Titre : D'un rêve ou d'un sourire
Auteur : Alounet
Rating : M
Bêta : Farfadette
Catégorie : UA / Romance - Yaoi
Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory
Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.
Notes : Voilà la suite tant attendue je crois ? D'après vos commentaires (merci à toutes !), l'annonce faite dans le chapitre précédent vous a plu et vous attendez tous de voir ou Viktor et Cédric vont se rendre. Ce chapitre nous apportera deux scènes de nos deux amis leur apportant une discussion... Mais la menace n'est jamais loin et tout n'est pas si simple.
J'adore Luna. Vraiment. C'est le personnage le plus dingue que je connaisse. Plus ça va, plus la petite bande du "trio Viktor-Cédric-Fleur" va se voir agrandir. Bill, en fait plus ou moins partie. D'une certaine manière, Luna l'intègrera à son niveau. Enfin, je ne donnerais aucun spoilers sur la suite ! Bonne lecture, encore merci pour votre soutien et n'hésitez pas sur les reviews et merci à celles et ceux qui suivent en favoris ou alertes mon histoire !
Plus que quatre chapitres avant la FIN... De la première partie (rassurez vous !).
Chapitre 16 – « C'est vrai que tu m'aimes ? »
Personne ne s'était attendu à ce que ce repas prenne une telle tournure. Si trois des invités – en l'occurrence Monsieur et Madame Diggory, ainsi que Cho – étaient partis, les autres attendaient de savoir ce qu'il convenait de faire. Fleur qui s'aperçut du malaise des invités, proposa à Oliver et Viktor d'emmener Cédric dans une autre pièce pour qu'il puisse souffler. Elle se tourna vers les autres invités :
- Je suis vraiment désolée pour ce qu'il vient de se passer.
- Ne t'excuse pas Fleur, tu ne pouvais pas prévoir.
- C'est très courageux de sa part, ajouta Ginny qui avait le regard posé sur la porte par laquelle étaient sortit les trois garçons.
Fleur réalisa soudain que les Lovegood étaient là eux aussi. Ils dirigeaient un magazine, et la révélation de Cédric impliquait aussi Viktor. Aussi demanda t-elle, en s'adressant à tous évidemment :
- J'espère que nous pouvons vous faire confiance pour ne pas divulguer cette information ? Si jamais la presse apprenait… pour Viktor, il risquerait sa place.
- Viktor a toujours pu nous faire confiance, confia Amanda. N'est-ce pas chéri ?
- Bien sûr, approuva Xenophilius. Leurs vies personnelle ne regarde que les principaux concernés. D'ailleurs, ça ne change absolument pas leurs capacités à être de bons footballeurs ou de futurs grands journalistes.
La française ne put qu'être soulagée d'entendre les Lovegood dire cela. Luna, Ginny, Tonks et Madame Maxime indiquèrent également qu'elle n'avait rien à craindre de leur part. Mais Bill souleva un argument intéressant :
- Ceux dont tu devrais te méfier c'est précisément Cho et les parents de Cédric.
- Pas vraiment, avait répondu la voix douce de Luna, ils ne pourraient pas dévoiler cela à qui que ce soit. Ils auraient beaucoup trop peur du qu'en dira t-on sur leur fils. Je pourrais avoir un peu plus de poulet ?
Tout le monde avait cessé de manger depuis l'intervention de Monsieur Diggory. Aussi furent-ils tous heureux de retourner à leur repas.
Pendant ce temps, Viktor et Oliver avaient amené Cédric dans une autre pièce du théâtre. Vu les costumes et accessoires qui traînaient tout autour d'eux, il s'agissait probablement des coulisses. Le blond était assis sur un fauteuil, à côté du bulgare qui avait posé sa main sur sa cuisse. Oliver était toujours debout, ne sachant pas s'il devait dire quelque chose. Puis il se décida à intervenir :
- Tu as plutôt bon goût.
Voyant le regard interrogateur de Viktor, il ajouta précipitamment :
- Je ne suis pas gay ! J'essayais juste de détendre l'atmosphère…
Cédric sortit de son mutisme. Il avait encore les yeux rouges et la mine déconfit. Bien que ce ne soit pas dans ses habitudes de se laisser aller aussi facilement, l'attitude de ses parents l'avait profondément choqué.
- J'ai jamais… Enfin… J'avais… Avant Viktor…
- Je me doute t'en fais pas, l'arrêta Oliver en s'asseyant à son tour sur une chaise face à lui. Sinon tu m'en aurais parlé pas vrai ?
- Je ne crois pas.
L'étudiant s'était voulu le plus honnête possible. C'était déjà un exploit surhumain d'avoir osé l'annoncer face à tout un tas de personnes dont ses parents, son ex, ses amis et son futur patron.
- Moi tant que t'es heureux comme tu es ou… En fait je sais pas trop ce que je suis censé dire ou ce que t'attends de moi, confia Oliver qui avait retrouvé une voix plus sérieuse.
- Reste toi même. Ne change pas ton regard sur moi.
- Bah, y'a rien qui change. T'es toujours moins drôle que moi, moins beau, moins doué avec un ballon…
- Tu joue au foot ? demanda Viktor.
- Pas aussi bien que toi, répondit Oliver gêné qu'un grand joueur sportif s'intéresse à sa façon de jouer. Mais j'aime bien, oui. J'aurais dû être capitaine à la place de Cédric.
Ce dernier se mit à sourire, retrouvant peu à peu des couleurs.
- Bon, je vais vous laisser discuter à deux…
Oliver tendit son poing en avant vers Cédric. Ce dernier fit pareil et leurs deux mains entrèrent en contact, et tous deux se mirent à sourire. Le meilleur ami sortit de la pièce laissant les deux autres seul à seul.
Le bulgare en profita pour prendre la main de l'anglais. Il n'avait pas osé faire trop de gestes tendre devant Oliver.
- Tu m'as imprrrréssionné.
- Toi aussi. Tu as dit tout ce que je pensais et que je n'arrivais pas à dire à mon père.
Viktor rougit légèrement. Les deux jeunes restèrent quelques minutes sans dire quoi que ce soit d'autre, puis le sportif demanda :
- C'est vrrrai que je suis ton petit-ami alorrrs ?
- C'est vrai que tu m'aimes ?
Cédric avait bel et bien entendu la conversation dans la cuisine entre Viktor et Fleur. Le sportif répondit :
- C'est mal d'écouter aux porrrtes.
Cédric sourit et reprit, d'une voix plus grave :
- Je n'ai pas envie que tu t'en ailles tout à l'heure. Je sais que j'ai agit bêtement ces derniers jours… Mais, même si j'ignore ou tout ça va nous conduire et… quelles en seront les conséquences, j'ai besoin de toi.
Viktor passa sa main dans les cheveux de l'anglais et l'arrêta sur sa joue. De son autre main, il tenait toujours la main du blond avec beaucoup de tendresse.
- Si je rrreste… Le coach serrra furrrieux.
- Il ne peux pas te virer ? s'inquiéta le blond.
- Mais il ne rrrenouvellerrra pas mon contrrrat pourrrr la prrrochaine saison.
- Oh.
Cédric semblait comprendre ou son ami, non son petit-ami, voulait en venir. Si Cédric avait dû faire un choix entre sa famille et le bulgare, ce dernier devait à son tour faire un choix entre Cédric et sa place dans l'équipe.
- Mais il y a de trrrès bonnes équipes en Angleterrre, ajouta Viktor en affichant un tendre sourire à son ami – non, son petit-ami.
- Et si un jour tu te rends compte que ce n'est pas ce que tu voulais ? Que tu me reproches d'avoir gâché ta vie ?
- On verrrra. Je ne sais pas ce que l'avenirrr rrréserrrve.
- Pas de promesses hein ?
C'était justement lui qui avait indiqué à Viktor de ne pas faire de promesses, de peur qu'elles ne soient pas respectées.
- Une seule.
Et pour toute réponse le bulgare posa ses lèvres sur celles de l'anglais. Ils échangèrent un baiser doux, emplit d'affection, avec pour signification de sceller leur relation. Ils sortaient officiellement ensemble. Du moins, l'anglais était prêt à s'accepter comme tel. Leur baiser dura sans que l'un ou l'autre ne veuille l'arrêter. C'est lorsque quelqu'un frappa à la porte qu'ils se séparèrent pour laisser la personne entrer.
Luna était accompagnée de Ginny. La blonde leur dit en souriant :
- Fleur va mettre le dessert à table. Mais continuez à vous embrasser, ne vous arrêtez pas pour nous.
Ginny fit sortit son amie, gêné pour elle. Luna repartit en sautillant joyeusement vers la salle à manger.
Cédric et Viktor se regardèrent en souriant et le premier avoua :
- Je crois que je l'aime bien cette fille.
Ils se levèrent, main dans la main, et regagnèrent la salle à manger.
Personne n'émit un seul commentaire lorsque Cédric réapparut dans la salle. Fleur était en train de couper les pâtisseries tandis que Tonks expliquait qu'elle travaillait pour la police scientifique. Personne ne s'était attendu à une telle chose. Elle confia alors qu'elle aurait bien voulu arrêter les méchants sur le terrain, mais qu'elle était trop maladroite pour cela. Du coup, elle préférait analyser des informations sur un ordinateur, se sentant utile.
Le dessert fut succulent et bientôt, Fleur débarrassa les dernières assiettes et les derniers plats de la salle à manger.
Les Lovegood s'apprêtèrent à prendre congé et à partir. Ils indiquèrent à Madame Maxime qu'ils seraient présent du samedi lors de la représentation. Luna et Ginny étaient en grande conversation lorsque Xenophilius s'approcha de Cédric :
- N'oublie pas, ton article avant mardi soir.
- Vous l'aurez demain sans fautes, confirma Cédric en lui serrant la main.
Il était étrange pour le grand blond que son futur patron ait apprit quelque chose d'aussi personnel le concernant et de pareille façon. Mais les Lovegood – dans leur étrangeté – ne semblaient pas formalisé. Amanda dit au revoir à Viktor Les deux plus jeunes étant en train de comploter quelque chose, elles allèrent voir Bill et Madame Lovegood pour demander une certaine autorisation.
- Ça ne vous dérange pas ? demandait Amanda à Bill.
- Non, du tout. Ginny est toujours entourée de garçons à la maison, ça lui fera du bien d'avoir une présence féminine.
- Entendu.
Les Lovegood s'en allèrent laissant leur fille en compagnie de Ginny. Cette dernière avait proposé de passer quelques jours en vacances chez elle. Heureusement, confia Bill, Madame Weasley aimait toujours recevoir les amis de ses enfants.
- Madame Maxime, Bill, Luna et Ginny vont rester avec moi pour tout débarrasser et nettoyer. Tonks va vous reconduire jusqu'à l'appartement tous les trois.
- Tu es sûre ? On peut t'aider.
- Pas la peine Cédric. On se retrouve tout à l'heure.
Ce fut donc au tour de Cédric, Viktor, Oliver et Tonks de partir. Cette dernière étant venue avec sa voiture, et habitant au même endroit, fut enchantée de pouvoir les aider.
Tandis que Tonks retournait à son appartement, les trois autres regagnèrent l'appartement de Fleur et Cédric.
- Tu peux rester dormir ici, proposa Cédric à son meilleur ami. Par contre, ce sera le canapé, on manque de place.
- Même pas une petite place pour moi dans ton lit ? plaisanta le brun.
- Non.
- Parce que je ne te plais pas ou parce que tu es jaloux ? taquina Oliver.
Cédric s'approcha plus près de son meilleur ami et murmura :
- La jalousie. Mais ne dit rien à Viktor, ça risquerait de lui faire trop plaisir de savoir ça.
Oliver éclata de rire et les trois s'installèrent devant la télévision à regarder un match de foot sur le câble. Soudain, le bulgare réalisa que son coach et le reste de l'équipe devaient l'attendre à l'hôtel avant de partir.
Durant un instant, le sportif se demanda s'il devait prévenir son coach par téléphone ou se rendre sur place. Mais ne voulant pas donner l'impression qu'il se défile, se rendre sur place se révéla être la meilleure solution.
- Il faut que j'aille voir le coach.
- Okay. Mais tu reviens pas vrai ?
Cédric n'était pas inquiet, juste légèrement anxieux. Pour le rassurer, Viktor l'embrassa quelques instants alors qu'il était dans l'entrée.
- Je vais voir si Mademoiselle Tonks peut me prêter sa voiture.
L'anglais le laissa partir et resta seul avec Oliver.
Tonks accepta avec un grand enthousiasme de rendre service au sportif et ce dernier prit rapidement la route en direction de l'hôtel ou séjournait son équipe depuis une semaine. Une fois sur place, il se dirigea vers le hall ou son coach se trouvait déjà là accompagné de quelques joueurs.
- Et bien Viktor, je m'inquiétais. Je n'espérais plus te voir arriver.
- Je peux vous parrrler en prrrivée coach ?
Le sourire qui venait d'apparaître sur le visage de l'homme s'effaça aussitôt. Il fit signe à son joueur de le suivre et ils se retrouvèrent maintenant dans une petite pièce.
- Je t'écoutes.
- Je ne rrrentrrres pas en Bulgarrrie.
- Tu crois que je n'avais pas imaginé que tu puisses prendre cette décision ?
Viktor haussa les sourcils, ne comprenant pas ce que voulait dire son coach.
- J'ai ici quelque chose qui devrait te faire changer d'avis.
Karkaroff sortit de sa poche un magazine. Il s'agissait du même magazine dans lequel travaillait Rita Skeeter.
- Skeeter est une de mes… amies. Vois-tu, il s'agit du magazine que tu trouveras en kiosque demain si jamais tu ne rentres pas en Bulgarie avec nous. Vas-y, je te laisse lire l'article.
Viktor attrapa le magazine dont la couverture tablait, avec une grande photo de lui, « Homosexualité révélée dans le milieu du foot, Viktor Krum au cœur du scandale ».
Il ouvrit les premières pages du magazine ou l'on pouvait trouver différentes photos de lui, dont celles de la soirée de la semaine dernière. Rita expliquait l'erreur commise par ses soins en indiquant sa liaison présumée avec la française. D'après certaines sources, le coach par exemple, elle avait découvert que c'était avec le jeune anglais qu'il entretenait une liaison.
Elle faisait ainsi état de l'homosexualité du bulgare qui avait pour seul confident Karkaroff, qui bien évidemment, ne pouvait garder un tel élément dans son équipe, causant une bien grande panique auprès des autres joueurs.
Si un tel article comme cela paraissait dans la presse, la carrière de Viktor était terminée. En 2010, révéler son homosexualité d'une telle façon était un lynchage en bon et due forme. Pire que tout, même si le prénom de Cédric n'était pas révélé, la photo le mettait en première ligue aussi dans ce scandale.
- Tu es immonde Igorrrr. Comment peux tu t'abaisser à fairrre ça ?
- Je dirige une équipe, Viktor, je me dois d'assurer la protection de mes joueurs et de nos sponsors. Personne ne nous financera si tu t'impliques dans une histoire amoureuse avec un gamin.
- Pourrrtant j'étais un gamin moi aussi. Tu te rrrappelles ? Moi je m'en souviens trrrès bien.
- Ne dis pas de bêtises. Je ne suis pas une folle, moi. Je suis marié.
- Alorrrrs pourrrquoi tu m'as fait ça ?
La rage dans la bouche de Viktor se faisait sentir grandement. Karkaroff ne baissait pas les yeux et gardait ce regard noir :
- Pour te faire comprendre que c'était immoral. Mais la leçon ne t'a pas suffit.
Viktor jeta le magazine sur Igor qui le rattrapa au passage. En cet instant précis, le jeune sportif se sentait capable du pire, comme jamais il ne l'avait ressentit. Il se dirigea vers la porte mais son entraîneur l'arrêta à nouveau :
- Si cet article n'est pas suffisant, je peux très bien m'attaquer à d'autres que toi.
Viktor se retourna à nouveau pour faire face à son coach. Ce dernier sortit de sa poche un papier. Il commença à lire :
- Cédric Diggory, 17 ans. Son père travaille au ministère c'est bien ça ? Et il veut être journaliste ? Si le Chicaneur a accepté de l'engager, aucun autre journal digne de ce nom ne souhaitera entendre parler de lui si je leur explique qu'il n'est pas recommandable. Ensuite nous avons… Fleur Delacour. Une jeune française, elle se lance dans le commerce internationale et elle fait du théâtre ? J'ai connu Madame Maxime autrefois. Je me demande si je ne devrais pas l'appeler. Elle sort avec un dénommé Weasley c'est bien ça ? Banquier, si je ne m'abuse. Son père et son frère travaillent aussi au ministère, son frère est zoologue… Et sa petite sœur fréquente la même école que la fille des Lovegood ?
Viktor ne cachait plus sa rage. Ses yeux, sa bouche. Tout en lui exprimait la fureur. Il s'approcha de son coach et le poussa contre un mur et employa sa voix la plus menaçante :
- Si jamais tu t'en prrrend à l'un d'eux…
Karkaroff le repoussa et remit correctement le col de sa chemise :
- Voyons Viktor, n'emploie pas le menace avec moi, c'est inutile. Tu oublie juste une chose, le pouvoir je le détiens. Je sais très bien que m'attaquer à toi ne t'atteindra pas. Par contre, ces gens qui t'apprécient… Eux… Je doute fort qu'ils souhaitent continuer à te fréquenter s'ils savent que par ta faute, leur vie risque d'être détruite.
Karkaroff s'approcha à son tour de la porte pour sortir de la pièce. Il indiqua une dernière chose :
- Je te donne quinze jours. Dans quinze jours je veux que tu sois rentré en Bulgarie pour signer ton contrat. Si ce n'est pas fait, n'oublie pas cette conversation… Bonnes vacances Viktor.
Le coach claqua la porte derrière lui et laissa le jeune sportif seul avec sa rage. Il essayait de remettre en ordre toutes ses pensées. Qu'allait-il bien pouvoir faire ? En discuter avec Cédric et les autres ? Il avait encore quinze jours pour se décider.
Mais pourquoi alors que les choses semblaient aller pour le mieux avec Cédric, devait-il avoir cette nouvelle menace au dessus de sa tête ? C'était si injuste. Bien trop énervé, Viktor regagna la voiture de Tonks et décida de rouler, autant de temps qu'il lui faudrait pour se calmer.
A l'appartement, Fleur et les autres étaient rentré les bras chargés de plats et de couverts complètement lavés. La française demanda l'aide de son petit-ami pour tout ranger.
- Ou est Viktor ? demanda Ginny en s'asseyant sur un fauteuil, tout comme Luna.
- Voir son coach, répondit Oliver concentré sur sa manette.
Cédric et Oliver s'étaient mis à jouer à la Wii une fois Viktor partit. C'était une chose qu'ils faisaient très souvent lorsqu'ils étaient encore au lycée. La mère d'Oliver appelait ça du glandouillage. Mais ça leur plaisait énormément.
- Vous saviez que Mario et Luigi étaient plombiers à New York ?
Les regards se tournèrent vers la jeune blonde, y comprit ceux de Fleur et Bill qui les avaient rejoint dans le salon.
- Ils se sont retrouvés plongé dans le monde du jeu vidéo en voulant sauver la princesse Daisy.
- Ce n'est pas la princesse Peach qu'ils doivent sauver ? demanda Ginny intéressée.
- Oh, si mais ça c'était bien après qu'ils soient tombé dans le monde magique. Mais alors qu'elle n'était qu'un bébé, la princesse Daisy fut emmenée dans notre monde et confiée à un orphelinat. Puis à la recherche de ses origines, elle fut enlevé par des Kappa qui l'emmenèrent au travers les égouts dans la porte qui menait à son véritable monde. Je crois que Luigi est tombé amoureux d'elle.
- Tu ne crois tout de même pas qu'ils ont réellement existé ? demanda Fleur.
- Ils ont existé, protesta Luna. Mais la société a bien trop peur de voir le roi Kappa assiéger notre monde pour le gouverner pour réellement y croire.
Voyant que sa petite-amie allait répondre, Bill intervint rapidement :
- Si nous faisions une partie tous ensemble ?
Cédric acquiesça. Bientôt il distribua des manettes à tout le monde et les six amis lancèrent une nouvelle partie.
Tout le monde resta concentré lorsque Viktor arriva quelques heures plus tard. Visiblement, chacun des joueurs prenait plaisir et ne se souciait même plus de l'heure qu'il était. Seul Cédric déposa sa manette, laissant les autres continuer la partie. Il se dirigea vers son petit-ami, anxieux de savoir ce qu'il en était :
- Tu en as mis du temps. Ça c'est mal passé ?
- Il n'était pas content.
- Mais tu t'en doutais ?
- Cédrrric…
Viktor parlait bas pour ne pas être entendu des autres. Mais l'inquiétude dans sa voix paralysa le blond.
- Il a menacé de… s'en prrrendrrre à vous tous si je ne rrrevenais pas dans deux semaines.
- S'en prendre à nous ? Comment ça ?
- Il connaît du monde. Il pourrraît trrrrès bien fairrre en sorrrte que tu ne sois engagé dans aucun jourrrnal à la fin de tes études. Se mêler des affairrres de ton pèrrrre ou de la famille de Bill au ministèrrrre. Ou il connaît Madame Maxime.
- Mais tu n'es pas sérieux ? Il n'est pas si puissant que ça !
- C'est un homme d'affairrrres, ajouta Viktor d'un ton grave. Crrrrois-moi, il en est capable.
- Et donc ? Tu vas lui obéir et te laisser faire ?
- Si c'est pourrr vous prrrotéger oui…
- Hors de question.
Cédric posa ses mains sur les hanches de Viktor et il lui adressa un regard que le bulgare ne lui avait jamais encore vu. Un regard emplit de courage et de défi :
- N'oublie pas ta promesse.
Cédric déposa ses lèvres sur celles de Viktor et les deux s'échangèrent un baiser similaire à celui des coulisses du théâtre.
Les autres ne firent pas attention à eux, continuant à jouer à la console vidéo et à faire en sorte de faire gagner leurs personnages..
Cédric mit fin au baiser en reprenant la parole :
- Tu as su affronter mon père, je serais bien capable d'affronter ce que ton coach pourrait me faire.
- Et pour les autrrres ?
- On leur demandera. Mais je parie que Fleur se fera un plaisir de nous suivre.
Viktor retrouva un léger sourire. La rage de tout à l'heure s'était envolée, mais il n'était pas inquiet pour autant. Cédric ne semblait pas comprendre à quel point il pouvait être dangereux d'avoir Igor Karkaroff comme ennemi, mais lui le savait.
