Chapitre 3 : Comment tout peut changer...
Kurt monta en voiture et ne lâcha plus Blaine du regard.
- Arrête de me regarder comme ça, tu me déconcentres.
Blaine essaya de ne pas lâcher la route du regard mais la tentation était trop forte. Il stoppa la voiture sur un trottoir et se tourna vivement vers Kurt pour lui voler un baiser.
« Tu pouvais pas attendre ? Ma maison est au bout de la rue. »
- Non c'était trop tentant. Mais avoue, ça te dérange pas plus que ça ?
Kurt se mit à rougir fortement et fit mine de s'intéresser à la route.
- Je prends ça pour un oui, rétorqua Blaine fier de l'effet que ses paroles avaient eu sur son petit ami.
En arrivant devant chez Kurt, Blaine eu un doute.
- Kurt, tu vis tout seul ? Depuis deux ans ?
« Ben oui. »
- Comment tu fais pour tout payer ?
« Le garage de mon père, je le tiens le week-end, ça rapporte pas grand-chose, mais c'est déjà ça. »
Blaine ne savait pas quoi dire, alors il ne dit rien et suivit Kurt qui le tirait vers la maison au même titre que sa valise. A l'intérieur, Kurt se dirigea vers la cuisine et montra un verre à Blaine.
- Oui je veux bien. De l'eau suffira. Blaine était émerveillé par la décoration de la maison. Kurt, je vois que ton sens de l'esthétique n'est pas dirigé que vers les fringues.
« Ouais, quand mon père est mort, j'ai tout déplacé dans la maison. Je ne sais pas quel sens mon père avait en plus que les autres mais c'était sûrement pas celui de l'esthétisme. »
Kurt se mit à rire et fut vite rejoint par Blaine qui se rapprocha pour le serrer dans ses bras. Blaine était heureux de voir son chéri rire.
- Je t'aime Kurt.
- Je t'aime aussi Blaine.
Cette affirmation n'avait été qu'un murmure et les deux jeunes hommes se séparèrent rapidement pour se dévisager.
- Kurt, tu viens de me dire que tu m'aimais ! Tu as parlé ! Ho ta voix… Blaine était émerveillé comme un enfant le matin de Noël.
- Hum… On dirait bien ouais et c'est grâce à mon merveilleux petit ami. Tu devrais le rencontrer un des ses jours. Kurt venait de sortir toutes ces paroles ? Il n'en revenait pas.
- J'ai hâte ! Blaine attira Kurt pour un langoureux baiser puis se détacha à regret de son ange de porcelaine. Mais je vais devoir rentrer. J'ai promis à mes parents de passer avant de retourner dans mon appart.
- Ho non. Je viens juste de recommencer à parler et toi tu t'en vas. Tu peux pas rester encore un peu ? Kurt semblait extrêmement déçu mais la réponse de Blaine le rassura.
- Si. Mais une demi-heure pas plus sinon, ils vont me tuer.
- Merci. Trop cool !
Kurt entama une petite danse.
- Attend, refais-moi ça. Kurt s'exécuta. Wow. Fait-moi ce déhanché quand tu veux mais attends-toi bien à ce que je te saute dessus.
- Monsieur Blaine Anderson, je crois que je viens de trouver un de vos points faibles.
Kurt refit son déhanché et Blaine ne se le fit pas demander deux fois, il lui sauta dessus. Ils continuèrent de rire et de s'amuser pendant un bon quart d'heure et finirent pas s'effondrer sur le canapé.
- Dis-moi Blaine.
- Mmm…
- T'es parents. Ils sont comment ?
- Cool. Blaine fit une moue bizarre qui n'échappa pas au regard de Kurt.
- Blaine. Je te crois pas, t'as vu ta tête ? Explique-moi le problème.
- Ben en fait, c'est un assez gros problème.
- Un problème ?
- Un problème pour nous, mon père est homophobe et ma mère ne comprend pas le fait que j'aime les hommes.
On aurait dit que Kurt venait de perdre sa mâchoire. Cette révélation n'annonçait rien de bon.
- Alors il vaut mieux que je ne les rencontre pas !
- Au contraire tu vas m'accompagner chez eux tout à l'heure. On va leur dire pour nous et ils n'auront que deux options : m'accepter comme je suis c'est-à-dire avec toi ou ne pas m'accepter. Dans ce cas, ils ne me reverront plus jamais.
- Ne dit pas ça Blaine.
- Si, j'en ai marre de supporter les sarcasmes de mon père et ses tentatives pour me rendre « normal ». Je peux te promettre que quoi qu'ils disent, je serai toujours là pour toi. Pour nous. Allez allons-y maintenant.
- Tu… Tu ne veux pas en parler avant ?
Mais Blaine venait d'attraper Kurt pour l'entrainer vers la voiture. Avant de monter, Blaine pressa ses lèvres contre celles de son chéri.
- Quoi qu'il advienne, sachez toujours une chose, je vous aime Kurt Hummel.
- Je vous aime aussi Blaine Anderson.
Voila le troisième chapitre.
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