Disclaimer : Les personnages n'appartiennent qu'à J.K Rowling. La seule qui m'appartient est Avalon, qui sort de mon imagination. L'histoire commence de manière assez similaire au Prince de Sang-Mêlé. Les choses vont vraiment commencer à se modifier à partir de là !
Note de l'auteure : N'oubliez pas que les reviews sont le seul salaire des auteurs sur et que nous ne tirons absolument rien d'autre. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire, pour me donner votre avis !
Chapitre 1
Il faisait nuit noire, l'obscurité seulement percée par les réverbères. Le quartier avait beau être résidentiel, la nuit donnait à la rue Privet Drive un petit air de scène de film d'horreur.
Deux silhouettes apparurent soudainement, l'une restant bien debout tandis que l'autre se laissait tomber à genoux dans l'herbe.
Les cheveux roux de la jeune femme lui cachaient le visage pendant qu'elle tentait de refouler la nausée qui menaçait de lui faire rendre son diner dans la pelouse d'un illustre inconnu qui ne serait indéniablement pas particulièrement ravi !
L'adolescente se remit debout et repoussa les mèches qui lui tombaient dans les yeux en tentant de retrouver la dignité qu'elle venait de perdre.
Ava avait beau avoir été prévenu que cela ne serait pas plaisant, elle ne s'était pas attendue à réagir aussi mal à son premier transplanage d'escorte.
Elle avait passé les quinze derniers jours dans la maison de famille des Weasley et elle n'avait aucune honte à avouer qu'il s'agissait des meilleurs quinze jours de sa vie. Madame Weasley était une excellente cuisinière, qui s'était donnée pour mission de lui faire prendre, au bas mot, une dizaine de kilos, Monsieur Weasley passait son temps à la questionner sur les objets moldus, et elle passait énormément de temps avec Ginny. Elle avait même accepté que Madame Weasley lui coupe les cheveux, ses cheveux qui descendaient jusqu'à sa taille lui arrivaient maintenant sous les omoplates dans des vagues bien dessinées.
Mais le meilleur moment de ses vacances était quand le Professeur Dumbledore était venu la voir pour lui proposer de l'accompagner pour aller chercher Harry.
Ce qui expliquait pourquoi elle ne se trouvait qu'à quelques mètres de la maison de l'oncle et de la tante qu'elle n'avait jamais connu, en plein milieu de la nuit.
Elle était terriblement excitée à l'idée de revoir son frère, même si elle était très nerveuse de rencontrer les Dursley. Le monde des sorciers n'avait appris son existence qu'un mois auparavant, mais les Dursley ignoraient totalement que les Potter n'avaient pas eu qu'un seul enfant.
Dans le plus grand secret, alors qu'ils étaient déjà cachés pour garantir la sécurité de Harry qui était visé par une prophétie le destinant à tuer Voldemort, ils avaient accueilli un deuxième enfant, né treize mois jour pour jour après leur ainé. Ava n'avait que deux mois quand Lord Voldemort était entré dans leur maison pour tuer un enfant d'un an.
Albus Dumbledore, connu comme étant le plus puissant sorcier et le plus redoutable adversaire de celui qui se faisait appeler le Seigneur des Ténèbres, l'avait placé dans un orphelinat en continuant à cacher son existence et elle avait elle-même ignoré qui elle était jusqu'à l'été dernier, quand elle avait accepté l'invitation de sa meilleure amie Ginny à venir passer les vacances avec sa famille. Ava avait alors découvert, en surprenant une conversation, qu'elle ne s'appelait pas Avalon Smith, mais Avalon Potter et qu'elle était l'enfant secret de James et Lily Potter et la petite sœur de Harry Potter, le Survivant. Cela avait été un terrible choc pour elle de découvrir qui elle était, en plus de récolter un grand frère et un parrain.
Sirius Black avait joué un très grand rôle dans sa vie après cette découverte. Alors même qu'elle avait toujours été habituée à se débrouiller seule, elle avait très vite prit le pli de venir le voir pour se confier et lui faire part de ses inquiétudes, surtout quand cela concernait Harry.
Son décès avait été un véritable choc, une perte terrible, et même si elle souriait et riait, elle faisait encore le deuil de ce parent. Elle avait partagé ses sentiments avec son frère dans les lettres qu'ils avaient échangés et cela l'avait beaucoup aidé.
- Tout va bien, Mademoiselle Potter ? lui demanda Dumbledore.
- Oui. Merci, Professeur.
- Vous êtes prête ?
- Plus que jamais.
Ils se mirent à marcher, pour finir par arriver devant le 4, Privet Drive, la maison qui avait vu grandir Harry.
Le Professeur Dumbledore appuya sur la sonnette, dont le bruit raisonna à l'intérieur de la maison et Ava entendit quelqu'un vociférer à l'intérieur. Quelque seconde plus tard, un homme joufflu avec une moustache fourni et des petits yeux de fouine ouvrit la porte, l'air vraiment mécontent. Dans un sens, la jeune femme pouvait le comprendre. Il était minuit et il n'était pas très poli, chez les moldus comme chez les sorciers, de débarquer chez les gens à cette heure-ci.
Néanmoins, le Directeur de Poudlard ne se laissa pas démonter par l'expression peu avenante de celui qui était vraisemblablement Vernon Dursley.
- Bonsoir. Vous devez être Mr Dursley. J'imagine que Harry vous a prévenu que je venais le chercher ?(Apparemment, Harry avait oublié de faire part à son oncle de la venue de son professeur et le premier ne le prenait pas bien du tout). A en juger par votre expression de franche incrédulité, Harry ne vous a pas averti de mon arrivée, dit aimablement Dumbledore. Mais faisons comme si vous m'aviez chaleureusement invité à entrer chez vous. Il n'est guère prudent de s'attarder longtemps sur le seuil d'une maison en ces temps troublés.
Alors que Dumbledore entrait et continuait à faire la conversation à lui tout seul, Avalon aperçut son frère dans les escaliers. La jeune femme sentit son visage s'illuminer et un immense sourire se dessiner sur son visage.
- Harry !
- Ava ?
Surpris mais visiblement aussi heureux qu'elle de se retrouver, le jeune homme sourit et descendit les quelques marches qui le séparait d'elle pour la prendre dans ses bras. La rousse lui rendit son étreinte, ignorant les regards des trois moldus qui les observaient avec incrédulité.
Quand ils se séparèrent, Dumbledore reprit la parole :
- Je crois que vous êtes toujours dans l'ignorance à propos de l'identité de cette jeune femme.
- Qui est elle ? demanda la femme d'une voix aigüe.
- Avalon est la fille de Lily et James, répondit le sorcier.
- La fille de Lily ?! s'exclama la femme.
- C'est Tante Pétunia, chuchota Harry à l'oreille de sa sœur de manière à ce qu'elle soit la seule à l'entendre. La sœur de notre mère.
Ava comprenait mieux le fait que la femme se concentre sur le fait qu'elle était la fille de Lily. Elle la regardait fixement, avec l'air d'avoir vu un fantôme. Tout ceux qui avaient connu Lily Evans Potter avaient été catégoriques : elle était le portrait craché de sa mère, sauf pour les yeux, qu'elle avait hérité de James.
Gênée d'être observée avec autant d'insistance, Ava se tortilla et tenta de se cacher derrière ses cheveux.
- Peut être pourrions nous nous installer plus confortablement pour pouvoir discuter de ce dont nous devons discuter, proposa Dumbledore.
Sans même attendre que qui que ce soit lui ai donné son avis, il se dirigea dans ce qui semblait être le salon et s'assit.
Il n'aborda le sujet qu'une fois qu'il eut fait apparaître des rafraichissements, qui n'était pas au gout des Dursley.
- Ava ? dit Dumbledore.
- Le testament de Sirius a été retrouvé, dit la jeune femme en regardant son frère. Il m'y avait fait ajouter quelques mois avant son décès. Il nous lègue absolument tout ce qu'il possédait, la maison, le contenu de son coffre et même Kreattur.
- La maison ?
- Oui. En ce qui concerne ma moitié, j'ai donné mon accord pour que le Professeur Dumbledore continue à l'utiliser comme quartier général.
- Je le fais aussi. Je ne veux pas de cette maison.
- Le QG a été déplacé.
- Pourquoi ?
- Kreattur pose problème...
- Pourquoi ? Il est obligé d'obéir.
- Il t'a menti, Harry... Quand tu lui as demandé où était Sirius, ce soir là...
- Il m'a dit qu'il était sorti, murmura-t-il comme s'il faisait appel à sa mémoire pour se rappeler de ces événements.
- Ce qui était vrai tout en étant faux.
- Il avait blessé Buck. Il était sorti certes, mais de la pièce, pas de la maison.
- Exactement. Il ne pouvait révéler à personne nos secrets, mais si quelqu'un pose les bonnes questions, avec les bons mots, il peut en parler sans avoir à désobéir.
- Qui ? A qui a-t-il parlé ?
- A la seule personne qu'il considère comme digne... Narcissa Malefoy.
- L'espèce de petite vermine ! s'indigna-t-il, faisant sursauter les Dursley dont les verres leur martelaient le crâne. Qu'est ce que nous devons faire ?
- En théorie, étant donné que Sirius nous l'a légué dans son testament, nous sommes ses nouveaux maitres et il doit nous obéir.
- Et si nous ne voulons pas de lui ?
- Il ira probablement au plus proche parent encore en vie de Sirius...
- Bellatrix. (Le visage de Harry se crispa de rage). Il n'en est pas question.
- Je suis d'accord avec toi. C'est pour cela que nous devons vérifier si la théorie s'applique à la pratique.
- Comment ?
Alors que Ava allait lui répondre, Vernon Dursley cria, attirant leur attention sur les trois moldus assis sur le sofa.
- Allez vous nous débarrasser de ces fichus objets ?!
Les verres ne se contentaient plus de les tapoter sur la tempe. Ils bondissaient carrément sur leurs têtes, les arrosant copieusement de leur continu ! La jeune femme en aurait bien ri si elle n'avait pas été entrain de parler de leur parrain décédé.
- Oh, je suis désolé, s'excusa Dumbledore avec courtoisie. (Il agita sa baguette et les verres disparurent). Mais il aurait été plus poli de les boire, voyez vous. Avalon, continue s'il te plait.
- Il n'y a qu'un seul moyen pour le savoir avec certitude.
Dumbledore agita sa baguette et la seconde suivante, une boule de tissus crasseux apparut au milieu du tapis parfaitement propre, faisant hurler d'effroi la Tante Pétunia.
Même si Avalon trouvait sa réaction un peu extrême, elle pouvait néanmoins la comprendre. Kreattur était vraiment sale et au vu de la propreté de la maison, la sœur de Lily était une maniaque du nettoyage. Voir une créature telle que lui dans son intérieur parfaitement entretenu devait être un véritable cauchemar pour elle.
- Kreattur ne veut pas, Kreattur ne veut pas, Kreattur ne veut pas, répéta l'elfe de maison dans une litanie sans fin. Kreattur appartient à Miss Bellatrix, oh, oui, Kreattur appartient à la famille Black, Kreattur veut sa nouvelle maitresse, Kreattur ne veut pas aller avec les sales Potter, Kreattur ne veut pas, veut pas, veut pas.
- Qu'est ce que nous devons faire ? demanda Harry en parlant plus fort que lui.
- Veut pas, veut pas, veut pas, veut pas, continua de psalmodier Kreattur.
- Lui donner un ordre.
- Veut pas, veut pas, veut pas...
- Aussi simplement que ça ?
- Aussi simplement que ça.
- Veut pas, veut pas, VEUT PAS !
- Par la barbe de Merlin, Kreattur, la ferme !
Alors que la voix de Kreattur s'était transformée en un hurlement à en faire saigner les tympans, il se tut soudainement, l'elfe semblant s'étouffer.
- Nous avons visiblement la réponse à notre question concernant son obéissance à Harry, intervint Dumbledore en observant l'elfe qui semblait bien mécontent. Ava ?
- Kreattur, tu dois te rendre dans les cuisines de Poudlard pour y travailler avec les autres elfes de maison.
Kreattur les fusilla du regard avant de disparaître dans un 'POP' retentissant.
- Et maintenant ? demanda Harry qui continuait d'observer l'endroit où s'était tenu l'elfe de maison.
- Buck... Hagrid a pris soin de lui jusqu'à présent et je lui ai dis que tu serais d'accord avec moi pour dire qu'il pouvait le garder, mais si tu as un autre avis...
- Non, ça me convient très bien. Qu'il reste avec Hagrid.
- Je crois que c'est tout, n'est ce pas, Professeur ? demanda Ava en jetant un coup d'œil à leur Directeur.
- C'est le cas. Tes affaires sont-elles prêtes, Harry ?
- Euh...
- Je vois, sourit le sorcier en l'observant par dessus ses lunettes. Et si tu allais terminer ta malle avec Ava pendant que j'échange quelques mots avec votre oncle et votre tante ?
- Tout de suite.
Harry se leva précipitamment et Avalon le suivit, en sentant toujours le regard de Pétunia sur elle. Alors qu'ils montaient l'escalier, le jeune homme la regarda par dessus son épaule.
- J'aime beaucoup tes cheveux.
- Merci. C'est Madame Weasley qui me les a coupé. (Elle fronça les sourcils en regardant les mèches de son frère). Tu devrais la laisser s'occuper des tiens.
- Rappelle moi, combien de temps dure le sort que Madame Weasley a accepté d'appliquer sur ta propre tignasse ?
Avalon leva les yeux au ciel en entrant dans la chambre de Harry.
Sur l'apparence superficielle – la couleur des cheveux ou des yeux – le frère et la sœur ne se ressemblaient en rien. Elle était rousse, il était brun, il avait les yeux verts de leur mère, elle avait les yeux chocolat de leur père. Mais si on observait bien les traits de leurs visages, les ressemblances sautaient aux yeux. Ils avaient hérité de la carnation de leur mère, mais la forme de leurs yeux, de leurs bouches et de leurs nez leur venaient de leur père. En plus de cela, il y avait une chose qu'ils avaient tous les deux hérités de James Potter.
Leur incapacité à dompter leur tignasse.
Si cela faisait partie du charme de Harry, Ava, en tant que fille, avait été obligée de trouver des moyens d'empêcher ses cheveux de partir dans tous les sens. Elle était devenue très douée pour se faire des coiffures plus ou moins élaborées et elle avait appris un sortilège de brushing, qu'elle ne pouvait malheureusement pas appliquer seule quand elle était hors de l'école et qu'elle ne pouvait pas utiliser trop souvent au risque de faire tomber ses cheveux.
La jeune femme se laissa tomber sur le lit et observant son frère remplir sa malle en jetant ses affaires pêle-mêle.
- Je suis content que tu sois là, lui dit il en souriant.
- Moi aussi. (Elle s'assit en tailleur en gardant Hedwige dans son champ de vision). Il s'est passé quelque chose de bizarre avant que nous venions te chercher.
- Quoi donc ?
- Dumbledore m'a emmené voir un homme... Un homme qu'il voulait convaincre de revenir enseigner à Poudlard. Il s'appelle Horace Slughorn.
- Pourquoi a-t-il voulu que tu l'accompagnes ?
- Il ne voulait pas retourner à Poudlard, alors que Dumbledore y tenait vraiment beaucoup. Il m'a dit que c'était essentiel pour le bien de ton combat.
- Pourquoi ce Horace Slughorn serait essentiel ?
- Aucune idée. Tu te doutes bien qu'il n'a rien voulu me dire. En tout état de cause, j'ai fait ce qu'il m'a demandé... Je l'ai convaincu...
- Comment ?
- Slughorn a enseigné à nos parents.
- Vraiment ?
- Oui. Et il aimait beaucoup notre mère. Il l'a considéré comme sa meilleure élève. Il tenait beaucoup à elle et il a été vraiment chamboulé par son décès.
- Dumbledore a misé sur ta ressemblance avec Maman pour l'attirer.
- C'est ce que je crois. En tout état de cause, j'ai réussi. Il va revenir enseigner à la rentrée. Un petit pas pour notre cause.
- Grâce à toi.
- Je dirais plutôt grâce à... Maman.
- Tu as encore du mal, hein ? constata-t-il en la voyant grimacer.
- Même si tu ne te souviens pas d'eux, tu as toujours su qu'ils étaient tes parents. Moi, je ne suis Avalon Potter que depuis un an. Un mois et demi si on se base sur l'annonce officielle. C'est encore trop récent pour que j'y sois habituée.
- Tu sais quoi ? Quand tout sera terminé, nous devrions aller sur leur tombe...
- A Godric's Hollow ?
- Oui... Voir la maison, là où ils sont enterrés... Je n'y suis jamais allé non plus.
- Ça semble une idée géniale.
- Super.
Harry ferma sa malle dans un claquement et alla récupérer la cage d'Hedwige. Alors que la jeune femme fixait son regard dans celui de la chouette, sa veste s'agita et une petite tête sortit de son col.
Le jeune homme éclata de rire en l'apercevant à son tour.
- Je me disais bien que tu ne serais pas aller en territoire ennemi sans ta coéquipière de choc.
- Ne te moque pas de Tigris, le gronda Avalon en chatouillant le cou de sa Niffleur.
- Jamais je n'oserai.
- Tu as intérêt, parce qu'elle a un cadeau pour toi.
- Un cadeau pour moi ?
- Tigris ?
La Niffleur sortit de sa cachette et s'empressa de longer le corps d'Ava pour aller escalader Harry pour aller se poser sur son épaule. Le jeune homme tourna la tête vers elle en levant la main, la paume ouverte. Tigris y laissa tomber son petit trésor avant de retourner à sa place favorite, l'intérieure de la veste de sa gardienne. Le brun baissa les yeux et observa l'objet doré qu'il tenait.
- Qu'est ce que c'est ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- C'est Remus qui me l'a donné. Il l'avait fait faire à la demande de Sirius et il l'avait totalement oublié jusqu'à ce que le bijoutier lui écrive pour lui dire que sa commande était prête. Le lendemain de la mort de Sirius. (La gorge de Ava se noua). Il me l'a donné.
- Alors il t'appartient.
- Remus a demandé au bijoutier d'en faire un deuxième, identique. Celui ci est pour toi. Il s'ouvre.
Harry posa la cage et ouvrit le petit médaillon. Il ne dit rien en observant ce qu'il contenait et Ava savait ce qu'il devait ressentir parce qu'elle avait ressenti exactement la même chose.
Quand Remus le lui avait offert, elle avait trouvé cela mignon, une gentille attention de lui offrir un bijou que Sirius avait fait faire pour lui. Elle avait revu sa position en découvrant les deux petites photos à l'intérieur du médaillon. La première les représentait, Sirius, Harry et elle, quand ils n'étaient encore que des bébés et qu'ils vivaient avec leurs parents, avant leur décès. Sirius tenait Ava contre sa poitrine et Harry sur ses genoux, un bras autour de lui pour le maintenir bien droit. La seconde les représentait lorsqu'ils étaient revenus à Noël dernier et c'était Remus qui l'avait pris. Patmol avait passé ses bras autour de leurs épaules et les tenait contre lui et ils souriaient tous les trois. Sur ces photos, ils étaient une famille et Avalon en était tombée immédiatement amoureuse. Quand elle l'avait passé autour de son cou, elle avait immédiatement su que Harry devait en avoir un, même s'il n'était pas du genre à porter un collier.
- Tu n'es pas obligé de le porter, lui dit elle. Mais je me suis dit que tu aimerais l'avoir.
- Je l'adore, murmura-t-il. Merci beaucoup.
Au grand étonnement de la jeune femme, il passa la chaine autour de son cou et glissa le médaillon sous son tee-shirt, à l'abri des regards. Puis sans un mot, il attrapa la cage de sa chouette et Avalon se chargea de la malle. Quand ils arrivèrent en bas, la jeune femme était presque déçue de voir que Dumbledore était encore dans le salon avec les Dursley.
- Professeur, l'appela Ava. Nous sommes prêts à y aller.
- Très bien, répondit Dumbledore. Encore une dernière chose, à présent. (Il pivota vers les moldus). Comme vous le savez sûrement, Harry sera majeur dans un an.
- Non, répliqua tante Pétunia qui ouvrait la bouche pour la première fois depuis qu'elle s'était étonnée de la filiation de Ava.
- Pardon ? s'étonna Dumbledore d'un ton poli.
- Non, car il a un mois de moins que Dudley et Duddy aura dix-huit ans dans deux ans.
- Ah oui, bien sûr, reprit Dumbledore d'un air affable, mais dans le monde de la sorcellerie, il se trouve que nous sommes majeurs à dix-sept ans.
- Ridicule, marmonna l'oncle Vernon, sans que Dumbledore lui prête la moindre attention.
- Comme vous l'avez appris, le sorcier qui porte le nom de Lord Voldemort est revenu dans ce pays. La communauté magique est à l'heure actuelle en état de guerre ouverte. Harry, que Lord Voldemort a déjà essayé de tuer à de nombreuses occasions, est encore en plus grand danger aujourd'hui que le jour où je l'ai déposé devant votre porte, il y a quinze ans, avec une lettre qui vous informait du meurtre de ses parents et exprimait l'espoir que vous voudriez bien prendre soin de lui comme de votre propre enfant.
Ava pouvait sentir que Dumbledore, même s'il parlait d'un ton très calme, était plus proche de la fureur que ce qu'elle n'avait jamais vu. Les mauvais traitements que les Dursley avaient fait subir à Harry le mettait dans une rage folle et elle pouvait le comprendre. Cela la mettait également terriblement en colère de savoir que son frère avait passé les onze premières années de sa vie dans ce genre de conditions de vie. Sa propre vie n'avait pas été parfaite, mais au moins, Madame Dowlings avait toujours veillé sur elle et Ava avait eu une véritable chambre. Ce qui n'avait pas été le cas de Harry qui avait du vivre dans le placard sous l'escalier.
- Vous n'avez pas fait ce que je demandais. Jamais vous n'avez traité Harry comme un fils. Avec vous, il n'a connu que l'indifférence et même souvent la cruauté. Le mieux qu'on puisse dire, c'est qu'au moins, il n'aura pas subi les terribles dommages infligés au malheureux garçon assis entre vous.
Les deux adultes se tournèrent vers l'adolescent et le regardèrent comme s'ils avaient besoin de s'assurer que Dumbledore parlait bien de lui. Certes, Dudley ne semblait pas être maltraité dans le sens traditionnel du terme, mais vu ce que Harry lui avait raconté, le fait de le pourrir gâté et de lui avait permis d'atteindre cet embonpoint était une sorte de maltraitance, en soin.
- Nous... maltraiter Duddy ? Qu'est ce que vous..., commença l'oncle Vernon, furieux, mais Dumbledore leva le doigt pour lui imposer le silence, et l'oncle Vernon sembla soudain devenu muet.
- La magie que j'ai mise en œuvre il y a quinze ans signifie que Harry bénéficie d'une puissante protection tant qu'il peut considérer cette maison comme son foyer. Si malheureux qu'il ait été ici, si rejeté, si malmené, vous lui avez au moins, même si c'est à contrecœur, fourni un hébergement. Cette magie cessera d'opérer lorsque Harry atteindra l'âge de dix-sept ans, en d'autres termes, lorsqu'il deviendra un homme. Je vous demande simplement ceci : que vous lui permettiez de revenir une fois de plus dans cette maison avant son dix-septième anniversaire, ce qui assurera sa protection jusqu'à cette date.
- Et elle ? demanda Vernon après un moment de silence en pointant Avalon du doigt.
- Quoi, elle ? s'étonna Dumbledore.
- Elle a un an de moins que lui, cela veut dire qu'elle ne sera majeure que dans deux ans.
- Certes. Je ne vois pas où vous voulez en venir.
- Il veut savoir si je vais venir vivre aussi, dit Ava en penchant la tête sur le côté.
- Avalon a grandi dans un orphelinat où je l'avais placé pour sa propre sécurité, où elle a longtemps ignoré sa véritable filiation.
- Et de toute façon, j'ai été adoptée. Vous n'aurez pas à vous occuper d'un autre « gamin bizarre ».
- Je crois que nous pouvons y aller maintenant, dit Dumbledore. Allons y.
Le Directeur sortit le premier et Harry le suivit après un au revoir aux Dursley. Alors que la jeune femme allait les rejoindre, la voix de Pétunia la retint.
- Tu lui ressembles beaucoup. C'est comme voir dans un miroir. Sauf pour les yeux.
- J'ai les yeux de mon père, répondit Avalon en se tournant pour regarder la femme qui était seule, son mari et son fils ayant disparus.
- Oui. Je me souviens de lui. Je ne l'ai vu que deux ou trois fois, mais je m'en souviens parfaitement. Mais en voyant ton visage, c'est le sien que j'ai vu. Je n'avais pas vu ce visage depuis quinze ans.
- Je suis désolée pour votre perte, Madame Dursley. Je sais que cela ne change rien, mais je suis vraiment désolée.
- Tu as subi cette perte toi aussi.
- Sauf que je ne me rappelle pas d'elle, alors que vous avez grandi avec elle. Et même si je sais que vous n'avez pas toujours été en bons termes, elle restait votre petite sœur. Les condoléances pour son décès vous reviennent autant qu'à nous.
- Avalon ? (Harry était revenu et les observait). Tu viens ?
- J'arrive. Au revoir, Madame Dursley.
Sans attendre si elle allait lui répondre ou ajouter quoi que ce soit, Ava sortit de la maison et alla rejoindre Dumbledore et Harry qui l'attendaient un peu plus loin. Elle agrippa le bras de Dumbledore et ils quittèrent l'endroit, sans un regard en arrière.
Note de l'auteure : et voilà pour le premier chapitre des nouvelles aventures de Avalon Potter que je vous livre beaucoup plus tôt que prévu, mais j'étais assez excitée à l'idée de vous le faire découvrir !
Pour l'instant, nous continuons de suivre la même ligne directrice que celle de J.K Rowling mais les choses vont commencer à changer !
Je vous dis à très vite pour la suite !
Bye
