Voilà, comme promis, le chapitre 3 de l'histoire de notre chère Kristen. J'espère que vous aimerez. Merci à Miss Sadique, Karima, Ely142 et Anne pour leurs gentilles reviews. J'ai adoré vous lire. Merci aussi à ceux et celles qui ont mis mon histoire en alerte.
Marie-Eve Cullen
Chapitre 3
Les écouteurs dans les oreilles, je n'avais pas entendu une personne m'appeler jusqu'à ce que quelqu'un me tire dans les buissons.
_Mais vous êtes malades ! Ça va pas de tirer quelqu'un dans les buissons comme ça, m'exclamai-je en tirant les écouteurs de mes oreilles.
J'étais sur le point d'envoyer une gifle bien sentie à cet imbécile et harceleur en puissance quand je l'entendis m'appeler de nouveau.
_Kristen… Calme-toi s'il te plaît… C'est moi…, murmura celui que je reconnus comme étant mon voisin d'avion.
_Robert ? Mais ça va pas de me faire faire le saut comme ça. J'aurais vraiment pu te faire mal. Et puis, pourquoi tu murmures ? Et pourquoi tu es caché dans les buissons ? demandai-je en fronçant les sourcils. Tu serais pas un de ses maniaques en puissance, non ?
_Non, pas du tout, dit-il en éclatant de rire. J'ai pris cette habitude il y a quelques années pour être tranquille. Désolé de t'avoir fait peur, ajouta-t-il en me faisant un sourire en coin. Le même sourire qui me faisait complètement perdre la tête.
_Je vais laisser passer pour cette fois, mais que ça ne te reprenne pas, lui répondis-je en essayant de lui faire un regard noir qui échoua complètement. Préviens-moi avant de me tirer dans un buisson.
_Je t'ai appelé pourtant, il me jeta un regard perplexe. Plusieurs fois, mais on aurait dit que tu ne m'entendais pas. J'ai été obligé de faire ça sinon j'aurais pas pu te parler.
_Oups…, dis-je en rougissant. J'écoutais de la musique… Mais est-ce que tu vas finir par me dire ce que tu faisais dans les buissons et pourquoi est-ce que tu ne pouvais pas venir me parler comme tout le monde ?
Je vis alors Robert détourner les yeux, mal à l'aise et visiblement, il cherchait vraiment quoi me dire. Je ne savais pas trop ce qui se passait avec lui, mais il avait quelque chose à cacher et je n'arrivais pas à me décider du si je voulais quelqu'un comme lui dans ma vie. Un gars qui est pas capable de me parler n'est pas vraiment ce qu'on pourrait qualifier comme étant un ami…
_Tu écoutais quoi comme musique ? me demanda-t-il, cherchant visiblement à changer de sujet.
_J'écoutais une chanson de Christina Perri, mais la question n'est pas là. Tu es quelqu'un que j'apprécie Robert, mais j'ai besoin de franchise dans ma vie. J'ai de la difficulté à faire confiance aux autres et je vais te dire… Tu ne m'aides vraiment pas là, dis-je en baissant la tête.
Rob posa sa main sous mon menton et releva ma tête afin d'ancrer son regard dans le mien.
_Je ne peux pas t'expliquer pourquoi… Parce que si je le fais, tu ne voudras plus me revoir. C'est tellement rafraichissant de connaître quelqu'un qui… Rha…, grogna-t-il en passant sa main dans ses cheveux. Je peux pas t'en parler… Je veux pas prendre le risque de te perdre…
_C'est important pour moi de te connaître et que tu me fasses confiance, ce que tu ne fais visiblement pas, dis-je en me levant. Je peux te dire une chose par contre… Tu ne pourras pas me perdre puisque tu ne m'as jamais eu.
Je sortis des buissons et partis vers ma voiture afin de quitter ce parc le plus rapidement possible.
_Kristen… Kristen !, s'exclama-t-il en sortant des buissons pour venir me rejoindre. Ne fais pas ça, s'il te plaît. Donne-moi une chance.
_Je vais être franche avec toi. Je te donnerai ta chance quand tu décideras d'être franc avec moi. Jusque-là, tu peux oublier que tu me connais.
_Mais Kristen… commença-t-il, mais je ne lui laissai pas le temps de continuer.
_Non ! Je t'ai dit ce que je voulais et je vais m'y tenir. Jusque-là, bye, lui dis-je en lui faisant un baiser sur la joue.
Je partis à reculons, gravant cette image de lui dans ma tête alors qu'il me regardait m'éloigner, une main sur la joue. Je me retournai donc afin de continuer ma route et rejoignis mon Audi. Une fois en sécurité à l'intérieur, je laissai ma frustration sortir en poussant un grand cri. Ne voulant pas tout de suite rentrer à la maison, je sortis mon journal que je trainais toujours avec moi et me mis à écrire…
Première fois que je sors de la maison depuis mon arrivée à Los Angeles et aussi une autre déception à ajouter à mon tableau… Je te demandais il y a quelques temps quand est-ce que je reverrais mon cher Robert… Eh bien, c'est fait. Mais avoir su, je ne l'aurais pas demandé. Pourquoi ? Tout simplement parce que ma déception vient de lui. Pourquoi est-ce que tous les mecs sont obligés d'être aussi… aussi… Aussi imbéciles ? Je pensais peut-être que Robert serait différent des autres, mais je me suis cruellement trompée. Il est aussi menteur et manipulateur que tous les autres… Même pas capable de me dire qui il est et pourquoi il est si étrange ! Pourtant, depuis Michael, je pensais pas pouvoir tomber sur pire… Je pensais tout simplement pas que ça existait. Force m'était donnée de dire que ça se pouvait…
Ça me fait penser que je t'ai pas parlé de Michael… C'était mon petit ami quand j'habitais toujours à Forks… Quoique je me demande s'il l'a déjà été un jour ou s'il voulait simplement profiter de la gentille fille du village… En tout cas. J'étais en couple avec lui depuis deux ans quand maman est tombée malade, mais avant ça, nous étions amis depuis encore plus longtemps. Aussi loin que je me souvienne, Michael était avec moi. À cinq ans, lors de ma première journée d'école, il a été celui qui m'a pris la main et qui m'a protégé des autres enfants qui étaient méchants avec moi. À huit ans… Quand j'ai appris que mon père nous quittait pour vivre ses rêves de gloire et surtout qu'il partait avec la meilleure amie de maman… Ça m'a pris du temps pour comprendre pourquoi il nous avait laissé, mais l'état de rage dans lequel ça m'avait mis à ce moment-là n'a fait qu'augmenter avec le temps. À onze ans, lors de ma première peine d'amour, c'est lui qui m'a consolé. Il m'a offert son épaule et m'a aidé à remonter la pente. À treize ans, lorsque je lui ai avoué que j'avais le béguin pour lui, il ne s'est pas moqué et s'est contenté de m'enlacer avant de me donner mon premier baiser. Enfin, à quinze ans, lorsque j'ai appris que ma mère était malade… Il n'était pas là…
****Flashback****
Ça faisait déjà quelques temps que Michael s'était éloigné de moi lorsque j'ai appris pour la maladie de maman… J'avais vraiment besoin de lui et c'est, avec empressement que je m'étais dirigée vers chez lui pour le voir. En arrivant chez ses parents, je ne pris pas la peine de cogner à la porte avant d'entrer. M. et Mme. Angarano me connaissait depuis assez longtemps qu'il m'avait permis de passer quand je voulais sans avoir à faire part de ma présence. En entrant dans la maison, je me fis accueillir par sa mère et elle me fit savoir que Michael était en haut dans sa chambre avec une amie en train de travailler pour l'école. Je fronçai alors les sourcils en sachant très bien que nous n'avions aucun travail d'équipe à faire et encore moins de devoirs puisque nous les avions faits hier soir… Je décidai donc de mettre mes suppositions de côté et montai dans la chambre de Michael.
Je me tenais devant la porte fermée, une boule dans la gorge qui m'empêchait de respirer et de l'autre côté, je pouvais entendre des gémissements. J'espérais de tout cœur me tromper, c'était peut-être autre chose. J'étais même très crédule à ce moment-là… J'ouvrai donc la porte d'un coup et le spectacle que je trouvai à ce moment-là… Jamais je ne pourrai l'oublier… Je vis alors Michael avec Lindsay, la pétasse de l'école. Et si vous voulez mon avis, ils étaient loin de jouer au scrabble. Je les regardai pendant un moment, ayant de plus en plus mal. Pris dans leurs ébats, ils ne s'étaient même pas rendus compte que j'étais sur le pas de la porte. N'étant plus capable d'endurer la vision de ce spectacle, je me raclai la gorge et leur dit…
_J'espère que je ne vous dérange pas… En passant, Michal, c'est fini entre nous. Je ne veux plus rien avoir à faire avec toi et je ne veux pas que tu t'approches de moi, jamais. C'est clair ?
En entendant le son de ma voix, ils sursautèrent et Michael se dépêcha de sortir de lit. Alors qu'il se rhabillait, je m'élançai dans les escaliers afin de me sauver le plus possible de cet antre du diable. Je ne fus pourtant pas assez rapide puisqu'il me rattrapa une fois que je fus sortie dehors.
_Kristen ! Reste s'il te plaît… Je peux tout t'expliquer…, commença-t-il.
_Quoi ? Qu'est-ce que tu vas me dire ? C'est pas ce que tu crois…, m'exclamai-je, amère. Mick, je viens de vous surprendre tous les deux dans un lit et vous aviez l'air de prendre bien du plaisir. Alors, viens pas me faire ce coup-là, s'il te plaît.
Je commençai à pleurer, me rendant enfin compte de ce qui se passait.
_Comme si j'en avais besoin… Je viens d'apprendre que ma mère est malade et qu'elle va probablement mourir et après ça, j'apprends que tu me trompes. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi tu m'as trahi ? lui demandai-je.
_Ce n'est pas toi, c'est moi…, commença-t-il. En fait, non… C'est en partie de ta faute… Je suis un mec et j'ai des besoins que tu ne voulais visiblement pas comblé. Lindsay était là et elle s'est offerte. J'en ai profité.
En l'entendant parler, ma main partie d'elle-même et je le giflai.
_Comment peux-tu me dire ça ? Espèce d'enfoiré. Tu sais très bien que je voulais attendre le bon moment avant…, lui dis-je, en colère.
_Deux ans ! Ça fait deux ans que j'attends que le bon moment arrive et il n'est jamais arrivé. T'avais qu'à te décider avant ça, dit-il, sûr de lui.
_Non, mais je rêve ! T'entendre parler comme ça, ça me prouve juste que j'ai pris la bonne décision en refusant de te donner ma virginité. T'es qu'un connard et tu ne mérites même pas que je m'explique avec toi. À partir de maintenant, tu es mort pour moi… Tu m'entends ? M-O-R-T.
Je tournai les talons et partis en courant pour retourner chez moi. Je m'écroulai donc en larmes sur mon lit.
****Fin du Flashback****
Mon journal… Tu sais maintenant pourquoi j'ai tant de difficultés à faire confiance aux garçons depuis ce jour… 4 ans étaient passées et même si j'avais eu quelques relations, je n'étais pas capable de m'investir complètement, par peur d'être blessée. Et la même chose se passait du côté de mes amitiés… J'espérais bien un jour arriver à surmonter ce problème ou du moins, trouver quelqu'un qui pourrait m'aider. Toutefois, ce n'était pas encore arriver et je n'y croyais pas trop…
Ayant fini de m'épancher sur ma misérable vie, je reposai mon journal sur le siège passager et pris un mouchoir afin d'essayer mes larmes. Je ne m'étais même pas rendu compte que j'avais commencé à pleurer… Faut-il vraiment être pathétique pour pleurer quatre ans plus tard… Après avoir pris le temps de me calmer, je repris le volant. Alors que je conduisais pour retourner à la maison, je vis un Starbuck sur mon chemin et décidai de m'arrêter afin d'aller chercher mon Frappuccino au Caramel. Il n'y avait que ça pour remonter le moral d'une fille.
Attendant dans la file pour pouvoir donner ma commande, j'entendis des filles devant moi parler et je ne pus m'empêcher d'écouter leur conversation… Méchante Kristen…
_J'ai vraiment hâte que Remember me sorte ! Robert est tellement beau… Je vais m'en donner à cœur joie au cinéma, disait une d'elles.
_Tu parles… Je serai pas capable de détacher mes yeux de l'écran. Ses cheveux cuivrés… Ses yeux verts… Sa musculature… Je vais arrêter là parce que je vais me mettre à baver. On a plus que deux petits jours à attendre, rajoutait l'autre.
_J'ai vraiment trop trop hâte… En tout cas, c'est sûr que ce soir, on se pointe à la première…
Elles récupérèrent leurs commandes et s'éloignèrent. Je ne pus donc pas continuer à suivre leur conversation, mais je ne pus m'empêcher de me dire que leur Robert ressemblait drôlement au mien… Et puis, c'était quoi ça Remember Me ?
C'est la tête pleine de questions que je commandai mon Frappucino avant de retourner dans ma voiture et de retourner à la maison. Tout en continuant de me poser des questions, je finalisai ma demande d'inscription à l'université de Los Angeles. C'était une des conditions de mon père pour que je vienne habiter chez lui… Une fois ma demande envoyée, je fis ma routine du soir et me mis au lit.
Le lendemain matin, lorsque je me réveillai, je trouvai une grosse enveloppe jaune sur ma table de chevet avec mon nom d'inscrit dessus. Cette enveloppe était accompagnée d'un petit mot de mon père.
Rosa a trouvé ça ce matin dans la boîte au lettre…
J'ai pris l'initiative de venir la mettre ici…
Je t'aime… papa…
Je remarquai que la main de mon père avait tremblée sur les derniers mots et même si c'était pas l'amour franc entre nous, j'en fus touchée. J'ouvris donc l'enveloppe pour en sortir une revue accompagné d'un autre petit mot.
Tu m'as demandé d'être franc avec toi, mais tu as bien vu que je n'étais pas capable d'en parler. À défaut de la faire moi-même, voilà quelque chose qui te permettra de comprendre…
Et c'était signé…
Robert…
