Me revoili, me revoilou ! Dans ce nouveau chapitre vous aurez le droit au côté le plus pathétique d'une Maïssa qui compense son manque Remusien par l'alcool ( pas bien ! ), à un Remus jaloux, un Léo hargneux et bien d'autres choses !

Un merci tout particulier à mes revieweurs qu'ils sont trop gentils et que je les aime d'amour, j'ai nommé :

Drottingulove , Meuh-la-vache-jaune et Michedepain

Bonne lecture et n'oubliez pas, le seul revenu de l'auteur, c'est les reviews !


Maïssa et Kay s'étaient installées dans un coin de la salle, bièraubeurres à la main.

- J'arrive pas y croire... S'exclama Maïssa, toi et Gaspard ! Mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- Je ne savais pas trop comment aborder le sujet, murmura Kay en souriant.

- Mais raconte moi les détails !

- Oh et bien... Y a pas grand chose à raconter. On s'est beaucoup vu ses derniers temps et hier il m'a proposé de l'accompagner dans le parc. On a discuté et puis au moment de me ramener à ma salle il... il m'a embrassé.

Maïssa poussa un petit cri d'excitation et continua à la questionner sur les détails des détails jusqu'au moment où Kay lui assena un violent coup de coude dans les cotes.

- Mais AIE ! Mais qu'est ce qui t... Oh Gaspard !

- Bonsoir Maïssa. Salua gentiment le Serdaigle.

- Je.. bon... voilà hein ! Bonne soirée !

Maïssa s'échappa en riant comme une idiote et quand elle se retourna elle vis le nouveau couple s'embrasser sous le regard amusé des autres invités. Elle s'approcha du buffet et se servit un whisky pur feu.

- Au célibat. Trinqua t'elle avec elle même avant de boire son verre d'une seule traite en grimaçant.

Maïssa était heureuse pour son amie mais ça lui montrait une fois de plus qu'elle était incapable d'avoir une vie sentimentale. La seule personne qui lui plaisait ne lui adressait plus la parole et se laissait draguer par des blondasses. De toute façon, pensa t'elle, comment avait elle pu croire une seconde que Remus pouvait avoir des sentiments pour elle, lui qui pouvait avoir qui bon lui semblait. Elle sentait les larmes remonter dans sa gorge et ne voulait pas lui donner ce plaisir. Alors elle décida que la meilleure solution était de se resservir à boire. La chaleur de l'alcool dans sa gorge calma un moment l'amertume.

- May, tu vas être soule avant 22h.

Elle ne pris pas la peine de se retourner, cette voix était reconnaissable entre milles, elle connaissait Leo par coeur. Elle sentit sa main sur sa hanche et se laissa aller contre lui. Il déplaça sa main pour entourer ses épaules de ses bras et posa sa tête dans le creux de son épaule.

- Ca va pas hein.

- Non. Soupira la jeune femme

- Qu'est ce qu'il y a ma jolie ?

Maïssa soupira, baissa les yeux pour fixer le bout de ses chaussures.

- Kay et Gaspard sont ensemble.

- Je sais.

- Pourquoi moi j'ai pas de Gaspard dans ma vie ?

- Parce que tu ne veux pas.

- Pourquoi tu dis ça ? repliqu'à t'elle en fronçant des sourcils.

Leo se contenta d'embrasser la jeune fille sur la tempe et de détacher son étreinte. Il se posta devant elle et releva son menton du bout des doigts.

- May, tu n'es peut être pas la fille la plus belle de l'école mais tu es très mignonne, ton sale caractère ne joue pas en ta faveur mais tu as un tas de qualité et j'en connais quelque uns qui aimeraient avoir la chance d'obtenir un regard de toi.

- T'es pas objectif tu es mon meilleur ami !

Maïssa croisa les bras la mine boudeuse ce qui fit sourire Leo.

- Tu es vraiment une fille étrange. Aveugle et étrange. Allez viens trinquons !

- On trinque à quoi ?

- A nos espoirs amoureux.

- A nos espoirs amoureux, repris la jeune femme en lançant un regard vers Remus qui l'observait. Elle fut si surprise de sentir son regard sur elle qu'elle oublia presque de vider son verre.

Elle attrapa la main de Leo et l'entraina au milieu de la scène où se déchainaient les danseurs. Elle se laissa porter par la musique, se collant contre Leo, ondulant son corps contre le sien. Elle était bien, pouvait se laisser aller sans peine, sans crainte. Leo, les mains sur les hanches de la jeune femme, se sentait fier. Fier de pouvoir la toucher, la sentir contre son corps, du regard des autres, de l'envie que suscitait sa place. Et particulièrement de pouvoir narguer Remus qui le fixait. Ce dernier ne quittait pas le duo des yeux, il sentait une colère sourde monter en lui et quand Leo lui adressa un sourire mesquin, le verre qu'il tenait en main eclata en morceau.

Maïssa sentit la main de son ami glisser sur son corps elle se tourna pour lui faire face et lui sourit. Leurs yeux ne se quittaient pas et seul la fin de la chanson les fit s'éloigner. Il lui attrapa la main et l'entraina vers des fauteuils libres.

- Tu vas me tuer !

- Oh petite nature ! Je vais chercher à boire.

Au moment où elle se releva il lui attrapa le bras, l'entraina sur ses genoux et l'embrassa à la commissure des lèvres.

C'est ce geste, accumulé à tous les autres, qui firent échapper un grondement sourd à Remus. Toujours assis avec ses amis, il n'avait pas perdu une miette de la scène malgré le sang qui ruisselait sur sa main. Il aurait tout donner pour pouvoir être à la place de Leo ou juste pour l'étrangler de ses propres mains.

- Si tu ne te lance pas rapidement, elle finira par en avoir marre de t'attendre.

Remus regarda Sirius, il avait l'air sérieux, ce qui angoissa le loup garou, puisque ce n'était pas vraiment dans les habitudes de son ami !

- Qu'est ce que tu veux que je fasse ? Soupira t'il.

- Va la voir, excuse toi, dis lui ce que tu ressens.

- Non.

- Mais pourquoi ? De quoi tu as peur ?

- Elle... Mais Sirius regarde moi deux minutes, je suis une sorte de monstre ! Comment elle pourrais vouloir de moi ? Qu'est ce que tu veux que je fasse avec une fille aussi bien qu'elle ? Ou même avec n'importe quelle autre fille.

- Tu penses vraiment ça ?

Quand il vit Remus hocher la tête Sirius fut pris d'une sorte de bouffé de tristesse. Jamais ça ne changerais, Remus se sentirais toujours inférieur, toujours privé de ce que la vie offre de meilleurs.

- Elle a toujours tout fait pour être ton ami. Depuis la première année jusqu'à aujourd'hui, mais tu l'as toujours repoussé. Elle sait depuis longtemps pour ton secret, et elle n'a jamais changé de comportement, elle a toujours voulu te connaître. Depuis votre dispute elle allait mal, elle va toujours mal. Elle est malheureuse sans toi Remus. Elle est persuadée que tu la hais. Ne la laisse pas penser ça. Parce que maintenant elle est en colère contre toi, et c'est elle qui pourrait finir par te haïr.

Remus avait écouté le discours de son ami sans broncher, comment pouvait elle croire qu'il la haïssait.. Comment aurait il pu la haïr ?

- Et puis, repris Sirius avant de partir, si tu ne te dépêche pas c'est Leo qui prendra ta place. D'ailleurs je pense qu'il l'a déjà prise.

Se disant, il désigna d'un mouvement de tête Leo et Maïssa. La jeune fille était calefeutré dans les bras de son ami, elle riait aux éclats a ce qu'il lui racontait, enfouissant par moment son visage dans le cou de Leo. Elle ne se rendait pas compte que Remus l'observait, mais Leo oui, il avait décidé ce soir de faire comprendre au gryffondor que Maïssa était sa chasse gardée. Il jeta un coup d'oeil vers le lycanthrope, et sans le quitter des yeux caressa les cheveux de Maïssa, sa nuque et un sourire victorieux s'afficha sur ses lèvres.

Remus devait aller lui parler, s'excuser, lui expliquer. Mais pas ce soir, ça lui faisait trop mal de la voir aussi complice avec son meilleur ami, il alla rejoindre ses amis et tenta tant bien que mal de s'amuser.


Il était plus de minuit, Maïssa s'était épuisée à danser et l'alcool commençait à lui monter à la tête, elle repéra Kay avec Gaspard et un petit groupe de Serdaigle et entraina Leo avec elle. Ils s'installèrent avec eux et une petite heure plus tard l'un des Serdaigles proposa une partie de cartes explosives. Avec une petite variante, celui qui perd bois. Évidemment. Au bout de 10 parties, Maïssa en avait perdu 4 et sentait que si elle continuait elle ne serait plus maitre d'elle même. Elle s'autorisa une petite pause et s'écarte du groupe pour prendre l'air. Elle s'agrippa au rebord de la fenêtre ouverte et inspira à plein poumon.

- May ? L'interpella une voix douce

Remus s'installa juste à côté d'elle.

- Tiens, tu me parles toi maintenant ?

Elle n'était pas soule, mais assez alcoolisée pour se permettre d'être moins polie que d'habitude.

- Ca n'a pas l'air d'aller. Continua t'il l'air de rien

- Qu'est ce que ça peut bien te foutre Remus ?

- Je suis désolé.

Maïssa le regarda d'un air mauvais.

- Et de quoi ?

- De m'être comporté aussi mal ces derniers temps.

Un rire cynique s'échappa de sa bouche.

- Et tu te sens mieux maintenant ? Ta conscience de gentil garçon a arrêté de te harceler ?

- May...

- Te fatigue pas Remus, tu n'as jamais voulu de moi et de mon amitié, alors ne viens pas jouer le mec sympa et repentant. Tu sais, au lieu de faire semblant tu aurais du me dire dès le début que tu ne me trouvais pas assez intéressante pour me parler. Ça aurait éviter beaucoup de choses. Maintenant fous moi la paix, tu me fatigues avec tes conneries.

Sur ces mots elle s'en alla. Elle attrapa une bouteille d'alcool à moitié entamée sur la table et retrouva ses amis.

Elle avait trop bu, là c'était clair et net. La salle c'était considérablement vidée et la nuit était bien avancée. Elle avait la tête qui tournait et riait à tout et n'importe quoi. Elle avait dansé avec des personnes qu'elle ne connaissait même pas, avant repoussé tant bien que mal les avances d'un d'entre eux et avait faillit tomber plus d'une fois. Elle s'approcha de Leo qui la regarda d'un air amusé, il l'attrapa par la taille et la fit s'assoir sur ses genoux. Il dégagea ses mèches de cheveux et se pencha sur son oreille pour lui murmurer des mots que Remus détestait sans les connaître.

Quand il vit les lèvres de Leo se poser sur la nuque de Maïssa se fut trop pour lui. Il s'approcha d'un pas rageur près des deux gryffondors, les grands yeux – alcoolisés – de Maïssa croisèrent les siens et il faillit vaciller mais se repris rapidement.

- May, je te ramène il est temps que tu ailles te coucher. Dit il d'une voix la plus tendre possible en lui tendant la main.

- Lupin, elle n'a pas besoin de chaperon, et je la ramènerai quand elle en aura envie.

- Leo, ça fait un moment que tu aurais du la ramener.

Le ton de Remus était autoritaire.

- Soit gentil dégage. Grogna Leo en serrant un peu plus contre lui la jeune femme.

- Non c'est bon. S'interposa May. Je vais rentrer, il a raison j'ai un peu trop bu. Mais j'ai pas besoin qu'on me ramène !

Maïssa essaya de se relever mais après deux tentatives infructueuses elle du se résoudre à attraper la main de Remus en râlant. Elle souhaita bonne nuit à tout le monde et s'éloigna, Remus sur ses talons.

- Arrête de me suivre.

- Il est hors de question que tu rentres seule. Que tu le veuilles ou non je t'accompagne. C'est clair ?

Remus ne lui avait jamais parlé de cette façon et elle préféra éviter d'envenimer les choses. De toute façon elle était trop ivre. Elle accepta finalement que Remus marche à côté d'elle, elle sentait son parfum et malgré l'effet euphorisant de la boisson, elle avait l'impression de que son coeur se comprimait. Elle luttait contre elle, contre ses sentiments, contre ce que Remus représentait pour elle. Puis au détour d'un couloir elle s'effondra. Appuyer contre le mur elle n'arrivait plus à retenir ses sanglots.

Remus ne savait pas comment réagir, il fut surpris de la voir s'arrêter puis quand il vit les larmes ruisseler sur ses joues il se sentit impuissant. Il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme qui se dégagea violemment. Au bout de la troisième tentative elle renonça a s'éloigner. Après une hésitation il l'attira vers lui et la pris dans ses bras. Au lieu de se calmer les sanglots redoublèrent et elle se laissa aller contre le torse du maraudeur. Instinctivement Remus lui caressa doucement les cheveux, il posa sa tête sur la sienne et s'imprégna de son parfum. Il aurait eu envie de lui dire des dizaines de choses, mais ce n'était pas le bon moment. Quand elle se fut calmer elle resta dans ses bras un moment s'agrippant à lui. Elle ne put pas dire qu'elle aurait voulu que le temps s'arrête, c'était faux. Mais elle aurait juste voulu que Remus ne s'éloigne plus jamais, qu'il reste près d'elle. Sauf que Remus ne l'aimait pas, et c'était ça la grande différence entre eux. Voilà pourquoi cet instant ne serait jamais qu'un fugace souvenir, que demain il serait à nouveau le garçon distant qu'elle connaissait. Alors elle recula, parce qu'elle ne voulait pas se faire plus mal encore. Que ça suffisait. Sans dire un mot elle reprit la direction du dortoir, suivit par Remus qui lui non plus ne prononça pas le moindre son.

Ils arrivèrent dans la salle commune, vide vu l'heure, où le feu mourrait doucement. Elle s'approcha du foyer dont la flamme se ranima instantanément et essaya de réchauffer ses mains. Remus se tenait derrière elle, un peu à distance sans savoir le comportement à adopter.

- Dis le moi.

La voix de Maïssa brisa le silence mais Remus ne comprenait pas le sens de la question.

- Dis moi ce que j'ai bien pu faire, dire, pour que tu ai choisit dès la première année de considérer que je n'avais aucun intérêt.

Remus resta un instant bouche bée. Comment pouvait elle croire qu'il trouvait qu'elle n'avait aucun intérêt.

- Je ne te trouve pas sans intérêt May, tu n'a rien fait.

- Alors pourquoi ?

- Mais pourquoi quoi ?

Maïssa sentait ses mains trembler.

- Pourquoi tu m'as toujours rejeté ? Pourquoi depuis 2 semaines tu m'ignores ? Qu'est ce que j'ai pu faire pour que tu me haïsse à ce point ?

Sa phrase se termina dans un souffle, elle ne le regardait pas, elle ne le pouvait pas. Remus resta interdit, alors Sirius disait vrai elle pensait qu'il la haïssait. Il s'approcha et se posta juste à côté d'elle.

- Je ne te hais pas. Au contraire. Je trouve que tu es une fille merveilleuse et... je ne veux pas que tu penses que je te déteste. Je suis désolé pour mon comportement, mais c'est... c'est compliqué.

Au final non pensa t'il, c'est relativement simple. Il était fou d'elle et ne voulais pas juste de son amitié ça aurait été trop compliqué à gérer. Mais il ne lui avouerais pas, se faire envoyer promener était encore pire que de devoir l'ignorer.

- Je ne pensais pas, repris t'il, que tu voulais être mon ami. C'est compliqué pour moi d'avoir de vrai ami, je n'ai pas envie de devoir annoncer aux gens que je suis.. je suis...

- un garçon adorable. C'est ça que tu es, tu es pleins d'autres choses. Timide, doux, futé, tendre. Voilà ce que tu es.

Il sentait une chaleur douce se faufiler dans tout son corps, mais la raison repris le dessus.

- Non, je suis un loup garou May. Je suis dangereux, je me dois de limiter mes relations je mets déjà suffisamment de gens en danger.

- Mais arrête !

Cette fois ci elle le regardait, et semblait énervée contre lui.

- Arrête de chercher des excuses je t'en prie ! Je savais depuis longtemps pour ça, et je ne me suis pas enfuie à toutes jambes ! Regarde moi Remus ! Je suis encore là, à quémander une amitié que tu ne veux pas me donner. C'est pitoyable.

Elle allait s'en aller mais Remus attrapa son bras et l'attira contre lui. Il planta ses yeux dans les siens, leurs visages à quelque centimètres l'un de l'autre.

- May... Je n'ai plus envie qu'on se dispute.

- Moi non plus. Maintenant je te laisserais tranquille vu que c'est ce que tu veux.

- Non, ce n'est pas ce que je veux. C'est ce qu'il serait raisonnable de faire.

- Est ce que tu ne voudras pas juste une fois, ne pas être raisonnable.

La voix d'Maïssa se perdit dans un murmure, il desserra sa main de son étreinte mais la laissa sur le bras de la jeune fille. Elle baissa les yeux et se colla contre son torse, il hésita un instant et passa ses bras autour de son corps. Maïssa frissonna et Remus s'imagina, à tort, qu'elle avait froid. Elle sentait la main de Remus caresser son dos avec douceur, par réflexe elle laissa ses doigts s'emmêler dans les cheveux de Remus. Il fut surpris par ce contact et ferma les yeux. Puis les doigts de la jeune femme s'approchèrent de son visage, elle caressa sa joue, il la serra un peu plus fort contre lui en faisant taire la voix dans sa tête.

Il laissa échapper un soupir, enfouissant son visage dans le cou de Maïssa. La jeune fille devait lutter pour se retenir ses pulsions, mais l'alcool aidant elle se laissa aller. Se fut d'abord un baiser sur la mâchoire, elle sentait les muscles de Remus se contracter puis se relâcher doucement. Puis elle descendit vers sa nuque, laissant sa bouche vagabonder sur sa peau. Il se laissait faire, son souffle se faisait plus sonore. Les yeux fermés il commença a laisser ses mains glisser vers les hanches d'Maïssa, il passa ses doigts sous les vêtements de la jeune fille et commença à caresser le bas de son dos. Maïssa ne pensait plus à rien et c'était bien mieux ainsi, elle commença a revenir vers le visage du garçon et remonter dangereusement vers ses lèvres. Instinctivement Remus se tourna de quelques millimètre pour lui permettre d'atteindre plus rapidement son but puis une sorte de flash de raison lui traversa l'esprit. Il s'écarta d'elle, brisant leur étreinte.

- Tu as trop bu May, tu ne sais plus ce que tu fais. Murmura t'il

Maïssa lui souhaita rapidement bonne nuit et grimpa l'escalier de son dortoir, sans se déshabiller elle se précipita sous la couette et tenta de calmer les battements de son coeur. Elle se sentait tellement stupide d'avoir agit comme ça, d'avoir laisser ses désirs prendre le pas sur ce qui était raisonnable. Elle aimait Rémus, mais elle ne devait pas le laisser paraître. Demain elle ferait comme si rien ne c'était passé. En attendant elle se donna le droit de repasser autant de fois que nécessaire les quelques minutes qui venaient de s'écouler.

En bas Remus n'avait pas bougé, sa respiration avait repris un rythme convenable mais il ne pouvait pas s'empêcher de regretter d'avoir arrêté ce moment aussi brutalement. Il sentait encore la brulure des baisers d'Maïssa, le grain de sa peau, son parfum. Pourtant il savait que ce n'était que l'œuvre de l'alcool, il avait profité de sa faiblesse parce qu'il avait des sentiments pour elle. Il décida qu'il était grand temps d'aller dormir et monta dans son dortoir en jetant un dernier regard à la cheminée où crépitait les dernières braises.


La suite, au prochain épisode ;-)