Titre : D'un rêve ou d'un sourire
Auteur : Alounet
Rating : T (pour le moment…)
Catégorie : UA / Romance - Yaoi
Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory
Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.
Notes : Second chapitre. Très peu d'action… Ceci est un chapitre de découverte pour les deux personnages principaux. Je pense qu'il est important de faire aller les choses doucement… Concernant la personnalité des deux personnages, j'essaye d'être au plus proche de ce qu'ils sont dans les romans... J'espère que ce chapitre vous plaira tout de même. N'hésitez pas à me laisser des commentaires, positifs ou négatifs, que je sache ce qu'il faut que j'améliore. Si quelqu'un est intéressé, je recherche aussi un bêta lecteur.
Aussi un grand remerciement aux quelques lectrices qui ont déjà commentées le premier chapitre... Je ne le dis pas assez je pense, mais Merci !
Chapitre 2 –"Ce n'est pas souvent que je partage mon lit avec un Bulgare"
Viktor regarda sa montre : il était déjà 1h30 du matin. La soirée qui avait débuté par le match de football opposant son équipe – celle de la Bulgarie – à celle de l'Irlande lui paraissait déjà loin. La fête qui suivit dans le pub aussi. Il imaginait déjà la tête de Karkaroff, son coach, lorsqu'il réaliserait qu'il avait déguerpit dès que l'occasion lui fut donnée.
Viktor retira sa montre qu'il posa sur la table de chevet à côté du grand lit de deux personnes. Il enleva la serviette qu'il tenait toujours autour de la taille – par pudeur envers les deux invités – et il s'assit sur le bord de lit tout en se frottant les yeux. Il commençait à fatiguer. Le voyage, le match… Il n'avait pas dormit beaucoup.
La porte de la chambre s'ouvrit et laissa entrer le beau Cédric – l'une des deux personnes qu'il avait rencontré en cherchant un taxi au cours de la soirée.
Viktor devait le reconnaître, Cédric était un beau garçon. Séduisant, ses cheveux blonds foncés en bataille, il avait une gueule d'ange. Il était plus petit que lui, certes (Viktor approchait le mètre 90), plutôt mince mais il développait un certain charisme. Le sportif restait étonné que Fleur – la française qui accompagnait Cédric – ne soit pas sa petite amie, mais juste sa colocataire.
Cédric avait pris sa douche à la suite de Fleur. Il avait ensuite remis ses vêtements pour regagner la chambre qu'il allait partager avec son hôte – la blonde souhaitant avoir un lit à elle toute seule.
- Fleur est partit se coucher.
Viktor acquiesça d'un mouvement de tête. Il se mit à défaire les draps pour s'installer dans le lit.
- Tu vas dorrrrmir habillé ?
Cédric sembla gêné par la question du bulgare. Le rouge lui montait légèrement aux joues, mais il ne se décontenança pas :
- Non… Enfin, si ça ne t'embêtes pas.
- Nous sommes deux mecs, j'ai déjà vu d'autrrrres hommes sans vêtements dans les vestiairrres.
Cédric sembla surpris que l'autre garçon lui parle de vestiaire. C'était donc un sportif, ce qui expliquait la carrure imposante et le corps musclé qu'il voyait devant lui.
L'étudiant enleva son t-shirt, puis son pantalon, avant de se retrouver lui aussi en boxer. Une fois déshabillé, la gêne sembla s'en aller et il se posa également sur le lit, tout en enlevant les draps du côté ou il dormirait.
Du coin de l'œil, Viktor le regardait. Son corps était imberbe, lisse, bien dessiné. Sa peau semblait aussi douce que celle d'un bébé et vu ce qu'il voyait, le jeune étudiant ne devait pas prendre beaucoup le soleil. Sans avoir une peau blanche, elle n'était pas non plus bronzée. De ses origines, Viktor, lui, avait une peau plutôt mat.
Les deux jeunes hommes se mirent sous les couvertures et s'allongèrent, la tête sur l'oreiller.
- Je peux éteindrrre ?
- Bien sûr.
Viktor appuya sur l'interrupteur de la lampe de chevet qui se trouvait à côté du lit. La pièce se retrouva dans le noir, simplement éclairée par les lueurs de la lune que l'on apercevait au travers de la fenêtre.
- Tu fais du sport ? demanda Cédric, piqué par la curiosité.
- Oui.
Comme à son habitude, Viktor répondit d'une façon brève. Ce n'était pas un grand bavard. Il allait droit au but, sans faire de détours. Détail que Cédric avait relevé.
- Quel genre de sport ? reprit le blond.
Viktor qui était sur le dos changea de position pour se retrouver de côté, la tête regardant du côté de Cédric, mais toujours posée sur l'oreiller. L'autre jeune homme en fit autant. Même s'ils ne se voyaient pas distinctement, ils savaient qu'ils étaient l'un en face de l'autre pour discuter.
- Du football.
Cédric appréciait beaucoup la façon de parler de son partenaire d'infortune. Outre son accent qui était plus qu'adorable – Cédric s'étonna de penser ça – il était calme et posé. Cédric était souvent à l'inverse, enjoué et plutôt bavard.
Né dans un petit village de l'Angleterre, Cédric était un enfant modèle pour ses parents. Fils unique, il fit ses études dans les écoles de son village. Sans être un excellent élève, il n'était pas non plus mauvais. Disons qu'il aimait s'amuser et faire le pitre en classe, ce qui lui apportait parfois quelques ennuis. Mais même s'il jouait au cancre, ses professeurs s'accordaient pour dire qu'il était un enfant adorable, très apprécié de tous.
Cela ne fit que s'accentuer à l'adolescence. Son physique devenait de plus en plus avantageux, et la puberté faisait de lui un très beau jeune homme. Au collège, toutes les filles de son école étaient unanimes là dessus : il était le beau gosse. Bien que gêné – au début – le jeune collégien en profita légèrement et enchaîna de nombreuses conquêtes.
Au lycée, ce fut bien pire. Heureusement pour lui, c'était terminé depuis un mois et demi. Son physique de playboy lui accordait pas mal de privilèges, notamment d'être parmi les élèves les plus populaires et aussi, d'être l'un des chouchous des professeurs.
Côté cœur, il avait eu quelques copines avec qui ce n'était pas plus sérieux que cela, jusqu'à Cho Chang, une jolie asiatique d'un an plus jeune que lui. Mais même s'il appréçiait la compagnie de la jeune fille, il n'était pas amoureux d'elle. Raison pour laquelle il mit fin à leur histoire en même temps qu'il quittait le lycée pour s'installer à Londres et tenter une école de journalisme.
Mais secrètement, Cédric aurait aimé faire comme son interlocuteur, du football. Il avait un bon niveau lorsqu'il en pratiquait à l'école et était le capitaine de son équipe au lycée.
- C'est grâce au football que tu t'es bâti un corps de dieu grec ?
Bien qu'il ne pouvait pas le voir, Cédric aurait juré avoir vu Viktor se mettre à rougir. Mais il devait avoir rêvé. Il imaginait très mal un garçon comme Viktor se mettre à rougir pour un simple compliment.
- Merrrci. Mais je ne me considèrrre pas comme un dieu grrrrec.
- En plus d'être généreux et aimable, tu es aussi modeste ? Vous êtes tous comme ça en Bulgarie ?
Viktor était surpris d'entendre Cédric dire cela de lui. Il devait reconnaître que la Bulgarie n'avait pas bonne réputation. Lui même paraissait souvent froid et distant avec les gens. Bien sûr, il savait que ce n'était qu'une carapace qu'il montrait pour éviter le plus possible le contact avec les autres. Mais Cédric semblait voir au delà de la carapace qu'il jugeait utile d'utiliser face aux autres personnes.
- Je ne peux pas parrrler pour les autrrres.
Le sportif se mit à bailler, Cédric se rendit compte qu'il était sans doute fatigué et qu'il désirait sûrement dormir – et non papoter avec un pauvre adolescent qu'il avait ramassé dans la rue pour l'aider.
- Désolé. Je vais arrêter de t'embêter avec mes questions et te laisser dormir.
Viktor sourit. Oui c'était rare de le voir ainsi, mais la prévenance du jeune homme face à lui le faisait sourire. Il le trouvait attendrissant.
- J'aime bien parrrler avec toi.
Le joueur de foot était sincère. Il était très rare qu'il trouve des personnes avec qui discuter ne lui posait pas de problème. La plupart des gens qu'il fréquentait depuis un an étaient tous des arrivistes, des filles écervelées ou des hypocrites. Cédric était peut-être la première personne normale qu'il rencontrait depuis des mois.
- Pourtant, je suis loin d'être quelqu'un d'intéressant, dit-il en riant.
- Pourrrquoi ?
Cédric fit mine de réfléchir avant d'ajouter, en gardant son sourire :
- Je viens d'un petit village paumé de l'Angleterre. Je suis fils unique. Mon père est dans la politique – ma mère dans le bénévolat. Et au lycée je me suis retrouvé avec l'étiquette du beau gosse populaire sur le front sans aucune possibilité de la décoller. Tu vois, y'a rien eu de très passionnant dans ma vie.
Viktor était étonné de la facilité avec laquelle Cédric arrivait à se confier et comment il parvenait à faire un résumé de sa vie.
- Tu aurrrais voulu quelle étiquette ?
L'étudiant reprit son sourire. Personne ne lui avait jamais posé la question de savoir ce qu'il aurait aimé être. De ce fait, il n'y avait jamais songé non plus. Il répondit après quelques secondes de réflexion :
- Celle du gars bien qui se bat pour ses convictions ou pour la vérité.
- Et tu ne pouvais pas l'êtrrre en étant un beau gosse populairrre ?
Cette expression dans la bouche du bulgare, était vraiment drôle. Sans doute à cause de l'accent songea Cédric.
- Si. Mais personne ne le remarquait. Aucun de mes amis ne s'est jamais demandé pourquoi je partais faire une école de journalisme sur Londres.
Viktor sembla émettre un bruit. Cédric ne s'y attarda pas, cependant, Viktor demanda :
- Quel genre de jourrrnalisme tu veux fairrre ?
- D'investigation, se précipita t-il de répondre. Du vrai journalisme. Pas dans un magazine people à poursuivre des pseudos stars. Je pense qu'on a bien mieux à faire que de poursuivre des gens qui ont rien demandés pour étaler leur vie privée à la une des journaux.
Viktor sembla rassuré. Il avait une profonde aversion pour ce type de journalistes, en étant l'une des cibles favorites.
- Mais quand tu dénonces la vérrrrité sur un politicien corrrrrompu parrr exemple, tu étales sa vie prrrrivée à la une des jourrrnaux..
Cédric était impressionné de voir de quelle façon Viktor percevait les choses.
- Le jourrrnalisme – dans n'imporrrte quel forrrrmat – exploite la vie prrrivée. Ce n'est pas corrrect.
- Mais tu ne penses pas que le public a le droit de savoir ? Le droit à l'information est primordial.
- Tout dépend comment l'inforrrrmation est apporrrrtée.
Cédric tourna à nouveau sur lui même pour se retrouver sur le dos. Il était rarement confronté à un avis différent du sien. Personne ne le contredisait jamais – hormis Fleur (qui elle ne le faisait que par plaisir d'avoir toujours raison) – il était donc satisfait d'avoir un tel débat avec Viktor.
- Est-ce que tu aimerrrais que des jourrrnalistes te suivent parrrtout pour mettrrre des photos de toi et des détails surrrr ta vie prrrrivée dans la prrrresse ?
- Non. Mais les gens qui apparaissent dans la presse, ont souvent fait un choix de carrière qui implique ce genre de choses. Les hommes politiques, les chanteurs, les acteurs, les sportifs, les meurtriers, les voleurs… Tous ont fait un choix de carrière ou ils deviennent des personnages publics.
Viktor savait qu'en devenant footballeur professionnel il s'engageait à ce genre de choses. Mais ça n'en restait pas moins difficile à vivre.
Le sportif essaya de trouver une nouvelle position plus confortable dans le lit, et en gesticulant, son bras toucha le torse du jeune anglais. Le sportif s'excusa. Cédric essaya de trouver une nouvelle position et cette fois-ci, c'est sa jambe qui toucha celle de Viktor.
- Désolé.
Les deux garçons se mirent à rire. Pas d'un grand éclat, mais d'un petit rire sincère qui les réjouit l'un et l'autre.
- Ce n'est pas souvent que j'ai l'occasion de partager mon lit avec un Bulgare, informa Cédric qui riait toujours.
- Je n'avais jamais dorrrmit avec un anglais non plus, précisa Viktor à son tour.
Les deux jeunes hommes reprirent leur calme et le sportif reprit la conversation :
- Alors toi et Fleurrrr…
Mais il n'eut pas le temps de continuer sa phrase que Cédric l'interrompit brusquement :
- Non ! Jamais ! Du tout ! Juste amis !
Viktor se mit à sourire à nouveau, la façon dont il se défendait d'avoir une once de sentiments amoureux pour la jeune fille était assez touchante.
- Tu as une petite amie à Londrrrres ?
Cédric était surpris par la question du grand brun. D'ordinaire, si n'importe qui lui posait cette question là, ça ne le troublait pas particulièrement. Mais venant de la part de Viktor, c'était différent. Il songea à nouveau à ce que Fleur lui avait dit avant de prendre sa douche et au rêve qu'il avait fait la nuit précédente.
Pour Cédric, il n'y avait rien de tabous dans la sexualité. Il se sentait parfaitement hétérosexuel et avait d'ailleurs eu plusieurs petites copines. Sa seule et unique relation sexuelle fut avec Cho Chang, son ancienne petite amie. Mais il n'en gardait pas un fabuleux souvenir. A force d'avoir voulu tout préparer, le résultat fut catastrophique et les deux jeunes gens étaient plus gênés qu'autre chose. De plus, Cédric n'était pas amoureux, il ne pouvait donc pas en garder un très bon souvenir.
Cependant, la nuit précédente, il fit un drôle de rêve érotique. Le premier du genre. Dans son rêve, il se trouvait en compagnie d'un autre garçon et ils avaient des rapports sexuels. Dans son rêve, il n'était pas dégoûté, bien au contraire. Le lendemain matin, Cédric aborda le sujet avec Fleur, qui depuis, était persuadée qu'il était homosexuel refoulé. Cédric n'avait rien contre les gays, certaines des personnes qu'il avait fréquenté au lycée étaient homos, mais lui ne l'était pas.
Cependant, ce rêve lui trottait dans la tête alors que Viktor lui demandait s'il fréquentait une fille. Et les paroles de Fleur résonnèrent aussi.
- Non. Et toi ?
- Pas de petite amie à Londrrrres.
Cédric se détendit devant la plaisanterie du grand brun et ajouta :
- Ni en Bulgarie ?
- Non. Peu de personnes s'intérrrressent à moi pourrr ce que je suis vrrrraiment. Je crrrrois que je souffrrrre aussi d'une étiquette.
Il faisait évidemment référence à son statut de joueur de foot professionnel.
- Quelle étiquette t'a t-on collé ?
- Ca n'a pas d'imporrrrtance.
Viktor avait changé d'attitude. Cédric savait que la conversation était close et qu'ils allaient s'endormir.
- Bonne nuit Cédrrrric.
L'anglais ressentit quelque chose d'étrange lorsque Viktor lui souhaita une bonne nuit en prononçant son prénom. C'était la façon dont il prononça le Cédric, en roulant des r, avec son accent bulgare et sa voix rauque mais douce. C'était bête à dire, c'était la première fois qu'il ressentait un tel sentiment. Cédric tourna la tête de l'autre sens et répondit :
- Bonne nuit Viktor.
Quelques minutes après, les ronflements du bulgare se faisait entendre tandis que Cédric était à nouveau en train de rêver.
Son rêve n'était pas très différent de celui qu'il avait fait la veille. Sauf une chose : la personne avec qu'il partageait ses ébats érotiques. Ce n'était plus un vague camarade de classe, mais Viktor.
En ouvrant ses yeux, le lendemain matin, Cédric avait oublié la moitié de son rêve. Les seules choses dont il se souvenait précisément, c'était Viktor, complètement nu, qui lui susurrait certaines choses à l'oreille.
Alors qu'il voulut regarder autour de lui, Cédric se rendit compte qu'il avait la tête posée sur le torse de Viktor, qui lui, dormait toujours. L'anglais se recula précipitamment, manquant même de tomber du lit. Comment s'était-il retrouvé dans cette position ? Comment sa tête avait-elle pu se retrouver sur le torse du bulgare ? Pourquoi s'était-il sentit si bien la tête reposée sur lui ? Pourquoi Viktor n'avait même pas réagit ? Avait-il vraiment bon sommeil ?
Cédric se leva précipitamment et sortit du lit.. Ne prenant aucune précaution pour ne pas faire de bruit, Viktor se réveilla à son tour.
Il avait un bras sous l'oreiller, l'autre en dessous de la couette. En ouvrant les yeux, il vit Cédric, debout dans la chambre, qui tentait de s'habiller rapidement.
- Tout va bien ? se sentit-il obligé de demander.
- Oui, répondit-il avec hâte.
Mais quelque chose le dérangeait. Viktor avait les yeux fixés sur le bas du corps de Cédric – plus précisément, son entrejambe. Bien que recouvert par le boxer de l'anglais, l'érection qui se trouvait à l'intérieur ne faisait aucun doute. Etait-ce dû au rêve érotique ou simplement au petit matin ? Cédric ne voulait pas le savoir, il se retourna précipitamment en s'excusant.
- Je sais ce que c'est, rassura Viktor qui semblait être dans le même état, bien que la couverture soit encore sur lui.
Cédric enfila son pantalon et resta torse nu. Viktor attrapa sa montre sur la table de chevet et regarda l'heure. Il était près d'onze heures du matin. Karkaroff allait le tuer.
- Allons prrrrendre un petit déjeuner, proposa Viktor.
Viktor sortit le premier de la chambre, toujours vêtu d'un simplexe boxer. Il était suivit de près par Cédric qui tenait son t-shirt à la main.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la pièce principale, ils virent que Fleur était déjà debout, toute souriante. Mais elle n'était pas seule. Elle discutait en compagnie d'un homme d'environ 35 ans, les cheveux noirs, un bouc et des petits yeux noirs aussi. Igor Karkaroff.
Fleur s'arrêta de rire lorsqu'elle vit les deux garçons les rejoindre :
- Et bien. Vous avez l'air d'avoir bien dormit tous les deux, dit-elle en insinuant certaines choses.
Cédric s'empressa de remettre son t-shirt et de regarder son amie, ainsi que l'homme qu'il ne connaissait pas.
- Viktor, j'étais en train de faire la connaissance de ton invitée. Mais je vois, qu'il était inutile pour moi de m'inquiéter à ton sujet cette nuit.
Son regard se posa sur Cédric qu'il détailla de long en large. Le jeune anglais ne se serait pas sentit plus mal s'il était complètement nu face à une centaine de personnes.
- Je voulais te prrrrévenir de mon déparrrt, mais je ne t'ai pas trrrrouvé hierrrr soirrrr. Tu connais Fleurrrr, voici Cédrrrric.
- Oui, coupa le coach sportif, cette charmante demoiselle m'a fait le récit de votre soirée. Je suis ravit de voir que tu es toujours prêt à aider ton prochain, mais n'oublie pas que nous avons une interview à donner à 14 heures.
Cédric semblait ne pas comprendre pourquoi Viktor allait devoir donner une interview. Il lui sembla qu'il n'était pas complètement réveillé.
Igor se leva, embrassa la main de la jeune française et se dirigea d'un pas net vers la porte.
- Bon retour en Angleterre.
Cédric savait que ça lui était adressé. Pour une raison qu'il ignorait, cet homme ne semblait pas l'apprécier alors qu'il ne le connaissait à peine. Peut-être Fleur avait-elle dit certaines choses sur lui qui lui donnèrent une mauvaise impression.
- Désolé.
Viktor s'était retourné vers Cédric. Il avait l'air sincère. Il ne s'attendait pas à ce que cette scène se produise. L'anglais avait l'air mal à l'aise.
- Ton coach sportif est très sympa, annonça Fleur comme si elle était en train de présenter la météo, il était très inquiet pour toi. Je pense qu'il a eu peur que son joueur vedette ne disparaisse ou se fasse kidnapper…
Elle posa sa tasse de café dans l'évier de la cuisine et se dirigea vers Cédric pour lui faire la bise. Une attitude typiquement française.
- Par contre, fit-elle à l'attention de Viktor, ça ne change pas ce que je pense. Je déteste toujours le foot. Je vais me changer.
Elle se dirigea vers sa chambre afin d'enlever son pyjama et de passer une tenue un peu plus convenable pour qu'elle puisse sortir.
Cédric attendit que Viktor lui explique ce qu'il ignorait visiblement. Cela ne tarda pas.
- Tu te souviens quand je t'ai dit que j'étais ici pour le trrrravail… Et je t'ai dit que je jouais au foot… Et je suis Bulgarrre…
Cédric se sentit soudainement bête de ne pas avoir comprit plus tôt. Tout devenait évident. Le match de la veille, leur rencontre…
- Tu es l'un des joueurs de l'équipe bulgare ? demanda pour confirmation l'anglais.
- Karkarrrroff, que tu viens de voirrrr, est mon entrrrraîneur…
Cédric réalisa autre chose qui le fit sourire :
- Je comprends mieux ton point de vue envers les journalistes.
Viktor sourit timidement. Il était vraiment embêté de ne pas avoir tout dit à Cédric dès le début, comme s'il lui devait quelque chose. Mais il avait surtout peur que le regard du jeune homme ne change. Que désormais, il ne le voit plus que comme une célébrité a qui l'on pouvait demander un autographe.
Aussi, fut-il surpris de voir Cédric lui demander :
- Et ce petit déjeuner ?
