, tout aussi belle que ma chambre soit dit en passant. Me rafraichissant quelque peu, je finis par descendre dans la salle à manger où mon repas m'attendait. Bien que la nourriture fût délicieuse, je trouvais ça long et fastidieux de manger toute seule. Les repas enjoués avec ma mère me manquaient encore plus dans ces moments-là.

Mon repas terminé, je suis allée voir Rosa pour voir si je pouvais l'aider à faire quelque chose, mais celle-ci ne voulut rien entendre. Au contraire, elle voulait me voir sortir de la maison. Elle en avait assez de me voir m'enfermer sur moi-même.

_Ce n'est pas de votre âge de rester enfermé comme ça, made… Kristen. Sortez !, s'exclama-t-elle.

_Je n'ai pas envie de sortir Rosa. Ne me forcez pas. J'ai pas l'esprit à ça, répondis-je doucement.

_Vous n'avez pas besoin de sortir dans un bar si ce n'est pas ce que vous voulez. Vous pouvez juste aller vous promenez dans ce parc proche de la maison, vous savez le Macarthur Park. Faites-moi plaisir.

_D'accord, grognai-je. Mais je ne compte pas y rester très longtemps. C'est vraiment juste pour vous et aussi pour mettre sur le nez de mon père que, contrairement à ce qu'il dit, je ne reste pas enfermée dans la maison 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

_Très sage décision, mademoiselle, dit-elle en souriant.

_Rosa ! grognai-je. Qu'est-ce que je vous ai dit ?

_Mais j'ai rien dit, dit-elle en riant.

J'adorais Rosa, j'avais presque l'impression de revoir ma mère en elle. Quelque part, elle avait raison. Maman n'aurait pas voulu que je reste enfermé comme ça. Je montai donc dans ma chambre afin d'enfiler quelque chose de plus approprier à ma sortie en ville, du moins dans ce parc. J'enfilai donc un skinny jean accompagné d'un de mes éternels t-shirt. Ajouté à ça, une petite paire de converse et j'étais prête. Je me mis à sourire en pensant que je pourrais essayer ma nouvelle voiture pour y aller. Je cherchai donc mes clés sans parvenir à les trouver.

_Mais où est-ce que j'ai mis ces maudites clés ? Elles peuvent pas avoir disparues…

Je cherchai partout… sous mon lit, sur mes tables de chevet, sur mon bureau… J'allai même voir dans mon dressing sans ne serait-ce que les apercevoir. Alors que je commençais à me décourager et à me dire que ça devait être un signe pour ne pas sortir, je marchai sur une drôle de bosse. Baissant les yeux, je me rendis compte que je venais de marcher sur les clés que je cherchais depuis environ une demi-heure.

Sortant de la maison, je me dirigeai vers le garage… Non, je devrais plutôt dire l'énorme garage. Ouais, ça avait plus de sens ! Je l'ouvris et restai stupéfaite devant le nombre de voitures qui se trouvaient dans ce garage.

_Mon dieu, m'exclamai-je. Il y a beaucoup trop d'autos pour un seul homme ici. Il les collectionne ou quoi ? Après tout, monsieur se déplace en limousine. Il a pas besoin de tout ça.

Je parcourus le garage à la recherche de ma voiture, mais c'était une aventure d'essayer de la trouver parmi toutes ces Jaguar, Ferrari, Porsche et d'autres dont je ne connaissais même pas le nom. Après plus de vingt minutes à parcourir ce garage je finis par tomber sur la seule Audi du garage. Comme ça, j'étais certaine de ne pas me tromper. Elle était super belle, tout à fait mon type de voiture si on enlève tout le luxe. Faisant le tour du propriétaire, je remarquai que c'était une Audi A1… Du moins, c'est ce qui était écrit. J'adorais sa couleur, un superbe bleu, de la même couleur que les nuages. Je pouvais au moins donner ça à mon père. Il savait comment choisir un auto. J'ai complètement craqué pour. Quand j'eue terminée de m'extasier sur mon nouveau bébé… Eh oui ! Bon ! C'est devenu mon bébé et que je vous entende pas parler tout bas. Donc… Quand j'eue terminé ça, je montai à l'intérieur, partit la voiture et sortit du garage. Une fois sur la route, je me contentai de suivre mon GPS vers le Macarthur Park. Quoi, j'avais bien le droit de n'avoir aucun sens d'orientation… C'est pas donner à tout le monde de pouvoir s'orienter en un clin d'œil.

Une fois arrivée au parc, je stationnai ma voiture sur le stationnement prévu à cet effet. Je marchai doucement dans les sentiers, observant les personnes se trouvant autour de moi. Des coureurs faisant leur jogging quotidien… Des gens promenant leur chien… Des personnes marchant tout simplement comme moi… Et aussi, des couples en train de piqueniquer… Ils étaient tellement mignons. J'espère connaître ça un jour, mais pour l'instant, je n'étais pas prête. Beaucoup trop de choses en tête pour me mettre en couple. Je continuai donc ma promenade quand j'eus envie d'écouter un peu de musique. Sortant mon Ipod de ma poche, je mis les écouteurs et écoutai la chanson « A Thousand Years » de Christina Perri qui venait tout juste de sortir et que j'adorais. Je la mis donc en fonction répétition et continuai ma promenade. Le parc était vraiment magnifique et je me voyais bien passer beaucoup de temps aussi. Ça me rappelait ma ville natale, les palmiers en plus.

_Kristen… Kristen…

Les écouteurs dans les oreilles, je n'avais pas entendu une personne m'appeler jusqu'à ce que quelqu'un me tire dans les buissons.