Bonsoir!
Tout d'abord, je voudrais remercier toutes les personnes qui ont mis mon histoire en story alert, ça m'a fait très plaisir. Même si ça met un peu de pression pour la suite, et que j'ai peur de vous décevoir ^^;
Voici donc le deuxième chapitre de cette histoire, qui j'espère vous plaira.
De nouveau, un tout grand merci à ma bêta, Nanola.
Je profite d'ailleurs pour dire (car il me semble l'avoir oublié dans le chapitre précédent) que c'est Nanola qui a trouvé le titre de cette histoire, et je la remercie aussi beaucoup pour ça.
Voila, bonne lecture!
Mardi
Poudlard, Cachots du maître des potions, 7h
- Severus, aurais-tu l'extrême obligeance de bien vouloir me donner une potion d'amour je te prie ?
Severus Rogue émit un grognement exaspéré à cette proposition qu'il jugeait particulièrement stupide.
- Cesse donc de te comporter comme un imbécile énamouré, Lucius. J'ai l'impression d'être en compagnie de ces cornichons gouvernés par leurs hormones auxquels j'enseigne habituellement, et tu m'as habitué à mieux.
Le-dit Lucius fit la moue, vexé.
- Tu devrais pourtant savoir, continua son ami sur un ton pédant, que les philtres d'amour n'ont qu'un effet temporaire. Si tu administres ça à cet imbécile de Black, tu en seras toujours au même point lorsque les effets se seront dissipés. A moins de lui administrer à vie, et dans ce cas, ne compte pas sur moi pour devenir ton fournisseur, je ne veux pas finir à Azkaban.
L'aristocrate repoussa ses longs cheveux en arrière et pointa sa canne sur Severus.
- N'importe quel touilleur de potions sera prêt à faire tous les philtres qui pourrait me convenir, je suis un Malfoy, et on ne refuse pas de servir un Malfoy.
- Baisse ça, Lucius, siffla Severus en écartant fermement la canne trop menaçante à son goût.
Pour faire bonne mesure, il fusilla Lucius du regard, vexé au plus haut point par le terme de « touilleur » qu'il jugeait insultant et indigne de sa personne, mais il préféra ne pas relever, n'ayant pas du tout envie de se disputer avec son plus vieil ami. Il était vraiment trop tôt pour ça, et puis, si Lucius partait rapidement, il pourrait peut être se recoucher et dormir encore un peu, puisqu'après tout il était en vacances.
- Et je tiens à te préciser, se justifia Lucius en obtempérant, que je sais qu'un philtre a une durée de vie éphémère, mais, si Black en avale suffisamment, il devrait être aimable assez longtemps avec moi pour que je puisse le faire tomber amoureux de ma personne.
- Ou alors, tu pourrais abandonner cette idée, et foutre la paix à Black, et à moi par la même occasion.
- Il n'en n'est pas question, rétorqua le blond.
Severus se frotta les yeux, lassé de cette conversation qu'ils avaient déjà eu un certain nombre de fois par le passé. Il avait dû supporter les jérémiades de Malfoy après sa première aventure avec Black, puis écouter les idées incessantes et délirantes de son ami pour faire tomber Black entre ses bras. Ça s'était calmé lorsque le Gryffondor s'était retrouvé en prison, Lucius étant trop occupé alors par ses propres problèmes pour mettre sérieusement au point un plan pour le faire évader, même s'il remettait le sujet sur le tapis à chaque fois qu'il avait un peu trop bu. Mais depuis que Black avait été réhabilité et que la guerre était finie, le blond était revenu à la charge.
Bien évidemment, ça n'aurait posé aucun problème à Severus si Lucius n'avait pas absolument tenu à le mêler à toute cette histoire.
Il se leva du fauteuil dans lequel il s'était installé, et s'approcha de son bureau, cherchant des copies à corriger pour s'occuper en attendant que le blond se décide à déguerpir de chez lui.
« La patience est une vertu » se serina-t-il mentalement, alors que le titillait l'envie pressante de coller un maléfice aux fesses de son encombrant visiteur pour le faire partir.
S'il n'essayait pas de le faire partir de force, c'est parce qu'il savait que ce serait peine perdue. Son célèbre regard glacial avait toujours fait ricaner Lucius. Ce dernier avait été élevé à la baguette –au sens propre du terme – et habitué dès son plus jeune âge à faire plier les autres sous sa volonté, alors les rictus de Severus ne lui avaient jamais fait peur.
Et Lucius était aussi calé que lui en matière de maléfices et mauvais sorts. En plus il était beaucoup plus vicieux. Il ne restait donc à Severus que la solution d'attendre que le blond se lasse de lui casser les pieds et s'en aille.
Il repéra enfin un paquet des copies, et tendait le bras pour le prendre quand une main ferme se posa sur sa hanche et le tira en arrière. Il se retrouva soudain le dos collé au torse de Lucius, qui, légèrement plus grand que lui, pencha la tête pour la poser sur son épaule et l'entoura avec force de ses bras, lui ôtant toute possibilité de se dégager.
- Severus... susurra l'aristocrate dans un murmure chargé de sous-entendus.
Le potionniste frissonna comme le souffle de son ami lui chatouillait le cou.
- Je me sens si seul Severus... continua Lucius, ravi de son petit effet.
Son compagnon retint un gémissement de désespoir. Il détestait profondément quand Lucius faisait ça. Quand il jouait avec lui. Il aurait dû y être insensible depuis le temps, d'autant plus qu'il était attiré par les femmes et non par les hommes, mais Lucius avait un don pour ces choses là. Avec ses longs cheveux blonds, sa peau d'albâtre et sa voix sensuelle, Lucius pouvait faire se damner un ange.
- Tu ne voudrais pas que je reste seul, n'est-ce pas Severus... Malheureux... Abandonné de tous...
« Ben tiens », se dit Severus, toujours cynique, « un peu plus de trémolos dans la voix et il va réussir à me faire pleurer. »
- J'ai autant le droit qu'un autre de goûter au bonheur, n'est-ce pas ? insista Lucius. Tu ne voudrais pas m'empêcher d'être heureux je pense... A moins que tu ne veuilles remplacer Sirius Black dans mon coeur ?
Severus ne put jamais dire ce qui l'avait fait craquer à ce moment là. Peut-être l'accent de douleur, presque imperceptible dans la voix de Lucius pour quiconque le connaissait moins bien que le maître des potions. Ou le désir que Severus avait de ne plus être collé à son ami, tout en sachant pertinemment que celui-ci ne le lâcherait pas tant qu'il n'aurait pas eu ce qu'il voulait.
Toujours est-il que c'est avec un soupir fatigué, regrettant déjà ce qu'il allait dire, que Severus céda.
- D'accord. Je vais te donner un philtre. Mais un seul tu m'entends ? Après, tu te débrouilleras tout seul.
Il avait à peine fini de parler que déjà Lucius s'était détaché de lui, avait repris son air hautain habituel, et lui souriait d'un air victorieux.
Severus sentit qu'il s'était fait avoir. Ce type ne pouvait pas être le même que celui qui pleurnichait quelques instants auparavant.
- Comédien ! souffla-t-il entre ses dents serrées tout en se dirigeant vers sa réserve à potions personnelle.
Le sourire de Lucius s'élargit un peu plus. Mais il se fana bien vite lorsqu'il lu l'étiquette de la fiole que venait de lui donner le professeur.
- Ce n'est pas de l'amortentia, fit-il, déçu.
- Contente toi de ça, et fiche moi la paix, grogna Severus en retour. J'ai des copies à corriger, et des expérimentations à faire.
- Avant, dis moi quelle est la durée d'action de ce philtre ?
- Deux semaines. Et maintenant, fiche le camp ! s'emporta Severus, à bout de patience.
12 Square Grimmaurd, 11h
Dans un craquement discret, un elfe de maison apparut dans la cuisine de la demeure familiale des Black. Il regarda tout autour de lui en se tordant les mains, et avisant une cruche de jus de fruits, fit apparaître une fiole qu'il vida dedans. Puis il disparut aussi vite qu'il était venu.
Manoir Malfoy, appartements de Lucius Malfoy, 14h.
Lucius sortit de la douche et s'essuya rapidement. Il voulait être à son avantage quand Sirius arriverait, ce qui, d'après ses calculs, ne devrait plus tarder.
La taille entourée d'une serviette blanche, il ouvrit grandes les portes de son dressing. Il lui fallait une tenue parfaite, pour faire de ce jour un jour parfait.
Il se décida pour un pantalon en cuir noir légèrement moulant. Il se posta devant le miroir et tint le pantalon devant lui, tandis qu'il essayait d'imaginer la scène : Sirius à genoux devant lui, lui déclarant son amour, et lui, assis sur le fauteuil, les jambes croisées...
Non, ce pantalon ne conviendrait pas finalement. Lucius s'apitoya un instant sur lui-même. Le reste du monde se rendait-il compte à quel point il était difficile d'être toujours le meilleur partout ?
Il en était là de ses réflexions quand la porte de ses appartements vola en éclats et qu'un hurlement le fit sursauter.
- Lucius ! Épouse moi !
Le choc fut tel que Lucius, qui était habituellement maître de ses émotions, ouvrit la bouche comme un poisson manquant d'air et oublia de remonter la serviette qui glissait le long de ses hanches.
Il le regretta fortement dans les secondes qui suivirent, car Harry Potter se jeta sur lui pour l'embrasser et posa sa main sur les parties intimes de son anatomie.
Lorsque le jeune homme délaissa sa bouche pour embrasser son cou, Lucius fit fi de tous ses principes, et hurla, espérant que son fils, qui boudait depuis la veille dans ses appartements personnels, viendrait à son secours. Parce qu'il ne fallait pas compter sur les elfes de maison, Lucius leur ayant toujours interdit de se mêler de ce qui se passait dans sa chambre, quoiqu'ils entendent. Encore une chose qu'il regrettait vraiment maintenant. Il se tortilla dans une tentative désespérée d'échapper à Harry, mais à son grand étonnement, celui-ci avait plus de force que prévu, et il ne parvint pas à se dégager. Comment un garçon aussi maigre pouvait-il peser aussi lourd ?
- Harry ! Harry, lâche le !
- Père ? Que... Potter !
Sirius et Draco arrivèrent en même temps dans la chambre. Le premier avait suivi Harry, le second avait entendu les cris d'orfraie de son père. Ils essayèrent de faire lâcher prise au brun mais celui-ci les repoussa violemment avant de sortir sa baguette pour les menacer.
- N'approchez pas ! cria-t-il en se mettant devant Lucius. Il est à moi ! C'est mon mien rien qu'à moi et on s'aime !
- Mon mien rien qu'à moi ? Non mais tu t'entends Potter ? On dirait cette débile de Lavande Brown ! Et qu'est ce que tu fous là d'abord ? s'énerva Draco.
Il était furieux. Hier, Harry minaudait devant son père. Puis, s'en allait en claquant la porte, sous prétexte que Draco avait dit un ou deux mots de travers. Et voila qu'aujourd'hui il batifolait avec son père, qui semblait avoir oublié de s'habiller. Si Potter n'avait pas une très bonne explication pour justifier ses agissements, Draco allait commettre un meurtre.
- Ne me parle pas sur ce ton ! répondit Harry en pointant sa baguette sur Draco.
Sirius regarda son filleul, dont la main tremblait légèrement, et fit un pas de côté, s'assurant ainsi de ne pas faire partie des dégâts collatéraux si Harry craquait et lançait un sort.
- Ok, fit Draco en levant les mains devant lui, dans un geste conciliant.
Quand l'homme qui a abattu le plus puissant mage noir de tous les temps vous a dans son collimateur, il vaut mieux faire profil bas. Et puis, Draco sentait bien que quelque chose lui échappait. Lucius semblait ennuyé par les événements, Black inquiet pour son filleul, mais aucun des deux ne semblait surpris par les agissement du brun.
Draco plissa les yeux, et foudroya son père du regard, sûr de sa culpabilité.
- Père... qu'avez-vous fait, encore ?
Lucius haussa les épaules sans répondre, un peu gêné quand même que son plan ait si lamentablement foiré, et récupéra sa serviette de toilette pour s'enrouler dedans, histoire de préserver le peu de dignité qu'il lui restait.
Sirius répondit à la place du blond.
- Ton imbécile de père - je ne sais pas pourquoi, mais je sens que c'est lui - a versé un philtre d'amour dans une carafe de jus de citrouille. Harry en a bu ce midi... et voilà le résultat.
- Je n'ai rien versé du tout, rétorqua Lucius avec un air innocent sur le visage.
D'accord, certains pourraient prendre sa réponde pour de la mauvaise foi, et pourtant, ce n'était que la pure vérité. Il n'avait pas versé le philtre dans la carafe. Il avait demandé à un elfe de maison de le faire pour lui, ce qui n'était pas la même chose.
Comme apparemment personne ne semblait décidé à l'attaquer pour l'instant, Harry baissa sa baguette, et se tourna pour se blottir contre Lucius, qui n'eut d'autre choix que de le prendre dans ses bras. Il craignait qu'un rejet de sa part n'énerve de nouveau le garçon.
- Bon, soupira Draco, qu'est ce qu'on fait maintenant ?
Il jeta un regard mauvais au couple formé par son petit ami et son père, et se sentit quelque peu jaloux devant les démonstrations d'affection que prodiguait Harry à Lucius. Certes, Harry était sous l'emprise d'un philtre, mais Draco aurait quand même bien aimé être regardé de cette façon par le brun.
- Harry ? Tu veux bien lâcher Malfoy maintenant ? Il est temps de rentrer à la maison. tenta Sirius sans trop y croire.
- Nan, répondit son filleul.
- J'me disais bien aussi que ça aurait été trop simple, soupira le dernier des Black en se massant les tempes, soudain fatigué. Combien de temps la potion est-elle censée faire effet Malfoy ?
A la minute où ça se terminerait, il réduirait Malfoy senior en pâté d'hippogriffe pour lui faire passer le goût d'améliorer le jus de citrouille des autres. Le blond ne répondit pas tout d'abord, occupé à empêcher Harry de passer les mains sous la serviette de bain qui protégeait sa vertu. Ayant réussi à immobiliser les mains du jeune homme avec les siennes, il leva la tête vers l'homme de ses rêves, déplorant que ce ne soit pas lui qui lui inflige ça.
- Je ne sais pas trop. C'est Severus qui l'a faite, alors... s'il n'a pas menti quand il me l'a donné, deux semaines.
A cette annonce, Sirius cocha mentalement d'étriper Rogue la prochaine fois qu'il le croiserait.
- Deux semaines ? Et qu'est ce que tu comptais faire pendant tout ce temps ? demanda Draco, curieux et furieux.
- J'espérais que ça me donnerait l'occasion de séduire Black évidemment. Je n'avais pas prévu que cet idiot d'elfe de maison verserait le philtre dans du jus de citrouille, à la portée de n'importe quel abruti venu. Et puis Sirius a toujours détesté le jus de citrouille.
Le concerné le dévisagea avec étonnement.
- Comment sais-tu ça toi ?
Lucius haussa les épaules.
- Je le sais, c'est tout.
Il regarda Sirius avec un air de défi, comme pour dire : tu vois que je t'aime ! Leurs regards s'accrochèrent et ne se lâchèrent plus pendant quelques secondes, jusqu'à ce qu'Harry réclame de nouveau l'attention de Lucius.
- Luciussounet, demanda-t-il en se pendant au cou de l'ancien Serpentard qui se raidit à ce surnom particulièrement débile, tu crois qu'on pourrait se marier en rose ?
L'idée d'un mariage, rose de surcroît, fit affreusement pâlir toutes les personnes se trouvant dans la pièce, à l'exception du brun.
- Heu... fit Lucius, sans savoir que répondre.
- Et on pourrait adopter quatre ou cinq enfants aussi !
Lucius chercha du regard de l'aide auprès des deux autres personnes présentes, effrayé par ce qu'il avait déclenché avec son philtre. Draco, lui, contemplait son amant avec horreur. Il espérait fortement que ces réflexions mièvres dignes d'un Poufsouffle n'étaient que des effets secondaires de la potion.
- Bon ! s'exclama Sirius, qui n'avait pas envie de passer la journée là. Qui dit philtre dit antidote. Donne lui l'antidote Malfoy, qu'on en finisse et que je puisse t'arracher la tête avant de rentrer chez moi.
A cette annonce, Harry jeta un regard tellement mauvais à son parrain que celui-ci recula de deux pas.
- C'était une blague, Harry, ajouta-t-il précipitamment en prenant un air angélique.
- Je ne possède pas d'antidote, marmonna Lucius. C'est Severus qui l'a fait, il ne me l'a pas donné, et je ne pensais pas en avoir besoin.
- Bon, soupira Draco, je suppose qu'il ne me reste plus qu'à aller chercher Parrain...
L'idée ne l'enchantait pas du tout, surtout que le potionniste avait semblé particulièrement énervé en repartant le jour précédent, mais il fallait bien trouver une solution. Il sortit de la pièce en pestant tout haut contre les idées stupides de son père.
Lucius et Sirius restèrent seuls, avec Harry toujours accroché à Lucius comme si sa vie en dépendait.
« On dirait une moule sur un rocher », se dit distraitement Sirius en contemplant son filleul.
Soudain, les connaissances de Lucius lui revinrent en mémoire.
- Au fait, que sais-tu d'autre de mes goûts ?
Lucius regarda l'homme aux cheveux noirs avec perplexité.
- Tu es sur que c'est le moment de parler de ça, Black ?
L'homme eut une moue légèrement dédaigneuse.
- Pourquoi, tu as autre chose à faire ? s'enquit Sirius clairement amusé. A moins que tu ne veuilles que je te laisse seul en compagnie d'Harry, vous avez l'air d'avoir un tas de choses à vous dire.
Lucius sentit le brun hocher vigoureusement la tête contre son torse et ne put s'empêcher de frémir à l'idée de se retrouver seul dans la même pièce que ce dingue.
- Non, ça ira, je te remercie, s'empressa-t-il de répondre, préférant ne pas relever le gémissement dépité d'Harry.
- Je t'écoute ! fit un peu trop joyeusement Sirius au goût de Lucius.
Finalement, voir Lucius Malfoy obligé de faire des câlins à Harry Potter avait quelque chose d'assez distrayant. Même si Sirius préférait oublier, pour le moment, qu'Harry était son filleul.
- Et bien... commença Lucius. Je sais que tu n'aimes pas le jus de citrouille, et que ta boisson préférée est l'Ogden's Old Firewhisky. Tu aimes beaucoup les pâtés de Molly Weasley, mais pas le poisson. Ta couleur préférée est le noir, comme le nom que tu portes, ou la couleur du chien de ta forme animagus. Tu ne portes plus de...
- Ok ok stop ! l'interrompit Sirius en agitant la main. T'es assez flippant comme ça Malfoy.
- Je trouve aussi, ajouta une voix derrière lui.
Sirius se retourna et fronça le nez de dégoût.
- Servil... Severus, se rattrapa-t-il de justesse.
Mieux valait éviter d'insulter le maître de potions avant qu'il n'ait donné l'antidote à Harry. Après, Sirius pourrait lui expliquer sa façon de penser sur sa part de responsabilité dans cette affaire. En le cognant dans le mur, tiens, pour être sûr que le message passe.
Rogue étira les lèvres en un rictus mauvais. Il n'allait pas se priver de pourrir la vie de Black alors qu'il était, pour une fois, en position de force.
- Couché le chien ! Ou je laisse Potter comme ça...
- Il n'en n'est pas question ! se révolta Lucius, qui essayait de repousser Harry.
Maintenant Severus était là, il allait pouvoir s'en charger.
- Mais, Luciussounet, et notre mariage en rose ? s'enquit Harry, avec l'air d'être prêt à se mettre à pleurer si la réponse ne lui plaisait pas. Tu préfères le violet peut être ?
Sirius et Severus tournèrent en même temps la tête vers Lucius et ricanèrent. Draco, qui avait suivi son parrain dans la pièce, leva les yeux au ciel. Mais une question le turlupinait.
- Parrain, est ce que ta potion peut pousser ceux qui ont en consommé à parler comme des demeurés ?
- Oui, mais si tu parles de ce que Potter vient de dire, je crains que ce ne soit naturel chez lui. Bon, Potter, buvez ça.
- Nan.
- On n'est pas sortis de l'auberge, soupira Sirius, qui savait combien son filleul était têtu.
12 Square Grimmaurd, 23h
Sirius retira sa chemise et se laissa tomber en arrière sur son lit. Il contempla pensivement le plafond en se remémorant tous les événements de la journée et finit par se mettre à rire, d'un rire rauque qui ressemblait à un aboiement.
Quand Harry avait bu son jus de citrouille au repas, Sirius avait tout de suite compris que quelque chose clochait, car son filleul était resté un instant les yeux dans le vague, avant de déclarer que Lucius devait se sentir terriblement seul loin de lui, et qu'il fallait qu'il le rejoigne. Harry s'était alors jeté dans la cheminée pour aller au manoir Malfoy, et Sirius avait dû transplaner, ne faisant pas partie des visiteurs autorisés à utiliser la cheminée du manoir.
En y repensant, ce n'était pas logique qu'il ne puisse pas accéder au Manoir Malfoy par la poudre de cheminette alors que Lucius prétendait être amoureux de lui. C'est pour ça qu'il n'avait pas pu empêcher Harry de sauter sur Malfoy, parce qu'il lui avait fallu du temps pour les rejoindre.
Sirius sourit au plafond. Lucius Malfoy était quand même sacrément bien foutu. Sirius avait eu tout le temps de se rincer l'œil avant que le blond ne puisse récupérer sa serviette de toilette.
Enfin, tout ça était fini. Après une bonne heure de négociations, qui avait failli faire s'arracher ses cheveux gras à Rogue, ils avaient fini par convaincre Harry de boire le remède. Le jeune homme avait repris ses esprits et avait été horrifié en réalisant ce qu'il avait fait. Presque aussitôt, il avait pris la fuite en entraînant Sirius, qui n'avait donc pas pu le venger dans les formes. Ils étaient rentrés à la maison, mais les Malfoy les avaient bientôt rejoints. Si Sirius avait catégoriquement refusé d'entendre les excuses de Lucius, Harry avait fini par repartir avec Draco.
Sirius soupira. Lucius avait essayé de s'excuser... Jamais encore il n'avait entendu Lucius s'excuser. Cet homme était vraiment étrange... en plus d'être diablement sexy. Sirius finit par s'endormir en rêvassant au corps mince et musclé d'un blond aux yeux gris.
Voila, terminé pour aujourd'hui!
Surtout, n'hésitez pas à me laisser un petit mot, histoire de m'encourager à continuer à écrire!
Le troisième chapitre n'arrivera pas avant la fin de cette semaine je crois, voir de la semaine prochaine, car je vais être un peu occupée les prochains quinze jours. Désolée pour l'attente!
