Prologue : cette histoire romantique est la suite de « Un Noël pas comme un autre. » Et suit donc les aventures de Mlle Parker, femme fatale, forte et indépendante qui jusqu'à-là travaillait pour le compte du Centre, une organisation secrète qui traquait sans relâche, Jarod, un véritable génie échappé de leur emprise quelques années auparavant. Suite aux fêtes de fin d'année, Mlle Parker et Jarod se retrouvent à Paris, où ils jouissent pleinement des joies que leur offrent la liberté et l'amour. Vraiment ? Cependant, ils doivent continuer à se cacher, à se méfier de leur entourage, et faire face à certaines réalités. Découverte et révélation seront mises à l'honneur ! L'histoire suit leur romance passionnée et dangereuse, tandis qu'ils luttent pour trouver leur place dans ce monde encore incertain.
Chapitre 1 : La vie à Paris
Résumé : Miss Parker, une ancienne nettoyeuse et chasseuse du Centre, a désormais quitté son travail et sa vie stressante pour vivre en France et démarrer un nouveau départ avec Jarod, un caméléon humain, son ami d'enfance, et ancienne cible du Centre. Amoureux, ils ont fui les Etats-Unis et ont choisi de s'installer à Paris. Alors que tout semble leur sourire, ils s'aperçoivent que cette vie-là ne leur correspond pas. Ils sont malheureux. Leur relation se fragilise. Confrontés à des souvenirs douloureux et à leur passé conflictuel avec le Centre, les bouleversent et les mettent mal à l'aise au point de se demander s'ils sont vraiment prêts à avancer et à changer radicalement de vie.
Appartement quartier résidentiel, Paris, France
Jarod et Mlle Parker avaient quitté Blue Cove depuis trois mois afin de commencer un nouveau départ à Paris. Cette ville rayonnante avec sa richesse culturelle, avait été leur choix pour démarrer une toute nouvelle vie, ensemble. Ils avaient trouvé un appartement dans un quartier calme et pittoresque. Celui-ci se situait dans un charmant quartier résidentiel de Paris, non loin de la Seine. La rue était étroite et pavée, bordée de petits commerces locaux, de pâtisseries et de cafés. Les façades des bâtiments étaient en pierre de taille, avec des balcons en fer forgé ornés de fleurs et de plantes grimpantes.
L'appartement lui-même se trouvait au troisième étage d'un immeuble ancien en pierre, accessible par un escalier en bois ciré. En entrant, on était accueilli par un petit vestibule, avec un miroir juste en face et dans le coin, un porte-manteau. La pièce principale était immense et lumineuse, avec de grandes fenêtres donnant sur la rue. Les murs étaient blancs, soulignés par des poutres apparentes en bois foncé au plafond. Le sol était en parquet, lustré et poli, avec un grand tapis moelleux au centre. Le salon était décoré dans un style moderne et confortable, avec un canapé en cuir noir, des fauteuils souple et ferme à la fois et une grande télévision à écran plat plaqué contre le mur. Des étagères étaient remplies de livres et de bibelots, ajoutant une touche personnelle à l'espace. Un petit bureau était placé près d'une fenêtre, offrant une vue sur les toits de Paris. La cuisine attenante était grande et plutôt fonctionnelle, avec des meubles et des appareils révolutionnaires en acier inoxydable. La chambre principale était également spacieuse et bien éclairée par la lumière du jour. Une grande fenêtre exposée sur une cour intérieure assez tranquille. Le lit King-Size était recouvert de draps blancs et de doux coussins, avec une tête de lit en bois foncé sculpté à la main. Une grande armoire apportait beaucoup d'espace de rangement. La salle de bain était un peu plus petite comparé aux autres pièces, mais restait élégante, avec des carreaux de céramique blancs et une grande douche en verre. Deux vasques étaient placées sur un meuble avec un large miroir juste au-dessus. Dans l'ensemble, l'appartement dégageait une atmosphère chaleureuse et accueillante, avec des allures de modernité et de charme parisien. C'était un havre de paix dans une ville animée, parfait pour un jeune couple qui voulait profiter de tout ce que Paris avait à offrir tout en ayant un endroit pour vivre d'incroyables aventures !
Au début, ils étaient excités à l'idée de découvrir la ville de l'amour et de se perdre dans les rues de Paris. Ils avaient visité les principaux monuments touristiques comme la Tour Eiffel et le Louvre, dégusté les plats les plus délicieux dans les bistrots de quartier et marché le long des quais de la Seine. Mais au fil du temps, leur enthousiasme avait commencé peu à peu à s'envoler. Jarod avait accepté un emploi pour lequel il était assez doué. Celui de conseiller éducatif. En tant que caméléon, Jarod avait élargi ses domaines de compétences et avait donc une connaissance approfondie de l'éducation. Il souhaitait travailler pour venir en aide aux enfants en difficulté. Ce qu'il faisait avec plaisir depuis presque deux mois. Mlle Parker, quant à elle, bien qu'elle avait le mal du pays essaya de s'adapter avec peine à sa nouvelle vie. La jeune femme avait trouvé un travail dans une entreprise financière mettant à profit ses compétences d'analyste financier, en évaluant les comptes et repérant les anomalies de la Société. Malheureusement, tout n'était pas toujours rose autant pour lui que pour elle. Elle éprouvait du chagrin. À part Jarod, elle n'avait aucun ami. Personne à qui se confier ou à taquiner. C'était l'horreur ! Sydney et Broots, lui manquaient tant. Et puis il y avait sa maison à Blue Cove dans le Delaware. Elle versa une larme en se remémorant de bons et douloureux souvenirs.
Malgré leur petite vie bien tranquille et si parfaite en apparence, ils passaient moins de temps ensemble, séparés par leur emploi du temps, ils avaient fini par ne plus se voir. Cela avait créé une distance entre le jeune couple, une tension qui n'était pas présente avant. Mlle Parker avait remarqué tristement ce grand fossé qui s'était creusé entre eux et avait décidé de ranimer la passion qu'ils ressentaient l'un pour l'autre avant leur arrivée à Paris. Elle avait organisé des soirées romantiques, cuisiné, non, expérimenter des dîners succulents et essayé de stimuler leur vie sexuelle. Mais rien ne semblait fonctionner. Cela faisait plusieurs jours que Jarod n'avait pas posé ses mains sur elle. Qu'il ne lui avait pas fait l'amour. Ça l'avait terriblement contrariée au point que son ulcère la faisait souffrir. Elle lui posa sans cesse des questions cherchant à savoir ce qui le préoccupait, en vain.
Tout comme Mlle Parker, Jarod se sentait agité. Il tournait souvent en rond dans leur appartement, il était plus grincheux chaque jour qui passait et se mettait dans tous ses états pour pas grand-chose. Il devenait plus sensible. C'était comme s'il était tourmenté. Tourmenté par leur passé. Il avait du mal à trouver sa place dans cette nouvelle culture, cette nouvelle langue. Il ne pouvait s'empêcher de penser à tout ce qu'ils avaient laissé derrière eux. Le jeune homme regrettait leur départ de Blue Cove se demandant si c'était une erreur. Il en perdait l'appétit et le sommeil, éprouvant cette légère sensation de vide dans la poitrine. Cependant, il refusait de s'apitoyer sur son sort. Réprimant son mal-être y compris celui de sa compagne. Les journées devenaient plus longues et plus monotones. Les tourtereaux se disputaient sans cesse, se chamaillant sur des petites choses insignifiantes et avaient des difficultés à maintenir un dialogue ouvert. Mlle Parker était extrêmement déçue par la situation. Elle avait quitté sa ville natale, le Centre et son travail pour vivre son amour avec Jarod, tout compte fait, cela semblait ne pas avoir de sens. Non, rien n'avait de sens ! Pourtant, elle ne souhaitait que le bonheur de son amant. Tout comme lui, mais voilà le rêve se transformait peu à peu en cauchemar. Un soir, alors qu'ils étaient tous les deux allongés dans leur lit, la tension était palpable. Jarod avait les yeux rivés sur le plafond, perdu dans ses pensées, tandis que Mlle Parker avait du mal à trouver le sommeil.
Elle brisa le silence.
« Jarod, tu penses à quoi ? demanda-t-elle.
- Je pense à tout ce que nous avons laissé derrière nous ! avoua-t-il avec un soupçon de tristesse dans la voix, la regardant droit dans les yeux.
- Je sais que ce n'est pas facile pour toi, ici. Mais nous sommes là ensemble, et je suis sûr que les choses vont s'améliorer.
- Je croyais que ce serait plus simple. On a du mal à s'adapter à cette vie.
- Jarod, on est arrivé ici, il y a trois mois. Donnons-nous encore un peu de temps. Voyons comment les choses évoluent.
- Et que ferons-nous, si ça ne marche pas ? On fera quoi ? Je sais que nous avons toujours notre plan B, mais soyons honnêtes, mon amour, regarde-nous, tu n'es pas plus heureuse que moi, ici. Pourquoi continuer à nous voiler la face ? J'ai l'impression de te perdre, un peu plus chaque jour.
- Non, mon amour. Ça n'arrivera jamais parce que je t'aime.
- Est-ce suffisant ?
- Ça l'est pour moi. Quand j'ai quitté Blue Cove, je l'ai fait pour toi parce que rien que d'imaginer le reste de mon existence sans toi m'étais insupportable. Tout ça est futile, Jarod.
- Je ne sais pas si j'arriverai à passer ce cap. » Elle posa une main sur son bras. Jarod soupira se tournant sur le côté. Il s'endormit rapidement.
Le lendemain matin, Jarod et Mlle Parker se réveillèrent tardivement. Ils décidèrent de se lever et de visiter plus en profondeur le quartier. Une chose qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de faire s'accordant ainsi du temps l'un pour l'autre.
Quelque part dans les rues de Paris, France
Après avoir quitté leur appartement de bonne heure, le jeune couple se promenait le long des rues, main dans la main comme deux amoureux, admirant l'architecture élégante des bâtiments et la magnificence de la ville. Les restaurants, les boulangeries, les petits magasins spécialisés et les galeries d'art étaient tous autant d'endroits à explorer. Ils s'arrêtèrent devant un petit café pour prendre leur petit-déjeuner. Ils s'installèrent à une petite table de terrasse et commandèrent des croissants, des pains au chocolat, des brioches et deux tasses de boisson bien fumantes. Ils étaient heureux d'être ensemble et de profiter du moment présent. C'est alors que Mlle Parker se mit à parler de leur avenir.
« Jarod, j'ai beaucoup réfléchi.
- Ça m'aurait étonné si tu ne l'avais pas fait.
- Attends, écoute-moi. Nous ne pouvons pas rester ici indéfiniment. Nous avons toujours notre plan B, utilisons-le ! Je dois t'avouer que tout comme toi, je m'ennuie dans cette ville.
- Pourquoi tu ne me le disais pas ? Je te croyais heureuse. Non, en fait, je m'en doutais.
- Oh, je suis heureuse parce que je suis avec toi. Mais on est parti si précipitamment que… Mes amis me manquent, ma maison me manque, tu me manques. Depuis quelque temps, tu ne fais plus attention à moi. Tu ne me fais plus l'amour. Ce n'est pas un reproche. C'est que je te sens si malheureux que ça me tue.
- Je sais, je ne me suis pas montré à la hauteur ces derniers jours. Pardonne-moi.
- Tu n'as rien à te faire pardonner. Je veux juste que tout redevienne comme avant. Je veux qu'on redevienne comme avant.
- Nous allons trouver une solution. Après tout, on a déjà réussi à échapper au Centre une première fois, non ? Rien ne nous empêche de recommencer. Je suis très doué pour ce genre de chose ! »
Elle avait raison. Ils ne pourraient pas fuir éternellement leur passé. Ils avaient dû trouver une solution pour vivre, et ce, de manière libre et heureux. Pourtant, ce n'était pas suffisant. Malgré tout, Jarod était confiant. Il avait toujours su s'adapter à toutes les situations, à tous les défis. Le jeune homme était résolu à trouver une issue à leur problème. Ils terminèrent leur petit-déjeuner puis sortirent continuant leur balade. Ils se dirigèrent vers le Jardin des Tuileries, l'un des plus beaux parcs de Paris. Ils flânaient dans les allées fleuries, contemplant les diverses statues, les fontaines. Ils arrivèrent devant l'Arc de Triomphe du Carrousel. Jarod s'extasiait, son cœur battait à tout rompre. Il avait toujours gardé cette âme d'enfant. Mlle Parker retrouvait la petite lueur d'espoir dans les yeux de son amant. Tout n'était pas perdu.
« Regarde, Parker, c'est l'Arc de Triomphe. C'est l'un des monuments les plus célèbres de Paris. Jarod était fier de lui montrer tout ce qu'il connaissait de la ville. Mlle Parker lui donna un large sourire.
- C'est différent de le voir en vrai, mais c'est magnifique. Je me réjouis de te savoir de nouveau toi-même.
- On devrait prendre un peu plus de temps pour nous. Nos emplois respectifs nous ont beaucoup trop accaparés. Ce soir, je ne me consacrerai uniquement qu'à toi. La femme la plus merveilleuse du monde.
- Et moi, mon amour, je ne serai qu'à toi. »
Elle avait hâte. Elle avait l'impression de retrouver celui qui avait fait tant chavirer son cœur. L'homme dont elle avait toujours été amoureuse. Ils restèrent là pendant un long moment, regardant les monuments, discutant de tout et de rien. Leur vie était compliquée. Elle avait toujours été. Que pouvait-il faire ? Que devait-il faire pour la rendre moins difficile ? Plus supportable. Jarod, la tête baissée, ses yeux fixés le néant, il réfléchissait sérieusement à quitter la France. Mlle Parker, elle touchait le fin fond du désespoir et quant à lui, il avait cette impression de s'enfoncer dans du sable mouvant. Et s'il ne réagissait pas, il allait finir par perdre la femme qu'il aimait, ou du moins c'était ce qu'il croyait !
Appartement quartier résidentiel, Paris, France
À petit pas, ils rentrèrent dans leur appartement, satisfaits de leur journée. Ils s'installèrent sur le canapé. Côte à côte, Jarod tenta timidement, mais maladroitement une approche un peu particulière. Il se pencha ardemment sur les lèvres légèrement entrouvertes de la Miss, déboutonnant ainsi la chemise de la jeune femme. Alors qu'il se montrait de plus en plus entreprenant envers elle, Mlle Parker l'arrêta dans son élan. Il se redressa.
« Jarod, il y a quelque chose que je veux te dire. Comme tu as pu le remarquer, je ne suis pas très adroite pour exprimer mes sentiments, mais je voulais que tu saches que je suis très heureuse avec toi. Et tu n'as pas besoin de me prouver quoi que ce soit. Tu le sais, n'est-ce pas ? rassura Mlle Parker.
- Si tu savais comme je regrette de ne pas avoir été plus présent pour toi. Je me suis éloigné de toi. C'est fini, je suis là maintenant. Qu'est-ce que tu as ? Ça ne va pas ? Il prit l'air sérieux.
- Jarod. Je te jure, j'ai essayé tant que j'ai pu. Ce n'est pas moi, ce n'est pas ma vie. Je ne me reconnais plus. Je n'aime pas mon travail, on se voit rarement et il pleut tout le temps ici, sans compter, l'humeur des gens... Cette situation est insupportable ! Je ne sais pas comment faire face à tout ça. Quelle ironie ! On voulait vivre normalement, comme tout le monde et regarde où ça nous mène, à notre point de départ !
- Je viens de prendre une décision.
- Laquelle ?
- Je sais qu'on s'était mis d'accord tous les deux sur le fait de rester ici quelques années, mais laissons-nous trois mois. Peut-être, moins. Le temps de régler quelques détails. À la fin de ce délai, nous quitterons ce pays, nous retournerons chez nous.
- Pour aller où, Jarod ?
- Dans le Maine, à New-York ou à Portland ou encore à Blue Cove. Peu importe, je sais que c'est difficile pour le moment, mais fais-moi confiance. Je te promets que tout finira par s'arranger. Parker, il n'y a que toi qui comptes. Toi, moi, nous. Mon amour, n'oublie jamais que je t'adore. » sa voix était douce, rassurante et réconfortante.
Mlle Parker s'avança vers la fenêtre et regarda par-delà les toits de Paris. La ville était belle, comme toujours, mais aujourd'hui, elle ne semblait pas pouvoir en apprécier la beauté. Jarod s'approcha doucement derrière elle et posa ses mains sur ses épaules. Elle sentait sa chaleur corporelle l'envahir et la réchauffer. La jeune femme se tourna vers lui, le scrutant profondément. Leurs yeux se croisèrent, pour se perdre un instant dans le regard l'un de l'autre. Jarod passa ses bras autour de sa taille et la serra tendrement. Mlle Parker hocha la tête se blottissant dans les bras de Jarod. Une larme roula le long de sa joue.
« Je t'aime, Jarod, murmura-t-elle.
- Je t'aime aussi, Parker, il l'embrassa.
- Jarod. J'ai besoin de toi. Ne m'abandonne jamais. »
Ils restèrent là, enlacés dans les bras l'un de l'autre. Pour la première fois, depuis longtemps, Mlle Parker se sentait en sécurité, même si elle était loin de cette maison qu'elle appelait son chez elle, là-bas dans le Delaware. Elle savait qu'elle avait Jarod à ses côtés, et cela lui donnait le courage et la force d'avancer vers l'inconnu. Face à la fenêtre, ils regardaient le monde en contrebas. Elle n'avait aucune idée de ce que l'avenir leur réservait, mais elle gardait l'espoir que cela les conduirait vers une toute nouvelle expérience aussi palpitante, soit-elle…
