Titre : D'un rêve ou d'un sourire

Auteur : Alounet

Rating : M

Catégorie : UA / Romance - Yaoi

Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory

Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.

Notes : Un grand merci à toutes et à tous pour vos reviews. Me revoilà (aprtès une assez longue absence) avec la seconde partie de cette histoire. A partir de ce chapitre, nous entrons dans la deuxième partie de l'histoire de Cédric et Viktor. Dans la première partie et les 20 chapitres qui la compose, j'ai surtout fait naître leur relation pour les amener à s'accepter jusqu'à… passer à l'acte. Avec quelques difficultés telles que l'ex petite-amie, le père n'acceptant pas l'homosexualité ou le coach horrible prêt à tout pour détruire nos deux amis. Maintenant, une nouvelle vie commence pour Cédric, Viktor et tous les personnages autour d'eux. Nouvelle vie, nouvelles rencontres et donc… Nouveaux obstacles ! Il est fort probable que cette partie s'étalera aussi sur une vingtaine de chapitres et un nouveau personnage entre en scène… Bonne lecture !


Chapitre 21 – « Cormac »

Cormac Mc Laggen était un jeune homme suffisant si l'on en croyait ce que son entourage pouvait dire. En réalité, peu de personnes savaient réellement le supporter. Une de ses rares amies, Katie Bell, allait même jusqu'à dire qu'il était imbu de lui même, égocentrique, arriviste, opportuniste, prétentieux et trop fier de sa personne. Bien qu'elle devait admettre qu'il portait une certaine forme de courage, elle assimilait surtout cela à de l'inconscience, de la bêtise et un côté « m'a tu vu ? » beaucoup trop développé.

Certes, Cormac était séduisant. On pouvait même dire qu'il était ce que l'on appelle un « beau-gosse ». Ses cheveux drus, d'un châtain clair tout à fait classique, mettait son visage et ses yeux bleus parfaitement en valeur. La pratique de la natation mettait son corps également en valeur, développant chez lui certains atouts physiques non négligeables. Mais sa beauté était vite effacée par le personnage hautain et détestable qu'il montrait.

Le pire, songea Katie, c'est qu'il se fichait totalement du regard des autres. Il continuait à être lui même, savait se montrer agressif si on le chauffait d'un peu trop près, et n'avait qu'une seule idée en tête du haut de ses dix huit ans : c'était d'avoir le plus de conquêtes possible. Son entêtement a vouloir être le plus beau, le meilleur et le plus courtisé le fit dégringoler dans ses études. Il ne devait son salut que grâce à l'un de ses oncles très bien placé qui fit des pieds et des mains pour le faire entrer dans une école de journalisme des plus réputées.

Le hic, c'est que Cormac n'avait aucune envie d'être journaliste. Il n'avait aucun plan de carrière bien définit, si ce n'est d'être admiré peu importe le domaine dans lequel il se dirigerait.

A la fin de l'année scolaire précédente, Katie ne put que se sentit « libérée » de savoir qu'elle ne retrouverait pas son ami dans son cycle d'études. Certes, il savait se montrer charmant et avait des bons côtés, mais ces derniers temps, elle ne le supportait plus. D'ailleurs, elle ne lui donna aucune nouvelle durant tout l'été. Le jeune homme ne s'en formalisa pas pour autant, préférant se concentrer sur le nouveau défi qui l'attendait.

Ses parents débordaient d'affection pour lui, et il avait attrapé le syndrome de l'enfant unique. Il était égocentrique, capricieux et ne supportait pas qu'on lui refuse quelque chose. Peu avant la rentrée, son père le sermonna sur le fait qu'il n'ait pas prit l'initiative de se chercher un lieu de stage pour l'alternance qu'imposait la nouvelle école dans laquelle il entrerait.

Il ne voulait pas perdre du temps à cela, ayant préféré s'amuser tout l'été en enchaînant les clubs, les boîtes, les soirées sur la plage et les plans d'un soir un peu trop facile. Il n'écouta son père que d'une oreille et fort heureusement, sa mère décida d'intervenir. Elle appela son beau-frère pour lui demander un nouveau service.

Peu avant la rentrée, Madame Mc Laggen annonça à son fils qu'un magazine prenait chaque année deux stagiaires en alternance. Bien qu'ils en aient déjà déniché un, il leur restait une place et elle était pour Cormac s'il le souhaitait. Ce dernier accepta, n'ayant pas trop le choix, et se rendit à son entretien d'embauche quelques jours avant le début du mois de septembre.

Il se présenta à Amanda Lovegood tel qu'il avait toujours était : séducteur. Visiblement, sa tactique fonctionnait et la femme fut enchantée par le personnage. Bien sûr, il savait que pour se vendre, il devait éviter d'en faire de trop et de paraître trop prétentieux. Mais il avait un argument infaillible : une tchatche facile, un physique séduisant et de nombreux contacts sur Londres, ce qui lui servirait, il en était persuadé.

Madame Lovegood accepta de le prendre dans le magazine de son époux et lui donna son emploi du temps, indiquant qu'il travaillerait au début en collaboration avec un autre étudiant stagiaire. Il acquiesça, même s'il évita de dire qu'il n'aimait pas particulièrement le travail d'équipe. Le jeune homme avait tendance à croire qu'il était bien meilleur que tout le monde et que personne ne pouvait égaler ce qu'il était capable de faire.

Le lundi matin, c'est fatigué qu'il quitta son lit. Il vivait encore dans la maison banlieusarde de ses parents sur Londres. Fort heureusement, ses géniteurs lui avaient offert une voiture durant l'été pour lui permettre de se rendre seul jusqu'à sa nouvelle école. Mais après avoir passé tout un week-end à faire la fête en tous sens, il n'était pas du tout frais.

Une demi-heure sous la douche fut nécessaire pour le réveiller convenablement, ainsi qu'un très bon petit déjeuner. C'est en retard qu'il quitta sa maison, vêtu d'un jean foncé, d'une chemise blanche entre ouverte sur son torse, d'un attaché-case et de ses lunettes de soleil.

L'été était toujours présent. Bien qu'il n'y ait plus rien de comparable avec les plus beaux jours de juillet, il faisait encore très chaud ce jour là. Au volant de sa voiture, Cormac écoutait un groupe de rock à la radio tout en respirant l'air frais qui venait du dehors, sa vitre étant ouverte.

Son portable se mit à sonner, il l'attrapa – se trouvant sur le siège passager – et vit qu'il s'agissait d'un message écrit. C'était une fille, dont il ne se souvenait plus du prénom, qu'il avait rencontré durant le week-end. Elle souhaitait le revoir et le remerciait de cette fabuleuse nuit. Souriant en y repensant, Cormac supprima le message et ne prit même pas la peine d'y répondre.

Il arriva sur le campus de l'école presque en retard et s'empressa de se garer sur le parking étudiant. Il prit ses affaires et pénétra sur le campus avant de se rendre dans le hall d'accueil. Une femme plutôt âgée, avec un badge indiquant son nom, Madame Pince, se tenait derrière un écran d'ordinateur.

- Bonjour. Je suis en première année de journalisme. Vous savez ou je dois me rendre ?

Le garçon ne prit même pas la peine de s'excuser et attendit simplement que la femme lui réponde.

- Un professeur viendra vous chercher. Veuillez attendre dans la salle d'attente avec les autres.

Cormac ne la remercia même pas et tourna les talons pour se diriger dans la salle d'attente. Visiblement, il était le dernier arrivé, une trentaine de jeunes gens attendant déjà dans la pièce. Quelques petits groupes s'étaient déjà formés et il vit que certaines personnes discutaient ou chuchotaient ensemble. N'ayant ni l'envie, ni le courage de parler, Cormac se laissa tomber sur une chaise vide.

Il regarda brièvement son voisin. Il s'agissait d'un jeune homme blond, plutôt grand, assez mince, habillé dans un style de petit minet très BCBG, le regard vague et surtout, plutôt mignon.

Cormac ne savait pas s'il préférait les filles ou les garçons. Sans doute les deux s'était-il résolu à se dire. Bien que le plaisir avec les unes soit totalement différent des autres, il appréciait enchaîner les conquêtes, surtout que de jouer dans les deux camps lui donnait beaucoup plus de choix.

Le garçon eut ses premiers émois vers l'âge de 16 ans. Lorsqu'il réalisa que son physique plutôt séduisant était une porte ouverte vers une sexualité qu'il découvrait. Depuis, il n'hésitait pas à changer de copines régulièrement, à se faire des week-ends avec d'autres jeunes hommes et à découvrir à chaque fois les joies de la chair. Lorsque Katie lui demandait si jamais il ne pensait à se caser, Cormac ne pouvait que répondre qu'il était trop jeune pour ça, et qu'il préférait s'amuser.

Katie fut l'une des seules à lui résister. Sans doute pour cela qu'ils étaient amis songea t-il. Car il ne pouvait décemment pas être ami avec quelqu'un qu'il avait réussit à mettre dans son lit, impossible.

L'arrivée d'une jeune femme le sortit de ses réflexions. Brune, la trentaine d'années, séduisante mais sûre d'elle, elle prit la parole :

- Bonjour à toutes et à tous. Je suis Dorothy Finningan, votre professeur du lundi. Je vous invite à me suivre.

Tout le monde se leva et prit son sac pour suivre la femme qui s'engageait déjà dans les couloirs. Cormac resta en retrait, derrière tout le monde, tout comme le jeune homme qu'il avait trouvé plutôt mignon.

Après être monté à l'étage, Finningan s'arrêta devant une porte qu'elle ouvrit et demanda aux jeunes gens de prendre place et reprit son discours. Tout le monde l'écoutait plus ou moins d'une oreille attentive. Elle fit le point sur les trois années qui attendaient les étudiants, sur ce qu'elle enseignerait personnellement – à savoir l'histoire du journalisme. Elle demanda ensuite à chacun d'eux de se présenter. Leur première matinée se résumerait à cela. Savoir qu'ils étaient et dans quel journalisme il souhaitait se diriger.

Cormac écouta nombres de ses camarades parler, sans que cela ne lui engendre le moindre intérêt. Puis se fut le mec qui était assis à côté de lui dans la salle d'attente qui se présenta :

- Cédric Diggory, j'aurais dix huit ans ce mois ci. J'habite actuellement un appartement sur Londres avec une amie. Ce qui m'intéresserait le plus c'est la presse écrite et – par la suite – diriger mon propre magazine.

- Parfait Cédric, et ou effectueras tu ton alternance ?

- Le Chicaneur.

- Merci, suivant ?

Cormac n'écouta pas la fille qui prit à son tour la parole, il regardait attentivement le blond dont les yeux étaient rivés sur la fille qui parlait. Ainsi c'était donc lui celui qui serait son collègue au Chicaneur. Il avait l'air plutôt sympa bien et assez mignon. Cormac ne le quitta pas des yeux, jouant d'un de ses regards de séducteur pour le désarçonner. Cédric s'en aperçut et se demanda si c'était bien à lui qu'était destiné ces drôles de regards.

Il comprit que oui lorsque ce fut au tour de Cormac de se présenter :

- Cormac Mc Laggen, 18 ans, je viens d'Irlande. Moi ce qui me branche, c'est plutôt la télévision. Et mon alternance ça sera aussi au Chicaneur.

Son regard s'attarda sur Cédric qui comprit aussitôt pourquoi le jeune homme le regardait.

C'était bref mais Cormac n'avait aucune envie de s'attarder plus que cela pour le moment. A la fin de la matinée, Madame Finningan laissa tout le monde partir pour qu'ils rejoignent leurs lieux de stage, et surtout, qu'ils déjeunent.

Tandis que tout le monde sortait dans un certain brouhaha, Cédric Diggory vint à la rencontre de Cormac dans les escaliers.

- Salut ! Cédric, lui dit-il en tendant sa main.

- Je sais, moi c'est Cormac.

Il lui serra la main en affichant son regard de séducteur puis ils arrivèrent en bas des escaliers :

- On sera collègue si j'ai bien compris ? demanda Cédric.

- Yep !

L'attitude désinvolte, la chemise entre ouverte et le style général de Cormac jurait parfaitement avec le style réservé, la tenue impeccable et l'attitude de Cédric.

Ils venaient à présent de sortir de l'école, Cormac se dirigeait vers le parking et voyait que Cédric allait prendre une autre direction. Il l'arrêta :

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je vais déjeuner.

- Ca sera plus simple en voiture.

Cormac remit ses lunettes de soleil sur les yeux et sortit un chewing-gum de sa poche qu'il commença à mâcher. Il se dirigea vers sa belle voiture rouge, suivit de Cédric :

- Elle est à toi ?

- Cadeau de mes parents. Tu montes ?

Cédric ouvrit la porte du côté passager et posa son sac à ses pieds. Cormac régla le rétroviseur, alluma la radio qui diffusait toujours le cd de rock et se mit à sourire

- T'as l'air coincé comme gars.

Surprit, Cédric ne sut quoi répondre sur l'instant, mais finit par lui dire :

- Non. Pourquoi tu penses ça. ?

- Regarde tes fringues. Tu fais très propre. En général les gens qui s'habillent comme toi sont assez ennuyeux.

Il venait de démarrer et de quitter le parking de l'école. Il vit Cédric qui se mit à rire :

- Tu me connais à peine et tu en es déjà à m'insulter ?

- Je te dis ce que je pense, c'est tout. Un snack ça te va ? lui dit-il en montrant l'enseigne illuminée d'une restauration rapide.

Cédric acquiesça et Cormac se gara en double file sur le trottoir, comme si tout lui était permit :

- Tu sais qu'on ne peut pas se garer comme ça ?

- T'as vu que t'es un mec coincé !

Cormac venait de sortir de la voiture et jeta son chewing-gum par terre. Il de plaça derrière la fille qui commanda à l'entrée et Cédric le rejoignit quelques instants plus tard.

- T'as peur que j'ai une amende ?

- Non, c'est ton problème, se défendit Cédric qui trouvait de plus en plus agaçant ce jeune homme.

Les deux étudiants prirent leur commande, un sandwich chacun, et regagnèrent la voiture. Cormac reprit la route pour se diriger jusqu'aux locaux du Chicaneur.

- Pourquoi tu vas travailler au Chicaneur si tu veux faire de la télé ?

- Parce que je suis fainéant et que j'y suis entré grâce à mon oncle.

- Mais tu es motivé ? demanda surpris le blond.

- Faut bien faire quelque chose de sa vie non ? Pourquoi toi ce n'est pas tes parents qui t'ont collé là ? Pourtant, t'as l'air d'un fils de bourge.

Le visage habituellement souriant de Cédric se renfrogna. Il n'était plus en bon terme avec ses parents depuis quelques temps, entre autres lorsqu'il leur annonça en plein déjeuner qu'il sortait avec un autre garçon, qui plus est, un sportif de renommé internationale.

- Non. Au contraire.

Cormac venait de se garer sur le parking réservé au personnel du Chicaneur et répondit :

- Tu veux dire que tu te rebelle ? T'es peut-être pas si coincé que ça.

- Arrêtes de dire que je suis coincé, s'énerva Cédric en claquant la porte de la voiture. Tu sais, la civilité impose qu'on attende de connaître mieux une personne avant de jeter l'opinion que l'on a d'elle. Sinon, je t'aurais déjà dit ce que je pensais de toi.

Son sac dans sa main droite, Cédric se dirigeait vers l'entrée du parking menant au hall du Chicaneur. Cormac s'approcha de lui, les deux sandwichs dans les mains :

- Vas-y, dis-moi !

Il lui tendait son propre sandwich en faisant barrage pour éviter que Cédric n'aille plus loin. Agacé, ce dernier attrapa son déjeuner et souffla :

- Pour le moment tu m'as l'air d'un petit con..

Il croqua dans son sandwich. Cormac paraissait amusé, comme si l'autre venait de lui faire un compliment. Ils continuèrent à manger sans rien dire et une fois qu'ils eurent terminé, Cormac reprit :

- Je suis un petit con. Me concernant, la première impression est la bonne.

Cédric passa devant son collègue et pénétra dans le hall. Cormac le suivait :

- T'as quelque chose contre les petits cons ?

- Absolument pas. Mais à quoi ça t'avance de jouer les mecs détestable ? s'agaça à nouveau Cédric.

- C'est bien plus drôle !

Cormac venait de se mordre les lèvres en faisant quelque chose d'étrange avec sa langue. Cédric le regarda incrédule et lui demanda :

- Pourquoi tu me regardes comme ça ?

- T'es plutôt bien foutu. T'es un bon coup au lit ?

Cédric se mit à rougir et s'arrêta net dans le hall, manquant même de lâcher son sac. Cormac lui avait toujours cette même mine du garçon amusé :

- Me dis pas que mes paroles t'ont choqué. Tu es si prude que ça ?

Durant un instant, Cédric se demanda si le fait qu'il sortait avec un autre garçon et qu'il avait couché avec ce dernier deux jours avant se voyait sur son visage. Mais c'était impossible. Peut-être que l'un des Lovegood lui avait dit qu'il était gay. Non, ils n'étaient pas de ce genre là.

- Est-ce que tu me dragues Cormac ?

- Peut-être bien. Il paraît que les mecs coincés sont de vraies salopes au pieu. Un avis sur la question ?

Cédric avala sa salive, garda son calme et enleva tout sourire de son visage. Il tourna la tête pour monter les escaliers et ne se rendit même pas compte qu'il venait de percuter quelqu'un. Il s'excusa rapidement avant de découvrir la tête blonde de Luna Lovegood, l'air toujours aussi rêveur. Elle portait une salopette et ses cheveux étaient toujours aussi emmêlés.

- Bonjour Cédric.

- Salut Luna.

La jeune fille regarda derrière Cédric et aperçut Cormac :

- Tu as des Joncheruines autour de toi. Méfie-toi, ils pourraient entrer dans ton oreille et perturber ton cerveau.

Cormac la regarda d'un air incrédule, attendant des explications de la part de son nouveau collègue. Mais celui-ci se mit à sourire à nouveau, oubliant presque ce que Cormac venait de lui dire :

- Luna, voici Cormac, un nouveau stagiaire. Cormac, voici Luna Lovegood.

- La fille du boss ? demanda Cormac intrigué.

Cédric ne prit pas la peine de répondre et demanda à la jeune fille, qu'il avait finit par apprécier malgré son étrange comportement :

- Tu n'as pas reprit l'école ?

- Non. Ma rentrée des classes se fait jeudi. Papa a accepté que je vienne te dire bonjour.

- C'est gentil, mais pourquoi tu voulais me dire bonjour ?

- Parce que avec toi, c'est presque comme si j'avais un ami.

Cédric parut gêné et embarrassé de la remarque de la jeune fille, il ne savait pas s'il devait être désolé ou non pour elle. Puis il reprit rapidement :

- Comment va Ginny ?

- Très mal. Elle n'apprécie pas beaucoup Fleur. Madame Weasley non plus d'ailleurs.

Cette fois, Cédric était très étonné. Comment pouvaient-elles ne pas apprécier Fleur ?

- Fleur a passé la journée d'hier chez eux, et visiblement, elles trouvent que Bill aurait dû choisir une fille un peu plus sérieuse et que ce n'est qu'une amourette. Mais je pense que Madame Weasley a simplement peur de perdre son fils et que Ginny est jalouse parce qu'elle vient de rompre avec Dean.

La jeune fille était un mystère à elle toute seule. Elle paraissait tellement sur la lune, que le jeune homme resta surprit par tant de perspicacité de la part de cette adolescente.

- Je vais te laisser, tu dois aller travailler mais tu es trop poli pour me le dire. A plus tard.

Sans que Cédric ne dise quoi que ce soit, la jeune fille partit en gambadant en direction d'une pièce au fond du hall. Cormac s'approcha de Cédric tout en regardant partir la blonde :

- C'est qui cette dingue ?

- La fille de ton chef, donc évite de l'insulter si tu ne veux pas d'ennuis.

Cédric était en train de monter les escaliers pour rejoindre le bureau d'Amanda Lovegood. Il était suivit de près par l'autre jeune homme :

- Tu fréquentes cette fille ? On dirait que c'est une amie ?

- C'est le cas. Tu vas me dire que ça fait encore trop coincé ?

- Non mec, c'est flippant, et bizarre.

Ils venaient d'arriver au premier étage. Autour d'eux, de nombreux journalistes allaient de bureau en bureau. Ils entendirent une sonnerie de téléphone, des gens taper à l'ordinateur, des éclats de voix… Cormac reprit :

- Et cette Fleur elle est mignonne ? Si son mec il en veut plus, tu me présentes ?

Cédric souffla en murmurant une vague insulte et fut enchanté de voir arriver du bout du couloir Amanda Lovegood, souriante :

- Bonjour les garçons. Pile à l'heure. Suivez-moi, je vais vous montrer vos bureaux.

Les deux jeunes hommes ne se firent pas prier et suivirent leur patronne. Après avoir tourné dans un long couloir, ils arrivèrent dans une assez vaste pièce ou au moins une quinzaine de bureaux se trouvaient. Elle s'avança vers le fond de la pièce et leur montra deux bureaux face à face.

- Voici vos postes.

- On va travailler face à face ? s'inquiéta soudainement Cédric.

- Oui. Un problème ?

- Non, répondit avec un grand sourire Cormac. Je pense qu'on va très bien s'entendre.

Et le jeune homme était déjà en train de déposer ses affaires sur le bureau en s'asseyant sur sa chaise.