Blabla de l'auteur : Bonsoir à tous. Tout d'abord excusez-moi de poster si tard. En fait le chapitre était prêt lundi mais chris87 a eu sa connexion de couper du coup elle ne me l'a envoyé que mercredi et comme j'ai une famille de mer** j'avais pas le moral de poster hier. D'ailleurs pour être franche, je suis actuellement en train de me forcer à le faire mais bon, au vu de vos reviews qui sont adorable, je ne me vois pas vous faire patienter plus longtemps. J'espère que ce chapitre vous plaira. Merci très beaucoup à amy_chan, nouna, Solen (Salut miss. Crois-moi dans ce chapitre, presqu'exclusivement centré sur Shane et Mitchie, tu vas beaucoup moins apprécier Cora. Mdrr mais les deux restent super touchant. J'espère qu'il te plaira. Bisous) et Bina 1996 pour leurs adorable reviews.
Disclaimer : Au cas où vous seriez arrêtés par la police, et interrogés sur mon compte, l'univers entier ne m'appartient pas ! Je ne fais que l'emprunter le temps de développer une idée que j'ai eu en lisant un bouquin.
Merci à chris87 pour ses corrections, et à nouna pour son avis et ses commentaires.
Chapitre 12
A dix-sept heures, Connie entra dans la chambre après avoir frappé.
« - Coleen, va faire tes devoirs, c'est l'heure !
« - D'accord, mais à une condition : On adopte Shane ? Comme ça, ça sera mon frère.
« - Je ne suis pas sûre que ses parents soient d'accord, ni ta sœur. Imagine que finalement, elle ne s'entende plus avec lui, à long terme.
« - Et ben, on ressemblerait à une vraie famille alors, sourit la jeune fille.
« - Et Nina alors ? Tu y penses ? Elle va se retrouver sans son grand frère qu'elle adore, sourit le jeune homme.
« - Si ça peut aider, on l'adopte aussi, décida-t-elle.
« - Je suis sûr que tes parents vont être ravis mec, se moqua Jason.
« - Bon, j'arrête mes bêtises. Je vais aller suer, sang et eau, sur mes devoirs, pour vous prouver que je peux être intelligente, et vous verrez… Je serais tellement intelligente que je trouverais le remède à tous les maux de la terre, dit-elle sérieusement. Et à ce moment-là, mon cher, ajouta-t-elle en fixant Shane, tu regretteras de ne pas avoir voulu que je sois ta sœur.
Elle partit la tête haute, sous les rires de tout le monde, mais revint aussitôt une lueur taquine dans les yeux.
« - Quoique j'y pense, d'ici que j'ai mes SAT, tu feras peut-être déjà partie de la famille, reprit-elle en le regardant tour à tour avec sa sœur. Ouais, je suis sûre que tu feras partie de la famille. N'est-ce pas frangine ?
Aussitôt, elle ferma la porte, pour se protéger de la peluche que lui envoyait Mitchie. Restés seuls, il y eut un léger silence, puis Jason dit, en riant :
« - Bon ! Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ?
Les deux concernés, le regardèrent, tout le fusillant des yeux, puis tout le monde rit. La conversation reprit sur la musique, cette fois-ci, puisque D'jinn voulait connaître le texte de leur nouvelle chanson. Au bout de dix longues minutes, Shane soupira :
« - Ecoute, cette chanson c'est pour ma sœur, donc hors de question, que je dévoile les paroles à quelqu'un d'autre qu'au groupe, tant qu'elle ne sera pas là. Tu patienteras, comme tout le monde, pour l'entendre.
Elle fit mine de faire la tête, puis se tourna, espiègle, vers son copain.
« - A moins que j'arrive à avoir le texte avant.
« - Rêve pas ma chère ! Il n'est pas chez moi, dit celui-ci. On l'a appris par cœur ensemble, et seul Shane en a une copie. Nous on a juste la partition, que je refuse, naturellement, de te jouer.
« - Et les confessions sur l'oreiller, demanda-t-elle en riant.
« - Tu oublies aussi, je serais muet comme une tombe.
Elle se renfrogna durant quelques secondes, avant d'en rire avec les autres. Lucy, demanda à Mitchie si elle composait, puisqu'elle semblait jouer. Elle sourit, et avoua, qu'effectivement, ça lui arrivait, mais c'était occasionnel, et de toute façon, elle n'en était jamais satisfaite. Elle ne jouait donc jamais ses compositions. Fronçant les sourcils et, après avoir jeté un regard en biais à Shane, Nate proposa :
« - Tu n'auras qu'à monter sur scène avec nous, un de ces quatre ?
« - Merci, mais non merci. Je préfère rester dans le public. L'idée qu'autant de monde ait les yeux braqués sur moi… J'en frémis rien d'avance ! Vous n'avez plus qu'à oublier toute idée de duo ou autre. De toute façon, même si vous me faites monter, je ne chanterais pas. Je ferais la muette ! Ah non, on m'a déjà entendu parler à la télé, réfléchit-elle à voix haute, bon, je chanterais tellement faux que vos arrières petits enfants seront sourds.
Ils la regardèrent amusés, puis lui promirent de ne pas la faire venir avec eux. Connie revint peu après.
« - Je ne vous dérange pas longtemps, je vous le promets, je me demandais juste si vous accepteriez de rester dîner à la maison ce soir ? Shane, tu n'as pas le choix ! Tu as refusé trop de fois quand Mira-Chari…
« - Mitchie, maman. Je m'appelle Mitchie.
« - Oui, quand Mitchie, dit-elle en appuyant sur ce mot, était retenue en otage, et tu as promis de venir manger dès qu'elle serait revenue, donc c'est ce soir. J'ai prévenu tes parents, ils sont d'accord naturellement, mais pour les quatre autres… Je ne sais pas, dit-elle en souriant.
« - C'est de la séquestration pure et dure, marmonna Shane en souriant.
« - Je suis navrée madame la Président, déclara Nate, mais avec D'jinn on fête nos un an, ce soir.
Ils discutèrent durant quelques instants quand le téléphone de Jason sonna. Répondant, il commença à acquiescer, puis grimaça. Il tenta de se justifier, mais visiblement son interlocuteur ne lui en laissa pas le temps. Rangeant son portable, il soupira :
« - Je suis désolé madame, je ne peux pas rester non plus, commença-t-il avant de se tourner vers ses amis. Maman vient d'apprendre que j'avais séché. Si je suis encore vivant demain, je viendrais mais sinon, rendez-vous à mon enterrement, dit-il en souriant.
« - Et moi mes parents veulent être prévenus deux jours avant, expliqua Lucy. Désolée, j'aurais adoré, mais là… C'est trop juste.
« - Ce n'est pas grave. Il n'y aura donc que Shane ce soir, et un jour, je vous préviendrais tous suffisamment longtemps à l'avance, pour qu'on puisse mieux vous connaître.
Ils acquiescèrent et elle sortit en souriant. Elle revint presqu'aussitôt, et demanda au jeune homme s'il était allergique à un aliment particulier. La question fit rire les deux garçons, et il grimaça.
« - Je suis allergique à pas mal de chose, en fait.
Elle lui proposa de descendre quelques minutes avec lui, pour voir, et durant le temps qu'il fut absent de la chambre, les filles en profitèrent pour questionner Mitchie sur la relation qu'elle entretenait avec leur ami. La jeune femme tenta d'esquiver les questions, en répondant brièvement, seulement, D'jinn finit par la coincer.
« - Si c'est juste un ami, pourquoi est-ce que c'est le seul sur qui tu as sauté ? Je ne m'en plains pas, j'avoue être jalouse, même si j'ai confiance en mon copain. Je sais de quoi une fille est capable pour avoir un gars, donc… Je m'égare. Pourquoi juste sur lui ?
« - Euh…
La jeune femme rougit et resta muette trop longtemps. Cependant elle finit par se reprendre et dit :
« - Il a veillé sur ma sœur, l'a consolé et protégé. Il a même fait pleurer ma mère exprès, pour qu'elle se libère de ses larmes. En gros, il a été vraiment présent, en aidant mes parents du mieux qu'il le pouvait, et ça m'a vraiment touchée. Donc… ceci explique cela. Je crois.
Elles ne purent aller plus loin, car le jeune homme revint en souriant.
« - Tu sais qu'il manque une case à ta mère, demanda-t-il en riant.
« - Je vis avec alors oui, je le sais.
« - Ok. Vous parliez de quoi ?
« - De tout et de rien, éluda D'jinn en regardant l'heure. D'ailleurs, il va falloir qu'on y aille, tous les deux, dit-elle à son copain.
Il ne fit qu'acquiescer, et ils se levèrent pour saluer la jeune femme, avant de partir. Les deux autres, décidèrent de profiter de la voiture, pour rentrer, et Shane les accompagna, ne serait-ce que pour leur souhaiter un bon retour. Précédé de Mitchie, il fit chemin inverse, et ils se séparèrent dans le hall.
Les quatre repartis, ils restèrent muets quelques secondes, puis elle lui proposa de remonter à l'étage. Il fut d'accord, et une fois de retour dans la chambre, il s'installa sur le lit et observa la pièce. C'était plus une chambre de jeune femme que d'ado. Les murs étaient vides de posters, seuls quelques dessins ou cadres les habillaient. Par contre, il nota le nombre, plutôt impressionnant, de peluches et sourit. Tout en en désignant une, il demanda, espiègle :
« - Tu fais collection ?
« - Ouais, entre guillemet. En fait, quand j'étais petite, j'adorais ça, et tout le monde m'en offrait, à toutes les occasions. Au début, je les gardais parce que je les aimais. Elles sont toutes douces, et puis, après c'est devenu des souvenirs. Chacune d'elle connaît un de mes secrets ! C'est mon journal intime fictif en fait, rit-elle.
« - Intéressant. Voyons, j'ai bien envie de lire une page, laquelle je pique, lui demanda-t-il
« - Evite, celle sur le lit, elle parle de ma vie à Horizon, rien de palpitant. Voyons voir, qu'est-ce que je peux te raconter ?
Elle observa chacune de ses peluches, et pour sa part, il l'observa elle. Elle semblait légèrement moins maigre qu'à la télé, et il se demanda un instant si Connie avait fini de la gaver de calcium. Elle le dérangea en se levant d'un bond.
« - Celle-là, dit-elle en prenant un lapin blanc, avec un cœur rouge dans les mains. Tu peux lire cette page, elle parle de la première soirée qu'on a passée. Enfin, le soir où tu m'as bousculée.
« - Oh. Et je vais apprendre quoi ? Que tu m'as trouvé lourd et gauche ?
« - J'aurais dit, bien élevé, et sympathique, mais c'est toi qui voit.
Jouant le jeu, il prit le lapin et le colla à son oreille.
« - Allez raconte-moi ! Qu'est-ce qu'elle t'a dit sur moi, dit-il en fixant la jeune femme. Oh je vois… Intéressant. Quoi d'autre ?… Aie, oui bon on ne peut pas être parfait !… D'accord. Ok je note !… C'est déjà mieux. Autre chose ?
Elle rit de bon coeur et la lui reprit.
« - Tu sais que t'es ridicule comme ça, argua-t-elle en la rangeant.
« - Le ridicule n'a jamais tué ! La preuve, je suis encore en vie.
« - Alors, ça c'est pas sûr. Tu peux mourir dans quelques minutes. Le temps que ça arrive jusqu'à ton cœur, tu vois ?
Il hocha la tête puis ils discutèrent, en oubliant l'histoire. Dix minutes plus tard, cependant, il fronça les sourcils et porta la main à son front. Elle lui demanda ce qu'il avait, et il grimaça.
« - Rien, un mal de tête. T'inquiète, ça va passer !
Elle hocha la tête, en lui demandant s'il en était sûr, et il la rassura. Ce n'était rien de méchant. Ils reprirent donc leur conversation, seulement, il avait de plus en plus de mal à suivre ce qu'elle lui disait, et elle commença à s'inquiéter. Soupirant, il tenta de la rassurer, en lui disant que ça lui arrivait de temps à autre, et qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Se levant, il dit simplement, qu'il allait à sa fenêtre, prendre l'air, mais trébucha et tomba. Voulant, se retenir, il s'accrocha, à une peluche, mais sans succès, et Mitchie le vit tomber sur son lit. Il semblait ne plus respirer, et elle se réveilla d'un coup. S'approchant rapidement, elle le secoua, en lui demandant s'il l'entendait. Elle lui prit la main, et lui intima de la lui serrer si c'était le cas, mais il ne bougea pas. Se penchant sur son visage, elle leva une de ses paupières pour voir s'il dormait, et vit sa pupille. Elle était proche de son visage, et l'observa en détail, tout en cherchant ce qu'il avait. Elle l'appelait toutes les cinq secondes, en le priant de lui serrer la main, ou de bouger. Au bout d'une minute, il ouvrit simplement les yeux, et fit :
« - T'y a cru, hein ?
« - Parce que tu jouais la comédie, dit-elle en colère. Non, mais t'es dingue, j'ai flippé comme une malade ! J'étais morte d'inquiétude, et prête à appeler mes parents ! Crétin !
« - Hey, tout doux, la rassura-t-il. Je voulais juste te prouver que le ridicule ne tuait pas. Par contre, calme-toi, parce que je ne sais pas faire le massage cardiaque et t'es bien partie pour nous faire un arrêt.
Elle le regarda, et sans crier gare, le gifla avant de s'appuyer contre sa poitrine. Il ne comprit pas son geste, mais l'a pris dans ses bras, pour la rassurer. Il lui promit même de ne plus lui faire ce genre de blagues, quand il la sentit pleurer. Elle passa ses bras, autour de sa taille, et l'entoura en se rapprochant au maximum. Durant quelques minutes, ils restèrent ainsi sans bouger, puis doucement, il lui demanda pourquoi elle se mettait dans cet état.
« - Je… Tu ne peux pas comprendre ! Pendant trois semaines, j'ai imaginé un tas de trucs. Que tu voulais plus me parler, que tu avais déménagé, que tu refuserais même de m'adresser la parole, et alors, je m'en voulais d'avoir été idiote. J'ai cru que j'allais mourir quand les agents du FBI sont entrés en douce dans la maison. Je pensais que c'était un rodeur, ou même un animal et que je ne pourrais jamais te dire combien je t'ai… Je t'apprécie. Et voilà que maintenant tu me joues, avec le plus sérieux du monde en plus, ta mort. C'est tout simplement affreux ! Je ne veux plus jamais que tu me fasses un truc pareil. Ça m'a trop fichu la trouille. Parce que t'es un bon acteur en plus, idiot !
Elle ponctua ce mot d'un coup de poing sur son épaule, et il la regarda perdu. Elle avait eu peur pour lui ? Il n'arrivait pas à y croire ! Peut-être qu'elle l'appréciait énormément, finalement ? Il aurait bien voulu parler d'amour, mais il n'en était pas sûr. Lui, il l'aimait, c'était certain, mais ce qu'elle ressentait pour lui, était encore vague. Il fixa le mur face à lui, durant quelques minutes, en silence, en lui caressant le dos machinalement. Finalement, il se reprit, et planta son regard, dans celui encore humide de la jeune femme.
« - Je suis réellement désolé, Mitchie ! Je ne le referais plus, je te le garantis. Je n'ai pas envie que tu me frappes à nouveau, ajouta-t-il pour la faire rire.
Elle sourit à travers ses larmes, et il se contenta de ce progrès. S'écartant, elle essuya ses yeux, en se traitant d'idiote de pleurer pour si peu, et il se moqua d'elle. Elle le fusilla des yeux, et voulut le frapper, à nouveau, mais il anticipa son geste, et la retint par le poignet. Il l'attira conte lui, et bloqua ses mains dans son dos.
« - Alors, comment tu vas faire maintenant ?
« - Je peux encore me servir de mes genoux, tu sais, dit-elle sérieuse.
« - Tu n'oserais pas, la provoqua-t-il.
Elle planta son regard dans le sien, et arqua un sourcil.
« - T'en es certain ?
Comme il acquiesçait, elle leva lentement sa jambe, en frôlant celle du jeune homme en même temps, puis s'arrêta au niveau de sa cuisse. Son genou resta ainsi quelques instants, puis elle remit son pied au sol.
« - T'as raison, je n'oserais pas te frapper. Tu m'agresserais, je ne dis pas mais là, ce n'est pas le cas. Si tu pouvais juste relâcher mes poignets, par contre, ça serait sympa. Je te frappe plus, mais s'il te plait.
Il eut un petit sourire, et libéra ses mains. Seulement, aucun des deux ne fit un pas en arrière, et, il remonta lentement sa main, pour caresser sa joue. Elle dut se mordre la joue pour ne pas fermer les yeux, pour observer son regard. Il lui semblait plus tendre, mais avant qu'elle ne puisse en être sûre, la porte de sa chambre s'ouvrit d'un coup.
« - C'est bon, j'ai fini mes devoirs ! Du coup, j'ai le droit de rester avec vous. Alors comme ça, tu restes manger ce soir Shane ? C'est cool ! Comme ça… Je dérange, demanda Cora incertaine.
Aussitôt, ils s'aperçurent de leur proximité, et s'écartèrent rapidement, en lui assurant qu'elle ne dérangeait pas. Ils s'assirent tous les trois et discutèrent quelques minutes. Seulement, Connie vint les prévenir que le repas était prêt. Ils descendirent tous les quatre et s'attablèrent rapidement. Steve arriva deux petites minutes plus tard, et ils mangèrent. Shane félicita Connie, en arguant que son repas était délicieux, ce qui fit rire les deux filles. Il fronça les sourcils, en se demandant ce qu'il avait dit de drôle, et elle lui expliqua.
« - C'est-à-dire qu'avant de devenir la première dame des Etats-Unis, j'étais chef cuisinier.
« - Ah oui, bah forcément. Je comprends pourquoi c'est super bon, alors, sourit-il. Et pourquoi vos filles se moquent de moi.
Ils commencèrent à rire et la conversation se fit naturellement. Steve posa plusieurs questions au jeune homme. Comment il voyait son futur, ce qu'il comptait faire plus tard, ce genre de chose, et Shane y répondit le plus sincèrement du monde, sans chercher à se faire bien voir. A un moment cependant, Connie les interrompit.
« - Vous jouez demain soir ?
« - Oui, comme tous les samedi sauf celui de la semaine passée. On a préféré suivre les évènements en direct, en me faisant porter pâle, admit-il dans un sourire.
« - Et bien, on pourrait y aller ? Bon pas toi, chéri, ajouta-t-elle pour son mari, vu que tu as une réunion mais Cora et moi.
« - Oui surtout que la famille de Shane y va aussi, puisqu'il a écrit une chanson sur…
« - Sur quelqu'un, la coupa-t-il brusquement.
Elle le regarda sans comprendre, et il ajouta :
« - Si tu dis sur qui, j'explique comment cette idée m'est venue, et quels sont les enjeux. Souviens-toi de notre conversation.
Elle fronça les sourcils quelques instants, puis se souvint des fameuses trois questions, et écarquilla les yeux d'un coup.
« - J'avais oublié. Bon finalement, vous le saurais demain, j'imagine, dit-elle doucement.
« - Ouaip, pour une fois ce n'est pas une métaphore. Note le changement !
Elle rit, et expliqua à ses parents l'histoire de la station spatiale, ainsi que sa chanson. Seulement Connie l'interrompit en lui expliquant qu'elle l'avait déjà entendue et qu'elle avait beaucoup aimé la version guitare. Les joues rouges, le jeune homme déclara :
« - Oh vous savez, avec Nate et Jason, ça donne carrément autre chose.
Ils discutèrent musique, une partie de la soirée, puis le conseiller vint les déranger, en rappelant au Président une visioconférence avec un général d'armée. Celui-ci s'excusa et partit après avoir salué le jeune homme. Connie proposa à Cora de l'aider à tout nettoyer, et Shane voulut les aider. Seulement, elle refusa et demanda à Mitchie de l'emmener ailleurs. Comprenant le message, la jeune femme lui proposa d'aller marcher un peu dehors. Etonné, il accepta, et lorsqu'ils furent seuls, il lui demanda la raison de cette balade.
« - C'est rien. Maman a du juste penser que peut-être, tu en aurais marre d'avoir tout le monde dans les pattes, sourit-elle.
« - Faux. J'apprécie beaucoup ta famille même si je vois peu ton père. Cora me rappelle Nina, comme tu t'en doutes, et puis ta mère est vraiment gentille.
« - Elle t'apprécie aussi Quand je suis arrivée à l'hôpital, tout le temps qu'on était ensemble, maman n'a pas tarie d'éloges sur toi. Selon elle, tu es un garçon génial, toujours prêt à aider, qui se soucie énormément de son entourage, qui aime rire, avec un grand instinct protecteur, et blablabla ! Tu feras même un super papa, vu comment tu t'es occupé de Cora, et tout. C'est dingue, j'avais l'impression que c'était d'un de ses amis qu'elle me parlait, c'est dire. D'ailleurs, dit-elle en s'arrêtant et en se plaçant face à lui, je voulais sincèrement te remercier pour avoir été là pour ma famille. Je sais que tu dois en avoir marre que je te le dise, mais dans toute cette affaire, ce n'est pas mon père ou les agents du FBI, les héros mais toi ! Tu as veillé sur ce que j'avais de plus précieux et je ne te remercierais jamais assez, pour ça.
Sur ces mots, elle se hissa sur la pointe des pieds et lui fit la bise.
« - Tu sais, je pensais beaucoup à eux, et si j'avais du mourir, j'aurais aimé que tu sois là pour eux, murmura-t-elle.
« - Arrête de dire ça, Mitchie, soupira-t-il visiblement mal à l'aise. Ecoute, t'es sortie de tout ça, avec juste une entorse au poignet et une carence en calcium, franchement c'est peu. Et je t'avoue, t'entendre parler de ta mort, ce n'est pas franchement réjouissant, au contraire. Imaginer que plus jamais, je te verrais sourire ni rire, ça… C'est étrange ! La vie perd de sa saveur rien qu'à cette idée.
« - C'est pour ça, que tu étais triste tout à l'heure, quand je disais que mourir pour sauver d'autre femmes, ne me posaient pas de problème ?
« - Entre autre. Tu sais, la chanson que je t'ai écrite, j'ai mis peu de temps à l'écrire et je l'adore sincèrement. Elle t'est dédiée et rien ne changera ce fait, mais la chanson pour Nina… C'est ton idée à la base, et de mon point de vue, il faut que tu l'entendes, sinon… Je ne sais pas, je sais juste qu'il faut que tu l'entendes jouer là-bas, que tu me donnes ton avis…
« - Et que je te dise si elle m'attire vers toi, demanda-t-elle malicieuse.
« - Ouais voilà, reprit-il en riant. Parce que finalement, c'est juste pour ce point que je me suis pris la tête trois semaines quasiment à l'écrire, tu vois ? Juste pour t'attirer dans mes bras, chuchota-t-il en joignant le geste à la parole. Parce que peut-être que j'adore ton parfum, reprit-il encore plus doucement.
« - Et peut-être que j'aime être dans tes bras, et que j'en rêve, depuis déjà pas mal de nuits. Peut-être même depuis la première fois, quand je me suis sauvée rapidement.
« - Et peut-être que tu me hantes aussi depuis le début. D'ailleurs, je n'ai toujours pas eu ma réponse.
« - J'abandonne ! Cette réponse t'es le seul à pouvoir la donner. Je veux une autre question, dit-elle sérieuse.
« - Très bien.
Il réfléchit quelques instants, tout en la gardant dans ses bras, et sourit en s'apercevant qu'elle ne cherchait pas à s'éloigner. Se souvenant de ce qu'il s'était passé, cet après-midi là au bar de l'Ecume, il sourit.
« - Sur quel point Nina avait raison ?
« - Comment ça ?
« - Oui, souviens-toi. Je venais de te demander si avec ce genre de texte, j'aurais pu t'attirer, et tu m'as répondue que Nina n'ayant pas tord, j'aurais toutes les chances de t'attirer. Je te demande donc, sur quel point, elle avait raison. Parce qu'elle a dit tellement de trucs, que je n'ai jamais trouvé.
« - J'hallucine, sourit-elle. Tu pourrais me poser n'importe quelle question, sur ma vie à Horizon, mes amis, ma vie sentimentale, et tout, et tu choisis de gaspiller ta dernière question pour savoir ça, dit-elle en riant doucement.
« - Ta vie a Horizon doit ressembler à la mienne, sauf que tu te fais plus discrète puisque selon mon père, tu t'entends bien avec tout le monde mais tu n'a qu'une seule véritable amie, sur qui tu peux compter. Tes amis, ben j'avoue que vu qu'on est amis, je me dis que peut-être un jour, je les rencontrerais. Quant à ta vie sentimentale, tu répondrais vraiment si je te demandais par exemple… Je ne sais pas, le nom de celui qui te fait craquer, ou comment tu fais comprendre à un gars qu'il te plait, et pire encore, je pourrais aller beaucoup plus loin, puisque ma curiosité à ton égard, n'a aucune limite, mes questions sont pareilles.
« - Finalement, je vais répondre à ta question. Je te demandais justement pourquoi tu n'écrivais pas de chanson sur elle, parce qu'un amour pareil, ça attirerait les filles et ta sœur est arrivée, et a décrété que tu n'avais pas besoin de ça pour avoir une copine parce que tu étais beau, intelligent, génial, et comme en plus tu étais son frère, tu étais forcément parfait. Et j'avoue que je suis d'accord. T'es le genre de garçon qui doit avoir sa petite cour d'admiratrices, tu sembles intelligent, et t'es un grand frère génial.
« - Une cour d'admiratrices ? Tu rêves ! Aucune fille ne me court après, de toute façon, hormis au lycée, j'en vois pas. Enfin si, il y a toi, et celles que je croise à La Maison Du Rock, mais je n'y fais pas spécialement attention à celle-là. D'ailleurs, pour être franc, depuis qu'on s'y produit, soit presqu'un an, t'es la première personne avec qui je parle, hormis les musiciens.
« - Et moi, je suis certaine qu'à ton lycée, il doit y en avoir plus d'une qui te suivent des yeux.
Il la regarda en coin, quelques secondes, puis haussa les épaules. De toute manière, les filles de son lycée ne l'intéressaient pas. Il soupira et lui expliqua qu'il ne voulait pas sortir avec une de ses camarades. Selon lui, ça créait plus de problème, si on sortait avec une personne qu'on croisait tous les jours. C'était comme sortir avec un collègue, dangereux et voué à l'échec, puisqu'on voyait trop la personne. Elle rit et lui proposa de sortir avec une fille qu'il croisait à La Maison Du Rock.
« - Impossible ! D'jinn qui est notre agence matrimoniale, a décidé qu'on était fait pour être ensemble, toi et moi. Ce qui fait que, comme elle te l'a raconté, dès que j'approche une fille, ou qu'une fille autre que toi m'approche, elle se pointe et fais semblant d'être ma copine, pour la faire partir. D'ailleurs, le jour où la nana sera assez intelligente et lui demandera de lui prouver qu'on est ensemble, je vais bien rire.
« - Oh je vois. Donc, c'est de ma faute si tu n'as pas de copine, dit-elle en grimaçant. Désolée. Je dirais à D'jinn que j'ai un copain à…
Elle ne put terminer sa phrase, puisqu'il posa son index sur ses lèvres. Levant les yeux vers lui, elle le regarda perdue, et il chuchota, près de son oreille, tout en continuant à la fixer.
« - Je t'assure que si je voulais vraiment sortir avec une fille, le petit jeu de D'jinn n'y changerait rien. En aucun cas, tu es responsable de mon célibat, à moins que tu me surveilles depuis un an et demi ?
Elle ne répondit pas, et se contenta de se perdre dans son regard chocolat. L'index du jeune homme caressa doucement ses lèvres. Cependant, un garde passa près d'eux, rompant le charme du moment, et il nota qu'il était près de vingt-deux heures. Soupirant, il dit :
« - Je vais devoir y aller. Mes parents vont déjà piquer une crise quand je vais leur dire que j'ai encore séché, les cours.
« - Dis-leur que je t'ai supplié et que je t'ai tellement manqué que tu n'as pas réussi à me dire non. S'ils me demandent, je dirais la même chose, et le tour sera joué. Faudra juste que tu me mettes au parfum.
Il rit, et lui assura qu'il ferait de son mieux. Ils rentrèrent dans la maison, et il dit au revoir à Connie ainsi qu'à Cora. Se proposant pour le raccompagner jusqu'à la porte, Mitchie put lui dire au revoir sans être observée. Bien sûr, elle savait qu'il y avait des caméras un peu partout mais elle comptait sur le fait que sa mère empêcherait sa sœur de les espionner. Elle le raccompagna donc jusqu'à la voiture, puis soudainement, demanda à Jessie si elle pouvait venir également. La jeune femme demanda, à la Présidente et ayant eu son accord, elle la fit monter.
Le trajet fut rapide et silencieux. Lorsqu'ils arrivèrent devant la maison, il sortit, en remerciant, une nouvelle fois la secrétaire ainsi que le chauffeur, et voulut se tourner vers son amie pour faire de même mais elle était déjà dehors. Il lui demanda pourquoi elle était sortie et elle sourit. Sans rien dire, elle observa la maison puis remonta doucement l'allée, en serrant ses bras contre sa poitrine. Soupirant, il posa sa veste sur ses épaules, et le remerciant, elle chuchota :
« - Je voulais juste voir où tu habitais. Tu vois, tout le monde à la maison est déjà entré et pas moi. Alors bon, je voulais au moins connaître la façade extérieure.
« - Tu crois que tu pourrais entrer deux minutes ?
Elle acquiesça, et il ouvrit la porte avant de lui faire signe de passer devant. Elle s'exécuta et il l'a suivi. Fermant derrière eux, il prévint qu'il était de retour et sa mère arriva.
« - Bonsoir Mitchie ravie de vous rencontrer, sourit-elle avant de se tourner vers son fils, alors jeune homme quelle est votre excuse ?
« - Pour quel motif, demanda-t-il en feignant de réfléchir à ses nombreuses bêtises sous les rires de son amie.
« - Ta journée de cours, brutalement interrompue aujourd'hui, jeune homme.
« - Ah celle-là, soupira-t-il content. Euh, bah je n'en ai aucune de valable chef.
« - C'est de ma faute, madame. Oh bonsoir professeur Gray, dit-elle en voyant Ralph entrer.
« - Mademoiselle Torrès ? Que faites-vous ici ? Je croyais que vous étiez en convalescence jusqu'à dimanche ?
« - Ben, c'est le cas. Mon médecin ne voulait pas que je revienne avant, mais je vous expliquerais à Horizon. En fait, je voulais juste expliquer pourquoi Shane n'a pas été en cours, pour ses trois dernières heures. Je l'ai appelé durant la pause de dix heures, et je l'ai supplié de venir me voir, parce que je m'ennuyais. J'avoue ne pas avoir pensé un seul instant qu'il risquait d'avoir des ennuis.
« - A sa décharge, j'avoue m'être laissé convaincre très facilement, mais ma muse me manquait, dit-il sans réfléchir. J'avais plus de nouvelles depuis samedi dernier, alors quand elle nous a proposé à tous d'aller la voir, on n'a pas réfléchi longtemps. On est restés jusqu'à onze heure, parce Nate avait un devoir, et après, on s'est sauvés. Mais promis, on a rien fait de mal.
Les regardant sa mère soupira. Se tournant vers son mari, elle dit :
« - Qu'est-ce que je leur fais ? Je leur mets la tête entre les deux oreilles ?
« - C'est une idée ! Remarque, on pourrait le punir et lui interdire de se produire demain.
« - Non ! S'il vous plait. J'ai tellement entendu parler de sa nouvelle chanson que je vais devenir folle, si je ne l'entends pas demain, déclara Mitchie sans réfléchir. Enfin je veux dire… J'aime beaucoup ce qu'ils font, et…
« - Bon, la coupa Katleen en comprenant qu'elle n'arriverait pas à se reprendre, je te préviens Shane, c'est la dernière fois que tu loupes les cours. A moins d'être malade et encore, tu iras en cours, jusqu'au dernier jour, et tu as intérêt à avoir tes SAT, du premier coup, sinon ça va aller très mal pour ton matricule, dit-elle sérieusement. Maintenant, tu vas raccompagner ton amie jusqu'à sa voiture, et tu monteras te coucher.
« - D'accord, dit-il en hochant la tête. Merci de ne pas me punir. T'es la meilleure et je t'aime.
Mitchie le regarda étonné, et il la raccompagna. Lorsqu'il eut fermé la porte, elle reprit la parole :
« - T'es vraiment pas comme les autres ! Je veux dire, c'est rare les enfants, enfin les garçons de notre âge, qui disent à leur parents qu'ils les aiment. Même si j'ignore ton âge exact.
« - Dix-sept, sourit-il. Allez je te ramène sinon je vais me faire tirer les oreilles à la Spok.
Ils rirent, et lorsqu'ils furent devant la voiture, elle s'arrêta. Elle lui fit face, et noua ses bras autour de son cou, en embrassant sa joue. Souriant doucement, il la prit contre lui, et l'embrassa également, en la remerciant pour la journée. Ils restèrent ainsi quelques secondes, puis se séparèrent. La portière s'ouvrit et elle commença à lui rendre sa veste, mais il l'arrêta.
« - Tu me la rendras demain. Et fais-y attention, c'est ma préféré, se moqua-t-il.
« - J'en prendrais soin, assura-t-elle en souriant. A demain. Bonne nuit.
Et voilà ! Pour ce soir c'est tout, et moi je vais au lit. J'espère que ça vous a plu quand même ?
Miss Tagada (l)
