Disclaimer : Les personnages de Fullmetal Alchemist ne m'appartiennent toujours pas, d'ailleurs, je compte envoyer un courrier à Hiromu Arakawa pour négocier leur prix U.U
L'histoire de cette fiction ne m'appartient pas non plus, je me contente de traduire celle de Pockymonx3 pour faire profiter à tous de son génie ! *_*
Sinon, je suis terriblement désolée pour ce hum… retard ? ^^;
Je savais que j'étais un peu (beaucoup) à la bourre mais quand je suis retournée sur mon compte il y a quelques jours et que j'ai vu ma dernière publication, j'ai cru que j'allais m'assassinée de mes propres mains (hé ! j'ai jamais parlé d'envie suicidaire u_u)
Enfin bref, je me tais et vous laisse lire ce chapitre que j'ai personnellement adoré lire et traduire même si j'aurais bien foutu quelques baffes à un des personnages…-_-
Sur ce, enjoy ! ^o^
((POV Envy))
Alors que je rentrais chez moi, mes pensées étaient toutes centrées sur Edward. Je me rappelais encore de son air choqué lorsque je lui avais adressé la parole, de la douceur de ses mains, et de la facilité qu'il avait eu à rougir…J'étais bien content qu'il ne soit pas l'une de ces personnes qui se devaient de combler chaque silence par des propos aussi insensés les uns que les autres, d'autant que chacun de nous avait eu l'air d'apprécier notre silencieux déjeuner. Peut-être que cela ne le dérangerait pas si je me joignais de nouveau à lui ; car oui, j'aimais sa compagnie. De surcroît, j'avais beaucoup apprécié le respect qu'il portait aux autres et qui l'avait empêché de me soutirer quelque information, alors que ses yeux dorées brillaient de curiosité. Enfin ! j'étais content d'être entré dans cette école un vendredi car avoir affaires avec les professeurs pendant une semaine entière aurait vraiment été effrayant. A l'exception de la fois où je m'étais présenté, tous avaient commenté mon apparence, l'un allant si loin que je n'aurais pu répéter sa critique. J'avais vraiment l'impression d'être en prison. Mais pas question qu'ils me gavent avec leur uniforme et tout le reste, c'était déjà assez contraignant pour moi.
Dehors, la pluie s'était atténuée, tombant presque droit alors que le vent mourrait, ce spectacle défilant de l'autre côté de la fenêtre. Le bus tourna au coin et s'arrêta, puis la porte s'ouvrit. Je descendis, marchant sous la pluie et pris l'allée qui menait à mon humble demeure -si une maison à deux étages, directement plongée dans un étang pouvait être appelée humble. Au deuxième étage se trouvait un balcon qui trônait au dessus de l'étang alors que des échasses plongeaient dans l'eau pour le soutenir. Je grimpai les escaliers, jetai mon classeur et enlevai mes chaussures une fois à l'intérieur. Ici, les sons de la pluie étaient étouffés et la maison semblait être vide et anormalement silencieuse. C'était comme… être à la maison. Le silence se faisait pesant dans le couloir, étouffant les bruits de mes pas. Lorsque j'entendis ça. Un fracas, un cri, un tir de pistolet, deux voix qui hurlaient. Je m'arrêtai de courir, me retournant vers la source de ce bruit et soupirai de soulagement.
C'était seulement un jeu vidéo qui se jouait à la télévision du salon. Apercevant deux têtes qui me tournaient le dos, l'une aux cheveux coupés ras, l'autre adoptant une coupe plus sauvage, les deux de couleur noire, j'entrai et me dirigeai jusqu'au dos du canapé pour m'asseoir entre eux et poser mes bras sur leurs épaules, ce qui interrompit leur jeu et me valut quelques jurons.
- Putain Envy, j'allais presque le battre ! pesta celui aux cheveux longs.
- C'est ça ! J'étais sur le point de te foutre une raclée et tu le sais Wrath ! rétorqua l'autre en essayant de me contourner pour frapper ce dernier.
- Tu rêves Greed ! T'étais juste tombé dans mon piège !
Ils commencèrent à parler si vite que j'eus du mal à comprendre ce qu'ils disaient, mais ce que je compris se résumait à des menaces de mort et à des mutilations plutôt sadiques. Je soupirai, faisant de mon mieux pour les tenir éloignés. Parfois, mes frères étaient vraiment difficiles à contrôler. J'étais le cadet de la famille, le plus vieux étant Greed et le plus jeune Wrath. Mais bon sang, pourquoi notre mère nous avait-elle nommés ainsi ? Et pourquoi notre père l'y avait-il autorisée ? J'imagine que c'était parce que notre grand-mère avait eu la bonne idée d'appeler sa fille « Lust ». Nous avions d'ailleurs une tante, Pride, qui avait une fille prénommée Sloth. Et même si ce n'était pas son véritable prénom, la famille de ma mère appelait affectueusement -ou pas- notre père « Gluttony ». Je vis d'ailleurs ce dernier endormi sur la chaise longue, son ventre se gonflant et s'abaissant au fil de sa respiration. Les disputes de ses fils ne parvenaient absolument pas à le réveiller, et seul un léger tic nous permettait de savoir qu'il n'était pas mort et que nous devions faire en sorte de ne pas le déranger.
- Les gars… Les gars ! Hé, c'est juste un jeu vidéo, insistai-je en tentant de coincer et Wrath avec mes jambes et Greed avec mes bras.
Ils se démenaient mais ne jetèrent bientôt plus qu'un regard assassin à l'autre, les deux ayant malheureusement un grand sens de la compétition en plus d'une opiniâtreté sans égale... Après un moment, ils s'écartèrent brusquement l'un de l'autre, chacun rechignant à l'idée qu'aucun vainqueur ne serait désigné. Greed éteignit le jeu, m'observant avec un sourire sournois qui n'était jamais bon signe. Il allait à l'université mais vivait toujours à la maison, et je le connaissais assez bien pour savoir que l'irruption d'un tel sourire n'était jamais une bonne chose. Immédiatement, je le lâchai et m'assis bien droit, laissant Wrath s'échapper aussi de mon emprise.
- Aloooooors…? lâcha-t-il tandis que je sentais mon estomac se décomposer, comment était ton premier jour dans cette nouvelle école, mon cher petit frère.
- Je ne suis pas le plus petit, c'est Wrath qui l'est, répondis-je, ce qui valu de vives protestations de la part du garçon aux cheveux longs qui se tenait derrière moi.
- Ca va pas ? J'appellerai jamais Wrath « frérot ». « Blaireau » à la limite…(1) Et n'évite pas la question !
- Ca allait je pense, répondis-je en haussant les épaules.
- Tu as rencontré quelqu'un d'intéressant ?
- J'ai rencontré beaucoup de gens, oui. Mais personne d'intéressant.
- Aucun gars mignon ?
- Greed ! grinçai-je, devenant rouge pivoine alors que j'entendais Wrath derrière moi glousser et marmonner quelque chose sur son timbré de grand frère.
- Alors ? répéta-t-il. Papa ne peut rien entendre, il est complètement « out ».
- Je t'ai dit que non ! Et arrête de me demander ça !
Je descendis du canapé, montai les escaliers en courant et entrai dans ma chambre. Pff…, il y avait vraiment des fois où je détestais Greed. Quelque fois, il semblait se fiche totalement que l'un de ses petits frères soit gay, et d'autres fois, il voyait ça comme une raison de s'en prendre à moi. Je m'assis sur mon lit, rapprochai mes genoux de ma poitrine, sentant mon cœur marteler à l'intérieur de mon corps. J'écarquillai soudain les yeux, des ombres s'échappant de la lumière qui ruisselait à travers la fenêtre, glissant contre les murs et se rapprochant assez pour me toucher avant d'ensuite disparaître. Une vraie torture. Gémissant, je fermai les yeux et baissai la tête, retournant à la logique digne d'un gamin de cinq ans qui consistait à dire « Je ne peux pas les voir, elles ne peuvent pas me voir ». J'entendis alors ma porte s'ouvrir et se fermer, et tressaillit, plantant mes ongles dans mes avant-bras, lorsque je sentis une main chaude dans le creux de mes épaules, puis quelqu'un s'asseoir derrière moi.
- Tu n'as pas oublié de prendre tes médicaments ce matin ? fit une voix grave mais neutre ; c'était Greed.
- Non, je les ai pris. Mais juste la moitié de la dose prescrite. Cette merde ne marche pas, Greed, ça ne fait qu'empirer mon état. Ca le fait vraiment empirer, murmurai-je en me penchant vers lui.
- Tu les vois encore ?
Je fis un signe de la tête alors que je me sentais trembler comme je l'avais déjà fait. Greed était la seule personne à qui je pouvais confier mon…problème. Wrath était trop jeune pour comprendre et Maman m'aurait juste amené à l'hôpital, encore une fois. Et je ne supportais pas cet endroit, c'était bien trop lumineux. Greed, lui, m'aidait. Bien sûr, il lui arrivait parfois d'être un véritable abruti, mais d'autres fois…d'autres fois, il se comportait comme le meilleur des frères.
- Bon… Garde les yeux clos. Et Envy…parle-moi de lui. Et ne nie pas, je ne te connais que trop bien.
Je pris une profonde inspiration pour me préparer, puis je m'entendis dire doucement…
- Il s'appelle Edward Elric.
((Pov Edward))
Le bruit du tintement d'une argenterie ainsi que celui d'une vaisselle en train d'être lavées étaient les seuls sons que j'entendais hors de ma chambre ce samedi soir, alors que mes oreilles étaient collées contre la porte. Ca avait l'air assez sûr pour que je m'autorise à sortir et je décidai alors de quitter discrètement ma chambre, n'ayant pas spécialement envie que quelqu'un me découvre. J'avais réussi à ne pas me faire remarquer par mon père depuis vendredi en restant dans ma chambre sans rien dire ou en allant simplement manger rapidement mon dîner, évitant ainsi de mettre quelque sujet scolaire sur le tapis. En fait, je n'avais pas tellement pensé à Envy, seule notre rencontre à l'église m'était revenue en mémoire. Mon estomac s'était simplement serré la fois où j'avais vu quelque chose de violet et qui me rappelait la couleur de ses yeux… Mais c'était hier. Il était maintenant samedi soir et je devais prendre le risque de m'aventurer en dehors de ma chambre pour aller aux toilettes. Mais dans le couloir, je me frigorifiai lorsque j'entendis la porte du réfrigérateur s'ouvrir et le son d'une canette qu'on décapsulait. Réprimant mille et un jurons qui ne demandaient qu'à sortir, je courus, la tête la première, tout le long du couloir, haletant une fois appuyé contre la porte, après avoir enfin réussi à entrer dans la salle de bain.
Mon père était tombé dans l'alcool depuis le décès de ma mère, mais il ne buvait pas tous les jours car il avait encore un travail et devait s'occuper de nous. Cependant, chaque samedi, il débouchait plusieurs bières, prenant tout de même le soin de garder l'esprit assez clair pour faire de ma vie un enfer. Alors laissez-moi vous dire que je déteste les weekends.
Je quittai la salle de bain juste à temps pour entendre le second « psshh » d'une cannette que l'on ouvrait, ainsi que mon père soupirer avant de prendre sa boisson. Je m'apprêtais à me glisser jusqu'à ma chambre, osant à peine respirer, lorsque je l'entendis. Je crois que jusqu'à maintenant, je n'avais jamais autant prié pour pouvoir me fondre dans les murs…
- Hé Ed ! 'Proche dont !
Mon père commençait déjà à manger ses mots, et il n'était jamais aussi lourd que quand il avait bu. Encore quelque temps et je pouvais clairement affirmer qu'il finirait par s'évanouir sur le canapé.
A contrecœur, je changeai de direction, m'éloignant de ma chambre, mon « refuge » comme j'aimais l'appeler, et entrai dans le salon où mon père se trouvait assis, un sourire idiot sur le visage et une cannette de bière dans une main, les autres se trouvant sur la table en face de lui. Déjà trois d'entre elles étaient vides. Et merde, il en avait bu plus que ce que je ne pensais. L'estomac serré, je me dressai devant lui, gardant un visage neutre même si mon esprit me criait de m'enfuir. Entre mon instinct qui me demandait de lutter et celui qui me priait de prendre la fuite, le second dominait et j'aurais vraiment voulu lui obéir, mais c'était trop tard. Au contraire, je pris mon courage à deux mains et tins bon, sachant pertinemment que fuir ne ferait qu'aggraver les choses.
- Oui, Papa ? fis-je en me forçant à sourire tandis que je sentais mon visage se décomposer.
- Alors gamin, c'était comment l'école ? Tu ne m'en parles jamais, dit-il en se rembrunissant alors que j'avais de plus en plus de mal à ne pas tressaillir.
- C'est vrai, Papa. J'ai rencontré le nouvel élève.
- Oh. Et il est comment ?
- Je ne sais pas. Il est avec moi en sciences politiques et au déjeuner, c'est tout.
- Comment il s'appelle ?
- Envy Jones.
Il y eut un silence alors que ses yeux se rétrécirent et que son sourire se transforma en un air désapprobateur. Il m'observa attentivement alors que je faisais de mon mieux pour ne pas rougir, et je dus plus ou moins réussir car son sourire revint aussitôt tandis qu'il se renfonçait dans le canapé.
- C'est un étrange nom. Enfin, il est nouveau. Invite-le, j'aimerais le rencontrer, je suis sûr que vous pourriez être de bons amis.
Je clignai des yeux, incapable de retenir mon étonnement. Il devait être complètement ivre car même dans un million d'années, je ne me serais attendu à entendre ces mots de sa bouche. Il voulait rencontrer quelqu'un, il voulait que je sois ami avec un autre garçon. J'avalai ma salive avant de répondre, faisant bien attention à choisir mes mots.
- Et bien… Si tu penses que oui alors je lui demanderai. Mais je ne pense pas que nous ayons tant de choses en commun…
- Baliverne ! Tu ne traines plus avec personne. Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Roy, déjà ? Je l'aimais bien ce garçon.
Merde. Le juron parvint à mon esprit avant même que je n'ai pu l'arrêter tandis que des cloches ne cessaient de claironner dans ma tête, m'avertissant du danger. C'était un piège ; et il était impossible que je sorte de cette situation sans que quelque chose de mauvais n'arrive. Il l'avait prévu ; et je savais que j'avais raison. Mon cœur battait à tout rompre, prêt à s'arracher de ma poitrine, alors que je cherchais une réponse qui me permettrait de me tirer de ce mauvais pas. Mais apparemment, il n'attendait pas de moi une riposte.
- Ah oui, je me souviens de ce qu'il s'est passé, dit-il alors que son sourire se faisait plus dur et que ses yeux se rétrécissaient méchamment. Roy a appris que tu étais une erreur de la nature. Que tu étais une bizarrerie dont ce monde ne souhaitait pas la présence. Et quand il l'a raconté à tout le monde, tu t'es disputé avec lui. Et maintenant, tu es dans cette école religieuse pour essayer de résoudre ton problème. Mais encore une fois, rien chez toi ne peut être résolu, n'est-ce pas ? Après tout…
Il s'était levé plus rapidement que ce dont je le croyais capable, m'attrapant par le col de mon tee-shirt avant de me lancer violemment dans le couloir. Je heurtai violemment le sol et roulai plusieurs fois jusqu'à aller m'écraser contre un mur, me mordant les lèvres pour m'empêcher de crier ma douleur. Tout ça n'avait été qu'une combine et je m'étais complètement fourvoyé en me croyant en sécurité. Mais cela me faisait aussi penser qu'en fin de compte, mon père voulait seulement que je mène une vie normale, avec des amis qui ne me tourneraient pas le dos. Il se rapprocha de moi, m'attrapa la tête par les cheveux, me forçant à le regarder. Il railla, me contraint à me lever avant de m'envoyer au bout du couloir. Je tombai en m'enfuyant, tandis qu'il riait et qu'il appelait après moi d'une voix froide, dure et cassée.
- Après tout, c'est ta faute si Maman est morte !
J'haletai, me précipitai dans ma chambre et claquai la porte, me laissant glisser derrière elle, alors que mes mains empoignaient fermement ma poitrine. Ca avait été pire que d'habitude. Il n'avait jamais dit cela avant, il ne m'avait même jamais frappé. Mais cette fois, il m'avait jeté violemment dans le couloir.
- Oh, mais invite donc Envy ! Je veux le rencontrer !
Et il rit et rit tandis que je faisais de mon mieux pour ne pas pleurer, qu'importe à quel point j'en avais envie.
Fin du chapitre ! ^^ J'espère que vous avez aimé ! Ce chapitre m'a pris du temps à cause de courts passages que j'avais du mal à traduire…=/
Et si vous avez lu ce que j'avais écrit en entête, vous avez sûrement compris à quel personnage je faisais référence…x(
Je vous le promets, je ne mettrai pas autant de tant pour traduire la suite et je ferai tout pour publier le prochain chapitre le plus vite possible ! _
Et je reprends une phrase de PockymonX3 : Please review and I will give you lots of loves ! XD
(1) La phrase originale est Wrath is my little bother, not brother, « bother » signifiant « ennui », « embêtement » en gros. Etant donné que c'est un jeu de mots, j'ai eu du mal à garder l'humour de la phrase mais j'espère que ma traduction n'est pas trop mauvaise…~~
