Iie, Nanimo = Non, rien.
Meirei Da = C'est un ordre.
Ai ha Nani. Kotaero = Qu'est-ce que l'amour ? Réponds.
Oyasumi = Bonne nuit.
A la demande de Fushigi No Arisu.
Disclaimer : Kuroshitsuji appartient à Yana Toboso.
2. What is love ?
Un cours d'éducation sexuelle, et puis quoi encore, la pratique ensuite ?… Mes joues rougissent seulement à cette idée. C'est insensé. Et puis, qui pourrait me le faire découvrir. Sans amour, je n'en vois pas l'intérêt. Je n'ai personne. J'ai déjà tout perdu, mais ce n'est pas terminé. Il me reste encore du temps pour découvrir cette immondice. Je ne veux pas le découvrir. J'ai déjà assez souffert. Oui, Sebastian ne doit connaître que la luxure. Il n'utilise ce moyen que pour combler ses pulsions, bien qu'il préfère les âmes. Dans ce couvent, il a bien utilisé cette femme… Mathilda Simone, je crois. Ce démon n'est qu'un pervers prêt à tout pour arriver à ses fins. Mais je ne pense pas qu'un homme l'intéresse. Ce Grell n'arrête pas de lui tourner autour. C'est un peu May Linn version mâle, en plus excentrique. Oui, je ne crois pas à l'amour, parce que je ne l'ai pas connu. Amour : Confiance, Désir, Souffrance. Désir : Peut être dénué d'amour. Ce n'est pas lié. Il sait des choses mais il ne pourrait l'expliquer que physiquement. Je n'ai aucune envie de voir ça avec qui que ce soit. Brrr, rien que d'y penser j'en ai des frissons. Il doit me l'expliquer autrement. Il en a sûrement la possibilité, sans le surestimer.
Je l'appelle donc, je ne veux pas que les autres sachent. Seul lui doit savoir.
- Sebastian, Meirei da. Explique-moi l'amour en chanson.
- Mon explication précédente ne vous a pas suffi, Bocchan ?
- C'est un ordre Sebastian. Je ne veux pas un cours d'éducation sexuelle, je veux une chanson expliquant l'amour.
- Yes, My Lord.
Ai ha Chimamire – Yuya Matsushita
« Suki ya nen » tte sasayaita – Je t'ai murmuré « Je t'aime »
Te ni ase wo nigiri – Dans l'excitation, à bout de souffle.
« Aho ya na ! » tte hatakare – Tu m'as répondu« tu es un idiot » puis tu m'as frappé
Ai ha chimamire – L'amour est recouvert de sang.
Otoko no oira ni – Après que moi, un homme
Koko made iwasete – T'en ai dit autant
Sore de ee no ka ? – Es-tu d'accord avec ça ?
Omae akuma ya – Tu es vraiment un démon.
Nakeba London – Je pleure
Kiri ni musebu yoru – Et Londres est étouffé par le brouillard.
« Suki ya nen » tte sakendeta – Je t'ai crié « je t'aime »
Mune wo kakimushiri – En m'arrachant le cœur.
« Kudoi ha » tte kerarete – Tu m'as répondu « j'en ai marre de toi » et tu m'as donné des coups
Ai ha zetsumei – L'amour est mortel.
Scotch sakaba no nawanoren kuguri – A chaque fois que je passe sous le rideau d'un pub Ecossais
Yoishiteru tabi – Et que je m'enivre.
Omae koishii – Tu me manques.
Basha wo hashirase – Je prends mon fiacre
Kiri de jikoru yoru – Et me crashe dans le brouillard avec cette nuit.
Kiri ni musebu yoru – Etouffé dans le brouillard cette nuit.
Kiri ni mayou yoru – Perdu dans le brouillard cette nuit.
Kiri ga harenu yoru – Le brouillard ne va pas se dissiper cette nuit.
Kiri ga nai – ça ne s'arrêtera jamais
Yameta – J'abandonne.
- Sebastian, c'est une chanson de masochiste… Pas d'amour.
- Bocchan, il n'y a que la pratique qui montre ce qu'est l'amour.
- Je n'ai aucune envie de voir la pratique se dérouler sous mes yeux. Tch, un démon ne sait vraiment rien sur ce sentiment.
- Eh bien, eh bien. Bocchan, je ne peux vous aider même si je souhaite satisfaire le moindre de vos désirs.
- Aimes-tu quelqu'un ?
- Ce n'est pas de l'amour que je ressens, un démon en est généralement incapable, mais un profond attachement.
- N'as-tu pas dit que l'amour était proche de l'attachement ?
- Que vous êtes perspicace, bocchan.
- Tch. Tu ne réponds jamais à mes questions.
Sebastian sourit bêtement, comme toujours. J'ai bien envie de savoir de qui il s'agit. Mais il ne me répondra pas. Il est tout le temps avec moi, enfin, pas la nuit, peut-être qu'il la rejoint… Sebastian s'en va, sûrement faire des tâches ménagères, toujours avec son rictus moqueur. Moqueur, sûrement, après tout, ce n'est qu'un démon. Mais qui est cette personne ? Grell Sutcliff, ce Dieu de la Mort inutile ? Qu'est-ce que je raconte, c'est un homme ! Un homme ne peut pas aimer un autre homme, ce n'est pas possible. Certes, il est grand, mince, blanc avec des cheveux noirs de jais, mais un homme ne devrait pas en être attiré, pas que je sache. Non, je ne vois pas et ça m'énerve. Et je m'énerve pour lui. Serait-ce de la jalousie ? Non, bien sûr que non. Je n'aime pas savoir, c'est tout. Tous les hommes sont des pervers en y pensant. Le Vicomte de Druitt par exemple. Brrr… De plus j'ai souffert en mettant ce corset.
« - Détendez-vous, c'est ça doucement, j'y vais doucement.
- Aah… Trop serré.
- Tout va bien, c'est bientôt fini, respirez. […] C'est mieux ? C'est parfait comme ça, allez, détendez-vous, faites-moi confiance.
- Aah… Ça fait mal, aah… Ne sois pas si brutal, sois plus doux.
- Ça y est presque, très bien.
- Arrête, c'est gênant.
- Vous n'avez pas à être gêné, ça y est presque, nous irons jusqu'à la fin. »
Grell trouvait notre conversation douteuse, je ne vois pas en quoi. Il m'a vu la mettre, ça, c'est gênant. Je ne peux faire confiance qu'à Sebastian mais je n'ai aucune envie de le voir pratiquer. Surtout avec ces filles légères. Si c'était moi ? Ce n'est surtout pas digne de mon rang. C'est déjà l'heure du dîner. Sebastian m'appelle. Ce que je vois ? La maison sans dessus-dessous à cause de ces incapables. Heureusement qu'il est là. Pourquoi les a-t-il choisis ? C'est une très bonne question. Il les a congédiés.
Cette fois, il m'a fait un repas typiquement asiatique. Je ne sais pas me servir des baguettes correctement… D'après lui, il s'agit d'une salade de papaye en entrée, des brioches chinoises se mangeant à la main pour le plat principal et pour terminer, un petit crème au thé vert. De l'épicé pour en finir avec une douceur. D'après Sebastian, l'amour est un peu comme cela. Pimenté, délicieux pour terminer en douceur à la fin de celle-ci. Terminer en douceur… Je ne peux plus le connaître. J'en veux encore, de ce dessert. Sebastian a remarqué mon regard insistant, mais ce n'est pas pour autant que j'en ai eu. Ayant terminé, il va me faire prendre ma douche. C'est toujours très agréable. Mais pas cette fois. J'ai eu une envie… Ce que beaucoup d'adolescents de mon âge ressentent, l'excitation. Comment en suis-je arrivé là ? Un contact plus long sur des zones érogènes. Le fait-il exprès ? Evidemment. Il veut me montrer ce qu'est le désir. Je crois qu'il en a envie, lui aussi. Pathétique. Moi qui riais de ces femmes de petites vertus, je ne vaux pas mieux. Finalement, c'est lui qui me prend. Ce ne sont que des baisers, plutôt enflammés, qui longent le long de mon cou, pour arriver jusqu'à mes épaules. Je ne peux retenir un soupir de satisfaction. « Pas ici » Disais-je. Oui, je suis consentant. Oui, je veux le découvrir. Oui, je le veux.
Le bain terminé, il m'emmène dans ma chambre, me posant délicatement dans mon lit. Sans ma chemise de nuit. Je ne veux pas être le seul nu, je le lui fais comprendre. Il enlève donc un par un, chacun de ses vêtements, doucement, sensuellement. Il se retrouve en caleçon. Sa bosse est conséquente, c'en est effrayant. J'ai chaud. C'est agréable, c'est une douce chaleur. Ainsi, désir et excitation sont liés. Il commence enfin. Les préliminaires, d'après lui, c'est pour augmenter l'attraction physique, pour mieux en profiter. Il est doué, c'est indéniable. Il est attrayant, personne ne peut affirmer le contraire. Maintenant, ses lèvres se situent au niveau de mon intimité. Léchant le bout pour finir par le mettre en bouche. Je soupire de désir, de plaisir. Ses doigts s'approchant de ma bouche, je l'ai ouverte. J'ai ensuite léché ses deux doigts. Tout en continuant de me procurer du plaisir, je sens un doigt s'enfoncer en moi, puis deux. J'ai gémit de douleur mais aussi de satisfaction. Il est la luxure personnifiée. Je n'ai fait que soupirer et gémir. Pourtant, je devrais lui en donner, moi aussi. Je suis maintenant habitué à ses doigts, il le sait, il le sent. Il s'enfonce donc complètement, doucement. Ça fait mal… Mais aussi du bien. Alors, c'est ça l'amour. Le côté épicé se rapprochant de cette douce chaleur. La douceur des caresses et des baisers partagés.
- Tu as un goût divin Ciel. C'était sucré. Peut-être parce que tu ne manges que des sucreries ?
- Ne te moque pas de moi… Aah…
- Tu es brûlant.
- Aah… Tu ne me vouvoies pas ?
- Voyons, Bocchan, nous sommes sur un pied d'égalité. Nous sommes amants.
- Aah… Maintenant, oui… AAAaah.
- Tu es étroit, non pas que ça me dérange. Mais je vais en finir, Ciel.
- Aah… Aah, déjà… Aah.
- Tout ceci est de votre faute, Bocchan, j'ai terminé.
- Reste avec moi, cette nuit, et ne me vouvoie pas quand nous sommes seuls, seulement en présence des autres.
- Yes, My Lord.
Remarque 1 : « Ha » se prononce « wa » en japonais seulement lorsqu'il s'agit d'une particule. Par exemple, Watashi WA s'écrira en japonais Watashi HA.
Remarque 2 : « Wo » se prononce normalement « o » mais parfois, cette particule est accentuée, surtout dans une chanson.
Remarque 3 : En japonais, le verbe se situe à la fin. Pour pouvoir traduire une phrase en français, il faut attendre que l'interlocuteur ait terminé ladite phrase en japonais.
C'était la minute Cours de Japonais par Alice.
Je vous apprendrais bien à écrire mais c'est beaucoup plus facile avec un prof devant soi !
Repas asiatique, comme j'aime :3 M'enfin, quand on mange un truc, le reste ne suit pas, c'était juste pour faire entrée-plat-dessert.
