Chapitre 3

Ce matin là, Kévin était debout depuis un moment, impossible pour lui de dormir plus longtemps en pensant à leur départ imminent pour ces deux jours avec son homme. Et il s'était fait la promesse que ce week-end en amoureux serait inoubliable et de tout faire pour que son mari s'en souvienne à jamais.

Il ne savait pas trop si c'était le fait de toutes ces semaines de régime sexuel forcé, mais Kévin était surpris lui-même de l'insassiable appétit qui l'habitait ces derniers jours. En règle générale, c'était Yann qui jouait ce rôle …. à merveille soit dit en passant, pensa-t-il.

Peut-être était-ce tous simplement que plus les jours passaient avec son homme et plus il en était amoureux fou…

Kévin en était la de ses réflexions quand il sentit des bras puissants l'entourer et un corps chaud se coller à lui…

Y : Bonjour mon ange !

K (se retournant et l'embrassant tendrement) : Bonjour amour de ma vie !

Y : « amour de ma vie » ! J'aime quand tu me parle comme ça …

Yann ne l'en serra que plus fort et déjà commençait à passer ses mains sus son tee-shirt, tout en lui déposant de doux baisés dans le cou, lui mordillant même le lob de l'oreille. Au contact de sa peau si douce et chaude, les instincts de Yann réagirent immédiatement et déjà son boxer devenait un poil trop étroit ….

Kévin senti de suite la différence. Ils se regardèrent, Kévin avec un air amusé par la situation et Yann avec son regard coquin et remplit de désir que son époux ne connaissait que trop bien…

K : Yann… il est à peine 6h du matin et t'es levé que depuis 5 minutes …

Y : Et alors ! Y'a pas d'heure pour être excité et fou de désir pour son mari … dit-il avec un regard sans équivoque.

K (souriant) : Tu me surprendras décidemment chaque jour ! Mais j'aime quand tu le fais… c'est toujours une bonne surprise.

Il ne pu s'empêcher de repenser à sa demande en mariage pour laquelle il n'avait eu aucune certitude quant à la réponse de Yann, qui pourtant n'avait pas hésité une seconde à dire OUI, et il sourit à ce souvenir.

Pendant ce temps, Yann n'était pas resté inactif et avait continué ses caresses à la découverte de son corps caché sous ses vêtements…

K : Yann … Yann ! Dieu sait que j'adore, mais on a un train à prendre j'te rappel ...

Y (sa tête toujours enfouis dans son cou) : Tu l'as dis toi-même, il est à peine 6h donc on a du temps devant nous vu que le trin n'est qu'à 9h…. Et puis la valise est prête, étant donner que TU as tout préparé hier soir ! Donc …

Yann était bien décidé à ce que ses caresses ne soient qu'un début…

K : Mais il faut se préparer et prendre le p'tit dèj' avant d'aller à la gare.

Y (un air gourmand sur le visage) : J'ai décidé que mon p'tit dèj' ce matin ce serait toi ! Tu m'fait bander mon ange… j'en peux plus… j'vais exploser !

Kévin n'eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit que Yann l'avait déjà retourné et plaqué contre le rebord du plan de travail de la cuisine. Kévin se penchant et s'allongeant de tout son torse dessus fût, dans la seconde qui suivie, en feu par la fougue tant aimée de son mari.

Yann descendant son boxer ainsi que celui de Kévin, vit qu'il n'était plus le seul au garde à vous…

Y : J'pensais mettre plus longtemps à te faire réagir, mais heureux de voir l'effet que j'te fais !

K : Tu me fais toujours de l'effet !

Cette réflexion ne donnas que plus d'envie à Yann qui, n'y tenant plus, pénétra Kévin sans plus de préliminaire, d'un coup de reins puissant, arrachant par la même un cri de plaisir à son homme. Tout en lui remontant une jambe au niveau du plan de travail, il commença donc à se déchainer en lui comme l'aimait Kévin qui déjà avait agrippé ses fesses afin de le sentir plus profondément en lui. Pendant que Yann continuait ses vas et vient incessant, ses mains posées sur le dos de son amant, e caressant, avait rejeté sa tête en arrière, tellement son plaisir était immense…

Y (au comble de l'excitation) : Oh Kév' … tu m'rends fou !

K (alletant): Je sais …. Je l'sens ….. prend moi Yann ….. encore … !

Yann s'exécutas pendant de longue minutes avant que celui-ci n'étant pas loin de l'extase, pris le sexe de Kévin afin de lui procurer la même jouissance. Et c'est ensemble qu'ils l'atteignirent, dans un cri bestialement satisfait.

Yann se laissa retombé sur le dos de Kévin, toujours en lui, afin qu'ils reprennent pied.

Après ce copieux petit déjeuner, ils furent fin prêt et se mirent en route, direction la gare TGV de l'aéroport Roissy Charles Gaulle, où les attendait le train qui les emmènerait à destination.

4h de TGV et 10 min de Métro plus tard, ils étaient arrivés à bon port… et même LE port … plus précisément, le vieux port de Marseille !

Il faisait un temps magnifique et la chaleur était étouffante mais que c'était beau à voir…

K : Regarde comme c'est beau !

Y : C'est super beau mon ange … mais dis moi que l'hôtel n'est plus très loin là …

K : Rohh… commence pas à râler ! Pas déjà !

Y : Je râle pas mais j'en ai plein les bottes… le TGV, le Métro, la chaleur… j'ai juste envie de me poser et de prendre une bonne douche !

K : T'inquiete l'hôtel est à deux pas d'ici… (réfléchissant) Et finalement une douche n'est pas une mauvaise idée … dit-il en voyant maintenant le regard de Yann poser sur lui …

K : Oh toi, ne me regarde pas comme ça !

Y : Quoi ? J'ai rien dis ! répondit-il avec un petit sourire en coin.

K : Pas besoin ! Je sais très bien à quoi tu penses Berthier !

Yann se rapprochas dangereusement de lui …

Y : Ah oui … vraiment ?

K : J'te vois venir gros comme une baraque ! Mais j'ai pas envie de passer mes deux jours de congés enfermé dans une chambre d'hôtel !

Y : Oh Kévin ! C'est qu'une douche ! Et puis qui t'as parlé de rester cloitré dans la chambre … Y'a plein d'endroit à découvrir à Marseille …

Ils se regardèrent et éclatèrent de rire, passant pour des fou auprès des passants les moins indulgents et donnant le sourire à d'autres, plus enclin à leur joie communicative.

Arrivé à l'hôtel, ils prirent le numéro et le code de leur chambre que Kévin avait soigneusement réservé au nom de Laporte-Berthier et montèrent au 7e étage, porte 712 pour enfin accéder à ce qui serait leur cocon pour les deux prochains jours.

Kévin les installaient tranquillement pendant que Yann partis prendre cette douche tant espérée. Kévin lui avait laissé le champ libre car il y avait fort à parier que si ça avait été l'inverse, Yann n'aurait pas résisté et serait venus le rejoindre dans la douche pour toute autre activité que celle de se laver.

Quand Yann fût sorti de la douche, les affaires étaient rangées et Kévin pu prendre sa place dans la salle de bain, non sans un petit bisou au passage. Baisé se traduisant come un « sans rancune », ayant fait échouer la pensée lubrique de Yann concernant une hypothétique douche coquine.

Yann ne trouvant pas son jean, passa la tête dans l'encadrement de la porte pour poser la question à Kévin. Mais ce qu'il vit le figea sur place, oubliant jusqu'à la raison de sa venue. Kévin était là, nu, sous le jet d'eau, se frottant….. Non… se caressant, selon la vision personnelle de Yann, ce qui irrémédiablement fit monter son désir …. « Il est beau comme c'est pas permis », « Pourquoi faut-il qu'il soit aussi sexy » pensa-t-il.

En une fraction de seconde, son envie pris le dessus et il enjamba la petite baignoire, ne se préoccupant même pas de son boxer, très étroit, et de son polo qui furent aussitôt noyés…

Kévin sursauta ….

K : Yann ! Mais t'es fou !

Y : Ouai … de toi, ouai !

K (riant aux éclats) : Regarde moi ça…. T'es tous trempé….. c'est malin !

Il se dit que lui, en revanche, n'avait pas été très malin…. Comment avait-il put penser que sa petite ruse suffirait à faire abdiquer son homme ? Il le connaissait pourtant suffisamment bien pour savoir qu'il ne renoncerait pas aussi facilement. Peut-être qu'inconsciemment il l'espérait lui aussi, malgré son envie de profiter des joies de Marseille au plus vite.

Alors, afin de ne pas y passer la journée, même s'il n'en demanderait pas moins habituellement, Kévin pris les choses en mains et délesta très vite Yann de son polo imbibé d'eau et de son boxer qui avait subis le même sort. Puis il se mit automatiquement à genoux dans la baignoire, pris en bouche le sexe bien dressé de Yann et commenças sa douce torture. Tout en le laissant lui lécher le gland, mordiller ses abricots bien mûrs et allé et venir avec sa bouche, Yann ne put s'empêcher de poser ses mains sur le crâne de son époux, tant son plaisir était grand.

Quand il fût sur le point d'éjaculer, Kévin essaya de se reculer mais son mari en avait décidé autrement et le retenant, se déversa dans sa bouche. Kévin avala sa semence douce-amère sans rechigner, n'en perdant pas une goutte.

Une fois Kévin revenue à hauteur de lui, Yann l'embrassa passionnément puis le plaqua contre la paroi, son torse en contact avec le carrelage froid fit frémir Kévin. Et sans plus attendre, Yann partis à l'assaut de son amant en le pénétrant avec puissance et douceur et commença ses vas et vient. Kévin, plus qu'excité, reposa sa tête sur l'épaule de Yann, sa main gauche sur le carrelage pour garder un semblant d'équilibre et sa main droite agrippa la nuque de son homme, qui lui, passa son bras autour de sa taille et posa sa main gauche sur celle de Kévin, entrelaçant leurs doigts afin que leurs alliances se touchent, à n'en faire plus qu'une. Ce petit tintement décupla leur désir l'un de l'autre. Leurs cris étaient à la hauteur de leur plaisir. Et à ce moment précis, Kévin n'espérait qu'une chose ….. que les murs ne soient pas trop fin …

Afin de lui donner autant de plaisir que lui en avait, Yann entreprit une douce caresse sur le sexe de son amant au même rythme que ses propres coups de reins. C'est alletant et complètement en sueur qu'ils atteignirent le point de non retour ensemble, criant chacun le prénom de l'autre, Yann laissant retomber sa tête dans la nuque de Kévin…

K : C'était … génial mon cœur !

Y : Ca aurait été dommage de passer à côté, non ? dit-il tout sourire.

Une fois remis de leurs émotions, ils n'eurent pas d'autre choix que de reprendre une douche, ensemble, mais sagement cette fois.

Ils sortirent et s'habillèrent, le sourire aux lèvres, Yann devant changer son fusil d'épaule vu l'état de son polo.

L'après-midi étant magnifique mais déjà bien avancée suite au petit imprévu vécus avec bonheur dans la salle de bain, ils partirent en direction du vieux port. De là, ils décidèrent d'acheter leurs billets et prirent la navette, direction la splendide Ile de Frioul…

A suivre ….

Si le cœur vous en dit toujours ….