Blabla de l'auteur : Hello à tous. Tout d'abord désolée de ne poster que maintenant. Je n'ai pas d'excuse donc vous avez le droit de m'en vouloir. :( Mais voilà enfin le chapitre avec pleins de bonnes nouvelles. J'espère qu'il vous plaira. Merci pour votre soutien et à MiniMagiCcOlOurS, amy_chan, Bina 1996, Solen (Salut miss. Ouais Shane qui console la première dame, c'est mignon. Même si on enlève le fait que c'est la femme du Président ! Pour les kidnappeurs, j'avoue… Ils ne sont pas super net mais bon, je crois que la nana a raison dans ce chapitre. Oh mince, je peux faire quelque chose pour que ça ne t'énerve plus que j'écrive comme ça ? lool. Bisous miss) et nouna pour vos reviews. Je vous adore.
Disclaimer : Au cas où vous seriez arrêtés par la police, et interrogés sur mon compte, l'univers entier ne m'appartient pas ! Je ne fais que l'emprunter le temps de développer une idée que j'ai eu en lisant un bouquin.
Merci à chris87 pour ses corrections, et à nouna pour son avis et ses commentaires.
PS : Pour ce chapitre, je vous préviens, ça va être difficile à suivre, je viens de le terminer et croyez-moi, c'est short ! Donc, si vous avez des questions, vous n'hésitez pas, j'y répondrais !
Chapitre 10
Lorsqu'il ouvrit les yeux dimanche matin, il soupira. Il était à peine neuf heures et il était en pleine forme. Il sortit de son lit, descendit prendre son petit-déjeuner, et eut un léger sourire lorsqu'il vit que son père avait déjà allumé la télé. Il n'avait jamais été du genre à suivre les informations, mais cette histoire le touchant de près, il avait suivi, chaque reportage ou presque. Ça faisait maintenant seize jours qu'elle avait été enlevée, et dix jours, qu'ils n'avaient aucune nouvelle d'elle. Les ravisseurs n'avaient pas rappelé, pour savoir où en était la demande de grâce, ce qui inquiétait le Président bien plus qu'il ne le laissait croire. En effet, même si personne ne connaissait le motif de l'enlèvement, qui avait été tenu secret pour des raisons politiques, il était toujours partagé entre sa famille, et son devoir de Président. Il aurait voulu, comme sa femme, se contenter de penser qu'à sa fille, malheureusement il devait aussi penser au bien du reste des Etats-Unis, voir du monde. Shane se demanda un instant qu'elle aurait été sa réaction à sa place. Il eut un sourire amer en songeant qu'il n'aurait pas cherché midi à quatorze heures et que ce criminel aurait été gracié, avant d'être condamné à mort, une nouvelle fois, pour récidive. Que ce soit pour un viol ou un vol de pomme sur un étalage. Seulement, il ne donnait pas son avis sur ce point, car il ne voulait pas se mettre à dos le Président, surtout qu'il n'y connaissait pas grand-chose en politique.
Il suivit donc l'actualité du matin et sourit en voyant des images inédites de la jeune femme sortant de la limousine. Il dut s'avouer qu'elle paraissait bien plus femme dans sa robe, que dans ses tenues du samedi soir. Seulement, il grimaça en comprenant qu'elle était vêtue ainsi depuis déjà quinze jours. « Elle va finir par la haïr cette robe ! C'est dommage, parce qu'elle lui va réellement bien, se dit-il en voyant pour la seconde fois sa sortie. » Sa sœur lui tendit sa pochette, que l'on avait retrouvée sur une table, avec son portable et sa musique à l'intérieur. Le jeune homme abandonna le poste et monta tranquillement à l'étage prendre sa douche. Il n'avait jamais été paresseux, mais eut un accès de flemmardise et prit tout son temps. Il ne sortit qu'une demi-heure plus tard, et alla dans sa chambre, où il passa l'essentiel de sa journée. Il avait, depuis plusieurs jours déjà, rattrapé son retard, et il se contenta donc de gratter sa guitare, entre deux révisions. Les examens approchaient quand même, et il grimaça. Il décida donc de faire une après-midi révision et profita ensuite que tout le monde soit enfin sortit du lit, pour jouer à un volume sonore plus poussé.
Sa journée passa lentement. Il n'était pas spécialement pressé de retourner en cours, mais espérait néanmoins avoir des nouvelles. C'était devenu un de leurs seuls sujets de conversations, tous s'inquiétaient pour leur amie. Lucy et D'jinn s'en voulaient même de ne pas avoir cherché à la connaître avant qu'elle ne se fasse enlever. Quand elle le leur avait exprimé à voix haute, le jeune homme s'était énervé, en arguant qu'elle n'était pas morte et qu'il ne servait donc à rien de regretter. Il était parti dans son coin, et lorsqu'ils s'étaient revus, le lendemain, ils s'étaient tous trois excusés de leurs bêtises ce qui les avaient fait rire.
La semaine passa lentement, et le jeudi, ils décidèrent de ne pas aller à La Maison Du Rock. Ils prévinrent le gérant que Shane ayant une extinction de voix, les Breath Or Air, ne pourraient monter sur scène sans leur chanteur.
« - Si vous voulez, on passera la nuit à la maison. Mes parents partent pour le week-end. Enfin pour la soirée, mais ils ne reviendront pas avant sept ou huit heures du mat'.
« - Ok. Samedi, tous chez Jay, sourit Nate. On fait la fête et on casse tout.
« - Ouais non finalement, on va aller chez tes parents.
Ils rirent de ce soudain changement de programme, puis organisèrent leurs soirées. Les filles ne pourraient pas rester après quatre heures, puisqu'elles cachèrent à leurs parents, ce qu'elles feraient de leurs soirées. Elles laisseraient les garçons entre eux, pour le reste de la nuit.
Les deux jours passèrent rapidement, et lorsque samedi arriva, Shane prévint ses parents qu'il passait la nuit chez son ami, en leur assurant qu'il serait joignable. Il partit après avoir souhaité bonne nuit à sa sœur. Il prit le bus et, une demi-heure plus tard, arriva chez Jason. Il frappa, et celui-ci cria que c'était ouvert. Il entra donc, et le rejoignit après lui avoir demandé où il s'était caché.
« - Que t'es drôle mon pote ! Le week-end ça te réussit, dit une voix à l'étage.
Suivant le son, il finit par le retrouver dans sa chambre, assis à son bureau.
« - Je termine cette fichue disserte et je suis à toi, deux minutes. Je n'ai qu'une phrase à recopier.
« - Prends ton temps. Je ne suis pas pressé, répondit Shane en s'asseyant sur le lit.
Deux minutes plus tard, il jeta son stylo sur le bureau, visiblement content de son texte, et se tourna vers son ami.
« - t'as mis Nate dans ta poche, avoue.
Ils rirent, et prenant leurs guitares, jouèrent un peu. Malgré lui, Shane se mit à jouer la chanson pour sa sœur, qui était presque terminée, à présent. Il bloquait simplement sur la fin et ne réussissait pas à en trouver une qui lui convienne. Il trouvait toujours quelque chose à rajouter. Il laissa les phrases en suspens et se concentra sur l'air.
« - Sympa. Pas vraiment notre style, mais elle a de la classe. Enfin, elle en aura quand elle sera terminée.
« - C'est ça le hic… J'ai beau chercher, je n'arrive pas à finir le premier jet.
Jason lui proposa son aide, et Shane partit chercher ce qu'il avait déjà écrit. Lorsque Nate sonna, il lui ouvrit, et ils montèrent dans la chambre de leur ami. Il lui donna le brouillon, et reprit la mélodie sans vraiment chanter, mais juste pour accompagner la lecture du texte. Nate se pencha et lut par-dessus son épaule. Lorsqu'il eut terminé, il se leva, le regarda amusé, et reprit sa lecture depuis le début, en lui demandant la fin. Il lui répéta ce qu'il venait de dire, et soupira, en arguant que cette chanson, qui était parti d'un pari stupide, l'obsédait à présent, tout comme la personne qui lui avait soufflée l'idée, ajouta-t-il in petto.
Durant deux heures, ils planchèrent dessus, en tentant de trouver quelque chose qui pourrait convenir, mais Shane semblait savoir exactement ce qu'il voulait et repoussa toutes leurs propositions. Il leurs trouvait toujours un défaut, ce qui finit par faire rire Jason qui l'envoya balader, arguant qu'il allait chercher de quoi boire. Restés seuls, Nate lui demanda ce qu'il voulait exactement et il soupira.
« - Quelque chose qui fasse ni cruche, ni tarte, ni guimauve, ni bâclé et qui traduise ce que je ressens pour ma petite fée. Oh et naturellement qui aille avec le reste ce qui fait un milliard de phrases différentes. Ça doit faire deux semaines que je bloque dessus, c'est dire.
Le jeune homme hocha simplement la tête, et fixa le papier. Il relut le tout, en tentant de comprendre l'amour que Shane avait pour Nina. Seulement, même s'il était également grand frère, il ne partageait pas la même relation avec sa sœur. Ils s'adoraient, c'était certain, mais il n'avait jamais parlé de sa sœur, comme son ami le faisait. Il y avait, entre eux, un lien spécial. Quelque chose qu'il n'avait jamais vu ailleurs. Jason revint au bout de quelques secondes, et posa de quoi boire sur son bureau avant de leurs demander s'ils s'en sortaient. Regardant le verre, le jeune homme sourit et leur annonça qu'il venait de trouver. Il reprit la feuille, et griffonna, là où il restait de la place, ce qu'il venait juste de trouver, avant de le leur tendre. Ils relurent d'un bout à l'autre, et Nate grimaça. L'idée était bonne, mais il proposa d'inverser les deux dernières rimes. Il la joua, pour tester avec la mélodie et, sur les conseils de son ami, inversa ce qu'il venait d'ajouter, avec les deux phrases précédentes. Il dut avouer que ça sonnait beaucoup mieux. Ravi, il posa sa guitare, et leur proposa de faire autre chose. Ils se regardèrent un instant puis le propriétaire soupira.
« - Ok. Allumez la télé, je commande les pizzas.
Ils descendirent au salon en riant et parlèrent de leur concert de la semaine prochaine. Ils ignoraient encore s'ils le feraient ou non, préférant attendre la suite des évènements. Nate alluma, alors que Shane s'installait. Il mit directement la chaîne info, et ils regardèrent ce qu'il se passait. Visiblement, il n'y avait aucun changement. Les mêmes images, passaient encore et encore. Seulement, le téléphone du jeune homme vibra, et il fronça les sourcils avant de lire son message. Il eut un léger sourire.
« - Y a du changement ! J'en dis pas plus. Vous le saurez en même temps que le reste de l'Amérique. Je ne voudrais pas porter la guigne.
« - Depuis quand t'es superstitieux, toi, demanda Lucy en entrant.
« - Depuis que la vie de Mitchie est en jeu.
Ils sourirent, et D'jinn arriva à ce moment-là. Les pizzas peu après, et ils passèrent la soirée, devant l'écran à parler tranquillement. Ce n'est qu'à vingt-trois heures que les choses changèrent. En effet, Brooke Caldwel, apparut à l'écran pour un flash spécial, qui fit taire les conversations.
« - Nous venons d'apprendre, à l'instant, que les forces spéciales du FBI ont repéré la cachette des ravisseurs de Mira-Charity, la fille de l'actuel Président des Etats-Unis. La jeune femme enlevée depuis plus de vingt-et-un jours à présent, avait disparu durant une fausse alerte à la bombe, et nous n'avions, depuis, plus aucune nouvelles. Un proche de la famille Présidentiel, affirme cependant qu'elle aurait parlé à ses parents, les rassurant sur son état, lorsque les ravisseurs ont appelé pour expliquer leur geste, sans pour autant, nous dire ce qu'ils réclament. Nous espérons que la jeune femme est toujours vivante et qu'elle n'a subi aucune violence.
La réaction, dans le salon ne se fit pas attendre. A peine avait-elle terminé sa phrase, qu'ils hurlèrent, à l'écran, qu'elle allait certainement bien. Seul Shane connaissait la raison du pourquoi, mais il avait promis à sa famille de ne rien dire.
Durant l'heure qui suivit, ils firent des hypothèses sur les raisons de l'enlèvement de la jeune femme. Seulement, ils firent bientôt le tour de tout ce à quoi ils pensaient, sans tomber juste et un drôle de silence s'installa. Chacun méditait sur la santé de leur amie. Ils ignoraient, après tout, si elle était asthmatique, si elle avait des problèmes de santés et leur moral rechuta.
Loin de toute cette agitation, Mitchie observait la pièce, une énième fois. Elle avait arrêté de compter, exactement, mais elle était à peu près certaine que quinze jours étaient passés. « Peut-être plus ! Pas un mois, c'est certain, mais peut-être vingt jours ? Et comme il n'y a jamais de calendrier ici… J'espère qu'ils vont bien et qu'ils ne s'inquiètent pas. C'est ridicule, ils doivent forcément s'inquiéter. Pourvu que la presse ne raconte pas n'importe quoi, sinon Cora risque d'aller mal. Très mal même. Ma pauvre tite poulette. C'est dommage que Shane ne les connaisse pas. Il aurait soutenue Cora, j'en suis certaine, et peut-être aurait-il agi avec elle, comme un grand frère ? C'est dommage ! Elle sait où le trouver sinon. Si elle a besoin, elle ira le voir. Un samedi. Peut-être qu'elle est allée l'encourager à ma place ? J'espère vraiment qu'il ne m'en voudra pas de ne pas avoir appelé, songea-t-elle. » Le couple revint et la fit manger. Elle grimaça en sentant l'odeur qui émanait de l'assiette mais elle était affamée, aussi se força-t-elle à oublier cette puanteur. Dès qu'elle eut tout finit, il partit les laissant seule. S'asseyant face à elle, la mère dit :
« - Je suis vraiment désolée. Mais il faut que tu saches, que n'importe quelle mère en aurait fait autant. Je ne te demande pas de comprendre, à ton âge, tu ne le peux pas, mais l'amour d'une mère pour son enfant, peut faire faire toute sorte de folie, et je donnerais ma vie pour celle de mon enfant. Ton père peut me condamner à mort, enfin refuser de me gracier s'il le souhaite, de toute façon, je mourrais bientôt. Tout ce que je souhaite c'est que mon fils puisse goûter une nouvelle fois à la liberté.
La jeune femme la regarda, mais n'ajouta rien. Toute cette situation lui semblait irréelle et elle n'aurait pas été surprise de voir son père, habillé en Père Noël, franchir la porte. Elle la fixa un instant, puis finit par se rendre à l'évidence. La femme alluma la télé, afin de savoir, ce qu'il se passait, et fut surprise de tomber sur le flash spécial, aux environs de minuit.
Pour Mitchie, l'espoir naquit, à nouveau, lorsqu'elle entendit l'envoyée spéciale expliquer que quelque chose était en train de se passer, sans savoir exactement de quoi il en retournait. Elle imagina Shane, chez lui, bien qu'elle n'y soit jamais allée, devant sa télé, à dire à la journaliste de se taire, puisque visiblement, elle ne servait à rien. Elle sourit à cette image, et fixa l'écran, en priant pour que les secours arrivent rapidement.
A quatre heures du matin, les filles repartirent chez elles de mauvaises grâces. Une fois entre hommes, ils s'installèrent plus confortablement, les yeux fixaient sur l'écran. Depuis plusieurs heures, les choses ne semblaient pas vraiment bouger mais la journaliste venait d'annoncer que les choses évoluaient, dans le bon sens. « On l'espère tous, triple nouille, se dit le jeune homme. Mais elle n'a rien, j'en suis sûr ! De toute façon, ils ont intérêts à ne pas avoir levé la main sur elle, sinon ça risque de barder si je les croise. »
« - C'est dans une vielle maison de campagne que les ravisseurs auraient trouvé refuge. Le couple aurait un pied à terre au Canada, dans une zone reculée, au nord d'Alma.
Dans une synchronisation parfaite, les garçons se rapprochèrent de l'écran, lorsqu'ils virent la maison. C'était une vue satellite, et ils eurent beaucoup de mal à la distinguer. La journaliste revint et retraça les vingt-deux jours d'angoisse de la famille de la jeune femme, et Shane soupira.
« - Tu peux pas te taire cinq minutes. Ils souffrent assez comme ça, pas la peine de leur rappeler toutes les deux secondes, qu'ils n'ont pas de nouvelle de Mitchie depuis dix-huit jours.
« - On dirait que ça t'énerve, sourit Nate.
« - Mais oui, c'est bon ! On a tous suivi l'histoire, certains plus que d'autre, et je ne crois pas que Cora apprécie de voir, encore, la vidéo du moment où Mitchie sort de la limousine, dans sa robe rose.
Ses amis sourirent, de son ton blasé, et il s'éloigna pour téléphoner, tout en gardant un œil sur l'écran. Il parla quelques minutes avec la jeune fille, lui demandant si elle arrivait à tenir et celle-ci le rassura. Ils étaient en route pour rejoindre Mitchie, afin d'être là quand elle quitterait la maison. Il sourit et lui souhaita de bonnes retrouvailles.
« - Je lui transmets ton bonjour ?
« - Affirmatif ! Toutes mes pensées vous accompagnent, et ici, elle manque à tout le monde.
« - Je note. Tu lui passes le bonjour, tu penses qu'à elle, et elle te manque. Je dois raccrocher, on va embraquer… Merci d'avoir joué le rôle du grand frère avec moi Shane, ajouta-t-elle après un silence.
« - De rien. J'ai adoré le faire. Bon vol.
Elle le remercia et raccrocha. Il revint à sa place, et annonça, cinq minutes avant la journaliste qu'ils venaient de s'envoler pour être présent lorsqu'elle serait libérée. Ils crièrent de joie, en comprenant que ce cauchemar allait prendre fin dans la journée.
Il leur fallut patienter deux nouvelles heures, avant que ça bouge enfin. Des hélicoptères filmaient la zone. Tout était calme, et pas un chat n'avait mis la patte dehors. L'instant d'après, l'endroit grouillait d'agent du FBI, se dirigeant vers la maison, l'encerclant complètement. Ils retinrent leurs souffles, en priant qu'elle n'ait rien, et la journaliste elle-même ne commenta pas ce qu'il se passait. Certains agents entrèrent dans la maison, puis ce fut le silence. Le silence le plus long de toute la vie du garçon. Durant près d'une minute, il n'y eut aucun bruit, puis la porte d'entrée s'ouvrit, et un agent sortit, avec la jeune femme dans ses bras. Les garçons hurlèrent de joie, en voyant leur amie encore en vie.
Quelques minutes plus tôt…
Mitchie fronça les sourcils. La femme s'était endormie et elle se demanda si elle avait bien entendue la porte s'ouvrir. Elle tenta de regarder par la fenêtre, mais ne vit rien. Perdue, elle écouta, et pria pour que quelqu'un soit entré. Veillant à ne pas faire de bruit, elle attendit, et soupira de soulagement en voyant entrer un agent du bureau fédéral. Sans bruit, il détacha ses mains, et elle se massa les épaules avec difficulté. Trois autres agents entrèrent et réveillèrent sa ravisseuse, avant de la menotter. L'agent qui l'avait trouvé, lui demanda si elle allait bien, et elle acquiesça. Voulant le lui prouver, elle s'avança vers lui, malheureusement comme elle n'avait pas vraiment bien mangé ces derniers jours, elle trébucha, et il la retint de justesse. Il rangea son arme, la prit dans ses bras, une main sous ses genoux, l'autre dans son dos, alors qu'elle s'accrochait à lui. Ils sortirent de la maison, et elle sourit. Son cauchemar prenait fin, et c'était suffisant. Seulement, les lumières des hélicoptères lui brûlèrent les yeux et elle les ferma. Elle entendit un moteur se couper, et l'agent la déposa au sol, alors qu'une voix criait son prénom. Elle se tourna vers l'origine du bruit, et sentit ses yeux devenir humides quand elle reconnut sa mère. Malgré qu'elle se sente faible, elle rassembla ses dernières forces et lui courut dans les bras, en retenant sa robe, pour ne pas marcher dessus. Connie ouvrit les bras en grand, pour recevoir sa fille aînée qui lui avait tant manqué. Elles s'étreignirent durant plusieurs minutes en pleurant toutes les deux, à chaudes larmes. Elles répétaient combien elles s'aimaient et combien elles s'étaient manquées, puis son père la prit contre lui. Elle releva les yeux, et nota, de ses yeux embués, la présence des journalistes, mais pour une fois, elle ne fit rien pour paraître parfaite. Elle ne s'était pas lavée depuis plusieurs semaines, elle mangeait mal, et devait sûrement être sale et sentir mauvais, pourtant ils ne la repoussèrent pas, s'accrochant au contraire à l'étreinte de leur fille. Elle prit également sa sœur dans ses bras en lui demandant si elle s'était inquiétée et fut surprise de sa réponse.
« - Ouais, mais heureusement Shane a joué ton rôle en me consolant dès que je craquais. On a même était le voir un samedi parce que je déprimais et tu sais quoi ? Il m'a joué la chanson qu'il t'a écrite. Elle est trop belle ! La prochaine fois que tu vas le voir sur scène, tu m'emmènes, obligé.
« - Promis petite sœur. Je t'emmène où tu veux, dit-elle en pleurant avant d'embrasser son front. Mais raconte-moi un peu comment t'as eu son adresse ?
« - Ton portable. Quand on l'a récupéré, je l'ai mis en charge et je connaissais ton code, alors je l'ai allumé. Deux minutes après, il sonnait. C'était Shane qui t'appelait. J'ai décroché, et on a discuté, et puis maman l'a invité à la maison, après ses cours. Tu sais, il a même consolé maman, quand elle a craqué. D'ailleurs, il m'a dit de te passer le bonjour, que toutes ses pensées t'accompagnent et que tu manquais à tout le monde là-bas.
Elle sourit, et lui avoua qu'il lui avait également manqué. Elle apprit aussi qu'il avait été là quand elle leur avait parlé, et elle sourit. Peu après, l'homme arriva et se fit arrêter. La jeune femme les regarda monter dans la voiture et demanda à son père, ce qui allait leur arriver.
« - Ils ont enlevé une personne qui a l'immunité diplomatique. Ils vont donc être jugés et condamnés, à perpétuité, au mieux. Au pire, ils recevront la même peine que leur enfant.
« - C'est injuste ! Ils ne m'ont pas fait de mal.
Les journalistes vinrent lui demander comment elle se sentait après trois semaines de captivité, et elle écarquilla les yeux.
« - Tant que ça, demanda-t-elle surprise. Je suis heureuse, tout simplement ! J'ai retrouvé ma famille qui m'a accompagné durant tout ce temps, et j'ai même reçu un message de la part d'un très très bon ami, que je remercie, et je lui retourne son message.
La journaliste voulut savoir le prénom, mais elle sourit simplement en arguant qu'elle ne dirait rien. Un autre lui demanda si elle était soulagée de les voir aller en prison, et son expression changea. Si elle avait parue heureuse au début, à présent, elle avait retrouvé son visage sérieux.
« - Je ne sais pas. Vous savez, ils m'ont peut-être enlevée, mais ils ne m'ont rien fait de mal. Je veux dire, ils m'ont empêché de partir, mais hormis ça, je n'ai pas été battu, été affamée, ou autre. Cet enlèvement, ils l'ont fait par amour pour leur enfant retenu en prison, et je trouve injuste que, sous prétexte que je suis la fille du Président des Etats-Unis, ils reçoivent une peine plus lourde, que si j'avais été une enfant lambda. Je demande donc à la justice d'oublier qui sont mes parents lorsqu'ils jugeront l'affaire et de tenir en compte le fait que je n'ai subi aucun mauvais traitement.
Shane qui avait sourit en entendant le début de son intervention, fut choqué en entendant la suite de son discours. Il regarda ses deux amis, qui ne s'étaient pas attendus à ce genre de déclaration, à en juger par leurs yeux écarquillés. Se reprenant, il envoya un message sur le portable de son amie, en priant que Cora l'ait toujours. Elle l'appela aussitôt avec un autre numéro.
« - Oui Shane ?
« - Alors je t'avais promis que ta sœur reviendrait comme avant, non ?
« - Ouais, t'as assuré sur ce coup. Là elle parle aux journalistes, ce n'est pas intéressant, et elle va être déçue d'avoir loupé ton appel. A moins que je la prévienne, qu'est-ce que t'en pense ?
« - Je pense que ce moment vous appartient petit elfe, et que je lui téléphonerais demain, dit-il dos à l'écran.
« - Dommage parce que Cora m'a dit que tu avais pris soin d'elle, et je tenais à te remercier ce soir, par téléphone, à défaut d'autre chose, répondit la jeune femme dans l'appareil.
« - Mitchie ?
« - Parfaitement. Elle m'a dit que tu avais aidé ma famille et que tu avais même consolé maman ? C'est gentil. J'ai regretté un moment que tu ne les connaisses pas plus. J'étais certaine que tu veillerais sur ma petite sœur. A présent, je suis rassurée. Selon elle, tu as agi en parfait grand frère.
« - Tu aurais fait pareil avec Nina non ?
« - Pire ! Parce que tu m'en aurais voulu si elle avait perdue ne serait-ce qu'un cheveu, mais oui, j'aurais également été présente pour elle, comme tu l'as été pour ma famille.
Il ne dit rien durant quelques secondes, puis la remercia. Ils discutèrent quelques minutes encore, puis il raccrocha, en l'envoyant faire des examens, puisqu'elle semblait maigre. Il revint devant l'écran et demanda ce qu'il avait manqué.
« - Pas grand-chose. Elle a juste remercié tout un tas de monde, d'avoir soutenu sa famille ainsi qu'un certain grand frère que nous ne nommerons pas, expliqua Nate en souriant. Après elle s'est éloignée pour prendre un appel, et tu dois savoir, mieux que nous ce qu'il s'est dit, non ?
« - En effet. Elle m'a remercié d'avoir veillé sur sa sœur.
Fixant l'écran, il nota qu'elle montait dans une ambulance. Il eut un petit sourire, et se sentit idiot, quand il s'aperçut qu'il ne savait pas si elle viendrait à La Maison Du Rock, la prochaine fois. « A l'heure qu'il est mon gars, elle doit pas le savoir non plus, souffla sa conscience. N'empêche, elle est toujours mignonne. Même avec de la suie plein le visage, ou de la poussière, comme aujourd'hui. C'est peut-être juste moi qui la trouve mignonne. Quoique non. Que Nate et Jason n'aient rien vu, je comprends, ils sont en couples, mais les autres à son lycée… Ils doivent lui tourner autour, sans même savoir qu'elle aime le rock, sa petite sœur et les batailles de neige. » Se sentant, d'un coup, fatigué, il s'assit sur le fauteuil et regarda la suite du reportage. Le Président s'adressa aux téléspectateurs, alors que plus loin, Connie et Cora discutaient avec la blessée. L'ambulance n'avait pas encore bougé, attendant sûrement que le Président ait fini son laïus pour emmener toute la famille.
Lorsqu'il ouvrit les yeux, il était encore devant l'écran, qui tournait toujours, et observa la pièce. Le présentateur parlait du dernier match de base-ball de l'équipe régionale. Jason s'était endormi dans un coin du canapé, les pieds sur la table, alors que leur ami, dormait assis à l'autre extrémité de la banquette. Il voulut bouger, lorsque la porte d'entrée s'ouvrit. Il avisa les restes de pizza, la télé allumée et ses deux amis en train de dormir et déglutit. « J'en connais deux qui vont avoir un réveil sportif, sourit-il. » Rapidement, et sans bruit, il se leva, et les secoua. Nate fut le premier à ouvrir les yeux, et allait parler, mais le jeune homme le prit de cours.
« - Ses parents viennent de rentrer.
Comme si c'était une alerte à la bombe, il grimaça, et commença à ramasser leur chantier, alors que Shane continuait de réveiller leur ami, tout en éteignant le poste. Celui-ci finit par émerger, et ouvrit les yeux quand une main se posa sur sa bouche. Lui réitérant l'information, il attendit qu'elle arrive à son cerveau. Quand ce fut fait, il écarquilla les yeux, et se leva d'un bond. D'un commun accord, Jason alla au devant de ses parents, en les cantonnant dans l'entrée pendant qu'ils faisaient le tour pour jeter les reliefs des repas. Ils revinrent dans le salon, en passant par la baie vitrée, qu'ils laissèrent ouverte, puis allèrent saluer les parents de leur ami. Lorsqu'ils entrèrent dans le salon, la mère sourit.
« - Bel effort, mais ce n'est pas parfait, déclara-t-elle avant de prendre une part de pizza abandonnée par une des filles, près de la télé. J'apprécie le geste cela dit.
En effet, étant en perpétuel régime, la mère de Jason refusait que de la nourriture grasse entre dans sa maison, ce qui englobait tous les services traiteurs qu'ils connaissaient, Pizzeria, fast-food, et autres chaînes de repas rapide. Aussi, lorsqu'ils se faisaient une soirée entre eux, ils pensaient à tout nettoyer, afin qu'elle ne craque pas. Elle leur proposa d'aller se laver, pendant qu'elle leur préparait de quoi remplir leurs estomacs. Encore fatigués, ils laissèrent le propriétaire des lieux se laver le premier, en se contentant d'attendre dans sa chambre qu'il ait terminé. Nate termina sa nuit, tout en guettant l'heure, puisqu'il avait promis à sa mère d'être de retour pour midi. Il fut donc le second à aller se laver.
« - Merci, mec t'as assuré sur ce coup ! Un peu plus, et ma mère nous hurlait dans les oreilles, en comparant nos pauvres restes de pizzas au Diable en personne.
« - Ouais, je sais. Pour une fois que je sers, rit-il.
Ils rirent puis quand Nate sortit, il alla se laver rapidement avant de descendre avec ses deux amis à la cuisine où un repas équilibré les attendait. Ils remercièrent Judith, en l'embrassant tous les trois sur la joue, ils s'attablèrent et commentèrent l'actualité, ou plutôt la libération de leur amie.
A midi, Nate prit congé et Shane le suivit, pour annoncer la nouvelle à ses parents, même s'il se doutait, qu'à cette heure, ils devaient être au courant. Il rentra rapidement, et écouta les bruits de la maison en enlevant ses chaussures. La télé ne tournait pas, mais il y avait des rires dans le jardin. Les rejoignant, il sourit en les voyant sortir à peine de leur lit.
« - Vous avez regardé la télé, ce matin, demanda-t-il en guise de salut.
« - Non, pourquoi, il y a du nouveau, demanda aussitôt son père.
« - Le FBI l'a libéré à six heures ce matin ! Avec Jason et Nate on y a assisté en direct, c'était génial ! Bon on n'a pas compris pourquoi qu'elle a réclamé l'indulgence des juges qui s'occuperont de l'affaire, mais elle assure n'avoir subi aucune violence. J'ai aussi eu droit à des merci, en direct, pour avoir veillé sur Cora. D'ailleurs, petite fée, elle te passe le bonjour. Mais c'était génial ! Quand on l'a vu sortir de la maison, on a hurlé comme des malades. C'est étonnant que vous n'ayez rien entendu, s'amusa-t-il.
« - On dormait, nous, souligna sa mère.
« - Pas nous. Ça a commencé à bouger à partir de vingt-trois heures. Bon, on ne pensait pas que ça durerait aussi longtemps mais… La voir courir dans les bras de sa mère, malgré son état de santé inquiétant, c'était vraiment… C'était beau ! J'en aurais presque pleuré.
Ils sourirent, et Katleen proposa d'appeler la Maison Blanche, dans la journée, pour s'enquérir des nouvelles de toute le monde, et il s'assit content. Vers quinze heures, alors que son père allait appeler, on sonna à la porte. Intrigué, il alla ouvrir et appela les deux enfants, qui étaient chacun dans leurs chambres. Lorsque Shane arriva dans le salon, il fut surpris d'y voir Cora et son père. Il les salua, et leur demanda s'ils avaient réussi à dormir.
« - Pas vraiment. On vient juste de quitter Mitchie, en fait. Avec maman, on n'arrivait pas à la quitter, d'ailleurs, elle est toujours avec elle.
« - Et elle va bien ?
« - Elle a une entorse au poignet, et légèrement mal aux épaules, mais hormis ça, ça va, je crois.
« - Elle souffre d'une légère carence en calcium, mais ça sera résolut dans la semaine. Comptez sur Connie pour lui en donner à tous les repas !
Ils rirent en imaginant la première dame des Etats-Unis, gaver sa fille de produits laitiers, en priorité. Quand ce fut plus calme, la jeune fille reprit.
« - En tout cas, elle veut brûler la robe. Ce qui est dommage parce qu'elle est superbe, mais bon. Selon papa, on ne peut pas lui en vouloir. Tu aurais du la voir l'enlever ! Enfin non, tu l'aurais pas vu de toute façon, mais dis donc, on sentait qu'elle en rêvait depuis plusieurs semaines.
Ils discutèrent durant deux heures, puis ils repartirent, pour aller prendre une douche rapide avant de retourner au chevet de leur petite malade. Shane sourit en songeant qu'ils semblaient encore plus proches à présent. Alors qu'ils passaient la porte, il se souvint d'un détail.
« - Monsieur, je…
« - Appelle-moi Steve, Shane.
« - Euh d'accord, dit-il perdu. Steve, pour leur fils, il va se passer quoi finalement ?
« - Rien, la justice va poursuivre ce qu'elle a mis en place. Quand à moi, je suis bien content de ne pas avoir eu à relâcher un criminel, pour revoir ma fille vivante.
« - Vous l'auriez gracié ?
« - Pour sauver Mitchie ? Naturellement, pourquoi toi non ?
« - Au début, sans hésiter, et maintenant avec le recul, je ne sais pas. Enfin si pour Mitchie, je l'aurais gracié, mais je l'aurais condamné à la prison à perpétuité. Ils n'avaient pas demandé à ce qu'il soit libre, de toute façon.
« - Comme ils n'avaient pas promis de me la rendre en un seul morceau. Dans ce genre de situation, il faut faire très attention Shane ! Mais je suis ravi de savoir que pour sauver ma fille, tu aurais été capable de le libérer tout comme moi.
Écarquillant les yeux, il le salua, en se rendant compte que maintenant de ce qu'il venait de dire. Il referma la porte, quand la voiture quitta l'allée, et monta dans sa chambre, en priant qu'ils ne disent rien, à Mitchie.
Et voilà. Encore un de boucler. Bon, j'espère qu'il vous a plu ? Moi j'ai adoré l'écrire, et j'avoue, (sans honte… Enfin presque mdr) que j'ai failli pleurer quand Mitchie a couru dans les bras de sa mère. (Mais à ma décharge, je n'ai quand même pas dormi de la nuit, et ça doit faire le deuxième ou troisième chapitre que je boucle sans dormir donc…)
Miss Tagada (L)
