Je n'ai pas eu le temps de poster ce chapitre plus tôt car j'étais à Atlanta ce weekend avec, entre autre, notre chère Candice, qui est adorable, et tout, et tout ;o)
Bonne lecture !
Klaus leva son verre en un toast silencieux avant de se retourner.
Damon et Caroline s'assirent près de Stefan et Damon commanda deux verres.
"Est-ce qu'on irait pas dire bonjour?" Caroline demanda.
"Quoi ? Pourquoi on ferait cela?" demanda Damon, les sourcils froncés.
"Parce que nous sommes des gens polis?"
Il ricana. "C'est Klaus. Il n'est pas nécessaire d'être poli."
Elle rit doucement et l'embrassa. "Tu n'as jamais entendu parler de 'garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus près'?"
"Pas cet ennemi. Dois-je vraiment te rappeler qu'il a tué Jenna, et Elena?"
Elle le regarda. "Evidemment, tu ramènes tout à Elena," dit-elle avec un air déçu et s'éloigna.
"Non, ce n'est pas du tout...et voilà, elle va lui parler. Elle est insupportable."
Stefan lui tapota l'épaule. "Relax, frérot. C'est une simple conversation, et on est juste à côté. Rien ne va lui arriver."
Damon s'assit. "Ça vaut mieux. S'il touche à une seul de ses cheveux, je me fiche qu'il soit indestructible ou je ne sais quoi, je le tue. Je trouverai un moyen."
Stefan le contempla avec un sourire amusé. "Wow, tu es sérieusement accroché, dis donc."
Damon haussa les épaules, lançant un regard entendu à son frère. "Ben oui...c'est Vampire Barbie," dit-il comme si cette explication suffisait, et Stefan sembla comprendre.
"Je sais, il est impossible de ne pas l'aimer. Même Klaus ne semble pas insensible à ses charmes," remarqua-t-il en voyant le sourire de Klaus à l'approche de Caroline.
Il se leva. "Mais c'est la charmante mademoiselle Forbes."
Elle leva un sourcils. "Vous vous souvenez de moi? Je ne crois pas que nous nous soyons rencontrés."
"Et bien je me souviens vous avoir kidnappé vous et votre ami loup-garou pour le sacrifice."
"D'accord. Et d'après ce que j'ai entendu, cela ne fonctionne pas aussi bien que vous l'espériez."
Son visage s'assombrit. "Je vois que Stefan s'est montré bien bavard."
"Vous ne pouvez pas le blâmer, après tout nous sommes sa famille."
"Bien sûr. Et croyez-moi j'en connais un rayon sur les liens familiaux."
Elle parut surprise. "Vous en avez une?"
Il hocha la tête, appréciant manifestement cette petite conversation avec elle. "J'ai une soeur et trois frères."
"Où sont-ils?" demanda-t-elle, peu soucieuse de se montrer curieuse.
"Avec moi, une dague dans le coeur et chacun dans son cercueil."
Caroline resta sans voix un instant.
"Wow. Vous êtes vraiment totalement cinglé."
Ce fut son tour de rester muet, avant d'éclater de rire. Personne n'osait lui parler ainsi. Elle avait vraiment du cran.
Quand il était à Mystic Falls il l'avait remarquée pour sa beauté. Mais il avait d'autre choses en tête alors et elle n'avait été qu'un pion dans le rituel du sacrifice. Mais maintenant, après lui avoir parlé pendant à peine 3 minutes, il réalisa qu'il aurait été vraiment regrettable de la tuer.
"Merci, mademoiselle Forbes, je n'avais plus ri ainsi depuis longtemps. J'en avais besoin. Puis-je vous appeler Caroline?"
Elle lui sourit gentiment. "Certainement pas. Je suis juste venue dire bonjour, pas devenir votre amie."
Il perdit son sourire. "Je n'ai pas besoin d'amis, merci beaucoup."
Elle le contempla un instant, et il ne put déchiffrer son regard, ce qui le rendit légèrement inconfortable.
"C'est là que vous faites erreur. Bonne nuit, Klaus."
La douceur de sa voix le laissa confondu. Elle retourna vers les deux frères.
"Care," dit Damon dès qu'elle arriva, "A propos de ce que j'ai dit, ce n'était pas.."
Elle passa les bras autour de son cou et lui donna un tendre baiser.
"Je sais, c'était juste pour t'embêter," dit-elle avec un sourire taquin.
Il grogna. "Méchante fille," dit-il, mais ne put s'empêcher de sourire et de l'embrasser en retour.
Il l'aimait. Tellement. Il devait arrêter d'y penser et trouver un moyen de le lui dire.
"Assez avec les mamours," dit Stefan d'un ton moqueur.
Ils passèrent encore une heure à discuter, et Caroline remarque que Klaus regardait dans leur direction de temps en temps. Comme s'il voulait les rejoindre mais n'osait pas demander. Elle était d'ailleurs surprise qu'il ne se soit pas tout simplement imposé auprès de leur petit groupe. En le regardant boire ainsi tout seul, elle ressentit ce qui ressemblait vaguement à de la pitié.
Damon et elle retournèrent à l'appartement un peu après. Il était prévu qu'ils retrouvent Stefan pour dîner le surlendemain. Ils profitaient au maximum de sa présence vu qu'ils n'avaient aucune idée si Klaus allait encore rester longtemps ou non. Quand Stefan lui en avait touché un mot, il était resté vague.
"Au moins Klaus ne nous empêche pas de le voir", dit Caroline en versant deux tasse sang. Elle en tendit une à Damon et s'installa à côté de lui dans le divan.
"Alors, de quoi avez-vous parlé?" demanda-t-il avec curiosité.
"Et bien, crois-le ou non, ce cinglé trimballe sa famille avec lui dans des cercueils."
"Oui, Stefan m'en a parlé. On connait déjà Elijah, et apparemment Stefan a eu une aventure avec la soeur dans les années 20...Deborah, quelque chose comme cela...Rebekah."
Caroline leva les yeux au ciel. "Peux-tu imaginer à quel point ce n'est pas pratique? Genre, comment fait-il s'il doit prendre l'avion?"
Damon rit. "Vraiment, c'est le premier truc qui t'es venu à l'esprit quand il a parlé des cercueils?"
Elle sourit finement. "Je sais. C'est mon côté blonde."
Il repoussa une mèche de cheveux derrière son oreille. "C'est une des choses que j'aime chez toi."
Elle ouvrit la bouche avant de la refermer, surprise – et ravie – du choix de ses mots. Elle saisit sa main. "Je sais que cela ne te plaisait pas que j'aille parler à Klaus, alors merci."
Il opina. "Je comprends ce que tu essaies de faire, et je te fais confiance. Mais...sois prudente, ok?"
Elle sourit et se releva sur ses genoux pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres.
"Est-ce vraiment en train d'arriver?"demanda-t-elle doucement.
Il posa une main sur sa joue. "Je sais qu'on a pas eu l'occasion de discuter de ce qui se passait entre nous...mais ceci, cette vie, toi...c'est tout ce que je pensais ne jamais vouloir. Et maintenant, je ne peux pas imaginer une autre existence."
Ses paroles lui allèrent droit au coeur et elle refoula de stupides larmes de bonheur. Dire qu'elle aurait pu partir pour New York ce jour-là sans passer par la Pension...
"Cela a toujours été toi, Damon," murmura-t-elle contre sa bouche, et il prit ses lèvres dans un baiser passionné.
Jusqu'à présent leurs baisers avaient été plutôt tendre, dans la redécouverte l'un de l'autre, mais à présent il s'agissait vraiment de passion. Elle grimpa sur ses genoux et explora sa bouche, ses soupirs de plaisirs se mélangeant à ceux de Damon. Sa main se glissa sous le t-shirt de Caroline et défit son soutien-gorge, avant de se poser sur sa poitrine d'une manière presque révérencieuse.
Sa bouche quitta la sienne un instant et il dit dans un souffle, "Je sais que tu m'as pardonné toutes les saletés que je t'ai fait subir, mais Bon Dieu, je ne ferai pas l'imbécile cette fois-ci, je te le jure."
Elle sourit, car il semblait très important pour lui qu'elle le croit, et et elle trouva mignon que ce soit Damon qui manque de confiance en lui pour une fois.
Elle lui donna un autre baiser brûlant avant de murmurer, "Emmènez-moi au lit, monsieur Salvatore."
Il rit, plongeant ses yeux azur dans ceux, similaires, de la jeune fille. "Et bien, Miss Forbes, nous commençons seulement à nous fréquenter. Je dois dire que ce comportement de gourgandine me choque énormément."
Elle leva un sourcil. "Qui a les mains sur les seins de l'autre?"
Il sourit. "Ok, tu a gagné," et il se leva sans effort en la gardant dans ses bras. Elle entoura sa taille de ses jambes et ils se dirigèrent vers la chambre où il la jeta sur le lit avant de la rejoindre.
Il n'y eu pas beaucoup de conversation par la suite, juste des soupirs accompagnés de mots tendres.
Le lendemain, Caroline se balada avec un grand sourire toute la journée. Que ce soit en faisant son shopping ou en se promenant à travers Central Park comme maintenant, elle ne pouvait s'empêcher de sourire jusqu'aux oreilles, ne se souciant pas des gens qui la regardaient bizarrement.
Damon avait rendez-vous au FIT avec des copains de classe concernant un projet, et elle avait décidé d'aller prendre l'air après une matinée épuisante mais excitante passée au lit avec Damon. Elle était toujours étonnée par son engagement dans cette relation et sa volonté de la rendre heureuse.
Jusqu'à présent, il réussissait parfaitement.
Elle sortit du parc sur la 5ème avenue non loin de leur appartement avant de s'arrêter net.
Klaus était appuyé contre le mur, manifestement en train de l'attendre.
"Pas discret, la filature," dit-elle en passant à côté de lui pour poursuivre sa route. Il la rejoignit au pas de course.
"Ce n'est pas une filature, j'espérais juste vous parler," dit-il, l'espoir évident dans sa voix.
Elle s'arrêta brusquement. Qu'il soit maudit avec son accent super sexy.
"A quel propos?"
Il haussa les épaules. "A propos de ce que vous m'avez dit hier soir...comme quoi j'avais besoin d'amis...vous m'avez fait réfléchir."
Elle le regarda, incrédule. "Moi, j'ai dit quelque chose qui vous a fait réfléchir?"
Il sourit. "Accordez-vous un peu de crédit, mademoiselle Forbes. Personnellement, j'ai immédiatement remarqué que vous étiez belle et intelligente."
Elle laissa échapper un petit rire. "La flatterie ne vous mènera nulle part," dit-elle, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir quelque peu flattée quand même. Avait-elle tort?
"Ce n'était pas mon intention, j'étais sincère. Me ferez-vous le plaisir de prendre un café avec moi? Je n'empièterai pas trop sur votre temps, je vous le promets."
Elle hésita. Ok, c'était Klaus, et il avait fait un tas de trucs horrible, et tué des gens, alors la chose raisonnable serait de lui dire non et de partir. D'un autre côté, elle ne risquait pas grand-chose dans un endroit public, et si passer une heure avec lui pouvait aider Stefan d'une façon ou d'une autre, elle ne devait pas y réfléchir à deux fois.
Et puis une petite partie d'elle-même était curieuse de savoir comment elle avait réussi à susciter l'intérêt de l'hybride. Et si elle parvenait à l'atteindre? C'était un vrai défi, et Caroline Forbes ne reculait jamais devant un défi.
"Très bien," dit-elle, et fut récompensé par un sourire sincère. "Mais laissez moi appeler Damon d'abord."
Il acquiesça. "Je comprends."
Elle envoya un message rapide à Damon, lui expliquant qu'elle prenait un café avec Klaus et lui indiqua où elle se trouvait. Elle s'attendait à ce qu'il débarque la minute d'après, et elle fut surprise et contente lorsqu'il lui écrit en retour, lui demandant d'être prudente et de l'appeler si nécessaire.
Il semblait vraiment lui faire confiance. Il faudrait qu'elle le remercie de façon appropriée ce soir. Et elle connaissait un excellent moyen de montrer sa gratitude.
Klaus et elle se rendirent dans un bar non loin, et elle s'assit pendant qu'il commandait deux cafés.
Il était intrigué par elle. Il n'avait pas été ainsi intéressé par une femme depuis très longtemps – probablement pas depuis Tatia. Il était sûr de ne pas être attiré par elle de façon romantique cependant. Elle sortait avec Damon Salvatore et semblait éperdument amoureuse de lui.
Un an plus tôt il l'aurait hypnotisée pour qu'elle le quitte, sans doute, mais il n'était plus cet homme. Et il y avait une lumière, une brillance en elle qu'il aurait été vraiment dommage de ruiner par la compulsion.
Mais il voulait mieux la connaitre, et il n'avait plus envie de combattre ce sentiment. Ses paroles de la veille avaient atteint leur but et il voulait en savoir plus.
Il voulait comprendre ce concept d'avoir des amis, quelque chose qu'il n'avait expérimenté qu'une seule fois dans sa vie, et très brièvement, avec Stefan. Ces moments avaient été parmi les meilleurs de sa vie, même s'il ne l'admettrait jamais à haute voix.
En y regardant, toutes ses actions malfaisantes passées ne lui avaient vraiment rien apporté d'un point de vue social.
Mille ans, et il était toujours seul. Il en avait assez.
Et il en était le premier surpris.
Il apporta les cafés et s'assit à côté d'elle, maintenant une distance respectueuse.
"Je ne comprend pas pourquoi vous garder votre famille dans des cercueils," dit-elle sans préambule.
"Je les ai mis dedans," dit-il. "Comment croyez-vous qu'ils vont réagir si je les réveille? Surtout Elijah." Un éclair de douleur traversa son regard quand il mentionna son frère.
"Et bien vous ne pouvez pas le savoir si vous n'essayez pas, juste?" demanda-t-elle en soufflant sur son café pour le refroidir. Cela le fit sourire.
"Juste. J'y réfléchirai," dit-il sans trop s'avancer.
"Quand vous aurez le temps entre deux mauvais coups?"
Il rit. "Oh, mademoiselle Forbes, je dois vraiment faire quelque chose pour changer cette horrible opinion que vous avez de moi."
Elle sourit. "Faites-en sorte que ce soit épique, et peut-être que je vous croirai."
Leur conversation se poursuivit sur le même ton léger, et Caroline réalisa qu'elle appréciait ce moment passé avec lui. Il était charmant, drôle, et avait plein d'histoires à raconter.
Bine sûr il y avait toujours le fait qu'il avait essayé de la tuer elle et pratiquement tout le monde qu'elle connaissait (et avait même réussi) mais elle choisi de mettre cela de côté provisoirement.
Ils parlaient depuis un bon 40 minutes lorsque Klaus mentionna, "Je suis surpris que Damon ne soit pas encore venu à votre rescousse."
"Ne vous en faites pas, me voilà," Damon intervint en s'asseyant et posant son bras sur les épaules de Caroline avant de déposer un baiser sur sa joue. Il envoya ensuite un regard entendu à Klaus qui se mit à rire.
"Message reçu, monsieur Salvatore."
Damon sourit, goguenard. "Content que nous soyons sur la même longueur d'onde. Tout va bien?" demanda-t-il à Caroline.
"Très bien. Nous avions une conversation très intéressante," répondit-elle, ce qui lui valut un regard appréciatif – et reconnaissant? - de Klaus.
Celui-ci se leva. "Très bien, je vous laisse seuls. Je suppose que nous nous verrons bientôt."
"Stefan peut-il passer la journée de demain avec nous?" demanda Caroline tout d'un coup, et Klaus fronça les sourcils.
"Stefan n'est pas mon prisonnier, mademoiselle Forbes. Il fait ce qu'il veut. "Il hésita avant d'ajouter, "Est ce que cela n'est qu'un jeu? Afin que je laisse Stefan partir?"
Caroline le regarda dans les yeux et lui sourit. "Plus maintenant," dit-elle doucement.
Le sourire revint sur le visage de Klaus et il les salua avant de partir.
Damon se tourna vers Caroline et planta un tendre baiser sur ses lèvres. "Tu m'as manqué," murmura-t-il contre sa bouche. Elle sourit, "A moi aussi," et ils s'embrassèrent, avant de se souvenir qu'ils étaient dans un endroit public .
"Tu veux retourner à l'appartement?"Damon demanda en levant le sourcil de manière suggestive et elle rit.
"Je croyais que tu ne me le demanderais jamais."
Ils rentrèrent tranquillement, absorbés l'un par l'autre.
"Alors, comment ca s'est vraiment passé?" demanda-t-il.
"Mais cela s'est vraiment bien passé," répondit-elle. "On a parlé de sa famille. Je lui ai demandé pourquoi il ne les réveillait pas s'il se sentait si seul."
Damon s'arrêta et la regarda en riant, incrédule. "Attends...tu as suggéré à Klaus de réveiller ses frères et soeur, 4 puissants, et probablement malfaisants Originels?"
Elle pinça les lèvres. "Oui, j'aurais peut-être du réfléchir un peu plus sur ce coup-là."
Il lui embrassa le front et ils poursuivirent leur route. "Ne t'en fais pas, je pense que tu as quand même du le toucher,même un tout petit peu."
"Ou c'est un excellent acteur et il viendra nous égorger pendant notre sommeil. Comment était ta réunion?" demanda-t-elle en sautant du coq à l'âne. Sa vie était bizarre et elle avait appris à l'accepter il y a longtemps.
"Super. On se retrouve demain soir. On a bien avancé."
"Ok, alors je me ferai une soirée entre filles avec Stefan," dit-elle avec un sourire.
Ils rentrèrent à appartement et Caroline tint sa promesse en lui montrant à quel point elle était très, très reconnaissante.
