Titre : D'un rêve ou d'un sourire
Auteur : Alounet
Rating : M
Bêta : Farfadette
Catégorie : UA / Romance - Yaoi
Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory
Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.
Notes :Nouveau chapitre en ce dimanche ! Merci encore pour votre assiduité dans la lecture, pour mettre des alertes sur mon histoire, me mettre dans vos favoris ou pour les reviews pour celles ou ceux qui en mettent. Nouveau rappel, n'hésitez pas à me commenter si vous me lisez.
Que dire ici... Ce chapitre est le prémisse de mon chapitre préféré (le suivant ou se déroulera le fameux dîner). Ici, on passe par le match de foot de Viktor et on découvre la fameuse liste des invités. Vous verrez de nombreux visages connus. Je citerais au passage, Ginny Weasley ou Oliver Wood. Très bonne lecture !
Chapitre 14 – « L'Angleterre ou la Bulgarie ? »
Du samedi, Viktor se leva encore plus tôt que d'habitude. Même si la veille ils s'étaient endormis tard avec Cédric (pour pouvoir terminer la troisième saison de Lost), il ne ressentit aucune fatigue. Juste une appréhension. Ce soir se déroulerait le match opposant son équipe à celle de l'Angleterre. Le grand brun savait que sa concentration était mise à rudes épreuves ces temps ci.
Pour se changer les idées, il prépara le petit déjeuner et fut bientôt rejoint par Cédric et Fleur qui se levèrent à leur tour.
- Les places sont surrr la table pour ce soirrr.
- J'ai hâte d'y être, dit faussement la jeune femme.
- Tu n'es pas obligée de venir, lui rappela Cédric.
- N'essaye pas de revendre ma place à quelqu'un d'autre, je viens, un point c'est tout.
Elle engloutit un pan cake et le sujet ne fut plus abordé. Les deux colocataires demandèrent à leur ami s'il allait bien, ce dernier leur assura d'un grand oui.
Tandis que la française était enfermée dans la salle de bain, les deux jeunes hommes se retrouvaient seuls en cuisine pour débarrasser la table. A un moment donné, alors qu'il venait de ranger ce qui se trouvait dans le lave vaisselle, Cédric se sentit le besoin de toucher son ami. Il posa sa main sur l'épaule du bulgare qui se retourna sur la surprise.
- Tu vas repartir demain pas vrai ?
Le grand brun se sentit percé à jour. Il n'avait pas encore évoqué la décision qu'il avait prise fermement la veille. En effet, ne pouvant plus rester dans la même pièce que Cédric sans avoir envie d'être plus proche de lui, il s'était résigné à repartir en Bulgarie avec le reste de son équipe. Ainsi, il parviendrait peut-être à oublier l'anglais s'il était loin de lui. Mais il faisait cela surtout pour le jeune étudiant, dont la vie était complètement bouleversée depuis son arrivée.
- Je rrresterrrais au rrrepas de Fleurrr et je parrrtirrrais ensuite.
Cédric n'ajouta rien, il retira simplement sa main et baissa les yeux. Il aurait bien voulu dire quelque chose qui le ferait rester, mais ça ne servirait à rien. Les choses seraient peut-être mieux ainsi. Il reprendrait une vie normale. Ne se soucierait plus d'un autre homme. Peut-être même qu'il rencontrerait une fille très jolie.
Mais Fleur interrompit le cours de ses pensées et bientôt, Viktor attrapa ses affaires et se dépêcha de partir. Il devrait de nouveau s'entraîner et se préparer pour le match de ce soir.
- Au fait, Bill viendra avec sa petite-sœur ce soir. Je pense même qu'elle restera là demain
Cédric s'imaginait déjà la petite sœur de Bill. Rousse, comme lui. Du peu qu'il en avait entendu parlé, il savait que c'était une jeune fille d'à peu près quatorze ans, plutôt franche et qui avait la malchance d'être la petite dernière, et surtout, la seule fille de sa famille.
Tandis que Cédric tentait de s'occuper l'esprit à diverses choses, Fleur décida qu'elle devait lui parler, en ayant assez de le voir tourner comme un lion en cage :
- Si je dois passer le reste de l'été – et plus encore – avec un mec qui se morfond, je préfère le savoir tout de suite.
- Quoi ?
Cédric se retourna vers la jeune femme d'un air incrédule.
- Depuis lundi dernier, tu n'es plus toi même. Je sais que ce que tu vis en ce moment c'est dur.
- Non tu ne sais pas.
- Si. J'ai déjà était amoureuse, alors crois moi, je sais ce que c'est. Viktor s'en va demain, et d'après ce qu'il m'a dit, il ne reviendra plus.
- Et alors ? rétorqua l'anglais sur un ton de défi.
- Alors ? s'écria la jeune femme qui semblait devenir folle. Alors espèce d'imbécile tu vas perdre la chance de pouvoir être avec quelqu'un de formidable juste parce que tes mœurs te l'interdise ?
- Je n'ai pas envie d'en parler.
Cédric voulut s'enfermer dans sa chambre mais la voix de Fleur résonna derrière lui :
- Tu devrais arrêter d'être prudent et loyal envers tout le monde. Tu manque de courage.
Cédric referma la porte de sa chambre et passa le reste de l'après midi à songer à cette discussion avec son amie.
Vers 19h00, quelqu'un frappa timidement à la porte de la chambre de Cédric. Il l'ouvrit, c'était Fleur.
- Bill et sa petite sœur sont là. Tu es prêt ?
Cédric attrapa sa veste et sortit de sa chambre. Il n'avait même pas vu l'heure passé. Alors qu'il rejoignait le salon avec Fleur – plus belle que jamais dans sa robe rose – il vit Bill, avec son éternel look un peu étrange – accompagné d'une très jeune fille assez mignonne.
De longs cheveux roux, les tâches de rousseur et une mine plutôt enjouée, elle était habillée tout simplement d'un jean et d'un chemisier. Bill s'empressa de faire les présentations :
- Cédric, voici ma petite sœur, Ginny. Ginny, voilà Cédric.
Tous deux se saluèrent d'un signe de tête et Bill proposa de partir maintenant pour pouvoir se garer et rejoindre leurs places.
Dans la voiture, Ginny ne cessait de répéter qu'elle n'en revenait pas qu'ils avaient pu avoir des places aussi privilégiées. Tandis qu'elle parlait avec fougue de l'équipe de l'Angleterre, Fleur avoua qu'elle défendrait la Bulgarie. Non seulement parce que Viktor y était et surtout qu'en tant que française, elle n'avait pas à s'engager pour l'équipe locale.
Bill était du côté de Ginny. Bien qu'appréciant le bulgare, il ne pouvait pas trahir son pays. Cédric, lui, n'émit aucun avis sur la question, les évènements récent et le prochain départ de Viktor le perturbant énormément.
Arrivé au stade, l'ambiance qui y régnait était une pure folie. De nombreux supporters abordant les couleurs d'une équipe ou de l'autre se bousculaient tout autour des quatre amis. Comme Viktor le leur avait indiqué, ils se présentèrent à l'accueil avec leur place et quelques secondes plus tard, une dame vint les chercher.
Cheveux coupés très court, une mine renfrognée, le nom sur son badge indiquait Madame Bibine.
Elle les conduisit jusqu'aux loges réservées aux familles des joueurs et les y installa. La vue était formidable, la guérite – chauffée – ayant même ses propres écrans qui permettaient de suivre le match d'un peu plus près grâce aux caméras.
Une serveuse s'occupait de leur offrir à manger et à boire. Tous étaient on ne peut plus surpris de ce service quatre étoiles pour un match de foot. Il devait y avoir une vingtaine de personnes avec eux. Sans doutes des amis ou de la famille d'autres joueurs.
- Je n'ai jamais était aussi bien installé durant un match de foot.
- Quand je vais dire ça à Ron, il sera vert de jalousie, annonça Ginny à son grand frère.
- Évite de trop en parler devant maman… Elle ne me croirait pas si je lui dis qu'on a était invité.
Fleur les regarda bizarrement, se demandant pourquoi il pensait ça. Bill le comprit et il lui répondit un peu plus bas :
- Tu sais maman aime les choses simples. Pas trop chères.
Fleur comprit tout de suite et ne parla plus de cela. Tandis que Bill et Ginny plaisantaient sur différents joueurs, Fleur regarda Cédric qui était assis à côté d'elle :
- L'Angleterre ou la Bulgarie ?
La question, d'apparence anodine quand au choix de l'équipe qu'il soutiendrait, avait une toute autre consonance pour lui. Il avait l'impression de devoir choisir entre sa famille, ses amis et ses racines – l'Angleterre – ou son attirance pour Viktor – la Bulgarie. C'était bête de raisonner comme ça :
- Aucune idée.
Quelques instants plus tard, les différents joueurs des deux équipes entrèrent sur le terrain. L'hymne nationale de chaque équipe interprétée, le début du match démarra sous l'acclamation des spectateurs.
Durant près de deux heures, la mi-temps inclus, les deux équipes tentaient de prendre l'avantage l'une sur l'autre. Bill et Ginny s'esclaffaient à chaque but de l'Angleterre tandis que Fleur se rongeait les ongles, stressée par l'issue du match. Cédric, lui, ne pouvait détourner ses yeux de Viktor.
Ce dernier abordait les couleurs de son équipe et était plus qu'extraordinaire sur le terrain. Aux yeux de l'étudiant, il était sans nul doute le meilleur joueur. Le blond le regardait courir, faire des passes, marquer un but. Le bulgare donnait l'impression de ne faire qu'un avec le terrain, d'être aussi à l'aise que dans les airs. Et toutes les émotions et les sentiments ressentis depuis deux semaines revinrent à la surface et Cédric ne put s'empêcher de se dire qu'il était en train de faire une belle connerie. La pire connerie de sa vie.
Le match arriva à sa fin peu après 23 heures. La Bulgarie l'avait emporté de justesse, 3 à 2. Ce qui restait tout de même une excellente victoire pour les Bulgares.
Sur le terrain, les joueurs de l'équipe étaient en train de se prendre dans les bras les uns des autres en criant leur joie. Karkaroff lui même souriait, ce qui était plutôt rare. Viktor – grâce à qui deux buts furent marqué – resta en retrait et quitta rapidement le terrain pour se rendre dans les vestiaires.
Il fut rejoint quelques minutes plus tard par le reste de l'équipe et par le coach qui les félicita à nouveau grandement de leur victoire :
- Ce n'est pas parce que notre prochain match n'aura pas lieu avant le début du mois de septembre qu'il faudra se reposer. Demain nous rentrons et lundi, l'entraînement reprend.
Les autres joueurs se fichaient de savoir cela, ce qui leur importait c'était la victoire. Avant de sortir, le coach annonça une chose supplémentaire :
- J'ai réservé un restaurant pour fêter notre victoire. Il y aura certainement des journalistes. Tenez vous bien.
Les joueurs acquiescèrent tandis que Viktor s'approcha du coach pour lui faire part d'une chose :
- Mes amis m'attendent.
- Pourquoi ne m'en suis-je pas douté ? rétorqua Karkaroff avant de reprendre. Tu n'oublies pas que nous partons demain après midi ?
- Je serais là.
- Bien. J'espère bien. Je suis content de voir que tu retrouves la raison mon garçon.
Le coach tapota l'épaule du bulgare et sortit des vestiaires. Le sportif se hâta de prendre sa douche et de se changer pour sortir de là. Il songeait aux paroles de son entraîneur. Il n'avait absolument pas retrouvé la raison, loin de là. S'il rentrait en Bulgarie ce n'était ni pour l'équipe, ni pour le coach, ni pour le foot. C'était pour s'éloigner de Cédric et le laisser tranquille.
Le grand brun retrouva ses amis dans la tribune réservé aux familles. A peine était-il entré que Fleur lui sautait au cou pour le féliciter de sa victoire :
- Je déteste toujours autant ce sport stupide mais… Waouh !
Bill le félicita à son tour en lui serrant la main et lui présenta sa petite sœur Ginny. Cette dernière sembla beaucoup plus intimidée d'un coup et balbutia quelque chose d'incompréhensible. Enfin, le bulgare se tourna vers Cédric qui à son tour le félicita :
- C'était un très beau match.
- Merrrci.
- Si on rentrait ? proposa Fleur. Il se fait tard et demain, un grand déjeuner nous attend.
Tous avaient presque oublié ce fameux déjeuner improvisé par Fleur dans le but de rendre crédible un mensonge donné au père de Cédric pour ne pas qu'il aille chez lui.
La petite bande sortit des loges et quitta le stade par l'arrière, afin d'éviter le plus possible la foule et les journalistes. Bientôt, ils regagnèrent la voiture de Bill qui déposa ses trois amis à l'appartement. Il indiqua qu'il reviendrait les chercher le lendemain matin pour les conduire jusqu'au théâtre ou se déroulerait le repas.
A l'appartement, Fleur prit rapidement congé des garçons pour aller dormir. Cédric et Viktor se retrouvèrent donc eux aussi très rapidement allongé dans le lit du premier. Deux semaines s'étaient écoulés depuis leur rencontre et le lendemain signifierait le départ du bulgare.
Même si les deux jeunes hommes mouraient d'envie que la situation soit différente, il ne pouvait malheureusement en être autrement. Aucun des deux ne prit la peine de dire quoi que ce soit et ils s'endormirent – tant bien que mal – jusqu'au matin suivant.
Le dimanche, l'agitation de Fleur dans la cuisine réveilla Viktor et Cédric assez tôt. Aucune grasse matinée possible. La française attrapa rapidement le bulgare à sa sortie de la cuisine pour qu'il puisse l'aider à préparer différentes choses pour le repas.
- Tu penses qu'il y aura assez de petits fours ?
Le stress qui la gagnait était contagieux et une étrange atmosphère régna dans la pièce. Viktor fut soulagé de s'éloigner de la jeune fille lorsque l'on frappa à la porte. Il se rendit dans l'entrée pour ouvrir. Devant lui se trouvait une femme au cheveux roses, plutôt courts, un grand sourire sur les lèvres et des tartes dans les mains :
- Bonjour ! Fleur est prête ?
- Nymphadora !
Fleur arriva précipitamment dans l'entrée, ses cheveux complètement défaits, le visage fatigué et les mains tenant un plat à four.
- Ne m'appelle pas Nymphadora ! protesta la femme devant la porte.
- Tonks, excuse-moi. Je te rejoint en bas avec Viktor d'accord ?
Fleur referma la porte sur la femme qui souriait toujours et le bulgare se tourna vers la française attendant des explications :
- Tonks est très douée en pâtisseries ! Elle s'est proposée de s'occuper des desserts donc… Je l'ai plus ou moins invitée.
- Combien de perrrsonnes y aurrra t-il à ce déjeuner ?
- Oh pas grand monde !
Mais Fleur ne s'attarda pas sur le sujet, s'emparant de plusieurs plats qui contenaient les petits fours.
- Cédriiiiiiic !
La française cria tellement fort que le blond émergea de la salle de bain rapidement.
- Je vais au théâtre avec Mademoiselle Tonks et Viktor. Bill ne pouvait pas nous conduire. Tu nous rejoint une fois que tes parents sont arrivés ?
- D'accord.
Fleur ne laissa pas le temps à Viktor de dire quoi que ce soit à Cédric qu'il fut entraîné dehors par une française des plus stressantes. Elle lui donna les plats à fours et s'occupa de prendre les crudités :
- Tu n'oublieras pas de prendre les boissons ?
Et avant que l'étudiant ne puisse lui répondre, elle avait refermé la porte, le laissant seul dans l'appartement. Se retrouvant avec ses pensées, il termina de se préparer en se demandant comment se déroulerait ce repas. Tout ça lui paraissait tellement réaliste, surtout lorsque l'on voyait la liste des invités. De son patron et sa famille à son ex petite-amie, en passant par la prof de Fleur, Viktor ou les Weasley. C'était très étrange.
Au milieu de la matinée, l'interphone se mit à sonner. Après avoir indiqué à son père – qui se trouvait en bas – qu'ils pouvaient tous monter, Cédric vérifia rapidement que tout était en ordre dans l'appartement.
Amos Diggory était revenu, mais pas tout seul. Son épouse était également présente. Les cheveux blonds foncés, le visage chaleureux, elle donnait l'impression d'être faussement heureuse, comme si elle devait préserver certaines apparences. Elle prit dans ses bras son fils unique et manqua de lui broyer les os.
Le garçon salua ensuite Cho, son ex petite amie qui avait donc bien accepté de venir. Fort heureusement, elle était seule cette fois-ci, sa pimbêche de copine ne l'ayant pas accompagné. Enfin, ce qui donna d'avantage le sourire à Cédric fut la présence de Oliver, son meilleur ami du lycée.
Oliver Wood était aussi grand que Cédric. Brun, les cheveux plus courts, il était aussi mince que Cédric et resplendissait la sympathie. Cédric avait rencontré le garçon lors de sa première année de lycée. Bien que d'abord rivaux, notamment dans le sport, ils étaient finalement devenus inséparables et de très bons amis.
Ils se prirent dans les bras chaleureusement, heureux de se retrouver.
- C'est donc ici que tu vis ? Ton père m'a dit que tu avais une colocataire. Elle est jolie ?
Cédric savait que Oliver plaisantait et il se mit à rire de bon cœur avec lui.
- Ou se déroulera ce déjeuner mon chéri ?
Madame Diggory semblait aussi inquiète que son époux quand à ce repas. Elle regarda l'appartement pour voir si les invités ne se cachaient pas quelque part et son fils s'empressa de lui indiquer que cela aurait lieu dans un théâtre, dans lequel on trouvait une grande salle à manger aménagé par Fleur pour l'occasion.
Madame Diggory espérait que la jeune française userait de goût, et non pas de son incontrôlable spontanéité. Puis voyant l'heure défiler, Cédric indiqua qu'ils devraient se mettre en route. Il fit descendre ses parents et Cho jusqu'à la voiture tandis que lui et Oliver s'occupaient de descendre les boissons.
- Alors c'est vrai ce que les magazines disent ? Viktor Krum et toi vous êtes potes ?
- Oui.
- Mais y'a rien eu entre lui et ta colocataire ? C'était dit dans le démentit qui est paru hier.
Cédric expliqua qu'en effet, Fleur était déjà avec quelqu'un d'autre et que le sportif lui était célibataire. La conversation dévia naturellement sur les amours du blond, et Cho.
- Elle est toujours dingue de toi tu sais ? Je comprends pas pourquoi tu l'as quitté, elle est jolie non ?
- Être jolie ne suffit pas !
- Elle a de la conversation, elle est drôle.
- Mais je ne l'aime pas.
L'étudiant s'était adressé à son meilleur ami un peu plus froidement qu'il n'aurait dû. Heureusement, son ami ne s'en formalisa pas.
- Elle est persuadée que tu as quelqu'un d'autre. C'est le cas ?
- Non.
Ils venaient de mettre les dernières bouteilles dans le coffre du père de Cédric. Il n'avait pas vraiment mentit. Il ne sortait avec personne. Tous deux prirent place à l'arrière de la voiture, Cho se trouvant au milieu étant donné qu'elle était la plus petite.
La conversation reprit et tous donnèrent des nouvelles des différentes personnes que l'étudiant connaissait. Cho et lui discutèrent ensuite de la dernière année d'études que Cho allait entreprendre au lycée, des différentes matières qu'elle allait étudier et de ses futurs professeurs.
Ils arrivèrent au théâtre assez rapidement, la circulation le dimanche étant plutôt fluide. Le bâtiment se trouvait en dehors du centre ville et n'était pas aussi grand que les Diggory l'auraient imaginé. D'ailleurs, il faisait plutôt vieillot. Cho expliqua que c'était un bâtiment historique.
La jeune fille était passionnée par l'histoire, l'art, l'architecture et ce genre de choses. Elle expliqua donc à une Madame Diggory particulièrement intéressée tout ce qu'elle savait. La dame ne put s'empêcher de dire, afin que son fils l'entende :
- Cette jeune fille est charmante. Pas vrai Cédric ?
Ce dernier se contenta d'hocher la tête et entra les bouteilles avec l'aide de Oliver à l'intérieur du théâtre. Une fois dans le hall, Cédric n'avait aucune idée de la façon de se diriger. Il n'était jamais venu et ne savait donc pas dans quelle salle Fleur prévoyait de les faire déjeuner.
Mais il n'eut pas à chercher bien longtemps, la petite tête rousse de Ginny arrivant au détour d'un couloir :
- Ginny !
La jeune fille se retourna sur Cédric et les nouveaux arrivants. Le sourire aux lèvres elle s'approcha d'eux et Cédric la présenta rapidement :
- Ginny, la petite-sœur de Bill, le petit copain de ma colocataire, Fleur.
Cédric aurait juré entendre sa mère dire à Cho que ce repas accueillait vraiment n'importe qui. Il fit mine de rien et suivit la jeune fille jusqu'à la salle du repas.
Oliver et lui posèrent les bouteilles sur une table à l'entrée de la salle à manger et regardèrent autour d'eux. Sa colocataire avait vraiment fait un travail extraordinaire. Une énorme table était dressée, la décoration se trouvant dans des coloris bleu ciel et blanc. Très sobre, le tout paraissait pourtant vraiment très classe.
Une porte à côté d'eux s'ouvrit et Fleur sortit des cuisines suivit de Viktor, Bill et Tonks. Des bonjour fusèrent à droite et à gauche et maladroitement, tout le monde tenta de se saluer en se présentant.
Madame Diggory qui ne comprenait pas pourquoi la voisine ou encore le joueur bulgare étaient là, fit part de son étonnement à Cho qui approuva d'un signe de tête. Le pire fut lorsque Madame Maxime arriva dans la pièce à son tour.
Elle revenait de la salle de théâtre. Les cheveux coupés au carré, cette femme était immense. Vraiment très grande. Elle était aussi française que Fleur mais son accent était bien plus prononcé que la jeune blonde. Elle se présenta à tous comme étant le professeur de théâtre de Bill et Fleur, mais aussi la responsable de ce théâtre.
- Charmante, commenta Madame Diggory à Cho. Mais le cœur n'y était pas.
Les derniers arrivants ne tardèrent pas et trouvèrent leur chemin tout naturellement jusqu'à la salle à manger du théâtre. Ils furent aidé surtout par l'éclat des voix qui résonnaient dans les couloirs.
Les Lovegood au grand complet se trouvaient dans la pièce. Pire encore que la voisine au cheveux rose ou la grande Madame Maxime, ils étonnèrent Madame Diggory qui manqua d'avaler sa boisson de travers. Cette fois ci, elle n'eut pas besoin d'émettre un seul commentaire à Cho qui avait parfaitement compris sa pensée d'un seul regard.
Xenophilius Lovegood – que Cédric n'avait jamais rencontré – avait de longs cheveux blonds, identiques à ceux de sa fille, et portait un costume d'une horrible couleur moutarde. Il avait un tas de babioles autour du cou et semblait posséder ce même regard vague que celui de sa fille.
Cette dernière semblait s'être surpassée. Elle portait une horrible robe à frou-frou, rose, customisée à l'aide de différents badges ou capsules de bouteilles. Ses boucles d'oreilles représentaient des pingouins et un grand nœud semblable à celui de Minnie Mouse se tenait dans ses cheveux.
Seule Amanda Lovegood paraissait « normale ». Enfin, elle était tout de même vêtue d'un ensemble aux couleurs des vaches, c'est à dire blanc à tâche noire. Viktor qui les connaissait mieux que personne fut le premier à s'en approcher pour les saluer. Il les présenta très rapidement et Xenophilius s'attarda sur Cédric qu'il n'avait jamais rencontré.
- Ma femme et ma fille m'ont dit beaucoup de bien de vous.
Cédric le remercia mais semblait tout aussi gêné que ses parents. Ce repas s'annonçait bien étrange. Avant de retourner en cuisine, Fleur invita tout le monde à prendre place et demanda à Viktor de leur servir à boire.
Autour de la grande table rectangulaire s'essayèrent Monsieur et Madame Diggory, Cho, Oliver, Cédric et Viktor et Tonks d'un côté. Et de l'autre, Bill, qui garda la place à côté de lui vide pour Fleur, Ginny, Luna, les Lovegood et Madame Maxime.
Lorsque Cédric vit que Viktor servait du champagne, il se dit qu'il devrait peut être prendre une bouteille pour lui tout seul.
