Bonsoir tout le monde!

Ou bonjour, selon l'heure.

Me voici de retour avec le nouveau chapitre.

Un chapitre plus... calme, mais j'espère tout aussi intéressant.

Avant de vous laisser lire, je voudrais encore et toujours remercier Nanola, pour le super travail de correction qu'elle effectue sur ce texte.

Je voudrais aussi remercier toutes les personnes qui ont mis cette histoires dans leurs favoris ou en alerte, parce que ça me fait très plaisir et que c'est vraiment encourageant.

(Sauf que ça me stresse beaucoup aussi, car je me demande si la suite va plaire autant que le début.. ^^)

Sur ce, bonne lecture!


Vendredi

12, Square Grimmaurd, 12h00

Harry frappa une nouvelle fois à la porte de la chambre de son parrain, puis l'appela une nouvelle fois.

- Sirius, s'il te plaît, tu veux bien sortir ?

- Non.

Le ton de son parrain était boudeur et Harry leva les yeux au ciel. Il adorait son parrain, mais Merlin seul savait combien Sirius pouvait se comporter en véritable gamin quelques fois. Et Harry sentait que ses réserves de patience s'effilochaient de plus en plus à chaque nouvelle tentative pour faire sortir Sirius de sa chambre.

- Tu vas rater le repas, dit-il en regardant le mur.

- Pas faim.

Harry fit la grimace. Il se doutait bien qu'il n'avait que peu de chance de convaincre Sirius en lui parlant du repas, vu que l'homme avait sa propre réserve de biscuits cachée sous son lit. Mais là, Harry était à bout d'arguments valables.

- D'accord, fit-il. A tout à l'heure.

Le brun descendit l'escalier lentement, sans attendre une hypothétique réponse de son parrain. Il gagna la cuisine, s'assit sur une des chaises et posa son menton dans ses mains.

- Ça n'a pas marché ? demanda une voix aux inflexions légèrement traînantes.

- Bien sur que non. Il est aussi têtu que ton père, répondit Harry en relevant la tête pour regarder Draco.

Le blond était en train de croquer dans une part de quiche. Il fit la grimace, avala, repoussa son assiette, et corrigea Harry d'une voix grave.

- Un Malfoy n'est pas têtu. Il est conscient de la véracité de ses opinions et de la nécessité de les partager avec le commun des mortels, c'est tout.

Harry fixa son amant, épuisé rien qu'à l'idée d'entamer une querelle avec lui à propos de ce qu'il venait de dire. En plus, le brun était habitué désormais à ce que les Malfoy père et fils lui sortent de pareilles inepties – du moins de son point de vue non Malfoyen.

- Parfait Draco !

Les deux jeunes homme sursautèrent et se tournèrent vers la porte de la cuisine.

- Je vois que la fréquentation assidue de Mr Potter ne t'as pas fait perdre les bonnes manières, continua Lucius.

-Bonjour Père, fit Draco.

-Lord Malfoy, ajouta Harry.

L'aristocrate s'avança jusqu'à la table et prit une chaise. Il semblait en pleine forme, et la potion qu'il avait prit la veille en rentrant avait fait disparaître toute trace de son œil au beurre noir.

- Comment êtes-vous entré ? demanda Harry, curieux.

Il lui semblait avoir entendu Sirius dire à Lindy de ne plus jamais ouvrir la porte à Lucius.

- J'ai toujours été un homme plein de ressources, Mr Potter, répondit Lucius avec un petit sourire narquois.

Harry plissa les yeux avec méfiance, mais préféra ne pas réclamer plus d'explications . Après tout, tant que Lucius ne faisait rien de pire qu'entrer dans la maison...

- Alors, se renseigna le plus naturellement du monde Lucius, j'ai cru comprendre que Sirius était contrarié ?

- Contrarié est un doux euphémisme. Je crois qu'il ne sortira pas de sa chambre d'ici les vingt prochaines années, soupira Harry.

- Allons donc, je suis sûr que vous dramatisez.

Lucius sortit sa baguette de sa poche, et fit apparaître un bout de parchemin. Il matérialisa également une plume et écrivit rapidement quelques mots.

- Vous savez, Sirius peut être vraiment borné quand il s'y met, ajouta Harry.

Harry se demandait ce que le blond préparait. Il jeta un regard interrogateur à Draco, mais celui-ci se contenta de hausser les épaules, plus concerné par son verre vide que par les idées de son père. Et Lucius était trop loin pour que Harry puisse lire ce qu'il avait écrit.

L'aristocrate posa sa plume, se relut et eut un sourire amusé.

- Cinq gallions que votre parrain sera dans cette cuisine dans moins de cinq minutes.

Le brun fronça les sourcils. Il n'aimait pas trop le sourire finaud de Lucius, mais il était curieux.

- Tenu. Comment comptez-vous réussir cet exploit ?

Pour toute réponse, Lucius agita son parchemin. Il le plia bien soigneusement en forme de hjbou, et lui donna un petit coup de baguette. Sous les yeux surpris de Harry – Lucius Malfoy faisant de l'origami, ça ne se voyait pas tous les jours ! - le hibou prit son envol et disparut en direction de l'étage et de la chambre de Sirius.

- Cinq minutes maximum, assura Lucius.

Il se leva et alla s'asseoir de l'autre côté de la table, le plus loin possible de la porte, la baguette à la main, sous le regard de plus en plus perplexe du brun.

Quelques secondes se passèrent en silence, puis on entendit une exclamation étouffée et une porte au premier s'ouvrit violemment. Harry réalisa soudain qu'il était entre la porte de la cuisine et Lucius Malfoy. Si Sirius devait jeter un sort à Lucius, Harry se trouverait donc sur la trajectoire, servant de bouclier humain à Lucius. Il n'eut pas le temps de dire à Lucius sa façon de penser, car Sirius entra dans la pièce, le parchemin à la main, rouge de colère.

- Malfoy, cria-t-il, si tu touches à un seul cheveu de...

- Vous me devez cinq gallions, Mr Potter, le coupa Lucius.

Sirius s'interrompit, déstabilisé par la scène qui se déroulait sous ses yeux. En général, quand il criait, on l'écoutait. Là, le blond avait tendu une main vers Harry avec l'air de se moquer totalement de ce que Sirius avait à dire. L'animagus nota néanmoins que l'aristocrate tenait fermement sa baguette dans la main droite.

Harry soupira et glissa sa main dans sa poche. Il en ressortit une petite bourse et donna à Lucius ses cinq gallions.

- Vous m'expliquez comment vous avez fait maintenant ? Ça pourrait me servir une prochaine fois, dit-il au blond.

- Je suis un Malfoy, je connais des techniques de persuasion que vous n'imaginez même pas, répondit l'aristocrate d'un ton nonchalant.

- Si je vous dérange, n'hésitez pas à le dire, siffla Sirius, agacé qu'on ne fasse pas attention à lui.

- Désolé, fit Harry d'un air contrit.

Lucius empocha ses cinq gallions puis leva la tête vers Sirius. Constatant que l'homme n'avait pas sorti sa baguette, il considéra que tout risque de se prendre un sort en pleine tête était écarté, et qu'il pouvait donc ranger la sienne.

- Apparemment Harry n'est pas en danger, reprit Sirius, alors puis-je savoir ce que tu fais ici, Lucius ? Il me semblait avoir été clair hier : je ne veux plus te voir.

- En danger ? souffla Harry à Draco qui s'était rapproché de lui. Pourquoi je serais en danger ?

- Je suis venu t'inviter à déjeuner, répondit Lucius en se levant. Tu sais, pour me faire pardonner pour hier, enterrer la hache de guerre, toutes ces choses qu'apprécient les Gryffondor typiques. Mais, il fallait d'abord te faire sortir de ta chambre...

- Je vois, lâcha Sirius d'un ton froid.

De son côté, Draco avait haussé les épaules à la question de son amant. Il tendit la main vers le parchemin que Sirius avait laissé tomber sur la table. Pendant que leurs aînés se défiaient du regard en silence, ils lurent rapidement le papier. Arrivé en bas de la page, Harry se demanda s'il devait rire ou pleurer des idées de Lucius. Ce dernier n'avait rien trouvé de mieux à écrire que : « Je retiens Harry en otage dans ta cuisine, si tu ne descends pas immédiatement Draco va se retrouver célibataire ! ». Après réflexion, Harry décida que le pire était que Sirius y ait cru, suffisamment pour descendre en tout cas.

Finalement, Harry décida d'imiter Draco et de ne rien faire. Ne surtout pas se faire remarquer par les deux hommes qui se dévisageait toujours en chiens de faïence.

Le silence s'étira longuement, et enfin Sirius prit la parole.

- D'accord.

Son ton était calme et déterminé, toute trace d'énervement avait disparu de sa voix. Cela surprit tout le monde, à commencer par Lucius. Le blond scruta l'animagus avec méfiance, n'osant croire à sa chance.

- Je suis sérieux, assura Sirius, je reconnais que le parchemin pour me faire sortir de ma chambre était bien joué de ta part, alors j'accepte d'aller déjeuner avec toi.

- Oh... heu... bien... Parfait ! articula Lucius qui ne savait pas trop quoi répondre..

Il était pris au dépourvu, il pensait que Sirius allait refuser, tempêter, voire l'insulter ou le frapper. Et voilà que Sirius acceptait sans faire de difficultés. Le blond eut un sourire de triomphe.

- Bien ! J'ai réservé une table dans le meilleur restaurant du Chemin de Traverse ! Si nous partons maintenant...

- Non.

Lucius perdit aussitôt son sourire et, bien qu'il soit un peu perdu, il se recomposa un visage froid habituel.

- Comment ça, non ? Tu viens de dire que tu acceptais de manger avec moi !

- Je veux bien manger avec toi, mais pas sur le Chemin de Traverse, fit Sirius en croisant les bras.

- Ah. Et bien si tu préfères, nous pourrions aller au...

- Non plus, le coupa une nouvelle fois Sirius.

Lucius siffla, agacé.

- Pourrais-tu cesser de m'interrompre ? Tu réponds non sans même savoir ce que j'allais proposer !

- Nous irons dans un restaurant moldu, répondit Sirius sans relever l'accusation.

- Moldu ? Il n'en n'est pas question ! s'insurgea Lucius. Je suis un Malfoy ! Je ne m'abaisserai pas à de telles pratiques !

Sirius prit son air le plus buté et fronça les sourcils.

- Ça sera un restaurant moldu ou rien, Malfoy !

De nouveau, l'air se chargea d'électricité. Harry soupira, exaspéré par leur comportement et décida d'intervenir, oubliant sa précédente résolution.

- J'ai une idée ! Vous n'avez qu'à faire un repas dans un restaurant sorcier ce midi, et un repas dans un restaurant moldu ce soir !

Sirius et Lucius secouèrent la tête de gauche à droite dans un bel ensemble.

- Pas de restaurant sorcier, dit le premier.

- Pas de restaurant moldu, ajouta le second.

Harry leva les yeux au ciel en les entendant, et se tourna vers Draco, en quête de soutien. Mais le jeune homme, lassé d'entendre les deux hommes se disputer, avait prit la fuite pendant qu'on ne s'occupait pas de lui et ne se trouvait plus dans la cuisine. Harry nota d'aller l'enguirlander dès qu'il en aurait fini avec les deux idiots qui se tenaient devant lui. Le brun releva la tête et toisa ses interlocuteurs. Ou plutôt, il imita à la perfection l'expression qu'avait Molly Weasley quand elle mettait sa famille au pas.

Après tout, il commençait à en avoir assez que ces deux andouilles se tournent autour et lui gâchent la plupart des moments agréables qu'il passait avec Draco depuis le début de la semaine. Sans compter que Draco était allé rendre visite à Severus Rogue la veille au soir et l'avait trouvé au bord de la dépression, à cause de la manie qu'avait Lucius de débarquer chez lui à toute heure. Harry n'aimait pas spécialement le maître des potions, mais bon, ce n'était pas une raison pour laisser Sirius et Lucius enquiquiner le monde avec leurs bêtises.

- Bon ! Ça suffit avec vos gamineries maintenant ! Vous allez faire un effort tous les deux ! Sirius, je te rappelle que tu es un Gryffondor, alors tu vas prendre ton courage à deux mains, et aller sur le Chemin de Traverse ! Lord Malfoy, je vous signale que vous nous avez aidé pendant la guerre, que vous faites partie des gentils, et qu'aller dans un restaurant moldu ne pourrait qu'aider à redorer le blason des Malfoy !

Le brun interrompit sa tirade pour reprendre son souffle, profitant de ce que les deux autres étaient trop surpris par son éclat de voix pour protester.

- Et je vous préviens, si je vous entends encore vous disputer pour des broutilles, je vous enferme dans une pièce jusqu'à ce que vous soyez réconciliés ou morts !

Sur ces bonnes paroles, il quitta la pièce en claquant la porte. Au tour de Draco.

Sirius et Lucius contemplèrent la porte avec des yeux ronds, puis Sirius se mit à rire lorsque la voix de Harry se fit de nouveau entendre, apparemment en train de crier sur Draco.

- Et bien, fit-il, il semble qu'il n'ait pas seulement hérité des yeux de sa mère !

- C'est vrai qu'elle avait aussi son caractère, renchérit Lucius.

- Tu te souviens quand elle t'avait enguirlandé parce que tu avais jeté un sort aux premières années de Serpentard alors qu'elle était là ?

- Oui. Une Gryffondor défendant des Serpentard... Il n'y avait qu'Evans pour faire ça.

- C'était le bon temps...

- Oui...

- ….

- ….

- Allez viens, il est trop tard pour aller manger, je te paye un verre aux Trois Balais, annonça Sirius.

Lucius regarda l'heure à l'horloge de la cuisine.

- Qu'est ce que tu racontes ? Il n'est que midi et demi. Nous avons parfaitement le temps d'aller prendre un repas.

Sirius haussa les épaules.

- En fait, j'ai mangé dans ma chambre. Alors, ce verre ?

Pré-Au-Lard, Les Trois Balais, 14h

- Ah, et quand on a teint les cheveux de Nott en rouge vif ? demanda Sirius en reprenant une gorgée de Bièraubeurre.

- Il était furieux ! Il avait rendez vous avec la fille Abbott ce soir là, sourit Lucius en touillant son thé. Il a dû annuler, impossible de faire partir cette affreuse couleur.

- Le rouge n'est pas une couleur affreuse ! pesta Sirius.

- Quand elle se trouve sur la tête de Nott, si, trancha Lucius.

Il était ravi. Il était assis aux Trois Balais avec Sirius et ils étaient en train de rire ensemble en évoquant des vieux souvenirs. C'était le bonheur.

Pré-Au-Lard, Les Trois Balais, 16h

- Et la fois où McGonagall vous a chopé alors que vous étiez en train de repeindre le bureau de Sinistra en rose ? demanda Lucius en entamant son troisième verre de rhum groseille.

- Ah oui ! Je me suis toujours demandé comment elle avait su...

Sirius écarquilla les yeux en voyant Lucius commencer à ricaner.

- Nan... Toi ?

Le blond haussa les épaules.

- Vous aviez attaqué Severus le matin même, et c'était une bonne occasion de vous pourrir la vie en retour.

- Bande de serpents sournois ! protesta Sirius - mais son sourire retirait tout son poids à l'insulte.

L'animagus était plutôt content de découvrir que Lucius était un gars sympa dans le fond, avec qui on pouvait discuter et rire.

Pré-Au-Lard, Les Trois Balais, 19h30

- Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlaraaaaard, aaaaapprends nous ce qu'il faut savoooooooooirrrr !

Sirius s'interrompit pour boire d'une traite la fin de son verre de Whisky Pur feu. Déjà bien éméché, il en renversa la moitié, provoquant les rires de Lucius qui se mit à chanter à son tour l'hymne de Poudlard. Avec quelques difficultés, l'alcool ne l'aidant pas à se souvenir des paroles exactes.

- Que l'on soit jeeeeuuune ou vieux ou mauve ! Ou qu'on ait les...

- DEHORS ! Dehors ! Sortez d'ici espèces de poivrots !

La douce voix de la propriétaire coupa net l'élan lyrique de Lucius, qui la fusilla du regard.

- Femme ! tonna-t-il. On ne prale... plare... parle pas sur ce ton à un Malfoy !

-Dehors ! répondit la tenancière, pas impressionnée pour deux noises.

Pré-Au-Lard, devant Les Trois Balais, 19h40

- Harpie ! cria Sirius en direction de la porte de l'auberge dont ils venaient de se faire expulser, bien qu'ils aient vaillamment résisté pendant une dizaine de minutes.

- Troll des montagnes ! renchérit Lucius, furieux d'être traité ainsi.

Comme la porte restait définitivement close devant eux, les deux sorciers s'éloignèrent.

- Hé, Lucius ! appela Sirius. Regarde !

De sous sa cape, Sirius sortit triomphalement les deux bouteilles de Whisky Pur Feu qu'ils avaient à peine entamé avant de se faire jeter dehors.

Poudlard, Appartements du Maître des Potions, 21h

Severus était affalé dans son fauteuil, nageant dans le bonheur. Un bon gros grimoire, une tasse de thé, et un bon feu, qu'y avait-il de meilleur pour passer la soirée ? L'enseignant étudiait la composition d'une nouvelle potion quand un bruit étrange le fit lever la tête et froncer les sourcils. Il entendait plusieurs voix... une chanson ?

L'homme aux cheveux noirs se demanda vaguement quels élèves oseraient se balader à cette heure dans le château, alors que c'était interdit. A moins que ce ne soit pas des élèves ? Comme la perturbation se rapprochait de ses appartements, Severus referma son livre dans un claquement sec et se leva, prêt à aller incendier les imbéciles qui troublaient sa tranquillité.

Les épais murs des cachots étouffaient trop les sons pour qu'il puisse reconnaître les voix ou les paroles, mais cela n'empêcha pas l'enseignant de se diriger à grands pas vers sa porte d'entrée, qu'il ouvrit brusquement.

- Qu'est ce que c'est que ce raffut ? Nous ne sommes pas chez...

La fin de sa phrase se bloqua dans sa gorge et ses yeux s'écarquillèrent devant le spectacle qui s'offrait à lui. Appuyés l'un sur l'autre, apparemment complètement ivres, Lucius et Sirius se dirigeaient vers ses appartements en chantant atrocement faux un tube des Bizarr'Sisters.

- Can you dance like a hippogriff, mamama, mamama...

Sentant venir les ennuis, Severus se demanda s'il ne ferait pas mieux de prendre la fuite tout de suite. Mais il hésita un peu trop longtemps, et comprit qu'il était perdu quand Sirius l'aperçut et pointa un doigt sur lui.

- Luce ! Regarde ! C'est le petit Servi... Serve... Bah, on s'en fiche en fait.

Le blond fixa tout d'abord une armure en louchant, se rendit compte que Sirius regardait derrière lui, se retourna et s'exclama :

- SEREVUSSE !

- Merlin soit maudit, grommela le nouvellement baptisé Serevusse.

Il laissa entrer les deux hommes titubant dans ses appartements, et se demanda soudain comment ils avaient fait pour arriver jusque là.

« Probablement par un des passages secrets », se dit-il en se rappelant que Sirius les connaissait tous ou presque.

Il ferma la porte derrière les deux ivrognes et les regarda s'effondrer dans son canapé.

- Viens t'asseoir Sevrelus ! l'appela Sirius

- Qu'est ce vous fichez là ? lui demanda Severus en ignorant l'invitation et ce nouveau prénom dont on venait de l'affubler, pire encore que la trouvaille de Lucius.

- Heu...

Sirius ouvrit la bouche, la referma, et sembla réfléchir profondément.

- Je sais ! s'exclama Lucius. On est venu se réconli... réclonci...

- Réconcilier ! termina Sirius, fier de lui.

- Oui, voila !

- Devenir tous les trois amis ! ajouta Sirius.

- A la vie, à la mort ! renchérit Lucius.

Les deux sorciers dévisagèrent le professeur avec le même sourire dément sur le visage.

- Mais qu'est ce que j'ai fais pour mériter ça ! gémit Severus en se prenant la tête entre les mains.


Et voila, c'est tout pour aujourd'hui.

J'attends avec impatience de savoir ce que vous en avez pensé.

N'hésitez pas à me laisser un petit mot, ça m'encourage vraiment pour la suite, et je réponds à tout le monde!

(D'ailleurs, si jamais j'ai oublié de répondre à l'une de vos reviews, n'hésitez pas à me le signaler.)

A bientôt pour la suite des aventures de Lucius et Sirius! Nous sommes vendredi soir... La fin de la semaine est proche! Dans le prochain chapitre, Sirius va avoir la peur de sa vie!