Bonjour ! Voici un nouvel OS, un peu.. cucul la praline ? Enfin, moi je trouve ça mignon quand même ! _
Peut-être de l'AkuRiku au prochain OS ! (en cours d'écriture, mais ça dépend si j'ai une autre idée !) Et même après du VanVen !
- Cap ou pas cap ?
"Cap ou pas cap de faire un bisou à Kairi ?" demanda Sora, allongé sur le ventre, dans le sable brûlant de ce milieu d'après-midi. La tête en appuie sur ses mains, coudes pliés, il contemplait avec un maigre sourire son meilleur ami.
"Cap. C'est facile," grogna-t-il, guère engagé. Il s'approcha néanmoins de la jeune fille, lui déposa un rapide baiser sur la joue - cette dernière ne tarda à rougir avec une intensité croissante. Il concentra pourtant son regard sur Riku, dont la pâleur naturelle n'avait, dans le moindre détails, changé. Si recevoir un piètre bisou de la part de l'argenté en gênait une, le second semblait être complètement désintéressé.
"T'es mignonne, à être écrevisse," observa Sora, se laissant retombant sur le flanc. Il entendit Kairi grommeler quelques paroles, visiblement gênée, mais ne put en comprendre grand chose.
"Tiens, Sora. Cap ou pas cap de te la fermer pendant dix minutes ?" le provoqua Riku, semblant amusé du sort qu'il tentait d'infliger à son meilleur ami. Ce dernier lui lança un regard mauvais, contraint d'un tendre sourire. Riku, tout autant que Kairi, se doutait parfaitement qu'il en serait incapable. Sora ne parvenait à tenir sa langue un temps aussi long... Ne serait-ce que deux minutes. Alors dix minutes, il n'osait même pas y penser.
"Pas cap," râla-t-il. "Et pas de gage trop sadique !"
"Bah, tu dois embrasser Riku," déclara alors Kairi, les bras croisés. Et au regard qu'elle portait sur le concerné, elle ne lui laissait pas le choix de refuser ou d'accepter le gage. Au fond de lui, Sora se sentit soulagé que Riku n'ait pas eu de réaction trop... mauvaise ? En tout cas, il n'en avait eu aucune. Juste une pointe de surprise. (bah oui, c'était à lui de donner le gage, pas à Kairi...)
"Si... si ce n'est que ça," lâcha Sora, la voix branlante. Si seulement ils se doutaient à quel point son coeur manquait de virer, ou bien même de s'arrêter, tant les pulsations se faisaient rapides et douloureuses. Il se mordit la lèvre, en quête de calmer les palpitations bien trop intense qui martelaient sa poitrine.
"L'embrasser... sur la joue ?" hésita-t-il, tout en se rapprochant à quatre pattes de son meilleur ami.
"Non, non. Sur la bouche !"
Il soupira, avant de se concentrer sur le regard émeraude de Riku, parfaitement impassible. Comment devait-il être, lui ? Les rougeurs prenaient bien trop vite ses joues, implosant sa propre timidité au jour le jour. Il se mordit la lèvre, distrait de ses propres pensées.
"Bon."
Il porta son index et son majeur à ses lèvres, avant de les coller dans un geste maladroit sur les lèvres de Riku, ne quittant le turquoise de ses yeux, où se lisait une certaine surprise. Une couleur magnifique, dans laquelle il aurait aimé rester plongé indéfiniment ; reflétant la glaceur de sa personnalité, réchauffante de son intensité. Il laissa glisser son majeur le long de la lèvre de son vis-à-vis, douce, légèrement humide. Entrouverte, il sentait le souffle accéléré de son ami. Ce dernier lui attrapa doucement le poignet. Son regard lui échappa.
C'est alors qu'il se rendit compte. La chaleur étouffante de la gêne s'empara soudainement de lui, son coeur suffocant d'une douleur qui le fit tressaillir. Il crut l'espace d'un instant qu'il allait exploser. Il se recula d'un geste brusque, surpris de son propre comportement, de sa propre réaction, les larmes venant à brûler ses yeux. Riku déposa vaguement une main sur ses lèvres, masqua en parti son visage pris de légères rougeurs, son regard vaguant distraitement sur le sol, visiblement gêné.
"Sora... ça va ?"
La voix de Kairi. Il se releva précipitamment, pour finalement s'évader le long de la plage, ne jetant moindre regard à ses amis délaissés. L'étendue bleue de l'eau l'accueilli dans un bruit de clapotis, faisant monter à son échine une nuée de frissons. Il se concentra sur la fine brise lapant son visage, filant dans ses cheveux, accompagné du doux murmure des vagues frappant le sol. Un son agréable, reposant le rythme bien trop rapide de son coeur, calmant la nervosité soudaine qui l'avait saisi.
Et d'abord, c'était quoi cette réaction ? Il essuya la larme qui coulait le long de sa joue, s'emmêlant aux fines particules de sable, irritant désagréablement sa peau.
Il n'y avait pas eu de sincère contact. Il s'y était échappé d'une feinte simple et sans grande conséquence. Sa propre réaction avait pourtant tout brisé. Il ne fallait pas être stupide pour comprendre.
Trop longtemps à vivre des sentiments à sens unique.
"Quel idiot..." soupira-t-il, d'une voix tremblante malgré lui. En plus de s'être pris une honte lamentable, il risquait, par dessus ça, de perdre l'amitié de son meilleur ami, de l'unique personne qu'il était capable d'aimer à un point que le concerné ne se doutait pas.
"Je ne te le fais pas dire."
Il tressaillit en sentant la main froide de Riku se refermer avec douceur sur son bras, l'obligeant dans ce geste à se retourner. Sora se mordit la lèvre tandis que son vis-à-vis l'attrapait par le menton, lui relevant la tête.
"Même quand t'es seul, t'es obligé de parler. Regarde-moi."
"Ecoute, Riku, je-"
"Shht. Regarde-moi."
Le plus jeune s'exécuta finalement, relevant les yeux vers ce lac émeraude, où ne laissant transparaître moindre sentiment. Calme et posé, et à la fois aussi rassurant qu'effrayant.
"On joue ?"
"Mmh."
"Cap ou pas cap de m'embrasser ?"
Sora fronça les sourcils, manqua de reculer vers l'arrière ; mais l'emprise que Riku avait sur lui était bien trop stable pour qu'il ne puisse s'échapper. Il se moquait de lui ?
"Je n'ai pas envie de jouer !" cracha-t-il, blessé. "Lâche-moi, maintenant."
"Alors ne jouons pas," murmura Riku, une seconde avant de s'emparer avec une certaine précipitation des lèvres de Sora. Ce dernier ne put que fondre à la douceur que lui offrait son meilleur ami, l'attrapant avec timidité par la taille, répondant avec envie à ce baiser sûrement trop soudain. Mais il ne pouvait s'empêcher d'apprécier, de savourer ses lèvres sucrés, ce contact brûlant et réconfortant...
"Ce... n'est pas un jeu ?" demanda-t-il, se libérant à contre-coeur de ce baiser bien trop chaste, glissant distraitement ses mains sur ses reins de son meilleur ami. Pour réponse, il l'embrassa tendrement sur la commissure des lèvres.
"Si c'en serait un, j'aimerais qu'il dure éternellement."
Cap ou pas cap de m'aimer toute la vie ?
Voilà ! J'espère que ça vous aura plu ! Review ? :3
