Disclaimer : Les personnages de FMA ne m'appartiennent pas, tout comme l'histoire que je me contente de traduire (contenter, contenter... c'est du boulot, hein ! .)
Bon, je sais, je suis légèrement en retard... "Légèrement" j'ai dit... J'ai dit "légèrement" ! C'est pas ma faute, j'étais sûre d'avoir posté le dernier chapitre autour du mois de février...é.è Comment ça, c'est la pire excuse que vous ayez jamais entendue ? Promis, avec les vacances scolaires (priez pour moi pour que j'ai mon bac ! o), j'aurai plus de temps pour traduire, et donc, je vais m'avancer le plus possible pour publier régulièrement ^^;;;
Sur ce, j'espère que vous apprécierez ce chapitre ! C'est un épisode de la fic que j'affectionne tout particulièrement, parce que nos deux tourteraux sont vraiment mignons, puis leur relation progresse ! 8D Okay, je me tais, je vous laisse apprécier !
((POV Edward))
Je n'avais absolument aucune raison d'être anxieux à l'idée de la journée qui allait suivre. Vendredi. C'était aujourd'hui qu'Envy devait passer à la maison.
Cette journée d'école s'était écoulée dans le flou le plus total, je me souvenais vaguement de celle-ci, et ma mémoire était terne, confuse, comme si j'avais plongé dans une piscine et qu'en ressortant, il restait du chlore dans mes yeux et de l'eau dans les oreilles, me coupant de tout -ce qui était étrange, étant donné que je n'étais même pas allé me baigner aujourd'hui, et que je n'avais pas eu cours d'éducation physique.
Et maintenant, l'école était terminée, et Envy venait à l'instant de m'appeler pour me dire qu'il était sur le chemin. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, mon père avait du se rendre à un rendez-vous de dernière minute après m'avoir encore répété qu'il était d'accord pour que j'invite un ami à la maison. Ce dernier serait de retour demain soir, probablement après, même. Bien sûr, il reviendrait, mais peut-être que je n'aurais pas à me battre avec son « moi » ivre. Peut-être qu'il s'évanouirait simplement après sa longue journée de travail, et qu'il ne toucherait même pas à son alcool de la nuit. Je ne pouvais contenir les nuées d'espoir qui continuaient à refaire surface chaque fois que je réalisais que la roue était peut-être en train de tourner, mais je ne voulus cependant pas trop me pencher sur la question, au cas où il s'avèrerait qu'il ne s'agisse que d'un rêve.
J'étais habillé d'un jean noir et d'un débardeur assorti à ce dernier, et arrangeais ma natte lorsque j'entendis frapper à la porte. Je ne pus m'empêcher de rire nerveusement, tel une petite fille, tandis que je me précipitai dans le hall, et je faillis même glisser et me cogner contre la porte. Oh oui, on passerait un super moment. J'entrouvris la porte, clignai des yeux, étonné devant ce que je voyais là. C'était Envy, évidemment, mais…
« Est-ce que quelque chose a mangé ta tête ? » demandai-je en ouvrant entièrement la porte pour le faire entrer. Il portait un short et un tee-shirt, bien que nous soyons fin novembre, mais ce n'était rien comparé à sa tête. Ses cheveux verts-noirs se projetaient dans toutes les directions possibles, me faisant penser à un palmier, et ces derniers étaient retenus par un épais bandeau noir qui les empêchait de s'écraser sur son visage, réussissant je ne sais comment à seulement faire retomber quelques fines mèches devant ses yeux. Il éclata de rire à ma remarque, tout sourire.
« Non, c'est ce qu'il se passe quand je ne les mouille pas. Je me lève le matin, les peigne aussi bien que je peux, mais ça reste toujours ainsi » m'expliqua-t-il joyeusement.
Je reculai et lui fis signe d'entrer. Une voiture, dans laquelle je pus supposer se trouver sa mère, sortit de l'allée, filant à toute vitesse, tandis qu'Envy entrait à l'intérieur de la maison et regardait autour de lui avec une curiosité non dissimulée. Je marchai devant lui et le conduisis au salon où la télé était allumée, un bol de popcorn posé sur la table en face du canapé. Il sourit, inclina sa tête sur le côté, et ses yeux passèrent de la télévision à moi-même.
« Un film ? » me demanda-t-il.
Je hochai la tête et désignai le paquet que formaient les DVD sur la table. « Prends ce que tu veux ».
Je pris place sur le canapé tandis qu'il passait en revue les différents choix qui lui étaient offerts, fredonnant. Cela lui prit seulement un moment avant qu'il ne sourit, fendit le paquet en deux, et cueillit un DVD entre deux doigts. Il le tendit vers moi et je hochai de la tête en signe d'approbation lorsque je vis la couverture. Underworld : Evolution. Personnellement, je ne l'avais pas vu depuis un moment, mais je l'avais bien aimé la dernière fois. J'appuyai sur un bouton de la télécommande à côté du popcorn, ouvris ce truc qui faisait office de lecteur DVD -oui, les dernières technologies n'étaient pas mon fort - avant qu'il ne démarre le film et ne s'affale sur le canapé à côté de moi. L'histoire débuta, remplissant la pièce d'une émeute de sons et d'images, tandis qu'une quantité de sang astronomique apparaissait sur l'écran. Curieusement pourtant, je sentis mes paupières s'abaisser, mon manque de sommeil de la nuit dernière me rattrapant finalement. Ce rêve avec ces tourbillons de lignes rouges était de nouveau revenu, me marquant durement de ce sentiment d'étouffement qu'il apportait toujours avec lui. Je m'étais réveillé quelques minutes après minuit et n'avait pu me rendormir qu'une heure avant que mon réveil ne s'enclenche. Ceci ainsi que l'école m'avaient épuisé : les deux autres de l'escalier avaient poursuivi leurs « exploits » et les gens commençaient à s'en rendre compte. J'avais entendu certaines rumeurs, chuchotées de tous les côtés, et cela me rendait paranoïaque. Ignorer ceci devenait ennuyeux et j'étais tout bonnement crevé.
Je m'écroulai doucement et posai mes pieds au-dessus de la table en face de moi. A mes côtés, Envy m'imita tandis qu'une de ses mains se chargeait de remplir le vide entre nous deux en se posant sur le coussin placé au milieu de nos deux corps. Dans mon esprit à moitié endormi, je fis vaguement attention à mon irrésistible envie de le toucher encore une fois, mais cette fois, je n'avais pas l'esprit assez clair pour lutter contre ce désir. Du bout des doigts, je frôlai le dos de sa main avec douceur, le contact de sa peau étirant un fin sourire sur mes lèvres.
Il répondit à mon geste en retournant sa main, de façon à ce que sa paume soit face au plafond, et il noua ses doigts entre les miens, les serrant légèrement. Je me sentis rougir, ce contact inhabituel me lançant des frissons dans le bas de la colonne vertébrale. Cela m'incitait à faire ce que je n'avais pas la force de combattre dans l'état où j'étais, et je m'y exécutai donc volontiers. Je m'appuyai contre lui, mon sourire s'élargissant au contact de la chaleur de son corps, et ma tête vint se poser sur son épaule tandis que ma poitrine se soulevait et s'abaissait au même rythme que le sien. Sous mon oreille, je pus entendre le grondement régulier de son sang dans ses veines, me rappelant le son que je produisais lorsque je pressais ma main contre mon oreille.
Ce vibrations m'apaisèrent, et bientôt les bruits provenant du film devinrent flous. J'étais transporté dans les bras de Morphée simplement grâce à la sensation de la main d'Envy posée sur la mienne, mais petit à petit, même cela devint distant de mon esprit. Le sommeil m'entraina vers le fond, tel un sévère maître qui ne tolèrerait pas qu'on lui désobéisse. Je me rapprochai de mon oreiller vivant et succombai à ses ordres.
((POV Envy))
Nous nous tenions la main. C'était une bonne chose que sa tête soit posée sur mon épaule, sur mon épaule, ainsi, il ne pouvait voir mon sourire. Dans ce petit espace créé entre nous deux, ses doigts, entrecroisés aux miens, semblaient d'une finesse délicate. Mon cœur battait fort dans ma poitrine et résonnait dans mes tempes avec excitation. Nous nous tenions la main, et c'était lui qui en avait prit l'initiative. Je n'arrivais tout simplement pas à me remettre de ce constat. J'étais à moitié tenté de passer mon bras autour de ses épaules pour le rapprocher encore plus de mon corps, mais mon autre « moi », celui qui faisait preuve de bon sens, s'inquiétait à l'idée que ce geste paraisse trop entreprenant. J'ignorai donc la tentation, tel un parfait petit catho' - oui, oui - et fis de mon mieux pour me concentrer sur le film qui se déroulait devant moi. Ce qui devint de plus en plus difficile lorsque j'entendis le souffle d'Edward se ralentir, comme le faisaient les personnes qui se reposaient. Je me doutais qu'il s'assoupirait tôt ou tard. Aujourd'hui, il avait affiché un air épouvantable tout au long de la journée de cours, comme s'il allait rendre l'âme d'un moment à l'autre. Les quelques fois où j'avais tenté de lui parler pendant l'heure de la cantine ne lui avaient tiré que d'infimes réactions, et ses réponses étaient constituaient d'un seul et unique mot. Son regard doré était resté flou, et de légères cernes violettes autour de ses yeux dénotaient d'une nuit sans sommeil. Se reposer lui ferait du bien, il le méritait.
Sa tête glissa de mon épaule et s'effondra sur ma poitrine puis sur mon estomac, pour finalement venir se blottir contre ce qui s'avérait être le meilleur endroit possible -oh oui !- c'est-à-dire, mes genoux. Je réprimai un juron, me disant à moi-même « Si seulement il était éveillé ». Ainsi… Ce que je ferais avec sa tête sur mes genoux… Merde, non ! Je ne pouvais pas commencer à durcir avec la tête d'Edward posée - oh, là, là !- à côté de mon entrejambe. Je me mordis la lèvre et serrai sa main plus fortement, avec l'espoir de le réveiller. Mais encore une fois, s'il s'éveillait, je serais forcé d'expliquer ce que sa tête faisait là, et il me faudrait éviter ce « problème » auquel mon esprit vagabond donnait vie. Peu importe à quel point je le souhaitais, je ne pouvais plus nier ce fait.
Je voulais Edward. Plus que ce qu'un ami aurait du vouloir de lui. Je ne connaissais pas grand-chose de ce garçon, mais maintenant que j'étais ici, avec lui, je ne voulais rien d'autre que le réveiller et ravager son corps. Je me sentis cependant honteux lorsque je réalisai ce à quoi je pensais, sachant pertinemment que le garçon qui était couché sur moi souhaitait juste être mon ami et que c'était mauvais pour moi de penser à des choses qui n'auraient jamais lieu. Je me mordis la lèvre, baissai les yeux sur cette paisible forme endormie qui faisait preuve d'une innocence et d'une douceur à vous couper le souffle lorsqu'elle se reposait, arborant presque une expression bienveillante. Et je souris.
Je pouvais être son ami ; je pouvais faire disparaître ces émotions que je sentais vriller en moi, si cela signifiait que je pouvais rester à ses côtés. De ma main libre, je dégageai doucement des mèches de son visage, et ris légèrement lorsqu'il poussa quelques plaintes dans son sommeil, remuant faiblement à mon contact. Des amis pouvaient agir ainsi, des amis pouvaient tenir compagnie à l'autre, ils étaient même supposer le faire. Des amis pouvaient… Des amis pouvaient s'aimer. Pas à la manière de deux amants, pas en passant un nombre infini de nuits ardentes et passionnées ensemble, mais avec des mots doux, de la compassion, et en se soutenant mutuellement. Je pouvais être ce genre d'ami pour Edward, jusqu'à ce qu'il soit prêt à m'offrir plus. Si un jour il l'était.
Je baillai doucement, me sentant poussé dans les bras de Morphée à la simple vue du petit homme endormi devant moi. Bon… Nous nous réveillerions sans doute lorsque le film se terminerait. Je changeai lentement de position, prenant soin de ne pas déranger Edward que je ne voulais pas réveiller, et me couchai sur le canapé, me mouvant de sorte que l'autre garçon fût à mes côtés, entre mon corps et le dos du mobilier, avant de reposer ma tête sur le bras du meuble. Il sembla répondre en se blottissant contre moi, l'un de ses bras serrant fermement ma taille tandis que l'autre se repliait sur lui-même. Je souris et passai mes bras autour de lui tandis qu'il remuait légèrement son corps et qu'il installait sa tête sur ma poitrine, juste à l'emplacement de mon cœur qui était déjà en train de battre à tout rompre.
« Juste pour quelques temps… » pensai-je, mes yeux se fermant d'eux-mêmes alors que j'entendais un cri retentir en provenance de la télévision. Tant pis, le film n'avait plus trop d'importance maintenant.
Alors, ce chapitre est assez bien pour que vous me pardonniez mon terrible retard ? é.è J'espère que cela vous a plu, encore une fois, je vous promets de me bouger le popotin pour traduire la suite ! _
A bientôt ~
