Titre : D'un rêve ou d'un sourire

Auteur : Alounet

Rating : M

Catégorie : UA / Romance - Yaoi

Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory

Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.

Notes : Avant dernier chapitre de cette première partie. L'intrigue Karkaroff trouve sa résolution dans ce chapitre. Comme je l'ai annoncé à certains d'entre vous en répondant aux reviews, un personnage va nous montrer une autre facette de sa personnalité dans ce chapitre. Ce nouvel aspect sera d'ailleurs l'un des points d'intrigues de la seconde partie (qui sera elle aussi composée de vingt chapitres). Quoi qu'il en soit, j'espère que vous apprécierez toujours autant ce nouveau chapitre... Je diffuserais le vingtième durant le week end. Ce dernier sera composé d'une scène assez... Spéciale. Au delà de la classification du M, donc je ne sais pas encore si je vais le censurer ou non... Enfin, n'hésitez pas à donner vos avis ! Si vous laissez des reviews et que vous n'êtes pas inscrit, laissez vos mails que je puisse vous répondre et vous remercier !


Chapitre 19 – « Je n'ai rien fait »

- Je n'ai rrrien fait !

Viktor Krum expliquait une nouvelle fois son innocence concernant ce qui lui était reproché. Il était déjà minuit passé et l'interrogatoire des deux inspecteurs se poursuivait. Si l'inspecteur Kingsley semblait plutôt sympathique et enclin à le croire, ce n'était pas le cas de l'autre inspecteur, Maugrey. Ce dernier s'acharnait avec insistance sur différentes questions, pensant peut-être qu'il finirait par le faire craquer.

- Est-ce que j'ai besoin d'un avocat ?

Les deux inspecteurs se regardèrent puis Kingsley reprit la parole :

- Vous pouvez faire appel à un avocat si vous le souhaitez.

- Tu avoue donc que tu as quelque chose à te reprocher, beugla Maugrey.

- Non !

La porte de la salle d'interrogatoire s'ouvrit sur une femme. Celle-ci devait avoir au moins une cinquantaine d'années, abordait un chignon tiré à l'arrière, une robe d'un certain standing, une petite valise et des lunettes sur son long nez. Son visage était dur et froid. D'emblée, Viktor dût reconnaître qu'elle ne donnait pas envie de se frotter à elle.

- Minerva. Que faites-vous ici ? interrogea le plus petit des inspecteurs.

- Je suis là pour veiller au bien être de mon client. Est-il en état d'arrestation ?

- Non, répondit calmement le grand noir.

- Dans ce cas, vous ne verrez aucun inconvénient à ce que nous partions tous les deux. N'est-ce pas ?

L'inspecteur Maugrey tapa dans une table et sortit de la pièce, laissant les trois autres seuls. Ne comprenant pas ce qui était en train de se passer, le bulgare regarda l'inspecteur et lui demanda :

- Je peux parrrtirrr ?

- Pour le moment, oui. Mais tenez-vous à notre disposition.

Il rangea son dossier et quitta la pièce. Le sportif porta son attention sur la femme qui reprit la parole :

- Rassurez-vous Monsieur Krum, leur dossier est vide. Ils n'ont que le témoignage de ce garçon – Dimitar Ivanov – si je ne me trompe pas il s'agit de l'un de vos co-équipiers n'est-ce pas ? Sans doute une manœuvre de votre coach, Igor Karkaroff pour vous discréditer.

- Parrrdonnez-moi mais, qui êtes vous ?

La femme posa son regard sur le jeune homme et se présenta de cette même voix autoritaire :

- Maître Minerva McGonnagall. Je serais votre avocate.

- Mais…

- Arthur Weasley est l'un de mes amis. Il m'a appelé aussitôt votre départ pour le commissariat.

Elle lui fit signe de le suivre et ils quittèrent la salle d'interrogation. Ils passèrent devant les deux inspecteurs. Maugrey ne put s'empêcher de fusiller du regard le joueur de football.

Arrivé dans la grande salle d'attente, le sportif s'aperçut que d'autres personnes attendaient après lui. Il y avait tout d'abord Monsieur Weasley, le père de Bill. Mais aussi Fleur, Monsieur Lovegood et bien sûr Cédric et à sa grande surprise, sa voisine, Tonks.

- Est-ce que ça va ?

Fleur venait de se jeter dans les bras de son ami. Elle semblait furieuse.

- C'est un scandale ! Il n'a pas le droit de faire ça.

- Rassure toi mon garçon, lui dit Monsieur Weasley, Minerva est l'une des meilleures avocates que je connaisse.

Cette dernière se permit de reprendre la parole :

- Pour le moment Monsieur Krum est libre. Ils n'ont pas assez d'éléments pour l'incarcérer, juste le témoignage de ce garçon. Je pense que l'histoire n'ira pas plus loin mais il faut vous attendre à un retour médiatique.

- Karkaroff va sans doute faire publier cette histoire dans les journaux, indiqua Monsieur Lovegood. Il cherche à te nuire pour t'empêcher de jouer dans une autre équipe.

- Comment un homme peut-il être aussi mauvais ? se demanda Fleur toujours outrée. Et ce garçon, pourquoi va t-il raconter ça ? C'était l'un de tes amis non ?

- Karrrkarrrof a dû l'y forrrrcer. Ou le soudoyer.

- Tu ne peux pas aller le voir pour arranger les choses ? demanda Cédric qui se trouvait toujours à côté de son petit-ami.

- Certainement pas, répondit sèchement McGonagall. Ce serait préjudiciable et ils pourraient s'en servir. Karkaroff indiquerait certainement que Monsieur Krum a voulut l'intimider.

- Alors on ne peut rien faire ? demanda Fleur.

- Je connais les inspecteurs qui sont sur l'enquête, indiqua Tonks qui était restée silencieuse tout du long. Je peux essayer de leur expliquer toute l'histoire.

Le petit groupe quitta le commissariat. L'avocate, avant de partir, donna ses derniers conseils :

- Arthur vous donnera toutes mes coordonnées, mais pour l'instant, faites vous le plus discret possible. Je me charge de constituer un dossier contre Karkaroff.

- Mais Igor est un homme puissant, il a de nombreux contacts et ne laissera personne s'attaquer à lui.

- Et bien c'est ce que nous verrons Monsieur Lovegood.

L'avocate gardait toujours ce ton remplit d'assurance :

- Bonne soirée à tous. Reposez vous bien.

Et elle quitta la rue pour regagner un peu plus loin son véhicule. Encore sous le choc de cette fin de soirée, Viktor attrapa la main de Cédric avec l'envie de se rassurer. De se dire que peut-être tout ceci était un très mauvais rêve.

- Bien. Nous devrions nous reposer aussi.

- Je vais les raccompagner jusqu'à l'appartement, proposa Tonks.

Monsieur Lovegood et Monsieur Weasley les saluèrent et regagnèrent donc leur voiture, tandis que les autres retournaient à la voiture de Tonks. Personne ne dit quoi que ce soit une fois à l'intérieur du véhicule. Arrivés à la résidence, ils souhaitèrent une bonne nuit à Tonks et rentrèrent chez eux.

Une fois à l'appartement, Cédric prit son petit-ami dans ses bras tout en lui caressant le dos. Le bulgare ne disait rien – d'ailleurs il ne montrait même aucune émotion – mais cette étreinte lui fit le plus grand bien. Il avait besoin de soutien. Jamais il n'aurait cru son entraîneur capable de pareilles choses. Après avoir menacé ses amis, il avait tenté de détruire sa relation avec Cédric et il profanait maintenant d'horribles accusations. S'il n'y avait pas eu le blond, le grand brun aurait pu laisser éclater sa colère et retrouver son ancien coach pour lui dire sa façon de penser.

Fleur leur souhaita bonne nuit et regagna sa chambre, ce que ne tardèrent pas à faire les deux garçons.

Le lendemain matin, un drôle de sentiment avait envahit l'appartement. Tous étaient inquiets. Ils s'attendaient à ce que la police arrive à tout moment pour annoncer une autre nouvelle. Ou bien à un retour de Karkaroff. Le petit déjeuner se déroula dans un calme des plus étranges. Toute l'excitation de la veille – le nouvel appartement, la pièce de théâtre de Bill et Fleur – fut balayée d'un seul coup par ce qui s'était produit en fin de soirée.

- Qui pourrait croire que tu es capable d'une pareille chose ? s'indigna Fleur qui n'en revenait toujours pas.

Mais le bulgare avait réfléchit à cela toute la nuit. Il se souvint alors de sa dernière entrevue avec Karkaroff. Il l'avait menacé. Viktor lui avait dit qu'il était prêt à utiliser des informations contre lui, notamment que Karkaroff avait tenté lui aussi de profiter du grand brun lorsqu'il était plus jeune. C'était sans doute ça qui avait donné l'idée à Igor d'utiliser l'un de ses co-équipiers pour porter une pareille plainte. S'il attaquait le premier, même en mentant, il empêchait plus ou moins Viktor d'utiliser l'information contre lui. Certes, Viktor avait su se débattre et refuser les avances de son coach lorsque ce dernier avait apprit les penchants du sportif. Il voulait lui donner une leçon et lui faire passer l'envie d'avoir un comportement obscène. Rien que de repenser à ce terrible souvenir donnait la nausée au footballeur.

Tout cela n'était sans doute qu'une simple vengeance, Viktor ayant avoué le premier son homosexualité à la presse, empêchant son coach de le faire d'une manière scandaleuse.

- Je dois vous laisser. On se voit tout à l'heure ?

- Qu'est-ce que tu vas faire ?

- Deux, trois choses.

La française embrassa ses amis et sortit de l'appartement en emportant son grand sac à main. Pour se changer les idées, les deux jeunes hommes décidèrent de continuer leur lancée dans le visionnage de la série Lost.

De son côté, Fleur avait un plan en tête. Il était hors de question qu'elle laisse un homme comme Karkaroff s'attaquer à ses amis. La jeune femme était bien décidée à montrer qu'elle n'était pas qu'une simple potiche juste bonne à jouer dans une pièce de théâtre. La française avait démontré qu'elle était indépendante, forte et qu'elle n'était surtout pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Alors qu'elle traversait la ville de Londres en transport en commun, elle songea au fait que que Karkaroff n'en était qu'au début. Un homme aussi puissant – avec un aussi grand réseau de contacts – devait être craint et il fallait s'en méfier. Mais la blonde cachait plus d'un tour dans son sac, jamais elle ne le laisserait faire. C'était comme si elle devait relever le défi et être la plus forte face à lui.

Arrivée à l'hôtel ou séjournait le coach, elle se présenta à l'accueil en demandant à ce que le coach descende pour la rejoindre. Le jeune homme face à elle s'empressa de téléphoner dans la suite du bulgare et ce dernier rejoignit Fleur une dizaine de minutes plus tard dans le petit salon de l'hôtel, entièrement désert.

- Mademoiselle Delacour ? Quelle agréable surprise !

Fleur se leva pour faire face à l'homme. Contrairement à son habitude, elle ne souriait pas et resta froide et peu enclin à se montrer chaleureuse.

- Ce n'est pas une visite de courtoisie, mais ça, vous devez vous en douter.

- Laissez moi deviner ? fit semblant de réfléchir l'homme. Vous venez au sujet de cette horrible affaire de viol ? Le pauvre Dimitar, j'ignore s'il s'en remettra un jour.

- Arrêtez, rétorqua la jeune femme agacée, nous savons tous les deux que Viktor n'est pas plus un violeur que moi.

- Vous en avez la preuve ?

- Pour commencer le témoignage seul de Dimitar ne suffira pas.

Karkaroff eut un léger rictus mais Fleur ne se démonta pas et reprit de sa voix la plus sérieuse :

- Ensuite, vous allez lui demander de retirer cette plainte. Vous allez également dire à la police que c'est vous, qui l'avez forcé par pure vengeance envers Viktor à tenir de pareils propos. Vous leur direz que vous n'avez pas supporté qu'il quitte votre équipe pour vivre sa relation avec un autre garçon.

- Est-ce que c'est un gag ? demanda Karkaroff en riant.

- Taisez vous et écoutez moi.

Karkaroff ne riait plus. La jeune femme devenait trop insolente à son goût.

- Après avoir fait cela, vous quitterez ce pays et vous rentrerez en Bulgarie. Une fois sur place, vous déposerez votre démission et vous irez prendre une paisible retraite loin du sport et surtout, très loin de Viktor.

- Vous me faites perdre mon temps avec vos bêtises de gamine.

Karkaroff fit volte face et s'apprêta à partir. Fleur, de sa voix la plus sérieuse reprit, semblable à une véritable femme d'affaires. Elle laissait apparaître un aspect de sa personnalité que ses amis ne voyaient jamais.

- Viktor m'a indiqué que vous aviez fait des recherches sur nous, et donc par conséquent sur moi.

Le coach s'arrêta et fit volte face, attendant de voir ou la jeune femme voulait en venir :

- Vous n'ignorez donc pas que mon père, est un puissant homme d'affaires en Europe, mais qu'il a lui aussi, la chance d'avoir de nombreux contacts. Ce serait tellement dommage si ce genre de privilèges étaient réservés à des pourris dans votre genre.

Karkaroff ne riait plus. Non seulement il était aussi livide qu'un mort mais ses yeux exprimaient une colère qu'il tentait de réprimer.

Sûre d'elle et pleine d'assurance, la jeune Delacour reprit :

- Vous connaissez je pense un certain… Albus Dumbledore, je ne me trompe pas ?

Karkaroff ne répondit pas mais sentait très bien qu'il était piégé, peu à peu, et par une gamine de dix huit ans. Ça lui était insupportable.

- Il se trouve que le professeur Dumbledore, qui enseigne aujourd'hui dans les plus grandes écoles, est aussi un partenaire de papa. Quelle fut ma surprise ce matin, lorsque j'ai apprit de mon père que ce cher professeur ne vous portait pas dans son cœur. Un grand homme, Dumbledore. Mais aussi une grande menace pour vous.

- Vous bluffez ? essaya de se rassurer l'homme face à la blonde.

- Absolument pas. Il semblerait qu'il y a de cela quatorze ans, vous n'étiez pas l'homme que vous êtes devenu aujourd'hui. Vous étiez même lié de très près à un célèbre tueur en série dont je ne citerais pas le nom car vous le connaissez parfaitement bien, n'est-ce pas ?

- J'ai était innocenté, répondit froidement l'homme.

- Grâce à la générosité de Monsieur Dumbledore, qui a témoigné en votre faveur. Seulement, vous lui aviez promis également que jamais plus vous ne vous attaqueriez à qui que ce soit dans le but de faire du mal.

La jeune fille fit mine de réfléchir.

- Quels étaient les paroles exactes… Ah oui, vous étiez, je cite « obligé d'agir pour le compte de cet homme car il vous y forcez ». A moins que je ne me trompe, personne ne vous a forcé à vous en prendre à Viktor ou à Cédric ? Quelle est votre excuse ?

- Vous signez votre arrêt de mort, petite idiote.

- Des nouvelles menaces ?

Fleur sortit de sa poche un magnétophone qu'elle agita joyeusement devant l'homme.

- Je ne suis pas assez idiote pour ne pas prendre mes précautions. Quoi qu'il en soit, papa tient à ma disposition les documents de Dumbledore qui pourrait faire changer la donne vous concernant. Car les partisans de ce célèbre tueur en série sont toujours recherchés, même si quatorze ans s'est écoulé, et je pense que la justice Britannique serait ravit d'avoir ces documents en leur possession.

Le coach savait qu'il était piégé. La jeune femme le tenait et ne laisserait pas cette occasion filer. Il allait devoir à contre cœur lui obéir et balayer d'un geste tout ce qu'il avait construit depuis quatorze ans.

La jeune femme remit son magnétophone dans sa poche et s'approcha de la porte du petit salon. Ses cheveux qu'elle avait redressée à l'aide d'une pince resplendirent grâce à la lumière du soleil qui traversait la pièce. Fleur s'arrêta et regarda une nouvelle fois Karkaroff :

- Je vous laisse vous rendre avec votre joueur au commissariat aujourd'hui même et si je ne m'abuse, un avion part ce soir pour la Bulgarie. Je vérifierais dans la presse cette semaine que votre démission soit bien annoncée. Je crois même que Le Chicaneur pourrait en faire sa Une.

Alors qu'elle allait repartir, le coach lui demanda d'une voix froide :

- Vous croyez peut être jouer les justicières en m'écartant de votre chemin. Mais vous êtes jeune et bien naïve. Vous auriez dû continuer à jouer les comédiennes et ne pas vous mêlez de cette histoire. Vous ne savez pas dans quoi vous mettez les pieds.

Triomphante, Fleur répondit :

- Si vous aviez poussé votre enquête me concernant, vous auriez comprit que l'on ne s'attaque pas à Fleur Delacour ou à ses proches sans en subir les conséquences. Et je n'ai absolument pas peur de vous.

La blonde claqua la porte de l'hôtel et sortit dans la rue respirer de l'air frais. Elle se serait mentit à elle même si elle ne s'avouait pas que durant tout le long de cet entretien, elle n'était pas rassurée. Jamais elle ne se serait cru réellement capable d'affronter un tel homme et d'employer ce genre de méthodes. Mais elle se destinait à faire du commerce internationale. Elle avait donc la tchatche nécessaire pour ne pas se laisser faire. De plus, ce n'était pas la première fois dans sa vie qu'elle se frottait à quelqu'un de coriace pour le bien être de ses proches.

Elle se réjouit cependant d'avoir cherché de l'aide auprès de son père et que – fort heureusement – il connaisse un homme du calibre d'Albus Dumbledore. Elle sortit son téléphone et appela son père :

- Je viens de voir Karkaroff. Je crois qu'on entendra plus jamais parler de lui.

- Mais ma chérie tu es inconsciente, je t'avais dit que le professeur Dumbledore irait le trouver lui même. Il est sur Londres actuellement.

- Je sais bien papa. Mais c'était un peu mon combat. Je le devais pour mes amis.

- Tu n'en feras toujours qu'à ta tête pas vrai ?

- Possible. Mais dis moi…

La jeune femme paraissait plus sérieuse :

- J'étais trop jeune pour m'en souvenir mais… L'homme pour qui travaillait Karkaroff… Il était… Enfin, il a fait des choses terribles pas vrai ?

Le père de la jeune femme attendit un instant avant de répondre mais il lui déclara :

- Oui. Des choses atroces. Mais tu n'as pas à t'en soucier. Il est mort maintenant. Et ses partisans sont soient enfermés, soient morts.

- Karkaroff ne l'était pas lui… Et si d'autres étaient toujours en liberté et continuaient à commettre des choses horribles ou simplement à faire comme Karkaroff, détruire la vie des autres ?

- On ne peut malheureusement rien y faire. Et ça ne te concerne pas ma chérie. Écoute, je dois te laisser. Nous viendrons te voir dès que possible.

- Très bien. Bonne journée. Je t'aime.

- Je t'aime aussi.

La jeune femme rangea son téléphone dans sa poche et reprit le métro en direction de son appartement.

Lorsqu'elle rentra en fin d'après midi, la blonde ignorait si elle devait révéler à ses amis tout ce qu'elle avait fait sans leur en parler. Mais bien trop heureuse à l'idée d'annoncer la bonne nouvelle, elle leur dévoila tout au bout de cinq minutes.

Ils étaient dans le salon et la française leur fit le récit de ce qu'elle avait apprit, de quelle façon elle avait utilisé cela contre Karkaroff et ce qu'elle y gagnait. Les deux jeunes hommes restèrent bouches bées.

Ni l'un ni l'autre ne se seraient attendu à ce que celle qui sauve tout le monde de cette situation soit Fleur. Elle pouvait se montrer redoutable avec ses ennemis et cela fit frissonner l'anglais.

- Tu le savais ? demanda Cédric à Viktor.

- Non. Il ne parrrlait jamais de son passé. Et cet homme s'est surrrtout attaqué à l'Angleterrre, même si le monde entier doit connaîtrrre ses histoirrres.

- Lui et ses partisans ont tué des centaines de personnes, révéla Fleur d'une petite voix. Et tous ne sont même pas punit pour cela.

Le fait de s'être confrontée à Karkaroff avait fait réaliser à la jeune femme l'importance de cette histoire, qu'on évoquait encore trop peu aujourd'hui, et combien il était injuste que des criminels s'en sortent. Mais elle s'arrêta de penser à cela quand Cédric lui dit :

- Je crois qu'il faut prévenir les autres. Ils doivent être très inquiets pour toi.

- Je m'en chargerais, proposa Fleur. Vous devriez profiter…

- Hors de question ! répondit Cédric. Tu en as assez fait aujourd'hui alors tu t'assied, et on s'occupe de toi.

Les deux jeunes hommes se levèrent et s'en allèrent préparer le repas tandis que Cédric envoyait quelques messages ou passait quelques appels. Les trois amis passèrent une soirée fort sympathique, pouvant discuter calmement des bonnes nouvelles qui les concernaient. Que ce soit de la pièce, de l'appartement ou de la rencontre des Weasley, ils passèrent une formidable soirée à ne se pré-occuper uniquement que de leur bonheur.

Le soir même, Tonks vint frapper à leur porte pour annoncer la bonne nouvelle. Elle venait d'apprendre de Kingsley que la plainte venait d'être retirée et que Karkaroff avait fait une déclaration à la police. Il avait agit ainsi par vengeance et il repartait le soir même pour la Bulgarie.

Tout s'annonçait pour le mieux en cette fin de vacances. Bientôt, Cédric et Fleur reprendraient leurs études et Viktor devrait débuter un nouveau travail dans une toute nouvelle équipe. Mais alors qu'ils s'apprêtaient à se coucher, Viktor indiqua à Cédric :

-Je m'inquiète pourrr Fleurrr.

-Pourquoi ?

-Même si ce qu'elle a fait, et je l'en rrremerrrcie, était louable et plein de bonnes intentions... Elle n'a ni plus ni moins employé les méthodes de Karrrkarrroff. Fleurrr peut vite s'emporrrter. Je ne voudrrrais pas la voir se sentirrr investit d'une mission parrrrce qu'elle a rrréussit à mettrrre horrrs d'état de nuirrre un homme comme Igor.

-Fleur est intelligente. Je ne pense pas qu'on doive s'inquiéter.

Cédric posa sa tête sur le torse du grand brun et les deux amoureux ne tardèrent pas à s'endormir.