Titre : D'un rêve ou d'un sourire

Auteur : Alounet

Rating : M

Catégorie : UA / Romance - Yaoi

Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory

Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.

Notes : Ce chapitre a mis un peu de temps à arriver, je m'en excuse. Ma bêta lectrice vient de commencer un nouvel emploi ce qui fait que son temps pour la correction est beaucoup moins important. Mais pour ne pas trop, trop faire attendre les lecteurs, je vous propose le huitième chapitre (qui risque de comporter quelques fautes...) et j'éditerais à nouveau le chapitre lorsque ma bêta m'aura fait parvenir la correction (en fait mon principal soucis se pose dans les répétitions des prénoms la plupart du temps... Et ma bêta est une pro pour les déceler !).

Concernant l'histoire, sachez qu'elle sera très longue. La première partie s'arrêtera au chapitre 20. La je travaille sur la seconde partie (j'en suis au chapitre 26), donc rassurez vous, l'histoire est bien, bien avancée, ne vous inquiétez pas !

Quoi qu'il en soit, nouveau chapitre avec une Fleur qui tente de jouer les marieuses comme elle le peut, beaucoup de réflexion pour Cédric et surtout une arrivée qui risque de détonner à la fin ! Bonne lecture et n'oubliez pas, j'adore les reviews xD

Ah j'ai changé le Rating en le mettant en M, parce que j'ai écrit une scène de lemon et que j'anticipe donc. (Enfin je vous préviendrais en début de chapitre et tout, rassurez vous ^^)


Chapitre 8 – « Je ne suis pas gay »

Alors qu'elle était en train de préparer son petit déjeuner, Fleur eut l'étrange surprise de voir sortir de la salle de bain Cédric, qui n'avait pas de pyjama. Elle entendit quelques instants plus tard l'eau de la douche – signe que Viktor était en train de se laver. Alors qu'une vingtaine de minutes plus tard, Viktor sortait à son tour de la salle de bain pour entrer directement dans la chambre – il ne portait qu'un simple boxer lui aussi, ce fut Cédric qui sortit de la chambre en toute hâte pour regagner à nouveau la salle de bain.

Ce spectacle d'allées et venues en sous vêtement laissa la jeune française plutôt perplexe. Bien sûr, elle était loin d'être bête. Elle avait clairement compris qu'une certaine attirance physique régnait entre les deux jeunes hommes. Mais vu l'attitude gêné des deux garçons, tout ne semblait pas se passer sur des roulettes.

Durant un court instant, elle songea qu'il leur valait peut-être mieux de se débrouiller seuls, mais se rendit compte qu'ils avaient inévitablement besoin de l'aide d'une gentille copine. Ce serait elle par conséquent.

Elle attendit que Cédric sortit de la salle de bain, fraîchement douché, pour l'attraper par le bras et l'emmener de force jusqu'à sa chambre ou elle se mit à chuchoter – de peur que Viktor ne l'entende. Elle abordait un sourire jusqu'aux oreilles :

- Tu vas me dire ce qui se passe entre vous ?

Cédric se renferma. Il s'attendait à ce que tôt ou tard sa colocataire en vienne à lui poser des questions. Et il ne voulait absolument pas y répondre.

- Je comprends pas.

- Je t'en prie, souffla la française, j'ai très bien compris que toi et Viktor.

Elle fit un signe avec ses mains pour essayer d'imiter une relation amoureuse. Cédric lui baissa les mains et s'emporta plus qu'il n'aurait dû – en prenant garde de toujours chuchoter :

- Arrête de t'imaginer des trucs pervers ! Il n'y a rien du tout entre lui et moi ! Ou tu as était cherché ça ?

Fleur croisa les bras, agacée qu'il ne veuille rien reconnaître :

- Il n'y a rien de pervers à aimer un garçon.

- Quand tu es un mec, si !

Cédric voulait quitter la pièce, oublier cette conversation et ce qui s'était passé dans la salle de bain le matin même.

- On est en 2010, tu crois que tu es le premier mec qui se sent attiré par un autre homme ? J'avoue que même s'il n'est pas du tout mon genre, Viktor est un garçon plaisant et…

- Stop ! l'arrêta brusquement le jeune homme. Je ne veux pas parler de ça avec toi.

- Tu reconnais donc que j'ai raison !

Fleur semblait plus que satisfaite. Cédric – essayant d'être le plus discret possible – rétorqua :

- Quoi qu'il ait pu se passer entre lui et moi, et pour ta gouverne il n'y a quasiment rien eu, il n'y aura plus rien du tout. Je ne suis pas…

Cédric s'interrompit un instant, comme s'il avait peur qu'on puisse l'entendre et dit à voix si basse que Fleur l'entendit à peine.

- Gay.

Fleur réalisé d'ou venait le problème. Cédric avait très certainement une attirance pour son nouvel ami, mais une attirance qu'il n'était pas du tout prêt à accepter. Elle pouvait le comprendre. Il avait grandit dans un petit village, était fils unique, fut chouchouté durant des années par les filles de son école. Se découvrir homosexuel a 17 ans pouvait être effrayant, surtout si l'on souhaitait préserver une image irréprochable. Elle passa une main dans ses cheveux, tout en cherchant les mots qu'elle pourrait lui dire, puis reprit :

- Cédric, ce n'est pas parce qu'on est gay qu'on est pervers, ou mauvais ou je ne sais quoi encore que tu peux penser.

- Je n'ai rien contre les gays, ajouta Cédric qui souhaitait que cette conversation se termine – c'est juste que moi je ne le suis pas.

- D'accord. Tu n'es pas gay. Qu'est-ce que tu ressens pour Viktor ?

Cédric détestait mentir. Certes, il ne se sentait absolument pas gay du tout, mais il ne pouvait pas cacher le fait que Viktor l'attirait d'une manière très étrange. C'était pour cela qu'il l'avait laissé le masser, le toucher, le prendre dans ses bras et un peu plus tôt, l'embrasser.

- Je l'apprécie, c'est tout.

Fleur attrapa le bras de Cédric pour l'empêcher de sortir :

- Cédric. Je sais que l'honnêteté est un de tes traits de caractère alors ne te mens pas à toi même.

- Ne fais pas comme si tu me connaissais, on ne vit ensemble que depuis un mois.

Ses paroles avaient dépassé sa pensée. Il s'en aperçut aussitôt qu'il prononça ces quelques mots. Fleur ne souriait plus, au contraire, dans ses yeux on pouvait apercevoir la peine qu'elle avait à entendre son ami l'envoyer clairement sur les roses.

- Bien, reprit-elle.

Elle s'était redressée, d'un air hautain et le regarda :

- A l'avenir j'éviterais de vouloir te venir en aide. C'est très bien. Pourrais-tu sortir de ma chambre ?

Cédric voulait s'excuser, ou dire quelque chose qui lui ferait comprendre qu'il ne pensait pas ce qu'il avait dit, mais au lieu de cela, il se contenta de sortir de la chambre de la jeune femme.

Dans le salon, il contempla les deux portes qui menaient aux chambres. Il venait de se mettre à dos son amie et craignait d'être face à son autre ami. Ne voulant pas faire face à cela directement, Cédric s'empara de ses clés sur la table de salon et sortit de l'appartement. La journée s'annonçait chaude, il ferait donc bien de se balader pour se changer les idées.

Un peu plus tard dans la matinée, Fleur avait quitté sa chambre après s'être habillée d'une nouvelle robe – rouge cette fois-ci – et d'une fleur dans les cheveux. Elle vit de suite Viktor, les yeux posés sur son portable, qui était seul attablé à la cuisine.

- Bonjour.

Elle avait reprit le sourire qui l'avait quitté lorsqu'elle voulut aider Cédric. Elle s'approcha de la table et s'assit sur la chaise face à Viktor.

- Cédric n'est pas là ?

- Il est sorrrtit tout à l'heurrre.

Fleur vit de suite que la situation ne devait pas être évidente pour Viktor non plus. Il y avait une once de tristesse dans la voix du sportif. Mais du peu qu'elle connaissait de lui, elle ne l'imaginait pas se confier. Aussi décida t-elle de prendre les devants :

- Il te plaît ?

Viktor écarquilla grand les yeux, se demandant s'il avait bien tendu ce que venait de lui dire la jeune française face à lui. Jusqu'à présent, personne n'avait jamais deviné une seule fois qu'il préférait les hommes aux femmes. Seulement, Fleur semblait tout savoir. Aussi demanda t-il :

- Cédrrric t'a parrrlé ?

- Il n'a pas eu à le faire. Votre petit numéro de ce matin de la salle de bain à la chambre. Ce n'est pas parce que je suis blonde qu'il faut penser que je ne suis pas une lumière.

Viktor émit un léger sourire. Il se sentit mieux tout à coup, sachant qu'il pouvait se confier à la jeune femme.

- Je ne pensais pas que je serrrrais aussi attirrré parrr lui. Au début, je ne le voyais que comme un ami.

- Déjà, il est inutile de s'emballer. Vous ne vous connaissez que très peu en réalité. Depuis presque une semaine.

- Mais j'ai beaucoup parrrlé avec lui.

Fleur comprit immédiatement que ce n'était pas une chose qu'il faisait très régulièrement avec les autres. Ce qui d'une manière, était plutôt touchant.

- Je pense qu'il est probablement attiré par toi aussi mais… Qu'il ne sait pas ou il en est. Ca doit être tout nouveau pour lui. J'imagine que ça doit être effrayant, surtout qu'il vient d'un petit village ou… Un garçon ne sort pas avec un autre garçon.

- Je comprrrends. Je ne voulais pas le blessé. Tu penses que je devrrrais parrrtir ?

- Certainement pas.

Fleur était bien catégorique sur ce point là.

- J'ai vu comment il était quand tu es là. Je sais que moi non plus je ne le connais pas depuis des lustres mais… Je pense qu'il t'apprécie beaucoup.

- Pourquoi il est parrrtit ? On aurait pas du s'embrrrasser.

Fleur écarquilla les yeux à son tour. Elle ne pensait pas qu'ils en étaient allé jusqu'à s'embrasser. Impatiente de connaître les détails, elle demanda :

- Qui a fait le premier pas ?

Viktor semblait gêné de devoir parler de cela face à quelqu'un.

- Moi. Lui. Je ne sais pas trrrrop.

La française n'en obtiendrait pas d'avantage de la part du bulgare, elle ne devait pas compter là dessus.

- Tu devrais lui laisser du temps. Peut-être que quand il reviendra… Vous pourrez discuter.

Viktor prit la main de la jeune femme. Il n'était pas du tout tactile est très peu démonstratif, mais il fit comprendre par ce simple geste qu'il la remerciait. Fleur lui sourit et se leva :

- Prends des lunettes soirées et une casquette, je t'emmène manger dehors et il est hors de question que des midinettes cinglées nous arrêtent à tous les coins de rues pour avoir un autographe.

Fleur prit son sac à main et alla dans la chambre de Cédric. Elle lui prit dans sa garde robe une vieille casquette beige et des lunettes noires qu'elle donna à son ami. Elle semblait donc très sérieuse.

Elle le prit par le bras et l'entraîna dehors. Elle comptait bien lui changer les idées.

En vile, Cédric parcourait les rues sans réellement savoir ou il était en train de se diriger. Il voulait changer d'air, penser à autre chose. Pourquoi était-il autant effrayé à l'idée de pouvoir être gay ? Peut-être qu'il était simplement bi. Les filles aussi lui plaisaient, du moins c'est ce qu'il essayait de penser à tout prix. Mais quoi qu'il en soit, il n'était pas encore prêt à rentrer chez lui tout de suite. Il était peiné de s'être fâché avec Fleur alors qu'elle ne souhaitait qu'une chose, l'aider. Mais surtout, il ne savait pas ce qu'il devait dire à Viktor. Même s'il devait reconnaître qu'il était très attiré par lui et qu'il avait apprécié le baiser qu'ils échangèrent au matin, il n'était pas prêt à se l'avouer publiquement. Il aimait sa vie. Il allait intégrer une grande école de journalisme, obtiendrait un stage au Chicaneur si son rendez-vous de lundi se passer correctement. Il avait une belle vie. Et que diraient ses parents s'ils venaient à apprendre qu'il avait osé embrasser un autre garçon. Ils le déshériteraient. Il n'aurait alors plus les moyens de faire ses études, ni d'avoir l'appartement qu'il partageait avec Fleur. Sa vie serait fichue.

Alors qu'il passa l'angle d'une rue très fréquentée, il fut confronté à un spectacle qui le désappointa. Une quinzaine de filles totalement sur excitées étaient en train d'agiter leurs appareils photos, des papiers et des stylos autour de quelqu'un. Lorsqu'il se rapprocha, il entendit clairement un prénom familier émaner de la foule en délire. Surtout qu'il n'y avait pas que des adolescents, il y avait aussi des adultes – sans doute des journalistes – qui mitraillaient de photos non pas une, mais deux personnes.

Devant lui, Cédric vit Viktor en compagnie de Fleur. Ils sortaient d'un petit snack dans lequel il avait aussi l'habitude d'aller. Malheureusement, il était impossible pour les deux jeunes gens de sortir tellement la foule en délire leur barrait le passage.

Quelque chose agaça Cédric. Comment ces gamines pouvaient se permettre de courir après Vikor et de lui faire de telles déclarations d'amour ? Il eut une furieuse envie de tous les frapper en leur criant qu'elles n'avaient pas à le toucher et que Viktor était à lui.

Sans penser à rien d'autre, Cédric se précipita dans la petite foule et força les filles à s'écarter pour avoir un passage et atteindre Fleur et Viktor.

La jeune française semblait exaspérée et ne cessait de crier qu'on les laisse passer. Lorsqu'elle aperçut Cédric, elle parut soulagée et ravit de le voir face à elle. Sachant très bien que ce n'était pas le moment, elle lui dit tout de même :

- Je suis contente de te voir. Je sais que…

- Plus tard.

Cédric attrapa la main de Fleur qui elle même prit celle de Viktor. Il les entraîna dans le petit snack jusqu'à l'autre bout, près des cuisines. Il s'excusa poliment avant de passer dans les cuisines et de sortir précipitamment par la porte arrière qui menait dans une rue opposée.

- Comment tu savais ? demanda Fleur.

- Aucune importance. Qu'est-ce que c'était ?

- Mon fan-club Londonien. Quelqu'un a du leurrr dirrre que j'étais sur Londrrres plus tôt que prrrévu.

- On devrait se dépêcher avant qu'ils ne nous retrouvent.

- Qu'est-ce que tu proposes ? Les lunettes et la casquette n'ont servit à rien ?

Cédric regarda Viktor et vit en effet qu'il portait une casquette lui appartenant.

- Tu veux que je te la rrrende ? demanda Viktor qui remarqua Cédric regarder la casquette.

- Non, je te l'offre.

- Surtout, ne courrons pas, indiqua Cédric qui avait reprit la marche dans la rue en s'éloignant le plus possible des avenues fréquentées. On risquerait d'attirer l'attention.

Les trois amis gardèrent le silence et se trouvèrent une vingtaine de minutes plus tard, dans un petit parc non loin de leur immeuble. Le parc était complètement désert et caché des rues aux alentours. Les trois amis se posèrent dans l'herbe, afin de profiter des rayons du soleil et du bon air de la nature.

Fleur était allongée tandis que Cédric, assis, regardait Viktor qui lui était assis également à ses côtés. Les deux ne disaient rien. Sachant très bien qu'ils ne diraient rien tant qu'elle serait là, Fleur se leva et prétexta quelque chose :

- Je vais passer un coup de fil à Bill.

Elle s'éloigna et disparut derrière un arbre. Les deux jeunes hommes se regardèrent et se mirent à sourire bêtement.

- Je ne pensais pas qu'être célèbre impliqué d'être poursuivit par des hystériques.

- Et encorrre, dans mon pays c'est bien pirrre.

- Tu as bien mangé ?

- Oui.

Leur conversation semblait surréaliste, complètement hors de propos après ce qu'ils avaient vécu le matin même. Leur baiser. Mais sachant qu'il devait percer l'abcès avant que Fleur ne revienne, Cédric se lança :

- Ecoute Viktor… Je… Je t'aime bien tu sais… T'es un mec sympa, t'es cool…

Viktor perdit tout sourire. Il s'attendait très bien à ce qui allait suivre. L'anglais s'en voulait terriblement de faire subir une pareille chose au bulgare. Mais il continua :

- Sincèrement, je sais pas ce qui m'a pris mais… Je veux que tu sache qu'il est important pour moi qu'on reste amis.

- J'ai comprrris Cédric.

Viktor essaya au mieux de ne pas laisser paraître ce qu'il ressentait réellement. Cédric se détestait.

- Je suis désolé de te faire de la peine.

- Non, ne le sois pas. J'ai était trrrop loin, c'est de ma faute.

Cédric savait que c'était faux, il l'avait encouragé à aller plus loin, il ne lui avait pas dit d'arrêter ses massages ou ses caresses. Il aurait du lui dire stop bien plus tôt.

- J'espère que tu trouveras quelqu'un de bien qui… pourra partager tes sentiments.

Mais Viktor ne voulait pas entrer dans ce genre de discours. Il se leva, pour mettre un terme à la conversation. Cédric le suivit.

- Une soirée Lost, ça te dit ?

- Avec plaisirrr.

Cette fois, Viktor était parvenu à sourire. Les deux jeunes hommes retrouvèrent Fleur, derrière l'arbre, qui n'était pas du tout au téléphone mais qui était en train de jouer avec une fleur. Elle souriait pleinement, s'attendant à ce que l'un des deux annonce quelque chose de génial, mais ce ne fut pas le cas. Alors qu'ils se dirigeaient tous les trois vers l'appartement, elle réalisa que la discussion qu'ils venaient d'avoir n'avait pas débouché sur ce à quoi elle s'attendait. Elle en était triste pour les deux garçons.

- Je vais à la répétition et je sors avec Bill ce soir, ça ne vous embête pas ?

- Non. Soirée Lost en prévision.

Fleur contacta la France via son ordinateur pour donner quelques nouvelles à sa petite sœur puis quitta l'appartement. Les deux garçons ne la revirent plus durant le reste de la journée.

De leur côté, ils s'étaient à nouveau affalé dans le lit, devant la suite de la série Lost. Seulement, ni l'un ni l'autre ne tenta plus aucun rapprochement. Au contraire, ils étaient chacun de leur côté.

Cédric continuait de répondre aux questions au fur et à mesure qu'ils avançaient dans les épisodes. Ne faisant qu'une simple pose pour manger un morceau, ils finirent la soirée en terminant la première saison de la série. Il était 0h00 passé lorsqu'ils arrivèrent au bout du premier coffret.

Ils ne dormirent pas juste après pour autant, s'étant lancé dans une discussion endiablée. Viktor énumérait différentes théories sur ce qu'il se trouvait dans la trappe, sur qui avait enlevé Walt, sur l'avenir de différents personnages, sur sa surprise à la mort de Boone, etc…

Fatigués, le blond et le brun finirent par s'endormir un peu plus tard, là encore, sans reproduire les évènements des deux premiers soirs.

Le lendemain matin, c'est le cœur anxieux que Cédric se leva. La journée serait dure étant donné que Cho et Marietta lui imposerait leurs présences. La japonaise était folle de joie lorsque le blond lui avait annoncé qu'il était d'accord pour les héberger. Elle lui indiqua qu'ils arriveraient à son appartement pour déposer leurs affaires vers 10h00 du matin et qu'elles ne reviendraient qu'au soir vers 22h00.

En quittant sa chambre après avoir revêtit un t-shirt et un pantalon, Cédric remarqua un matelas dans le salon, puis Viktor en train de préparer le petit déjeuner. Le sportif semblait avoir trouvé ses petites habitudes.

- Bonjour Cédrrric.

- Salut Viktorrr.

- Qu'est-ce qui sent si bon ?

Fleur venait de quitter sa chambre, un sourire de folie sur le visage, puis alla embrasser tour à tour ses deux amis.

- Tonks a était adorable, fit-elle en désignant le matelas à Cédric. Je lui ai dit que tu irais le rendre demain, parce que le monter ne fut pas une partie de plaisir. Elle l'avait laissé dans le couloir quand je suis partit hier après midi en lui indiquant que je le monterais quand je reviendrais, mais à 1h00 du matin c'était pas ce qu'il y a de plus simple.

- Je te rappelle que c'est toi qui a voulu que je les héberge.

- Allez, je suis sûr que Cho Chang est super sympathique.

Les trois jeunes gens étaient attablés autour du petit déjeuner. Les trois étaient vraiment habitué à cette petite cohabitation. Depuis que Viktor était arrivé, il y avait une nouvelle fraîcheur dans l'appartement, une joie supplémentaire.

Pour le sportif qui était habitué à vivre tout seul ou à passer son temps avec le reste de son équipe dont il n'était pas particulièrement proche, c'était aussi quelque chose de très exaltant. Il regrettait presque de devoir reprendre l'entraînement le lundi suivant.

Les trois jeunes gens allèrent à tour de rôle dans la salle de bain, tandis que le petit déjeuner continuait dans la joie.

- Le garçon qui joue Le Lion a encore beaucoup de travail, par contre je suis ravit que l'épouvantail s'améliore de jour en jour. On a ajouté des chansons aussi. Je suis déçue, je voulais chanter Defying Gravity mais ce sont les deux sorcières qui l'interprètent.

C'est à ce moment là – tandis que Fleur parlait à nouveau de sa pièce de théâtre – que l'interphone retentit. Cédric se leva, se doutant bien qu'il s'agissait de Cho qui venait d'arriver.

Il décrocha le téléphone et lui indiqua de monter au dernier étage.

- Tu ne va pas les aider pour les valises ?

Cédric lança un regard noir à son amie en se dirigeant vers la porte. Il n'allait certainement pas les aider alors qu'il ne voulait pas qu'elles soient là. De plus, pour une nuit, il espérait bien qu'elles n'auraient pas une valise chacune.

Il était sur le seuil de la porte lorsqu'il vit arriver tout d'abord Cho. La japonaise abordait de longs cheveux noirs – lisses – jusqu'en bas du dos. Ses petits yeux en amandes indiquaient la joie qu'elle avait de se trouver là. Elle était plus féminine que jamais, ce qui sembla surprendre Cédric qui l'embrassa sur la joue pour la saluer.

- Salut Cho. Marietta.

Cédric fit la bise à l'amie de son ex. Marietta était une grande blonde aux cheveux bouclés – anglaise – aux allures de pimbêches. Ses hauts talons, sa mini jupe, la façon dont elle avait de tenir son sac. Tout chez elle énervait Cédric, et il savait que ce serait pire pour Fleur.

Cédric laissa entrer les deux jeunes filles – toutes deux âgées du même âge que lui – avant de refermer la porte pour ensuite faire les présentations.

- Cho, Marietta voici Fleur, ma colocataire.

Les filles se firent la bise.

- Et Viktor.

Impressionnées, les filles le saluèrent sans se rapprocher. Marietta donna un coup de coude à sa complice avant de lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Cho examiné alors attentivement Viktor avant de retourner son regard sur Cédric.

- Quelque chose ne va pas ? demanda Cédric.

- C'est Viktor Krum ? demanda tout en murmurant la japonaise à son ex petit ami.

Cédric savait qu'il allait regretter ce long week-end. Et il ne savait pas encore à quel point.