J'ai fait intervenir des personnages que je ne connais pas beaucoup, je ne garantis donc rien...


Il baisse son arme, il la range.

« On ne vous dérange pas, au moins ?

-La ferme Liat. »

Malachi jette un regard à la blonde, lui faisant bien comprendre que ce n'ést pas le moment.

«Ziva, on est en ville pour quelques temps, et...

-Pourquoi venir me déranger maintenant ?

-Ziva, calme-toi . On peut entrer ? »

Je jette un œil à Tony, l'air désolé. Je m'écarte. Ils entrent, se dirigent vers le salon. Tony reste derrière moi.

« On vous interrompt à ce que je vois. »

Je ne relève pas. Tony pince les lèvres, et boit une gorgée de soda.

« On veut parler à Ziva. Seule.

-C'est chez moi ici. Si j'ai envie qu'il reste, il reste. »

Elle me soutient du regard , puis le fixe pendant quelques secondes.

«C'est, bon je vais faire un tour à la salle de bains. »

Il s'éclipse.

« On est ici parce que ton père nous envoie.

-Qu'est ce qu'il me veut, encore ?

-Rien. Un officier du Mossad a été tué ici. Ton père veut le NCIS sur l'enquête, pendant qu'on supervise.

-Et pourquoi vous êtes chez moi ?

On n'a pas trouvé d'hôtel à cette heure-là . Il faudrait que tu nous héberge, rien que pour cette nuit.

-Je vous laisse le canapé. Il se déplie. Après tout, vous avez déjà dormi ensemble .

-C'est toi qui dit ça. Toi, et ton 'DiNozzo' . »

Liat, contente d'avoir craché son venin m'adressa un sourire.

A ce moment, mon DiNozzo arrive.

« -Son DiNozzo doit s'en aller. Et au passage on n'est pas ensemble. On a une relation amicale. Je sais que vous ne savez pas bien ce que c'est , mais bonne nuit quand même. On se voit demain Zeevah. »

Un sourire naît sur mes lèvres. Il s'en va et je le suis des yeux. Je me retourne et fait face aux deux israéliens.

Je n'aime pas Liat. Oh non, alors là, je la déteste. Qu'est ce que Tony l'a bien remballé !

J'adore.

Je lui adresse un grand sourire, rien que pour l'agacer.

« Si vous avez faim il y a des truc dans le frigo. » Je leur pique le dernier bocal de pop-corn, la canette de Tony et je vais dans ma chambre.

Malachi vient me voir.

« Ziva, je sais que tu ne l'aimes pas beaucoup, mais...

-Il n'y a rien a dire, Malachi. C'est ta coéquipière, c'est avec toi qu'elle doit s'entendre. Pas avec moi. Bonne nuit.

-Toujours aussi bornée.

-J'ai dit : Bonne nuit. Je dois te chanter une berceuse peut-être ? »

Il tourne les talons et disparaît.

Le lendemain, ils sont partis avant que je sorte de ma douche.

Ils sont aussi arrivés au NCIS avant moi . Et Tony aussi, visiblement. Il ne se cache pas pour reluquer Liat, ce qui, je ne sais pas pourquoi, m'énerve encore plus.

Je pose bruyamment mes affaires sur mon bureau. Tony ne relève pas les yeux du c.. pardon, des fesses de Liat. Je prend un stylo et lui envoie à la figure.

« Hé ! »

Je lui jette un regard noir, lui faisant bien comprendre que ça n'est pas le moment .

Il relève la tête et me regarde du coin de l'oeil, comme pour me surveiller, comme si je n'avais rien remarqué. Son sourire s'est effacé. Il fait semblant de travailler. Malachi lui montre du doigt un endroit sur la photo de la scène de crime. Il acquiesce mais continue de me fixer du coin de l'oeil.

Je fais comme si de rien était, comme d'habitude. Gibbs arrive.

« Ziva, Prenez McGee et expliquez-lui en chemin. Vous allez sur place voir s'ils n'ont rien manqué.

-Je viens aussi. »

Super. Liat, McGee et moi . Tous les trois. Même pas de Tony pour faire bouclier.

Bon, bah au moins il y a McGee.

Je monte dans la voiture côté conducteur et je fais bien comprendre à McGee que s'il ose faire une remarque, il y va a pied.

Je lui expose l'affaire. Liat ne dit pas un mot. McGee, en bon gaffeur sympathique qui ne comprend pas toujours tout, se sent mal à l'aise et veut rompre le silence, sûrement pesant pour lui.

« Tony t'as parlé, à propos de … Ray ? »

Je me mords les lèvres.

Mais pourquoi il parle de Ray DEVANT ELLE ?

Il croit sûrement qu'elle est plus haut dans mon estime. Après tout, il n'y a qu'à Tony que j'ai confié mes sentiments à son égard .

« Il est venu chez moi hier soir, mais on n'a pas beaucoup parlé.»

Un sourire nait sur mes lèvres. Ah, j'adore faire croire à McGee qu'il y a quelque chose entre Tony et moi. Ca le met mal à l'aise. A tous les coups.

On descend, et on inspecte la scène. Et là, on voit un couteau suisse . Oui mais, ce couteau suisse, je le connais. C'est même moi qui l'ai offert.