Bonjour,

je tiens à m'excuser de la façon cavalière dont je me conduis en ce moment envers mes autres fics.

Le prologue explique en partie ce qui s'est passé: je suis obnubilée par cette nouvelle histoire.

Et Charis, ma bêta, me demande sans cesse d'écrire, histoire que cette fanfiction avance le plus vite possible.

Pour le moment, je poste juste le prologue, en attendant d'avoir votre avis. Et en espérant que vous ne me détesterez pas trop quand vous lirez la suite.

Disclaimer:

Cet univers et tous ses personnages m'appartiennent. Comment ça je ne suis ni anglaise, ni blonde, ni riche, ni mère de deux enfants ?

Bon, d'accord, je reprends: cet univers et tous ses personnages m'appartiendront quand je serai richissime...

Résumé:

5ème année. Harry est obligé de rentrer pour deux semaines lors du début du printemps chez les Dursley. Il reçoit une sorte d'héritage magique et est presque tué par Vernon Dursley. Severus l'adopte en dépit de leur commun désaccord mais la vie à deux est dure, surtout quand Harry devient muet et que Severus lui en veut pour une raison obscure...

Avertissements divers:

Âmes très sensibles s'abstenir.

Environ un chapitre par mois, le temps de terminer MDC et On a échangé nos mamans... Ensuite, un chapitre toutes les deux à trois semaines environ.

Dédicaces:

Je dédie cette fiction à Charis, ma bêta ainsi qu'à Elisabeth Canden et à Choupi, co-fondatrices du tout jeune forum Harry Potter Write or Dream (lien dans mon profil)



Prologue



« Il est hors de question que j'adopte ce sale gamin répugnant !!! »

C'était une voix froide, dénuée de tout sentiment positif, une voix qui donnait des frissons à l'adolescent couché dans son lit d'hôpital. Des larmes perlèrent discrètement des yeux du jeune homme emplâtré et immobilisé dans son lit.

Personne ne voulait de lui. Personne… Il n'était pas digne d'être aimé. Et c'était de sa faute si Voldemort était de retour…

Flash Back

Harry Potter était un jeune homme comme les autres. Il avait deux bras, deux jambes, un torse, un cou et une tête. Mais les similitudes n'étaient qu'apparence. En réalité, Harry était un sorcier. Et, depuis la mort de ses parents, quatorze ans plus tôt, il a vécu maltraité par la famille de sa mère dans le placard d'une spacieuse maison de la banlieue londonienne.

Heureusement tout de même, son oncle et sa tante l'avaient scolarisé afin de le supporter le moins longtemps possible dans leur maison. Mais, même à l'école, il lui fallait éviter les coups et les humiliations.

Lorsque Harry ne se faisait pas punir à la place de son cousin, spécialement lorsqu'il n'avait rien fait, il se faisait poursuivre par ce même cousin et toute sa bande de brutes épaisses et sans cervelle. Harry n'avait plus aucune illusion sur sa vie. Et puis, un demi-géant était venu le chercher pour l'emmener dans la plus célèbre des écoles de sorcellerie du monde : Poudlard. Et, c'est dans le monde sorcier qu'il apprit tout de son histoire. Un mage noir avait tué ses parents pour l'atteindre lui. Il était réellement célèbre dans le monde sorcier et il était monstrueusement riche…

Seulement, la vie de Harry n'avait pas été une sinécure. En effet, le mage noir qui l'avait rendu orphelin, Voldemort, s'était attaqué à plusieurs reprises à lui, et Harry l'avait contré à chaque fois, aidé en cela par son incroyable chance et ses dons en défense contre les forces du mal.

Seulement, il avait failli perdre sa vie lors de sa quatrième année. Et Voldemort, son pire ennemi, était revenu à la vie… Seulement, quand il avait voulu avertir la population, le ministre le fit passer pour fou à travers la Gazette du Sorcier et, en plus, une chose qui n'avait d'humain que quelques vagues caractéristiques, était devenu le professeur de défense contre les forces du mal. Et cette chose, qui exigeait qu'on l'appelle Professeur Ombrage, l'avait pris en grippe. Maintenant, il avait une cicatrice permanente à la main qui disait : « je ne dois pas dire de mensonges »

Harry allait avoir 16 ans, et c'était les vacances de Printemps… Il devait se rendre pendant une semaine dans sa famille d'accueil, son oncle et sa tante, qui le haïssaient de tout leur être. Seulement, ce n'était pas possible de se rendre ailleurs : l'école était fermée pour permettre au directeur de renforcer les barrières et boucliers magiques, Sirius était en mission à l'étranger, Remus était en mission chez les lycanthropes qui s'étaient échappés en Russie et la famille de Ron partait rendre visite à un ami en Inde. Du coup, le jeune homme ne pouvait aller dans chez aucun sorcier de confiance. Il était obligé de rentrer dans la maison honnie de ses jeunes années.

Le lendemain de son arrivée, Harry se sentait de plus en plus mal. De la fièvre, des tremblements intempestifs, des vertiges et des évanouissements…

Seulement, il n'avait aucune maladie normale. Une maladie sorcière ? Pompom lui avait fait subir des tests juste avant de partir, tests qui s'étaient avérés négatifs. Harry n'était pas malade…

Mais il sentait sa magie gronder au fond de lui. Une magie qui ne voulait que s'exprimer. Comme si elle cherchait de la place tant elle semblait grossir au fond de lui…

Et puis, il fut 23 heures 57. Harry ressentit une forte douleur se propager dans son cœur, centre de sa puissance magique. Cette douleur était si forte qu'il fut pris de spasmes et qu'il ne put retenir un hurlement strident de douleur. C'était comme un doloris, mais lancé à une puissance telle qu'il était sûr de ne pas y survivre.

Sa magie se déploya doucement et il se mit à léviter au dessus de son lit, nimbé d'une lumière bleutée et teintée à certains endroits de vert, de rouge, d'or et, au niveau de son front, d'une touche de noir.

Seulement, son oncle, réveillé par « des bruits intempestifs », vint, armé d'une cravache, dans la chambre, afin de punir le petit ingrat qui n'avait aucun respect pour eux alors qu'ils l'avait nourri, logé, vêtu et scolarisé…

Et les yeux de Vernon s'agrandirent lorsque qu'il vit l'enfant. Il hurla le prénom de sa femme qui, elle, quand elle vit la scène, soupira de résignation.

« C'est inutile Vernon, tu ne pourra rien faire ce soir ! C'était aussi comme ça avec son idiote de mère… Retournons dormir, il n'y a que ça à faire pour le moment. Demain, nous aviserons ».

Mais Harry resta en lévitation pendant 48 heures, le corps nimbé de cette lueur dont l'intensité s'accentuait au fur et à mesure du temps qui passait. Et puis, deux nuits plus tard, le corps du jeune homme se posa doucement sur son lit, et Harry sombra dans une inconscience bienvenue, ce qui n'était point au goût de son oncle qui, le matin venu, le réveilla à coup de puissantes claques.

Vernon, ne voulant point entendre ni voir de magie dans sa demeure, avait prit cet héritage pour une volonté manifeste de désobéir. Et, pendant que Petunia et Dudley étaient de sortie, il s'était acharné sur le morveux, afin de lui faire payer son manque de sommeil entre autres, sans compter l'oppression qu'il avait ressenti pendant la durée de ce phénomène.

Ce fut Petunia qui alerta Albus Dumbledore, directeur de l'école de dégénérés, à l'aide de l'oiseau de malheur de l'adolescent. Le vénérable professeur avait immédiatement transplanné dans la chambre de Harry et avait activé un portoloin spécial qui amènerait le jeune homme dans l'infirmerie même de l'école.

Les yeux bleus du directeur avaient fixé la sœur de Lily Potter avec rage et il avait demandé des explications détaillées. Puis, muni de toutes les affaires personnelles du survivant, il se tourna vers la femme en qui il avait injustement placé sa confiance et lui dit : « je ne pense pas que cet acte restera impuni, Mme Dursley. Si jamais il ne survit pas, ou s'il lui reste des séquelles, je crains que l'Angleterre, telle que vous la connaissez, soit vouée à disparaître à jamais, réduite en esclavage sous le joug de Voldemort… Je vous avais pourtant bien dit que cet enfant est le seul à le vaincre ! Cependant, merci tout de même de m'avoir prévenu…»

Laissant une Petunia inquiète des retombées de l'acte de violence de son mari, Albus tranplanna directement dans l'infirmerie, prêt à porter son aide à une Madame Pomfresh pour le moins affolée à la vue de l'état critique de son patient.

Vernon Dursley avait réussi là où Tom Marvolo Riddle, alias Voldemort, avait échoué. Harry avait les deux jambes cassées en trois endroits différents, la colonne vertébrale très éprouvée et très fragile, les os de sa cage thoracique cassés, sans compter ses bras, son nez et son visage complètement tuméfiés. L'enfant était dans un coma profond, avec peu de chance qu'il s'en sorte intact.

Albus, l'air totalement abattu, le veillait depuis quelques nuits et dormait dans un lit de l'infirmerie de jour, alors que Mme Pomfresh faisait l'inverse.

Fin flash back


Harry venait de sortir d'un long sommeil qui, il le sentait, l'avait plus fatigué qu'autre chose.

Et les voix autour de lui n'étaient pas propices au repos. Les yeux fermés, il entendait les voix du directeur et de Madame Pomfresh.

« Alors, pensa-t-il, je suis à l'infirmerie… Mais, il s'est passé quoi exactement ? J'ai mal partout…»

Heureusement que le jeune homme avait ingurgité par intraveineuse (bénissons les inventions moldues), les potions anti douleur sans quoi, il serait en train de hurler sa souffrance.

Il se rendormit. Et fut réveillé trois heures plus tard par le hurlement de son professeur de potions.


Quelques instants plus tôt.

Une silhouette sombre fit son entrée dans l'infirmerie de l'école.

L'homme, qui venait de faire claquer la porte, n'était certainement pas de bonne humeur.

« Albus, je ne comprends pas pourquoi vous m'avez convoqué ici.

-Severus, je voudrais vous demander un service. Regardez dans ce lit… »

Le regard de Severus afficha quelques nanosecondes un étonnement non feint.

« Qu'a encore fait ce morveux ?

-Il a été battu par son oncle. Et ce dernier a bien failli le tuer… Des procédures sont entamées pour les condamner pour maltraitance sur Harry…

-Le moldu l'a battu comment pour qu'il se retrouve dans cet état ?

-Là n'est pas la question Severus ; il me faut trouver un lieu sûr pour Harry au moins jusqu'à ce qu'il soit majeur… Je n'aurai jamais pensé que sa famille le détestait à ce point, et puis, il est tellement secret…

-Mettez-le avec son cabot de parrain… tous les deux parqués dans ce trou poussiéreux et mal tenu que Black ose appeler une maison, ça nous fera des vacances…

-Severus, Sirius n'est pas encore innocenté, nous ne pouvons pas faire ça…

Albus interrompit sa phrase quand une personne frappa contre la porte.

« Monsieur le directeur, annonça Monsieur Rusard, le Ministre est arrivé. Il désire vous parler à propos de Potter.

-Merci Argus, répondit Albus, d'un air las et résigné. Conduisez-le à mon bureau. Je vous rejoins tout de suite…

-Pas la peine, cingla une voix légèrement méprisante. Dumbledore, je veux voir Potter tout de suite. »

Cornélius Fudge était rentré dans l'infirmerie, tel un conquérant lors de la découverte du « Nouveau Monde ».

« Où est l'enfant ?

-Monsieur le Ministre, il est endormi, et fortement éprouvé par ce qu'il a subi… Nous devrions poursuivre cette conversation ailleurs…

-Je ne pense pas non… Réveillez-le. »

La voix courroucée de Pompom fit frissonner Fudge.

« Est-ce que je vous dit comment faire votre métier de Ministre ? Alors ne me dites pas ce que je dois faire avec mon patient. Il se repose. Il n'est sorti du coma que depuis trois heures. Hors de question que je réveille ce pauvre enfant pour passer à vos caprices ! Et maintenant, baissez d'un ton, je ne veux pas que Harry se réveille ! Ses os sont encore en train de se ressouder… »

Pompom n'avait pas crié. Elle n'avait même pas élevé la voix. Et pourtant, Cornélius Fudge avait tremblé sous les intonations féroces. Pompom était réellement une lionne. Elle défendait à merveille ses patients, et il était hors de question de se mettre en travers de son chemin lorsque la vie d'une personne était en jeu…

Alors, Cornélius céda et baissa la voix, n'osant soutenir le regard effrayant de la matriarche.

« Albus, reprit la voix du ministre, je ne vous laisserai point décider de l'avenir de cet enfant. Vous ne faites que lui mettre de mauvaises idées en tête. Il est hors de question de laisser le Survivant se fourvoyer plus longtemps. A cause de vous, il s'est mis en tête que Vous Savez Qui est de retour. C'est pour cela que j'ai décidé de nommer moi-même la personne qui aura la garde du survivant et ce, irrévocablement… Severus Snape, ne partageant pas votre propension à favoriser cet enfant et pouvant tout le temps contrer votre influence néfaste sur lui, ou Lucius Malfoy, qui veut lui donner une éducation décente… »

Albus fut estomaqué par le culot du ministre. Harry prendrait ça pour une persécution de plus du ministère…

Le respectable vieil homme fit un regard suppliant à Severus… Mais ce dernier laissa exploser son ressentiment.

« Il est hors de question que j'adopte ce sale gamin répugnant !!! »

C'était une voix froide, dénuée de tout sentiment positif, une voix qui donnait des frissons à l'adolescent couché dans son lit d'hôpital. Des larmes perlèrent discrètement des yeux du jeune homme emplâtré et immobilisé dans son lit.

Personne ne voulait de lui. Personne… Il n'était pas digne d'être aimé.

Pendant ce temps, Albus avait passé les barrières d'occlumentie de Severus pour une discussion par la pensée :

« Severus, vous savez que Harry et le jeune Draco Malfoy ne s'entendent pas du tout… Et je ne pense pas qu'il voudra avoir… »

Mais Albus n'eut pas le temps de terminer sa phrase, le ministre l'interrompit.

« Si Monsieur Snape ne prend pas la responsabilité de cet enfant, ce sera donc Monsieur Malfoy. Et ce dernier en est déjà ravi…

-J'accepte » dit Severus d'une voix froide, avec un regard empli de rage envers Albus. Le vieillard allait le lui payer. « J'accepte, mais je ne veux pas d'interférence dans ma façon d'éduquer cet enfant. »


Fin du prologue


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