Titre : D'un rêve ou d'un sourire
Auteur : Alounet
Rating : T (pour le moment…)
Catégorie : UA / Romance - Yaoi
Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory
Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.
Notes : Troisième chapitre… Je continue de développer la relation de nos deux personnages. Ils apprennent à se connaître – et nous avec – je pense que l'histoire deviendra plus intéressante à partir du prochain chapitre.
Tout peut paraître un peu longuet à se mettre en place… Mais comme je le disais, j'ai envie de prendre mon temps et d'installer une véritable relation… Bonne lecture et n'hésitez pas à commenter ! Ah et j'ai trouvé une bêta lectrice en la personne de MCL, que je remercie ! D'ailleurs merci encore et encore à tous vos messages (en reviews ou en mp !)
Chapitre 3 – " Je ne penses pas que Cédric apprécierait une nouvelle nuit avec moi "
Viktor Krum était dans la salle de bain de la suite qui lui était réservée dans un hôtel quatre étoiles de l'Irlande. Alors qu'il était encore en boxer, il se passa de l'eau sur le visage avant de s'habiller. Il enfila un jean noir, un t-shirt et un sous pull. Bien que ce fût l'été, le temps n'était pas propice aux débardeurs. L'Irlande, comme à son habitude, était recouverte de nuages.
Après avoir rangé ses affaires dans son sac de sport, il se regarda une nouvelle fois dans le miroir. Il n'avait pas pris la peine de se raser depuis deux jours, et quelques poils noirs étaient en train de faire leurs apparitions sur le visage du joueur de foot. C'était sans doute dû à ses origines, mais il était évident qu'il avait une pilosité plus développée que celle de Cédric par exemple. C'est vrai qu'ils avaient deux carrures complètement différentes. Lui était grand, brun, baraqué et au visage renfrogné. Pas comme Cédric.
Cédric était l'étudiant anglais qu'il avait proposé d'héberger dans sa suite la veille au soir, tout comme sa colocataire Fleur. Il avait partagé son lit avec Cédric la nuit précédente et avait donc eu tout le loisir d'observer le jeune homme vêtu d'un simple et unique boxer. Viktor enviait la beauté du jeune homme. Blond, mince, bien dessiné, une peau parfaite, imberbe. Anglais de surcroît. Viktor ne connaissait pas beaucoup d'anglais – en fait il n'avait pas beaucoup d'amis tout simplement – mais il était toujours fasciné par la classe et le bon chic bon genre des britanniques
Cédric ne faisait pas exception à la règle. Il avait revêtu une chemise, ainsi qu'un sous pull à carreaux, lorsque Viktor regagna la pièce principale. Fleur s'était aussi changée. Elle avait troqué son pyjama rose contre une robe estivale. Elle ne devait pas avoir l'habitude de l'Irlande, car ses cheveux lâchés étaient tenus par un énorme chapeau, comme si elle s'apprêtait à se rendre à la plage.
Elle tenait toujours son grand sac à main rouge qui ne cadrait pas trop avec sa robe jaune pâle.
- Vu l'heurrre, il s'agirrra plutôt de brrruncher.
En effet, il était déjà plus de 11h30. Non seulement les garçons s'étaient levés tard – ce qui était dû en partie à leur conversation tardive la nuit dernière – mais en se levant, Karkaroff, le coach sportif de Viktor, se trouvait dans la suite. Il s'était inquiété de ne pas avoir revu Viktor lors de la soirée qui faisait suite au match que la Bulgarie avait cependant perdu.
- Tu as mis toutes tes affaires dans le sac ? demanda Cédric à l'attention de Fleur.
Pour seule réponse, elle lui tendit le sac à dos qu'il pouvait à nouveau porter.
- Vous rrreprrrenez le trrrain aujourrrd'hui ?
Viktor essaya de ne pas laisser paraître dans sa voix le fait qu'il aurait aimé passer d'avantage de temps en compagnie de Cédric. Par sa joie de vivre, son enthousiasme et sa simplicité, Viktor en était venu à l'apprécier.
- Oui. Cédric doit refaire quelques papiers, ceux qui étaient dans son porte feuille lorsqu'on lui a volé.
Il était vrai que leur rencontre à tous les trois était en partie dû au vol de ce fameux porte feuille.
Viktor referma la porte de la chambre à l'aide de sa carte magnétique et entraîna ses deux compagnons jusqu'au rez-de-chaussée. En passant devant une fenêtre, Fleur vit que le temps était plutôt nuageux dehors.
- J'espère que Londres disposera d'un peu plus de soleil. J'en viens à regretter le Sud de la France.
Viktor qui ne savait quasiment rien de Fleur, lui demanda plus de détails de là ou elle venait.
- Mes parents habitent un petit village à côté de la ville de Grenoble, mais j'ai fait ma scolarité lycéenne à Montpellier. Autant dire que le mauvais temps, c'était très rare.
Les trois nouveaux amis arrivèrent dans le hall de l'hôtel et se dirigèrent vers les cuisines. Cédric et Fleur, qui avaient appris le matin même que Viktor était un grand joueur sportif connu de façon internationale, purent se rendre compte à quel point il était célèbre. Le personnel de l'hôtel ne cessait de le saluer avec de grands sourires ou de le féliciter de différents exploits. S'ils avaient pu développer un tapis rouge, ils l'auraient fait.
- Est-ce moi ou suis-je la seule à ne pas regarder le football ? murmura Fleur à son colocataire.
Fleur détestait ce sport de macho. Par conséquent, elle ne connaissait aucun joueur, hormis les plus célèbres de son pays. Elle était soulagée de voir que Cédric – en tant qu'amateur de ce sport – ne connaissait cependant pas Viktor.
- Tu sais, j'ai beaucoup entendu parler de lui mais sous son nom de famille, Krum, répondit-il en chuchotant à la française. Et la seule équipe qui m'intéresse, c'est Manchester United.
L'hôte d'accueil du restaurant, qui devait avoir une trentaine d'années, arriva le costume impeccable et les cheveux retirés en arrière. Il leur offrit son plus beau sourire avant de les emmener vers une table, au fond du restaurant. Cédric était quelques peu gêné des regards des différents clients. Il savait qu'ils ne le regardaient pas lui, mais c'était assez intimidant. Fleur, elle, était fière de marcher aux côtés d'une célébrité.
Une fois installé, Viktor aperçut à une table un peu plus loin ses co-équipiers qui se trouvaient en compagnie de Karkaroff.
- Tu ne préfères pas manger avec ton équipe ? demanda Cédric par politesse. On pourra se débrouiller.
- Non. Vous êtes mes invités.
Chacun des trois prit la carte et commença à choisir ce qui leur feraient envie. Fleur – qui malgré sa taille toute fine – avait un appétit d'ogre et commanda l'équivalent de ce qu'avait pris les deux garçons réunis.
Cédric savait que dans quelques heures, il reprendrait le train en compagnie de Fleur pour rentrer chez lui, et qu'il ne reverrait sans doute plus Viktor. Il se dit à lui même qu'il ferait d'autant plus attention à la presse people ou sportive, pour voir ce que devenait le bulgare. Mais il regrettait presque de devoir partir. Depuis la nuit dernière – et en particulier cet étrange rêve – il se sentait tout patraque. Viktor le troublait. Son attitude, sa carrure, son accent, sa bienveillance. Peut-être pourraient-ils rester en contact ? Mais sous quel prétexte ? Aussi lui vint une idée :
- Il faudra que tu me laisses tes coordonnées pour que je puisse te rembourser les frais.
Ils avaient profité du taxi, de la chambre et du petit déjeuner.
- Ce n'est pas la peine, répondit Viktor en avalant une brioche qui se trouvait face à lui.
Cédric sembla déçu. Il se doutait que Viktor refuserait qu'il le rembourse, et par conséquent, ne lui donnerait pas ses coordonnées. Fleur agit tout autrement. Cédric aurait parié qu'elle avait lu dans ses pensées, bien que cela lui semblait impossible.
- Tu as facebook ? demanda t-elle. Ou une messagerie instantanée ?
Viktor sourit à nouveau. Cédric aimait le voir sourire. Parce que le bulgare n'avait pas un visage fort souriant, et quand il offrait la possibilité de voir ses belles dents blanches, cela le rendait tout euphorique. Son sourire était contagieux.
Viktor, lui, était amusé par le naturel et la spontanéité de la jeune française.
- J'ai une page facebook mais ce n'est pas moi qui l'utilise. Je n'ai pas beaucoup le temps d'aller sur interrrnet.
Cédric sembla tout aussi déçu par cette réponse. Peut-être était-ce une façon poli de leur indiquer qu'il ne souhaitait pas rester en contact.
Mais contre toute attente, Viktor sortit de sa poche deux cartes qui semblaient être des cartes de visite. Il en tendit une à chacun d'eux. Cédric attrapa celle qui lui était destinée et vit qu'il y avait l'adresse de Viktor, son mail mais aussi un numéro de téléphone.
- Le coach nous offrrre à chacun de nous un abonnement téléphonique. Je trrrouve que c'est la meilleurrre façon de rrrester en contact.
C'était plus que Cédric ne l'aurait espéré. S'il le souhaitait, il pourrait toujours appeler ou envoyer un sms à Viktor. Même si Cédric ne savait pas encore ce qu'il aurait bien à lui dire.
Fleur, elle, était toute souriante. Cédric se doutait que la jeune femme n'hésiterait pas, elle, à se vanter d'être l'une des amies d'un grand joueur de foot. Cependant, il savait aussi que jamais elle ne se permettrait de diffuser les informations privées du bulgare à d'autres. Même si elle avait l'air d'une garce, elle n'en était pas une, elle était loyale et sincère.
Cédric prit une serviette en papier sur la table et sortit un stylo du sac à main de Fleur. Il nota sur la serviette son prénom ainsi que son numéro de téléphone portable. Il tendit ensuite la serviette à Fleur pour qu'elle fasse de même.
Durant une seconde, il se demanda s'il était juste de laisser Fleur rester en contact avec lui. Mais cette pensée lui échappa aussi vite qu'elle lui était arrivée.
Viktor les remercia et rangea la serviette en papier dans son porte-feuille. Les trois jeunes gens continuèrent à prendre leur brunch, tout en discutant.
Fleur avait expliqué à Viktor en quoi le commerce international l'intéressait. Elle aimait la diversité que pouvait offrir les autres pays et se sentait l'âme d'une aventurière. De plus, son assurance était un grand atout dans le commerce, ses charmes féminins encore plus d'après ce qu'elle pensait.
Viktor explique brièvement comment il s'était retrouvé à faire partie d'une équipe de football professionnel. Mais Cédric comprit assez vite qu'il ne voulait pas développer le sujet.
Enfin, les deux colocataires enchaînèrent sur plusieurs anecdotes constituant leur cohabitation depuis maintenant un mois.
- Si jamais tu es de passage à Londres, n'hésite pas à nous rendre visite, proposa Fleur. Nous avons un très bon canapé… Et Cédric pourra toujours te proposer de partager son lit, dit-elle avec amusement.
Cédric, lui, n'était pas amusé. Il se mit à devenir aussi rouge qu'une tomate et se cacha derrière un grand verre d'eau qu'il avala d'une traite. Viktor aussi semblait gêné, mais il ne le montre pas.
- Je pense pas que Cédrrric apprrrécierait une nouvelle nuit avec moi.
Sa phrase semblait étrange sortit du contexte, Fleur ouvrit grand ses yeux pour en savoir d'avantage, ce qui inquiéta Cédric. Avait-il remarqué sa gêne le matin lorsqu'il s'était levé ? Avait-il deviné le rêve qu'il avait fait ?
- Je rrrronfle beaucoup, précisa Viktor, toujours aussi sérieux.
Fleur se mit à rire. Elle ne s'attendait pas à ce genre de réponses. Cédric sembla soulagé. Le reste du repas, fut beaucoup plus calme.
Vers 13h00, Karkaroff se dirigea vers la table des trois jeunes gens
- N'oublie pas que dans une heure, la presse nous attendra dans la salle de réception.
Viktor indiqua à son coach qu'il y serait, et l'homme quitta le restaurant. Viktor eut soudain une idée qu'il proposa à Cédric d'emblée :
- Tu ne veux pas venirrrr assister à la conférrrrence ?
- Moi ? demanda t-il surpris. Mais pourquoi ?
- Tu veux être jourrrnaliste me disais-tu hierrr, je pensais que tu serrrais peut-être intéressé d'y assister.
Cédric réfléchit quelques instants. Il est vrai que démarrant une école de journalisme dans près d'un mois, il aurait bien aimé commencer à se faire des contacts. Car l'un des atouts premiers d'un bon journaliste, c'était son réseau. Plus il connaissait de monde, mieux c'était. Aussi, il allait devoir effectuer des stages. Une conférence de presse pourrait lui permettre d'entrer en contact avec différents journaux qui pourraient, peut-être, lui proposer un stage.
Il se tourna vers son amie qui venait d'engloutir une seconde part de tarte.
- Ca t'embête si l'on reste un peu plus ? On pourra attraper le train de 17h00, s'empressa d'ajouter l'étudiant.
Fleur fit une petite moue boudeuse avant d'annoncer :
- Il paraît qu'il y a une galerie marchande à côté de l'hôtel. J'irais faire du shopping.
La question était réglée. Les trois amis prirent le temps de digérer. Cédric s'éclipsa quelques instants pour passer un coup de téléphone. Il changea sa réservation et annula les billets qu'il avait pour 14h00. Il décala donc leur départ de trois heures, et la conseillère au téléphone lui indiqua qu'il pourrait récupérer ses billets à l'accueil de la gare en donnant simplement son nom et son prénom.
Fleur abandonna les deux garçons un quart d'heure avant le début de la conférence. Elle avait sympathisé avec la petite-amie d'un des joueurs de l'équipe de Viktor, qui elle aussi, n'était pas enchantée d'assister à la conférence de presse. Les deux jeunes femmes s'en allèrent ensemble faire du shopping.
Viktor se dirigea vers la salle de réception. Cédric le suivait de près. Les autres joueurs de son équipe étaient déjà assis derrière les tables qui longeaient la salle. Face à eux, plusieurs chaises vides devaient accueillir les journalistes. Le coach sportif, Igor Karkaroff, était assis au milieu de ses joueurs. La place à sa droite était libre, c'était celle destinée à Viktor.
- Tu peux t'installer dans la salle. Tu n'aurrras qu'à m'attendrrre à l'accueil une fois que tout serrra terrrminé.
Cédric acquiesça. Une fois encore, Viktor lui souriait. Ce dernier se sentait rassuré de savoir qu'une présence amicale se trouverait dans la salle. Il s'installa sur la chaise qui lui était réservée. Son coach lui demanda alors en murmurant :
- Ton ami n'est toujours pas partit ?
Il était étonnant de constater que Karkaroff n'avait plus l'accent bulgare, contrairement à ses joueurs.
- Il veut êtrrre jourrrnaliste. Je lui ai prrroposé d'assister à la conférrrence.
- Tu sais que je n'aime pas te voir t'entourer de jeunes gens. La presse aurait vite fait de déclencher un scandale.
- Je le sais, Igorrr.
Viktor ne souriait plus du tout. D'ou il était installé, Cédric le remarqua. Il était devenu froid, glacial et avait perdu la joie qu'il avait trouvé durant le repas.
Quelques minutes plus tard, une douzaine de journalistes, trois caméramans et quelques personnes entrèrent dans la pièce.
Karkaroff fut le premier à prendre la parole, afin de faire part de son communiqué. Il revenait notamment sur la défaite de la Bulgarie face à l'Irlande et se voulait rassurant. Cédric apprit par la même occasion qu'ils auraient d'autres matchs à disputer durant l'été en Angleterre et en Ecosse. Karkaroff fit taire également quelques rumeurs qui sous-entendaient que deux joueurs de l'équipe devaient faire face à un problème de drogues et parla notamment de leurs très bons résultats lors de la saison passée.
S'en suivit durant plus d'une heure, différentes questions à l'attention du coach ou des joueurs. Celui qui était le plus sollicité n'était nul autre que Viktor Krum.
Cédric observait attentivement l'attitude du grand brun lorsqu'il répondait. Il était bref, parlait d'un ton neutre et ne souriait pas. Visiblement, il voulait entretenir l'image d'un garçon distant et inaccessible pour la presse. En somme, cela reflétait bien ce qu'il lui avait dit la nuit dernière au sujet des journalistes.
Parmi les questions, certains lui demandèrent ou il en était dans sa vie privée, quels étaient ses projets, ou bien encore s'il pensait avoir des enfants un jour. Les trois quart des questions ne concernaient donc plus le sport, mais sa vie privée.
Au bout d'un certain temps, Karkaroff mit fin à la conférence et remercia tous les journalistes. Suivit de ses joueurs, ils sortirent par la porte arrière de la salle de réception, laissant les journalistes discuter entre eux.
Cédric était impressionné de se retrouver face à tant de professionnels. Il hésita à les aborder pour expliquer qui il était et d'entamer des démarches pour se trouver un premier stage. En effet, son école exigeait qu'il ait cours la moitié du temps, et qu'il soit en entreprise durant l'autre moitié.
Fort heureusement pour lui, une femme en tailleur noir, les cheveux relevés en chignons, lunettes sur la tête et bloc notes à la main vint vers lui pour entamer la conversation. A vu d'œil, elle devait avoir une quarantaine d'années.
- Vous êtes Cédric ?
Le jeune anglais ne cacha pas sa surprise lorsqu'il vit la jeune femme lui demander de confirmer son prénom.
- Oui.
Elle lui tendit la main. Cédric la lui serra intrigué de savoir qui elle était.
- Amanda Lovegood, Le Chicaneur, répondit-elle toute souriante.
Cédric connaissait le Chicaneur qui était un magazine de faits divers en tout genre. Sa mère le lisait mais son père était persuadé que tout ce qu'on y lisait n'était pas digne de confiance.
- Je viens de m'entretenir avec Monsieur Krum qui m'a indiqué que vous vous prépariez à entrer dans une école de journalisme ?
Voilà la réponse. Viktor lui avait parlé de lui. Sans doute voulait-il l'aider, mais cela embarrassa un peu Cédric qui n'en demandait pas temps.
- Oui. Celle de Londres, précisa Cédric qui essayait de retrouver une certaine confiance en lui.
- Formidable !
La journaliste sortit une carte d'une de ses poches et lui tendit.
- Voici mes coordonnées du bureau et personnelles. Mon mari est le rédacteur en chef du Chicaneur. Il me semble que l'école de Londres propose une sorte d'alternance c'est bien ça ?
- Tout à fait.
- Si vous n'avez pas encore trouvé le journal ou le magazine en question, n'hésitait pas à m'appeler. Nous pourrions nous rencontrer lors d'un entretien d'ici à la fin de l'été ? L'adresse de nos bureaux à Londres est indiquée au bas de la carte.
Cédric regarda la carte, stupéfait de voir qu'il pouvait intéresser un magazine. Cela grâce à Viktor, bien sûr.
- Votre ami nous a loué vos mérites, lui dit-elle avant de s'éloigner et d'ajouter en mimant un téléphone. Appelez-moi !
Cédric rangea la carte dans sa poche ou se trouvait déjà celle de Viktor. Il était impatient de le retrouver pour lui indiquer qu'il était gêné qu'il est prit cette initiative. Cédric n'aimait pas se sentir redevable, et il avait l'impression qu'il devrait lui rendre à son tour un service pour être quitte.
En passant devant l'horloge du hall, il réalisa qu'il était déjà 15h45. Heureusement, la gare ne se trouvait qu'à dix minutes de l'hôtel. Son sac sur les épaules, il se dirigea au lieu de rendez-vous qui lui avait donné Viktor. L'accueil. Il vit quelques membres de l'équipe de football de son ami passer devant lui, mais il n'osa pas les aborder pour savoir ou se trouvait Viktor. Il préférait attendre.
Un quart d'heures plus tard, Fleur était de retour. Elle avait deux sacs supplémentaires dans les mains. Elle avait du faire des folies. En apercevant Cédric dans le hall, elle prit congé de sa camarade et lui fit la bise avant de s'éloigner pour rejoindre son colocataire.
- J'ai oublié que nous étions dimanche ! Beaucoup de boutiques étaient fermées, mais j'ai quand même trouver de quoi me consolait de ce mauvais temps !
Elle agita ses paquets devant Cédric avant d'ajouter :
- Irina n'était pas très bavarde, mais très gentille cependant. Elle n'a pas osé faire de folies. Tu sais que ça fait déjà deux ans qu'elle est avec son joueur ? Je lui ai parlé de Viktor, elle ne semble pas l'apprécier plus que ça. Elle dit qu'il est très discret. D'ailleurs ou est-il ? La conférence s'est bien passée ?
Cédric avait l'habitude de voir son amie parler sans s'arrêter, mais elle touchait un point sensible. Ou était Viktor ? Dans une demi heure il devait partir pour la gare, et il ne le voyait pas.
- Il m'a dit de l'attendre ici.
L'étudiant en profita pour expliquer à son amie le contact qu'il venait d'avoir avec une journaliste du Chicaneur ainsi que ce qui s'était dit durant la conférence. Mais tout cela ne semblait pas l'intéresser. Elle se laissa tomber sur l'un des fauteuils de l'accueil, fatiguée.
Vers 16h30, l'homme qui se tenait à l'accueil reçu un coup de téléphone et se dirigea vers Cédric et Fleur :
- Mademoiselle, Monsieur. Votre voiture vous attend devant pour vous conduire à la gare.
- Notre voiture ? s'étonna Cédric. Nous n'avons pas loué de voiture.
- Quelqu'un l'a fait, répondit agacé le Stewart qui n'aimait pas que l'on mette sa parole en doute, quelqu'un a réglé la note du taxi par téléphone.
Cédruc et Fleur se regardèrent tout en sachant pertinemment qu'il s'agissait de Viktor. Cédric était agacé par la générosité du bulgare. La chambre, le déjeuner, l'entretien et maintenant une voiture pour les amener à la gare. De plus, Cédric était énervé de ne pas voir Viktor arriver. Au lieu de ça, il leur envoyait une voiture.
- Merci.
Fleur tira Cédric par le bras et l'entraîna vers la porte de l'hôtel. Ils descendirent les marches et virent qu'un homme était sortit de son taxi, regardant à droite et à gauche ou pouvaient bien se trouver ses clients. Fleur en conclut qu'il les attendait et se dirigea vers lui :
- Vous êtes notre voiture pour la gare ?
- Monsieur Diggory ? demanda t-il à l'adresse de Cédric.
Celui-ci confirma et ils montèrent à l'arrière de la voiture. Fleur laissa ses sacs sur le siège du milieu et la voiture démarra.
- Comment savait-il mon nom de famille ? Je ne lui ai pas donné.
- Moi je l'ai fait. Quand tu étais au téléphone avec la gare, je lui ai noté nos noms de familles pour qu'il puisse nous retrouver sur Facebook.
Ce mystère étant résolu, Cédric se demandait maintenant pourquoi il ne l'avait pas rejoint à l'accueil comme il lui avait indiqué. Peut-être avait-il eu un empêchement ou autre chose. En tout cas, il avait tout de même pensé à eux en leur envoyant une voiture.
Lorsqu'il se retrouva dans le train qui le ramena à Londres, Cédric ne pouvait s'empêcher de penser à Viktor. Il ne l'avait rencontré que depuis la veille au soir, mais il lui avait laissé une impression comme jamais personne ne lui avait laissé. Malheureusement, il n'arrivait pas à mettre de nom sur ce qu'il ressentait.
