Blabla de l'auteur : Salut à tous. J'espère que vous allez bien ? Tant mieux. ^^ Voilà le nouveau chapitre. J'espère qu'il plaira. Merci beaucoup à amy_chan, Bina 1996, et Solen (Salut miss. Ah toi aussi tu gardes un mauvais souvenir de tes tables de multiplications ? lool J'ai mis deux ans à les apprendre perso (pour les oublier en mois d'un été ^^) Ouais le gage est sympa. Lool Ouais je crois qu'on trouve ça admirable parce que ce n'est pas nous qui l'avons fait. A sa place, on aurait probablement fait pareil ^^ Les deux prochaines questions vont te plaire, c'est obligé. ^^ Ouais les profs doivent s'imaginer que leur élèves n'ont aucune vie en dehors du lycée, ce n'est pas possible autrement lool. Perso je me demande comment les universitaires font pour faire leurs devoirs et sortir lool. Bisous) pour leurs reviews. Je vous adore.

Disclaimer : Au cas où vous seriez arrêtés par la police, et interrogés sur mon compte, l'univers entier ne m'appartient pas ! Je ne fais que l'emprunter le temps de développer une idée que j'ai eu en lisant un bouquin.

Merci à chris87 pour ses corrections, et à nouna pour son avis et ses commentaires.

Chapitre 07

Durant quelques minutes il resta sérieux, puis sourit amusé :

« - Voyons, qu'elle pourrait être ma prochaine question ? Non parce que crois-moi, elles ne sont pas prêtes à l'avance. Oh tiens, j'en ai une à laquelle tu ne répondrais pas en temps normal, mais j'ai gagné le droit de te pousser aux aveux, s'amusa-t-il. Parlons de cette chanson, que tu veux absolument que j'écrive. Tu dis qu'elle me permettrait de… Attends voir comment t'as dit… Ah oui voilà : Je pourrais attirer toutes les filles que je voudrais, donc ma question est la suivante. Si j'arrivais à mettre ce que je ressens pour ma petite fée sur papier, ce dont je doute, arriverais-je à t'attirer toi ?

La jeune femme le regarda quelques secondes sans réagir, puis l'information arriva à son cerveau, et elle écarquilla les yeux.

« - Là tu triches ! Tu sais que je suis obligée de répondre, la vérité en plus, et t'en profite, dit-elle en lui lançant une serviette en papier à la figure.

Il rit, en arguant qu'elle savait à quoi elle s'exposait avant d'accepter, puisqu'il avait précisé que ça pouvait être indiscret, et elle se tu. Il avait raison, et ça l'ennuyait. Cependant, elle soupira :

« - Et bien, comme y a peu d'espoir que tu l'écrives, vu que tu nous as toutes battues, j'avoue que oui. Si elle est bien écrite, et comme faut avouer que Nina n'a pas tord, y a de forte chance que tu m'attires avec ce genre de texte.

« - Sur quoi ma sœur n'a pas tord, dit-il surpris.

« - C'est ta dernière question ?

« - Non, tu penses, la prochaine je te la poserais sûrement un autre jour, je ne vais pas tarder à devoir rentrer, et celle-là, je risque de devoir attendre longtemps pour avoir la réponse.

« - Alors je répondrais pas.

Il grimaça et sourit en arguant qu'elle était dans son droit. Nina vint leur demander si elle pouvait offrir son second milk-shake à sa nouvelle amie et il acquiesça. Après tout, elle l'avait gagné, elle pouvait donc en faire ce qu'elle voulait. Ravie, elles repartirent commander le second, et Shane réfléchit à ce que Nina avait dit. « Beaucoup de choses, à vrai dire, songea-t-il. » Ils discutèrent encore une demi-heure, puis il dut rentrer, s'il voulait avoir le temps de terminer ses devoirs. Il partit payer leurs consommations, puis salua Cora, qui était ravie de savoir à quoi il ressemblait, enfin. Quand elle appuya sur ce mot, ils se regardèrent, lui étonné, elle gênée, puis il la rejoint, quand Nina ajouta :

« - Ah, toi aussi, elle parle beaucoup de mon frère ? Shane il n'arrête pas ! Il l'a toujours en tête. Au début, quand il ne connaissait pas son nom, c'était atroce, il vivait dans un monde parallèle. Il était présent, mais pouff, y avait que le corps. Le reste était… Ailleurs !

« - T'as pas l'impression de trop parler c'est bon, l'interrompit-il.

Elle s'excusa et lui fit un bisou, avant de s'éloigner. Secouant la tête, il se pencha vers elle, puis s'éloigna, perdu.

« - Un problème, demanda-t-elle étonnée par son manège.

« - Vieux réflexe idiot. J'allais te faire la bise, mais je viens de me rappeler comment tes amis, entre guillemets, dit-il en désignant les gardes, ont réagi samedi quand je t'ai pris dans mes bras … Je n'ai donc pas envie qu'ils me sautent dessus si je te fais la bise.

« - Non, t'inquiète, ils ne vont pas te sauter dessus. D'ailleurs, je te le prouve.

Elle se pencha et déposa ses lèvres sur sa joue. Elle le sentit sourire avant de l'imiter. Au moment du dernier bisou, il la retint contre lui et chuchota à son oreille :

« - Voilà ma dernière question : Pourquoi me hantes-tu à ce point ?

Sur ces mots, il s'écarta et ajouta :

« - J'attends ta réponse. Bonne fin de journée. On se voit samedi ?

« - Euh ouais, fit-elle perdue.

« - Cool. Nina, let's go !

« - Salut Cora, salut Mitchie. Ce fut un plaisir et Shane avait raison. T'es encore plus jolie sans tout le noir que tu avais sur le visage, l'autre fois.

Il secoua la tête, et ils partirent sous le regard confus de la jeune femme. Celle-ci rejoignit sa sœur, et elles quittèrent le café. Les gardes leurs emboîtèrent aussitôt le pas. Ils rejoignirent la voiture. Elle s'assit et s'attacha, les yeux dans le vague. « Pourquoi me hantes-tu à ce point ? » La question tourna en boucle dans sa tête, sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Elle n'avait pas la réponse, mais était curieuse de comprendre pourquoi il la lui avait posé. Lui seul trouverait la réponse. Peut-être qu'il était attiré par le mystère qu'elle dégageait, volontairement, ou alors il faisait une fixation sur les petites brunettes. Souriant, elle lui envoya ses deux idées par sms, puis ajouta qu'elle n'en avait honnêtement aucune idée. Peu après, elle reçut « Tu triches, tu réponds quand je suis là, pas par sms sinon je t'en pose une autre. » Rapidement, elle tapa « Je ne serais pas obligée de répondre, vu que t'as posé tes trois questions, je te rappelle ! »

Elle n'eut pas de réponse avant le soir. « Désolé, j'ai des devoirs à faire moi. Mais t'as pas tord, ceci dit, c'est ni l'une ni l'autre. Cherche encore. Au fait, t'as tapé dans l'œil de ma sœur, elle ne parle que de toi. Je suis jaloux. » Riant, elle répondit « Jaloux ? Pourquoi, parce que je t'ai aussi pas tapé dans l'œil ? Tu m'en vois navrée. » « Qui t'as dit, que tu m'as pas tapé dans l'œil ? Non je suis jaloux parce que quand elle, elle parle de toi, personne ne fait de réflexion, quand c'est moi, j'ai le droit au traditionnel « Il est amoureux » c'est injuste. » Elle fixa son écran, et ne sut quoi répondre. Sa mère l'appela pour manger, et elle descendit les yeux dans le vague. S'asseyant à table, elle resta muette. Inquiets, ses parents lui demandèrent ce qu'elle avait.

« - Elle doit encore penser à son rebelle. N'empêche, qu'est-ce qu'il est mignon, expliqua Cora. On a passé une partie de l'après-midi avec sa sœur et lui. Dis donc, dommage qu'il soit plus vieux que moi. Il a quel âge, Mitchie ?

« - Pardon, demanda la jeune femme en revenant à elle. Excusez-moi, j'étais ailleurs.

« - Je te demandais quel âge avait Shane.

« - Je ne sais pas… Dix-sept par là.

« - Et c'est un rebelle ? Et bien jeune fille, j'attends de toi que tu prennes tes distances. Ce jeune homme n'est pas convenable.

« - Mamie ! Ce n'est pas un rebelle. C'est un garçon très gentil, un bon musicien, et très bien éduqué.

« - Et il est vachement mignon ! Les cheveux noirs, les yeux marron, toujours le sourire, taquin. L'homme parfait ! Je le veux bien comme beau-frère.

A ces mots, la jeune femme rougit, et se concentra sur son assiette encore vide. Elle se servit, et tout en se nourrissant, repensa à son message. « Qui me dit que je ne t'ai pas tapé dans l'œil ? Moi. Tu me regardes comme tu regardes D'jinn ou Lucy. Si tu parles beaucoup de moi, c'est juste parce que je suis nouvelle dans ta vie, songea-t-elle. » Quand elle eut terminé de manger, elle quitta la table, sous le regard soucieux de sa mère. Remontant dans sa chambre, elle soupira, et s'allongea sur son lit. Prenant son portable, elle tapa « Si je t'avais tapé dans l'œil, tu me regarderais juste pas comme tu le fais. J'en conclus donc, que ce n'est pas le cas. Si tu veux, la prochaine fois que je la vois, je lui demanderais si elle est amoureuse ? ».

Shane était en train de manger, quand il reçut le message, et dut attendre d'être de retour dans sa chambre, pour le lire. Intrigué, il répondit « Et je te regarde comment ? Je suis perdu là ! » Il sourit puis reprit sa guitare. Il avait essayé de faire la chanson dont elle lui avait parlé dans la journée. Seulement, il avait pour sa sœur, un amour inconditionnel et impossible à traduire sur papier. Il avait effacé un nombre impressionnant de lignes, de strophes, sans pouvoir écrire quelque chose de convenable. Il chercha donc un accord qui lui parlerait, le mettrait sur la voie, mais rien ne lui convenait. Il les trouvait trop fades, rébarbatif et lourds. Un bip le prévint qu'il avait un message, et il l'ouvrit. « Comme tu regardes D'jinn, ou Lucy ! Avec un amour, mais amical. A moins que je me trompe, naturellement, je ne suis pas dans ta tête, je ne peux pas savoir ce qu'il s'y passe. » Aussitôt, il reprit « Je ne suis pas non plus dans ma tête, pour être franc ! Mais qui te dis que je ne suis tout simplement pas fou amoureux de vous trois ? » Il envoya aussitôt, et guetta la réponse. Lorsqu'elle arriva, il sourit. « Fais-moi penser à ne faire lire ce message à personne. Quelque chose me dit que Nate et Jason n'apprécieraient pas. Je te laisse, faut que j'aille voir Morphée ! A bientôt. » Il lui souhaita de passer une bonne nuit, puis l'imita. Seulement le sommeil eut du mal à venir. Il repensait à l'après-midi qu'il avait passé avec elle, et se demanda, l'espace d'un instant, pour quelle raison il lui avait demandé pourquoi elle le hantait. C'était une question à laquelle seul lui avait la réponse. Pourtant, il aimerait comprendre le phénomène. Il n'avait jamais été confronté à ce problème, et ne pouvait en parler à personne. Les deux filles décréteraient qu'il était amoureux, et Nate et Jason… En fait, il ignorait quelle serait leurs réactions.

Le lendemain, lorsque son réveil sonna, il grimaça. Il n'avait pas réussi à fermer l'œil avant trois heures du matin. « La journée va être longue, songea-t-il entrant sous le jet d'eau. » Quand il fut propre, il s'habilla rapidement et descendit à la cuisine, pour voir sa mère debout, également. Il la salua, et s'attabla, les yeux restés au fond de son lit.

Quand il fut prêt, il s'assit au salon, et ferma les yeux, quelques secondes, en proie à son premier coup de barre de la journée. « Je vais les compter tiens, ça me tiendra éveillé, songea-t-il. » Quand il fut l'heure pour lui de partir, il se leva et quitta la maison, la tête vide. Il parcourut le chemin qu'il faisait chaque jour, sans chercher à meubler le silence de sa tête. Une nouvelle fois, la circulation fut immobilisée pour que le cortège Présidentiel passe, et il soupira. Il voulut slalomer, comme chaque jour, entre les voitures, mais fut arrêté par une voix.

« - Salut le rebelle.

Levant les yeux, il chercha partout avant de voir Cora, dans la limousine.

« - Salut petit elfe, comment vas ?

« - Bien, bien, merci du surnom.

« - Salut Shane, le salua Mitchie posément.

Il la salua également avec respect, comprenant que, lorsqu'elle était dans sa voiture, elle voulait donner l'apparence d'une jeune femme mature et posée. Leur souhaitant une bonne journée, il passa entre les voitures, et entra dans son lycée. Ses amis étaient déjà là pour la plupart, et il les salua, la tête ailleurs. Il était toujours en train de chercher des paroles dignes de ce nom, pour sa sœur.

« - C'est moi ou t'es ailleurs mon pote, demanda Jason.

« - Hein ? Ouais, je suis ailleurs.

« - Dans la voiture Présidentielle, j'imagine ?

« - Non D'jinn désolé, je pensais à ma petite fée.

Connaissant l'histoire de la naissance de Nina, Nate fronça les sourcils et lui demanda si elle était malade. Il lui assura qu'elle allait bien, hormis son incapacité à retenir ses tables. Ils rirent, et il leur expliqua qu'il avait passé une partie de l'après-midi avec Mitchie et qu'elle l'avait mise au défi d'écrire une chanson sur son petit trésor. Ils acquiescèrent, et il retourna dans sa tête, chercher des rimes qui lui conviendraient. Il fut cependant dérangé, par une main qui s'abattit sur son épaule, et regarda la copine de son ami.

« - Quoi ?

« - Tu as passé l'après-midi avec elle, sans nous proposer de venir ? Tu mérites d'être flagellé sur la place publique. Raconte ! Vous avez fait quoi ? Vous avez parlé de quoi ? Vous êtes allés où ? Tu l'as embrassée ? Lui as-tu dit que tu en étais accro ? Que tu pensais qu'à elle ? Tu l'as demandé en mariage, termina-t-elle avant de respirer.

« - En effet. On a discuté et joué au flipper. Pas grand-chose, on a discuté, de tout. Au bar de l'Ecume. Non. Oui. Sous-entendu. Et non, dit-il en répondant à chacune des questions.

Les autres les regardèrent perdus, puis Lucy prit la parole.

« - T'as sous-entendu quoi ?

« - Qu'il pensait qu'à elle, expliqua l'autre jeune femme comme si c'était logique. Tu l'as sous-entendu comment ? Raconte à tata. Elle veut tout savoir.

« - Et bien tata ira se faire pendre, répondit-il en riant. Parce que je ne dirais rien. T'as posé tes questions, j'ai fournis les réponses, débrouilles-toi avec ça.

La sonnerie retentit, et elle grommela dans sa barbe, que ce n'était pas fini. Riant, chacun alla à son cours de la journée.


Lorsqu'il slaloma entre les voitures, Mitchie le suivit des yeux, sous le regard bienveillant de son père, et celui perplexe de sa grand-mère. Dès qu'il entra dans son lycée, elle se permit un petit sourire. Sourire qui fondit, comme neige au soleil, lorsqu'elle croisa le regard de son aïeul.

« - Un problème mamie ?

« - C'est ce garçon qui t'a écris une chanson ?

« - Ouais. C'est lui son rebelle. Craquant, pour un anarchiste, commenta sa sœur.

« - Coleen-Raven, ne t'en mêle pas je te prie, la coupa sa grand-mère sans ménagement. Est-ce lui ?

« - Oui mamie, c'est lui. Comme Cora l'a dit. Sauf que ce n'est ni un rebelle, ni un anarchiste. Faudrait que vous l'entendiez jouer. Il est tellement doué, et franchement, quand il monte sur scène, c'est waouh. Il investit, enfin lui Nate et Jason, investissent la scène, c'est incroyable. A La Maison Du Rock, tout le monde les adore. Ils ne sont même plus applaudis, mais carrément acclamés ! Faut que tu les entendes chanter et jouer papa. Ils sont géniaux !

« - Mais je te crois ma chérie. Mais tu devrais descendre nous sommes à Horizon.

« - Bien. Bonne journée.

Sur ces mots, elle descendit de la voiture, et rejoignit son lycée. Sierra l'attendait à la grille. Elles se saluèrent plus que ravie l'une et l'autre de se revoir, puisque la jeune femme revenait seulement de son « congé maladie ». Elle entra dans le bâtiment, et allèrent à leurs casiers, tout en parlant.

La journée passa lentement pour la jeune femme qui n'aspirait qu'à être samedi. Elle passa l'essentiel de ses leçons à penser à Shane, en se demandant s'il pensait à elle. « Non sûrement pas. Je suis juste une amie pour lui, songea-t-elle. Dommage ! Faut que papa l'entende chanter, c'est obligé. Comme ça, lui aussi sera d'accord avec moi. J'aurais qu'à lui demander de venir à La Maison Du Rock, samedi. Ah oui, non, ça ne va pas être possible. Maman peut-être ? Oui, ça sera plus facile. » Songeant à une idée, elle sourit et attendit que la fin du cours sonne, pour se précipiter hors de la salle.

« - Mira où tu vas ?

« - J'arrive Sierra. Une course urgente, cria-t-elle.

Elle courut rapidement pour rejoindre la première salle de classe. Sur son passage, plusieurs élèves se demandèrent ce qu'elle avait. Elle arriva et se stoppa à quelques pas de la porte pour reprendre son souffle. Elle y frappa doucement et le professeur lui ouvrit.

« - Auriez-vous oublié quelque chose, miss Torrès ?

« - Euh oui, enfin non. En fait, je voulais vous parler professeur. Si vous êtes libre, naturellement.

Il lui fit signe d'entrer, et elle s'exécuta. Il ferma la porte et lui demanda si elle avait des problèmes avec ses cours.

« - Non, pas du tout, rassurez-vous. En fait, ma question relève plus d'une question extrascolaire qu'autre chose. Elle concerne votre fils, dit-elle en se mordant la lèvre.

« - Avez-vous un problème avec lui ?

« - Non, du tout. Il est génial, assura-t-elle en souriant. L'ennui, c'est que… J'adore ce qu'ils font avec Nate et Jason, et j'aurais aimé le faire écouter à mon père. C'est un grand fan de musique. L'ennui, c'est que j'ignore comment, puisqu'il ne peut décemment pas venir à La Maison Du Rock. Vous savez s'ils se produisent ailleurs ?

« - Ma femme et moi avons interdit à Shane d'aller ailleurs, tant qu'il n'aurait pas ses SAT. A partir de septembre, je ne sais pas où il sera mais pour le moment, il n'est que là-bas.

« - Flûte, soupira-t-elle en s'asseyant. Je les aurais bien enregistré mais y a toujours trop de bruit, surtout quand ils sont sur scène. Vous savez s'ils répètent ensemble ou séparément ?

« - Le vendredi. Ensemble, dans la chambre de Shane.

« - Ouais, le seul jour où je ne peux jamais sortir quoi, dit-elle ennuyée. Pourtant il faut qu'il entende ce qu'il fait.

« - Est-ce si important ?

« - Non pas vraiment. Enfin disons que papa ne voit pas d'objection à ce que j'aille l'écouter, mais grand-mère… C'est une autre paire de manche, comme on dit en France. Et puis Cora lui a mis en tête que votre fils est un rebelle anarchiste, tout ça parce qu'il adore le rock. Je voulais juste la faire changer d'avis. Tant pis, je finirais bien par trouver. Désolée de vous avoir dérangé professeur.

Il lui sourit, arguant qu'elle ne l'avait pas dérangée, puis elle partit. Resté seul, il regarda la porte et sourit. « Y a pas à dire les Breath Of Air ont une nouvelle fan. Je me demande si je dois dire à Shane ce qu'il vient de se passer ? Elle ne m'a pas demandé de me taire ceci dit. » Il termina de ranger ses affaires, puis sortit tranquillement de sa classe. Faisant un rapide détour par la salle des professeurs, il fut surpris de la voir sortir seulement du bâtiment principal.

La soirée fut calme pour la jeune femme, et elle alla se coucher, la tête pleine d'information. Elle se permit un sourire en songeant que les autres enviaient ses cours sans savoir qu'elle avait plus de travail qu'eux. Le vendredi était le jour qu'elle détestait le plus. Il était consacré principalement à la recherche. Or s'il y avait bien quelque chose qu'elle détestait c'était s'enfermer dans une bibliothèque pour récolter des informations sur un sujet.

La journée passa lentement pour elle. Elle ne rêvait que d'une chose, réintégrer la Maison Blanche pour, enfin, enlever l'uniforme, et jouer un peu de guitare. Seulement, ses projets furent anéantis, par sa grand-mère. En effet, celle-ci était dans le bureau ovale en train de discuter avec son fils, quand Mitchie rentra. Elle alla les saluer, timidement. Elle trouvait toujours son père intimidant dans son bureau.

« - Je dérange ?

« - Non ma puce. Entre donc, lui intima son père.

Elle obtempéra, en songeant que tout ça semblait légèrement surréaliste. S'asseyant sur le canapé, elle attendit qu'ils lui donnent la raison de la tension qu'il semblait régner en maître dans le bureau Présidentiel. Au bout de deux minutes de silence, elle finit par poser la question franchement.

« - Et bien, je sais que tu aimes être à Washington le week-end, soupira son père, malheureusement nous sommes invités à New York. Une réunion du Congrès que je ne peux pas rater. Il y a aussi un dîner officiel, et j'aurais aimé que toute la famille y soit. Ce qui t'inclut.

« - Je ne pourrais donc pas aller à La Maison Du Rock, cette semaine, ajouta-t-elle déçue. Bon, ce n'est pas comme si j'ignorais que ce genre de contretemps n'arriverait pas. Je vais prévenir Shane qu'il ne prenne pas le temps de me chercher, puisque je serais à New York, en représentation officielle. Je vais me changer, si vous n'avez rien d'autre à me dire.

Son père acquiesça et elle sortit. Lorsqu'elle fut seule, elle soupira tristement et jeta son portable sur son lit, avant d'attraper des vêtements plus confortable, à ses yeux que sa jupe plissée, et son chemisier.

Une fois qu'elle eut troqué son uniforme contre un slim et un haut à manche longue, elle retourna dans sa chambre, et s'assit sur son lit, en soupirant. Allongeant le bras, elle reprit son téléphone et attendit, quelques minutes, en le fixant. « C'est pas cette semaine que je le verrais sur scène, pensa-t-elle déçue. Dommage, j'aimais ma nouvelle routine même si je ne pensais pas que je lui parlerais un jour. Finalement, faudra que je remercie la fille qui l'a bousculé, l'autre soir. Sans ça, je n'aurais pas à composer ce fichu message. » Elle finit par s'y mettre et tapa sur les touches, le cœur gros.


Il était en pleine répète quand son portable vibra dans sa poche. Ne s'y attendant pas, il fit une fausse note, s'excusa et prit l'objet. Il allait simplement le poser sur son bureau quand il nota la personne qui le lui envoyait. Proposant une pause, il descendit chercher de quoi boire, tout en le lisant. « Salut. C'était pour te dire, me cherche pas samedi, je serais à New York. Réunion du Congrès. Impossible d'y échapper ! Encore désolée de te faire faux bond. Je t'appelle dimanche, promis. » Il observa l'écran légèrement déçu, puis répondit « Pas grave. Je te souhaite un bon week-end, et je te raconterais ce que t'as loupé durant ton appel. Attention, si tu oublies de m'appeler, ça mettra fin à notre amitié. Rire. Biz. » Se tournant vers ses amis, il posa son portable sur la table et leur demanda ce qu'ils voulaient.

Dix minutes plus tard, il remonta, en oubliant son téléphone sur la table, et reprirent leur répétition. Durant deux heures, ils jouèrent, en oubliant le reste du monde, puis les deux repartirent chez eux. Resté seul, il retourna à la cuisine, laver les verres. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il repéra son portable. Avisant rapidement l'écran, il nota qu'il avait un message et l'ouvrit. « Aie ! Pas intérêt d'oublier alors ! Enfin rassure-toi, je tiens toujours mes promesses. A dimanche. Je t'adore biz ! » Sans trop savoir pourquoi, il sourit en lisant la fin du message, et se sentit rougir quand ses parents, lui demandèrent ce qu'il avait à sourire à son téléphone.

« - Rien, rien, dit-il avant de monter dans sa chambre. Une pub.

Ils passèrent le reste de la soirée à s'envoyer des messages, puis elle dut y mettre fin, car elle devait se lever tôt le lendemain. Elle ajouta qu'elle n'avait, cependant, aucune envie d'y aller. Il lui souhaita bon courage et ajouta que ça l'aiderait si elle se lançait dans la politique. Il se coucha, et rêva qu'elle réussissait quand même à venir le voir. Alors qu'elle entrait dans la salle, il était déjà sur scène. Il l'avisa, et planta son regard dans le sien. A la fin de leur concert, il reposa le micro et descendit de scène, sa guitare à la main. Il fendit la foule, sans la quitter du regard, et lorsqu'ils furent face l'un à l'autre, se pencha pour l'embrasser. Malheureusement, sa sœur choisit ce moment pour le réveiller en ouvrant les volets en grands.

« - Debout, il est midi, scanda-t-elle.

Il grimaça, lorsque le soleil sortit de derrière les nuages, éclairant son visage. Maudissant sa sœur, il sortit de son lit, et une fois dos à la fenêtre, ouvrit les yeux. Il descendit l'escalier, et s'attabla sans un mot, se contentant de fusiller sa sœur, quand elle lui demanda s'il avait bien dormi.

« - Un de ces quatre, je vais te mettre le nez dans la cuvette toi, dit-il de mauvaise humeur.

La jeune fille se contenta de hausser les épaules. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il le lui promettait, et il n'avait, encore jamais mis sa menace à exécution. Il déjeuna rapidement, puis partit se laver.

La journée passa rapidement, et il partit sous les coups de dix-neuf heures, en sachant qu'elle ne viendrait pas. Lorsqu'ils arrivèrent, l'ambiance était déjà présente, et ils eurent à peine le temps de saluer les filles qu'ils durent aller en coulisse. A titre exceptionnel, c'était Jason qui les avait retardés, puisqu'il était au téléphone avec sa grand-mère. Celle-ci était tellement fière de lui, qu'elle ne voulait pas raccrocher. Il avait dut lui dire qu'il ne l'entendait plus avant de raccrocher. Ils montèrent sur scène et commencèrent leur récital, sans avoir eu le temps de réfléchir.

Leur dernière chanson terminée, ils remercièrent tout le monde puis rejoignirent leurs copines. Shane alla chercher les verres, leurs laissant le temps de s'embrasser, s'ils le désiraient. Il discuta quelques minutes avec Jonathan qui lui annonça que sa belle n'était pas encore arrivée, et il soupira.

« - On n'est pas ensemble, tu sais ?

« - Ah ouais ? On dirait le contraire pourtant. A vous exiler tout le temps, dans votre coin, ne parlant que tous les deux. C'est une affaire qui roule gamin, vous vous avez dans la peau ! Tiens vos consos.

« - C'est ça, soupira-t-il. Merci.

Aussitôt, il s'éloigna du bar, et malgré lui, guetta la porte. Il se traita d'idiot, et se mit dos à elle, pour tenter de l'oublier. Seulement, durant l'heure qui suivit, il se retourna à diverses reprises, en espérant la voir arriver. A un moment, il croisa le regard amusé, du barman et soupira. Afin de lui prouver qu'il ne la guettait pas, il rejoignit le groupe des danseurs, et commença à profiter de l'ambiance, pour s'amuser et passer un bon moment. Une jeune femme s'approcha et commença à danser près de lui. Il lui sourit et elle engagea la conversation, arguant qu'elle adorait ce qu'ils faisaient. Il la remercia en souriant, puis lui proposa d'aller boire un truc, quand le groupe descendit de scène. Le prochain était les So Bud, et il pensa à son amie, qui était cloîtrée à New York, pour une soirée discussion sur un sujet économique qui la dépassait, selon ses propres termes. Il se reprit et demanda à sa nouvelle amie ce qu'elle voulait. Il grimaça lorsqu'elle prit un cocktail alcoolisé. Pour sa part, il prit un jus de tomate, et ils discutèrent, quelques minutes quand D'jinn s'approcha.

« - Alors mon chéri, tu dragues dès que j'ai le dos tourné, demanda-t-elle accusatrice.

Il la regarda, un instant sans comprendre, et la jeune femme partit, en arguant qu'elle n'avait vraiment pas de chance ce soir. Restés seuls, il lui demanda à quoi elle jouait.

« - J'apprécie Mitchie. Pas envie que tu la remplaces par une blondasse.

« - La remplacer ? Mais Mitchie est une amie, tu sais. Tout comme toi, dit-il en lui parlant comme si elle n'avait que sept ans.

« - Bien sûr. Ce qui explique tes regards.

« - Lesquels ? Non parce que Mitchie m'assure que je la regarde comme je te regarde.

« - Les premiers concernés, sont les derniers au courant, c'est connu, soupira-t-elle avec philosophie. Regarde Nate et moi. Vous le saviez avant nous, qu'on serait ensemble. Je te dis que vu comment tu agis avec elle, vous êtes bon pour vous marier.

« - Tu vas pas un peu vite ?

« - Ah non. C'est juste pour dire que vous deux, c'est une histoire qui roule, dit-elle en haussant les épaules.

Il sourit, en espérant au fond de lui, qu'elle avait raison. Il passa donc le reste de sa soirée, à s'amuser avec ses amis, tantôt en allant danser, tantôt en discutant avec le barman, si bien qu'il ne vit pas la soirée passer. Il se félicita même lorsqu'il se rendit compte qu'il n'avait pas guetté la porte, depuis l'intervention de la copine de Nate.

Arrivé chez lui, il monta dans sa chambre, et posa son portable sur sa table de nuit avant d'aller se changer. Quand il revint, son portable n'accusait aucun message et il se coucha, pressé qu'elle l'appelle.

Il se réveilla avant neuf heures et songea à se rendormir, lorsqu'il se souvint qu'il avait une vengeance à faire. Descendant sans bruit, il prépara le petit déjeuner. Il bâilla à plusieurs reprises, mais réussit à le terminer avant que quelqu'un ne se lève. Il mit deux plats sur un plateau, et monta l'apporter à ses parents. Le posant sur la coiffeuse de sa mère, il ouvrit doucement les rideaux, puis les volets, et son père grogna.

« - Debout les petits loups, dit-il heureux. Le soleil a commencé sa course contre la montre et le petit-déjeuner est servi, et apporté au lit. Vive les dimanches matin, ajouta-t-il taquin.

« - Shane ? Pourquoi nous apportes-tu le petit-déjeuner au lit, demanda sa mère d'une voix endormie.

« - Parce que si je vous cajole, vous serez moins enclin à me faire la tête au carrée, pour les évènements qui vont suivre, dit-il mystérieusement avant de partir en déposant le plateau repas près de son père.

Une fois la porte close, il se frotta les mains et alla doucement dans la chambre de sa sœur. Celle-ci dormait encore, inconsciente des intentions fraternelles. Doucement et à tâtons, il chercha sur son bureau la télécommande de sa chaîne, et lorsqu'il la trouva, inséra un cd dans le lecteur. Il l'alluma, et régla le volume. Il s'éloigna, se mit dans l'encadrement de la porte et mit sur en lecture. La voix de Janet Jackson raisonna dans la maison calme et Nina se réveilla d'un bond, le regard hagard. Elle chercha pendant quelques secondes pourquoi sa chaîne s'était allumée et un rire près de sa porte lui fit tourner la tête. Agitant la télécommande, il dit :

« - La prochaine fois que tu l'écoute ton cd, tu t'assures que je sois debout, d'accord ?

Les yeux à moitié ouverts, elle acquiesça en promettant d'avoir retenu la leçon et il coupa la musique.

« - Allez descend, j'ai préparé ton petit-déj. Pour m'excuser d'être un mauvais grand frère.

« - Bof ! T'es le seul que j'ai de toute façon et je ne t'échangerais pas contre un millions d'autres parfaits.

Elle le rejoignit et l'embrassa sur la joue avant de descendre. Comme il avait encore le ventre vide, il l'imita et prirent leur petit-déjeuner ensemble.

Durant toute la journée, il guetta son téléphone en proie à un mauvais pressentiment. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne le sentait pas le voyage qu'elle avait fait. Il attendit donc, en grattant sa guitare, machinalement, les yeux rivés sur son téléphone dans l'espoir qu'il sonne, mais celui-ci resta muet.

Lorsque le soir arriva, il fronça les sourcils. Elle lui avait dit qu'elle tenait toujours ses promesses, aussi était-il étonné qu'elle ne l'ai pas appelé. Prenant le taureau par les cornes, il chercha son numéro dans son répertoire, et l'appela. Il compta les tonalités, en se demandant qu'elle était sa sonnerie, et le répondeur se mit en marche.

« - Salut, c'est Mira-Charity, commença-t-elle avant d'être brusquement coupée par une autre voix qu'il ne connaissait pas, Mitchie pour les intimes ! La ferme, reprit la jeune femme en riant. Navrée d'avoir raté votre appel mais laissez-moi un message, et je vous rappellerais. Surtout si c'est un beau garçon, la comptez sur moi, pour la pousser à appeler, reprit la seconde voix. Bref, parlez après le bip, termina Mitchie en souriant.

« - Salut Mitchie, c'est Shane. J'espère que je ne te dérange pas. En fait, je m'inquiète, tu avais promis d'appeler et je n'ai encore aucune nouvelle de toi. J'ai un affreux pressentiment. Si tu pouvais me rappeler rapidement et avant minuit, au possible, ça serait cool. Je ne suis pas sûr de répondre après. Salut.

Il raccrocha, en se traitant d'idiot puis posa son téléphone. Il se demanda pourquoi elle ne l'avait pas appelé. « La réunion a peut-être duré plus longtemps que prévue. Je ne sais pas. Et cette angoisse qui ne veut pas partir, se maudit-il. Je deviens dingue. Elle a toujours un tas d'armoire à glace autour d'elle, elle ne risque pas d'avoir de problème. Elle m'a tout simplement oublié. » Cette raison ne l'enchantait pas, mais il suivit le proverbe qui dit que de deux maux, il faut savoir choisir le moindre. Dans son cas, il préféra qu'elle l'ait oublié, plutôt qu'il lui soit arrivée du mal.


Et voilà, ça vous a plu j'espère ? Je vous entends, depuis chez moi, vous demander pourquoi elle n'a pas appeler. Pour être exact, j'entends même chris87 se dire « Mais qu'est-ce qu'elle lui a encore fait subir ? » avant de me harceler sur msn pour savoir la suite mdr Promis vous aurez la réponse dans le prochain chapitre. En toute logique !

Miss Tagada (L)