A/N : Ecrit en réponse au thème "éclairer la lanterne de quelqu'un" pour la communauté d'écriture 31-jours sur livejournal.


C'est un rêve de gamine, c'est le rêve de sa vie, elle a grandi avec ça, cette envie d'aller à la fête des Lumières, de voir les lanternes de près plutôt que de les voir se détacher sur un horizon lointain, et ça y est, elle y est, pour de vrai, et les lumières flottent dans le ciel, et son cœur flotte sur un nuage, et oh mon Dieu, c'est merveilleux.

Il y en a tellement de ces lanternes, une, deux, trois, dix, cinquante, cent, mille peut-être même un million, et c'est surement un peu bête mais Raiponce se dit qu'elles sont toutes à elle, qu'elles lui appartiennent, parce qu'après tout elles sont le symbole de sa liberté retrouvée, et elle a le cœur prêt à exploser, c'est merveilleux.

Ce moment, elle l'a tant rêvé, et c'est comme tout ce qu'elle avait imaginé, mais en beaucoup mieux. Les lumières sont plus vives, l'air est plus frais, le parfum est plus doux et le sentiment est plus grand que dans ses rêves. C'est beau, c'est beau et bien plus encore et Raiponce en a presque la tête qui tourne, qui tourne, qui tourne c'est merveilleux.

Et puis il y a la main d'Eugene dans la sienne et sa peau parcourue de frissons, mais c'est agréable, pas comme quand elle a froid, ou qu'elle a peur, parce qu'ici et maintenant Raiponce est presque sure qu'elle n'aura plus jamais froid, plus jamais peur, qu'elle ne sera plus jamais seule. Elle voit enfin les lumières, elle voit enfin la lumière, elle comprend, quand Eugene lui sourit, caresse son visage de sa main, et vraiment, c'est merveilleux. C'est merveilleux.