Chapitre 2

Comme à leurs habitudes, arrivés au commissariat, ils prirent l'ascenseur et ne se séparèrent qu'une fois arrivé à l'étage de la PJ. Mais contrairement à ceux de ces dernières semaines, ce matin là, ce n'est qu'après un doux baisé et le sourire aux lèvres en repensant aux heures précédentes qu'ils se quittèrent pour rejoindre leurs services respectifs.

Quand Yann arriva à l'étage de la BAC, ses collègues ne purent s'empêcher de remarquer la mine réjouis et sereine de leur Capitaine, ce qui 'était pas arrivé depuis bien longtemps. Il ne faisait aucun doute pour eux que ce qui avait dû se passer entre le moment ou il les avait quittés la veille et son arrivée ce matin en était la cause. Stéphane voulus d'ailleurs le faire savoir.

H : Bonjour Capitaine !

S : Salut Yann ! T'as l'air en pleine forme ce matin ?

Y : Où tu veux en venir là ! Répondit-il sans prendre la peine de lui retourner son bonjour.

S : Rien, enfin …. Ça faisait longtemps qu'on t'avait pas vu comme ça, donc ta soirée à dû être bonne !

Ce qui eu pour effet de mettre Yann en rogne au point qu'il lui réponde du tac au tac …

Y : Eh bah non, loupé ! Mais ce matin mon mari m'as fait baisé comme un Dieu, j'ai pris mon pied comme jamais ! Ca t'pose un problème ?

Le gardien de la paix ne savait plus où se mettre et Stéphane tout penaud, essayas de balbutier une excuse et de garder contenance …

S : Non, bien sûr que non ! J'voulais juste dire que ça fait plaisir de te voir comme ça, c'est tous. Pas la peine de t'énerver …

Y : Ouai bah la prochaine fois soit moins con et réfléchis avant de dire des conneries … ça t'changeras !

Putain, il fallait qu'il y en ait un qui me gâche ma journée avec ses réflexions à la con, pensa-t-il.

Après tous, qu'est ce que ça pouvait leur foutre ce qu'il avait fait pour être de bonne humeur, c'était sa vie privée et il en faisait encore ce qu'il en voulait !

Yann entra dans son bureau encore énervé et claqua la porte tout en aboyant …

Y : Non mais c'est plus un commissariat ici, c'est un véritable immeuble de concierge !

Ce que tous l'étage de la Bac eu le loisir d'entendre.

« Enfin tranquille » pensa-t-il, une fois assis dans son fauteuil. Il ne pu s'empêcher de repenser à leurs ébats de ce matin, ce qui le fît sourie de nouveau …

Il laissa son esprit vagabonder un moment et s dit que Kévin avait eu bien raison de prendre les choses en mains, ils en avaient tellement besoin. Il se surprit même à culpabiliser pour ne pas en avoir eu l'idée le premier et avoir laissé le boulot les accaparer autant sans réagir.

Après tous, c'est lui qui était le plus souvent en demande et qui prenait les initiatives d'habitude… « pour le plus grand plaisir de Kévin » pensa-t-il, le sourire toujours aux lèvres. Mais que c'était bon quand son homme prenait les commandes !

Yann sentit son excitation pointer le bout de son nez rien qu'à ce souvenir … il fallait qu'il se calme sinon il ne tiendrait pas la journée !

Au même moment, à l'étage de la PJ, à peine avait-il déposé ses affaires dans son bureau que Kévin repensa lui aussi à ce matin très « caliente » et à cette idée qui ne le quittait plus depuis leur départ de l'appartement.

Il voulut quitter le bureau, mais se ravisa car c'est à ce moment précis qu'Alex choisit de faire son entrée…

A : Salut Kévin ! Alors, prêt pour une nouvelle journée de merde ?

K : T'inquiète, ça sera peut-être plus calme aujourd'hui. Dit-il avec sa zen attitude légendaire.

A : Vas-y … raconte …

K : De quoi tu parles ? T'as fumé la moquette ou quoi !

A : Arrête mon pote, me prend pas pour un con, on m'l'as fait pas à moi ! T'es en mode Rambo depuis des semaines et là … j'arrive et j'ai le Dalaï Lama face à moi ! Alors raconte … j'veux savoir le pourquoi du comment … dit-il en ayant déjà une petite idée quant à la raison de ce changement radical …. « YANN »

Kévin devint rouge comme une pivoine à l'idée de raconter son périple de ce matin … Mais Laura arrivant sur cet entre fait, il faut sauvé in extremis …

K : Tiens Laura ! Salut !

L : Euh … oui … salut ! Elle fût surprise par l'enthousiasme que son arrivée provoquait chez son meilleur ami.

A : bon bah moi j'y vais. A plus Kévin ! Et il sortit du bureau aussi vite qu'il le pu.

Kévin regarda Laura, l'air dubitatif ...

K : Y s'passe quoi là ? Y'a un stress avec Alex ?

L : il me gonfle ! On s'est encore pris la tête pour des conneries ce matin…

K : Eh ca va aller … reste cool, reste toi-même et tout iras bien !

L (avec un petit sourire) : Comment tu fais pour être aussi zen … ce qui est d'autant plus surprenant, vu ton caractère de ses derniers jours …

Elle le regarda avec interrogation et insistance…

Kévin ne pu donc s'empêcher de rire ouvertement et se mis à raconter à Laura ses exploits de ce matin, non sans une pointe de fierté dans la voix et de bonheur dans les yeux. Ce qui git sourire Laura. Sourire qui s'effaça rapidement quand elle fût appelée par Duval pour une affaire.

Profitant de cette courte accalmie, Kévin en profita pour s'échapper du bureau et ni une, ni deux, se dirigea d'un pas décidé vers le bureau de la Commissaire, sans prêter la moindre attention à ce qui se passait autour de lui. Il frappa à la porte et attendis que Mercier lui dise d'enter.

K : bonjour Commissaire, je peux vous voir un moment, j'aurais une demande à vous soumettre ?

M : Bien sûr Laporte, entré. Alors, vous m'avez l'air bien nerveux ? Qu'est ce que je peux faire pour vous ?

K : Voilà … ça fait plusieurs semaines qu'on ne compte plus nos heures et … il hésita un instant à continuer …

M : Et ? Allez-y Laporte, je vais pas vous bouffer !

K : …. Et Yann est épuisé, moi aussi d'ailleurs, on a besoin d'un break …. Donc je voulais savoir s'il était possible de prendre deux jours de congés ?

M : Et c'est cette question que vous aviez si peur de me poser ? dit-elle avec un petit sourire

K : Bah on est toujours en sous effectifs alors …

M : Alors vous pensiez que je vous enverrais balader à la seconde même ou vous me poseriez la question … ca serai pour quand ces deux jours ?

K : Dés ce soir … dit-il penaud et hésitant.

M (faisant mine de réfléchir) : D'accord.

K (surpris) : D'accord ?

M : Vous êtes dur de la feuille Laporte ? Oui, c'est d'accord, vous vous êtes donnez du mal ses derniers temps, y'a rien de mal à vouloir reprendre un peu d'énergie et puis je pense qu'on pourra se passer de vous et du Capitaine Berthier pour deux jours … mais pas plus.

K : Ca sera suffisant … merci Commissaire !

Kévin sortis du bureau, le sourire jusqu'aux oreilles, en pensant à son plan qui commençait à prendre forme. Et c'est sans plus attendre qu'il regagna son bureau pour pofiner les détails de l'escapade qu'il prévoyait d'offrir à son mari.

Une fois finis, Kévin se dirigea vers la cafétéria pour un bon café. Mais il fût attrapé manu militari par le bras et tiré avec précipitation dans la salle des archives ! Quelle fût sa surprise en découvrant un Yann cent milles voltes fermer la porte à clé.

Et c'est sans aucune parole pour son petit ange, qu'il se jeta sur ses lèvres avec frénésie.

N'ayant pas trouvé le moyen de se ressaisir quelques instants plus tôt dans son bureau, il s'était rué dans l'ascenseur avec la ferme intention de trouer Kévin au plus vite, coûte que coûte, car lui seul pourrait le ramener à son état « normal ». Et il voulait prouver à son homme ainsi qu'à lui-même que lui aussi pouvait encore prendre des initiatives de ce genre.

Kévin fût surpris de cet assaut, ce qui ne l'empêcha pas de répondre fiévreusement au baisé de son mari, surtout quand celui-ci avait ce regard vert émeraude plein d'excitation.

Yann commença à déshabiller Kévin avec avidité sans pour autant décoller ses lèvres des siennes afin de continuer le balai sensuel de leurs langues. Kévin se retrouva rapidement nu comme un vers, dos aux étagères blindées d'archives. Yann qui s'était également dévêtis, ne gardant que son boxer, s'était mis à genoux devant son homme, faisant face à cette belle érection pour laquelle il se savait responsable, ce qui le remplit de fierté.

Sans plus attendre, il prit le sexe de Kévin en bouche, le léchant de part et d'autre, faisant des vas et vient incessants, allant parfois titiller le gland de son amant avec sa langue chaude à souhait, tout en malaxant ses fermes si fermes. Ce qui fit crier Kévin de plaisir, et qui ne pu se retenir d'agripper la tignasse brune de Yann afin de l'aider dans la cadence de ses vas et vient. Kévin déversa sa semence douce-amère dans la bouche de Yann qui n'en perdit pas une goutte.

Une fois remonté à la hauteur de son compagnon, Yann n'attendis même pas qu'ils reprennent leurs esprits, il baissa son boxer, souleva Kévin avec force et le pénétra d'un coup de reins puissant mais sans brutalité aucune. Kévin hurla d'excitation face à la fougue de son amour de mari …

K : Oh oui Yann … Ouiiii !

Y : T'aimes ça hein ! Dis-le, j'veux t'entendre le dire, j'en ai besoin !

K : Oh oui, j'aime ça ! Je t'aime …. Baise-moi Yann …. Baise-moiiiii !

Yann s'exécuta et entreprit des vas et vient puissants afin que Kévin puisse le sentir au plus profond de son être. Allant et venant, ils étaient tous deux en sueur, comme hypnotisés l'un par l'autre, Kévin se cramponnant de toutes ses forces aux étagères derrières lui, les jambes accrochées dans le dos de Yann, qui lui aussi, tenant fermement de ses mains les fesses de Kévin, criait son bonheur de donner autant de plaisir à son amant.

S'embrassant à en perdre haleine, se donnant l'un à l'autre comme jamais ils ne l'avaient fait avec aucun autre, ils étaient au paradis de l'extase.

Ce fût par un dernier coup de reins donner par Yann, encore plus puissant que les autres qu'ils atteignirent la jouissance ultime dans un « je t'aime » mutuel.

Ils se laissèrent glisser au sol, toujours imbriqués, ne faisant qu'un, afin de reprendre contenance, après cette chevauchée fantastique …

K (encore alletant par ce qu'il venait de vivre) : Tu vas peut-être pouvoir me dire maintenant ce qui t'as pris ! Dit-il avec un sourire plein de satisfaction.

C'était en quel honneur tous ça ?

Y (un sourie coquin aux lèvres) : J'voulais simplement te remercier à ma façon pour le bonheur que tu m'as procuré ce matin … J't'aime tellement Kévin …. Ne l'oublie jamais.

K (émus) : Je t'aime aussi … plus que tout. Il est pas encore né le poulpe qui pourra me séparer de toi ! D'ailleurs, il n'y aura jamais aucun homme sur terre qui le pourra !

Y : J't'ai donné mon cœur et mon âme, dés que j'ai su que c'était toi et personne d'autre … J'aimerais tellement qu'on ai enfin un peu de répit ….

K : Bah justement… on est en week-end à partir de ce soir et pour deux jours entiers, rien qu'à nous…. J'voulais te faire ce cadeau, on avait besoin de se retrouver. Alors dés demain, on pars, et ce sera juste toi et moi

Y : C'est pas vrai ! T'as fait ça … et Mercier à acceptée ! T'es vraiment incroyable, tu l'sais … tu M'étonnes chaque jour un peu plus …

Ils se séparèrent délicatement et se rhabillèrent, plus amoureux que jamais. Et après un tendre baisé, ils quittèrent la salle des archives, qui décidemment faisait toujours son petit effet, et repartirent chacun à leur poste, non sans avoir préalablement vérifié que personne n'était dans les parages.

Yann se dirigea vers son bureau d'un air plus que satisfait et pensa que finalement, la journée au commissariat finirait mieux qu'elle n'avait commencée à son arrivée …

A suivre si le cœur vous en dit….