Note de l'auteure: J'ai fait un croquis de l'arène disponible sur deviantART, sous mon nom d'auteur(nom d'artiste), dans le dossier fanfiction companion.
Bonne lecture!
Chapitre 6 : L'arène
Je me fais réveiller par Eunomia vers 10 heures. Je suis surprise qu'après des heures passées à tourner dans mon lit incapable de dormir, j'ai réussi à dormir plusieurs heures malgré le stress de l'arène. Comme à chaque année, plusieurs vies vont se terminer moins d'une heure après le début des jeux dans un bain de sang terrible, ce qui veut dire qu'il me reste possiblement moins d'une journée à vivre. Si je suis chanceuse, je survivrai une semaine dans des conditions horribles imaginées par le Capitole. Néanmoins, je dois descendre au gymnase pour être embarquer dans un hovercraft qui nous amènera sous l'arène où m'attend déjà Orabela.
Aussitôt arrivé dans la chambre de lancement, Orabela me donne ma tenue, un chandail à manche longue en coton vert ainsi qu'un manteau à capuchon léger mais probablement imperméable et plus chaud qu'il ne parait d'un bleu foncé. Un pantalon noir, lui aussi semble imperméable, avec des poches sur le devant complète la tenue avec des bottes, elles aussi noires, qui ont une semelle assez épaisse et un long laçage qui permet un ajustement parfait. J'ai le droit d'apporter un objet personnel dans l'arène alors Orabela me passe mon collier autour du cou. C'est le moment des adieux.
-« Tu es plus brillante que tu le pense et surtout qu'eux le pense. Utilise ton cerveau et évite les situations dangereuses le plus possible. Je veux te revoir en vie, j'ai déjà ta tenue de vainqueur en tête.»
-« Merci Orabela mais, je ne crois pas que tu vas la créer pour moi cette tenue. Merci pour tout.»
Sur ce, je pris la direction du cylindre de lancement.
Le cylindre est dans le noir total. J'émerge sur une grande plaine au gazon verdoyant. La corne d'abondance se situe au centre de cette plaine, à seulement quelques mètres de tous. De nombreux objets sont répartis un peu partout autour. Il reste 50 secondes avant le lancement de la compétition et j'en profite pour observer les environs. Des montagnes immenses à perte de vue entourent la plaine. Certaines montagnes finissent dans les nuages. Il y a un peu de végétation du bas des montagnes jusque passé un peu le trois quart de la hauteur. 30 secondes. J'observe les objets qui entourent la corne d'abondance. Il y a des sacs à dos un peu partout que je ne sais pas ce qu'ils contiennent. Il y a des épées et autres armes pointues proche de la corne. Je vais devoir faire vite pour prendre ce que je veux et partir avant que les carrières mettent la main là-dessus. 20 secondes. Il y a un sac à dos rouge, une bobine de fil métallique et ce qui semble une tente à environ deux mètres de moi. 10 secondes. Je ne peux pas les prendre tous les trois en si peu de temps. 5 secondes. Eder se prépare à sprinter. 4 secondes. Le terrain est peut-être miné. 3 secondes. Tout le monde est tendu et prêts à courir. 2 secondes. Je me concentre sur le sac, la tente et le fil. 1 seconde. Je prends une grande respiration. GO ! Je pars à courir. Des explosions fusent de toutes parts. La fille du six a déclenchée une mine et a arrêté de courir lorsqu'elle a senti le clic. Pas moi. Un coup de canon retentit. Je déclenche deux mines qui ralentissent les tributs qui me suivent. Je ramasse le sac d'une main et le fil de l'autre. Je prends la direction d'une montagne et ne m'arrête qu'une fois en altitude, cachée par les arbres, des sapins et des pins. Je m'appuie sur un arbre et ouvre mon sac. J'ai un petit bol, une bouteille d'eau vide, une corde et trois pommes. J'observe le fil de plus près. Il peut servir pour des collets et comme conducteur de courant. Il est assez robuste pour du gibier petit à moyen. Je mets la bobine dans le sac. Il me faut un abri et une source d'eau. Je n'ai aucune arme. De nombreux coups de canons retentissent. J'en compte huit. Plus la fille du six. Ça fait neuf morts la première journée dans le bain de sang autour de la corne d'abondance. Mieux vaut être prudente et monter un peu plus en altitude. Il fait de plus en plus froid et je décide de m'arrêter avant de geler sur place. Je monte dans un gros sapin et je me confectionne un hamac avec la corde. Je l'attache solidement aux branches et je redescends tendre quelques collets un peu plus loin autour autant pour les animaux que pour piéger les autres tributs. Je remonte me cacher dans mon arbre. La nuit tombe et le sceau de Panem apparait. Les visages des morts apparaissent : la fille du six, la fille du sept, le gars du huit, les deux du neuf, la fille du dix, les deux du onze et le gars du douze. Ce qui signifie que les carrières sont tous encore en vie et probablement alliés. Mes alliés potentiels aussi sont encore en vie, ce qui est plutôt encourageant.
Je me fais réveiller par un coup de canon. Le soleil ne semble pas se lever dans les montagnes, peut-être à cause de leur hauteur elles causent de l'ombre, mais je suis sûre qu'il fait jour et pourtant je n'y vois presque rien. Pour l'identité du tribut qui vient de mourir, je vais devoir attendre à ce soir pour le savoir. Je mange une pomme et ensuite je reprends la tâche de trouver un point d'eau. Après une demi-journée de marche, j'arrive à l'orée de la forêt. D'ici, je vois la plaine clairement ainsi que la majeure partie des montagnes. Il n'y a personne à l'horizon, tout le monde doit se cacher dans la forêt ou dans des grottes à flanc de montagne. Ce qui me marque surtout, c'est le manque d'eau. Il n'y a aucun cours d'eau ou même le plus petit des ruisseaux. Il doit y avoir de l'eau à quelque part. C'est alors que le vent se lève et qu'une neige commence à tomber. De la neige. De l'eau solide. Je sors tout de suite le bol de mon sac et je le laisse se remplir, ce qui se fait assez vite. Malgré une visibilité presque nulle, je décide de monter jusqu'au sommet pour faire un feu sans que la fumé, qui sera en haut des nuages, alerte les autres tributs de ma présence et bouillir ma neige. Juste avant, je vais chercher quelques branches mortes que je mets dans mon sac. L'ascension est difficile mais la tempête couvre mes traces et me cache sur cette section à découvert de la montagne. Mon manteau est beaucoup plus chaud que ce qu'il ne parait, une création du Capitole, comme je l'avais soupçonné. Tout-à-coup, je me fige. Il y a quelqu'un d'autre dans cette tempête. Je ne peux pas distinguer qui c'est à cette distance. Alors que je m'apprête à prendre la fuite, je réalise que c'est Zeki. S'il ne veut pas s'allier avec moi, je pourrais courir et le semer de toute façon alors aussi bien tenter le coup. Lorsqu'il me voit, il ne recule pas. On se rapproche l'un de l'autre jusqu'à ce que nous puissions parler.
-«Zeki, qu'est-ce que tu fais dans cette tempête ?»
-«Probablement la même chose que toi, Zandra. C'est la seule source d'eau.»
-«Et le seul endroit pour la faire bouillir en sécurité.»
-«Exactement.»
-«Alliés ?»
-«D'accord.»
Nous entreprenons ensuite de gravir la montagne ensemble. Rendu plus loin, nous faisons face à un nuage très dense alors nous décidons de le contourner. Il n'y a qu'un seul petit passage autour de la montagne où le nuage ne bloque pas le chemin. Une fois en haut du nuage, la neige cesse mais le vent reste trop grand pour allumer le feu. Après peu de temps, la tempête cesse sous le nuage et le vent se calme. Le nuage nous protège de la vue des autres tributs, comme nous l'avion espéré. Zeki a lui aussi ramasser un sac à dos. Le sien contient une bouteille d'eau vide, un rouleau de pansement, des allumettes et un morceau de viande séché. Nous prenons des roches qui sont aux alentour pour commencer notre feu avant que le nuage ne se dissipe. Zeki trouve une grande roche plate qu'il dépose par-dessus le feu alors que je mets les branches en dessous. Il part le feu avec une de ses allumettes et je dépose mon bol sur la roche plate. La neige fond assez vite et nous divisons la quantité dans nos deux bouteilles. Nous profitons de ce moment de calme pour discuter :
-«Tu as pris d'autres alliés avant moi?»
-«Non, toi?»
-«Je m'étais allié avec le gars du six mais alors que l'on cherchait pour une grotte où s'abriter, nous étions à quelques mètres de distance et je l'ai vu se faire tuer par Gunther. Les carrières n'ont même pas attendu qu'il soit complètement mort avant de partir. J'ai resté avec lui ses dernières minutes et il m'a donné son objet personnel.»
-«C'était quoi?»
-«Une montre. C'est la chose la plus inutile que l'on puisse vouloir dans une arène. Qui veut savoir depuis combien d'heures il est en constant danger de mort ?»
-« Et bien, avec le sceau de Panem qui apparait tous les soirs, je compte ça fait combien de temps que je suis dans l'arène, et puis, mon collier est tout aussi inutile, il est un souvenir d'une vie que je n'aurai jamais. Qu'as dont-tu apporter de personnel qui soit si utile ?»
-«Je me suis apporter des bas chanceux, ils sont chaud et je ne risque pas d'être malade en plus qu'ils sont un porte bonheur. Ton collier n'est probablement pas si inutile que tu le penses, tu me laisse le voir ?»
Je lui passe mon collier et il l'inspecte minutieusement avant de me le remettre et de me dire fièrement :
-«Les pendentifs argents sont en nickel alors que le bronze est en cuivre.»
Nous buvons presque toute la quantité de neige fondue alors pour se garder une provision, je redescends juste en dessous des nuages, dans la section dans l'ombre de la montagne, pour remplir mon bol de nouveau. On remplit nos bouteilles puis un coup de canon se fait entendre. Quelques minutes plus tard, un second retentit. Une tempête semble sur le point de se levé sous le nuage, alors nous en profitons pour redescendre dans la forêt avant que notre feu ne s'éteigne avec le vent et que nous gelions sur place.
