Chapitre 12
/ Problèmes Familiaux /
'Mon chéri,
Je t'écris pour te féliciter pour ton courage et ta ténacité face aux évènements actuels... Nul doute que tes parents seraient très fiers de toi... autant que je le suis moi-même aujourd'hui. J'ai appris de Dawlish tes principaux faits d'armes, si je puis m'exprimer ainsi.
Mais tu te demandes surement pourquoi j'ai été en contact avec cet imbécile de Dawlish... Figure-toi que les récits de tes exploits ont dépassé les murs du château de Poudlard, et sont arrivés jusqu'au Ministère ! Sans doute ont-ils cru que j'avais encore quelque influence sur toi, et ils n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'envoyer quelqu'un me chercher chez moi pour m'amener à Azkaban. Comme si cela allait changer quoi que ce soit ! Enfin, ils ont dû penser qu'une petite vieille comme moi n'allait opposer aucune résistance... mais je n'allais tout de même pas les laisser m'emmener ! Le Ministère est vraiment tombé bien bas...
Malgré moi, je ne peux m'empêcher de sourire en repensant à ce qui s'est passé à la maison hier matin... Dawlish a transplané devant la maison vers neuf heures... et a sonné à la porte ! Sans même prendre la peine de dissimuler ses traits ! Il devait penser que je ne le reconnaitrai pas et que j'allais lui ouvrir ! Ce que, tu peux t'en douter, je me suis empressée de faire. Je lui ai même proposé de prendre un thé après qu'il m'ait annoncé avoir des questions à me poser. Tu te rappelle que je conserve toujours dans le petit placard de la cuisine ma poudre somnifère... celle que tu avais confondue avec le sucre quand tu avais huit ans. Eh bien lui aussi n'a pas fait la différence ! Il n'a même pas pris la peine de vérifier ce que je lui servait, et il s'est écroulé sur le fauteuil en moins de deux minutes. Il faut dire que j'avais mis une bonne dose dans son thé... Il doit toujours dormir à l'heure ou tu recevra cette lettre d'ailleurs... mais pas sur le fauteuil. Je l'ai installé dans l'armoire de ma chambre... celle en bois massif. Bien sur, j'ai gardé sa baguette... et la clé de l'armoire. Il ne pourra même pas transplaner, j'ai lancé un vieux sort dont Dumbledore m'avait parlé jadis... Je ne pense pas qu'il puisse s'en sortir seul !
Bref, me voilà sur les routes ! J'ai bien peur que tu ne puisses pas rentrer de sitôt à la maison. Je suppose qu'il serait temps pour toi de disparaître : ils vont surement vouloir te faire payer les bêtises de Dawlish !
Fais bien attention à toi, et continue à te battre pour ce en quoi tu crois. Je suis fière de toi.
Je t'embrasse très fort,
Augusta.
PS : Ne t'inquiète pas pour moi, je vais très bien. Tout ça me rappelle le tour du monde que j'ai fait dans mes jeunes années !
PS2 : Les transports moldus sont vraiment d'une ingéniosité incroyable !'
Neville ne put retenir un éclat de rire en lisant ces derniers mots. C'était bien là le style de sa grand-mère. C'est alors qu'il remarqua qu'autour de lui, la Salle Sur Demande avait changé d'apparence pendant qu'il lisait. La sombre pièce vide où il avait décacheté l'enveloppe s'était métamorphosée en une pièce plus spacieuse, aux murs tapissés aux motifs et couleurs des Gryffondors. Il remarqua ensuite le hamac qui pendait au dessus de lui, et les quelques coussins et couvertures qui jonchaient le sol.
Et soudain, les mots de sa grand-mère lui revinrent en mémoire : « J'ai bien peur que tu ne puisses pas rentrer de sitôt à la maison ». Qu'importe, il venait de trouver sa nouvelle demeure...
