Titre : D'un rêve ou d'un sourire
Auteur : Alounet
Rating : M
Catégorie : UA / Romance - Yaoi
Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory
Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.
Notes : Nouveau chapitre ! Un grand merci aux lecteurs et lectrices qui ont repris le cours de cette histoire, ainsi qu'aux nouveaux... Je suis content de voir que cette histoire puisse toujours autant plaire alors n'hésitez pas à donner votre avis ! Dans le chapitre précédent je vous présentais donc l'un de nos nouveaux personnages centraux pour les intrigues à venir, on continue donc avec la relation Cédric/Cormac, les deux collègues très différents, ainsi que le retour en force de Luna donc qui sera un personnage important et intéressant à suivre :) Bonne lecture et à vos reviews ^^
Chapitre 22 – « Tu sens mauvais »
Cédric Diggory était de retour chez lui, dans l'appartement qu'il partageait avec sa colocataire, après sa toute première journée de travail. S'il ne s'était rien passé d'extraordinaire à son école, le reste de la journée au Chicaneur en fut tout autre. Il n'aurait pas espéré avoir pire collègue que Cormac McLaggen. Imbu de lui même, persuadé d'avoir raison et d'être le meilleur peu importe le domaine, le garçon était d'un égocentrisme rare. Et pourtant, il allait non seulement être son camarade de classe, mais devrait le voir tous les jours assis sur le bureau d'en face dans le magazine ou il travaillerait.
Cédric quitta le journal rapidement pour éviter de devoir lui faire la conversation en sortant et attrapa rapidement un métro pour rejoindre son chez lui. Il n'avait qu'une envie, voir Viktor ou au pire, lui téléphoner et se plaindre comme il lui arrivait rarement de le faire.
En posant ses affaires sur le canapé du salon, il s'aperçut que Fleur était déjà rentrée. Elle émergea de sa chambre, le sourire aux lèvres et vint embrasser sur la joue son ami.
- Cette première journée était formidable ! Je sens que tout sera plus facile que je le pensais. Je viens de téléphoner à papa pour le rassurer au sujet de l'école. Mais maintenant que j'y pense, j'aurais peut-être dû partir en droit. Quoi que, je pourrais toujours travailler dans une banque comme Bill. Oh mais excuse moi, fit-elle en regardant un Cédric assez fatigué, je ne t'ai même pas demandé comment était ta journée !
Le blond lui fit le détail de cette première journée et parla même de sa rencontre avec Luna. Cependant, il évita de mentionner ce qu'elle lui avait dit au sujet de ce que Mrs Weasley et Ginny pensaient d'elle.
- Tu as eu des nouvelles de Viktor ? Il ne devait pas signer son nouveau contrat aujourd'hui ?
- Je n'ai pas encore eu le temps de l'appeler.
- Invite-le à manger ce soir, proposa la jeune femme.
- Je pensais aller chez lui ce soir.
- Préviens moi su tu dors là bas comme samedi.
La jeune française semblait insinuer quelque chose. Cédric réalisa qu'il n'avait pas fait une seule fois mention durant la veille de ce qu'il s'était passé entre lui et son petit-ami. Après tout, Fleur lui avait confié avoir franchit le pas avec Bill un peu plus tôt durant l'été. De plus, l'anglais avait réellement envie d'en parler.
- Fleur…
Il s'était assis sur le canapé. Voyant l'expression sérieuse de son colocataire, la jeune femme se précipita à ses côtés pour l'écouter. Mais elle décida d'être plus rapide que lui en lui disant :
- Vous l'avez fait ? Alors ? Verdict ? Tu es définitivement perdu pour les jeunes et jolies jeunes filles ?
Cédric lui posa un regard faussement agacé et répondit :
- C'est moi qui l'ai voulu et… C'était bien…
- Mais ?
- Pourquoi y aurait-il un mais ? s'étonna le jeune homme.
- Il y a toujours un mais…
Cédric s'enfonça dans son fauteuil et reprit :
- Bah j'ai passé toute la matinée d'hier avec lui et… Il ne m'en a pas reparlé…
- Donc… ?
- J'en sais rien moi, se défendit l'anglais, et si je n'avais pas été à la hauteur ou … S'il n'avait pas aimé ça et qu'il ait trop peur de me le dire ? S'il se rendait compte que ça ne collait pas et qu'il veuille me lâcher ?
- Du calme !
Fleur posa ses mains sur son ami pour le rassurer – et le calmer.
- On dirait une midinette ! Ressaisis-toi !
Elle ajusta ses cheveux et reprit :
- Tu sais mieux que moi combien Viktor n'est pas très bavard, ni très éloquent sur ses sentiments, pas vrai ?
Cédric acquiesça d'une drôle de façon, ce qui fit réagir la jeune femme :
- Tu n'es pas non plus très apte à dévoiler tes sentiments je te le rappelle.
- C'est faux !
- Si tu le dis.
Elle se leva pour repartir en direction de la cuisine tandis que Cédric songeait à ce qu'elle venait de lui dire. Ca ne servait à rien de rester planté là, autant voir directement le principal intéressé. Il se leva, prit sa veste et son téléphone portable et annonça :
- Je vais chez Viktor, ne m'attend pas pour manger !
Et il disparut derrière la porte de l'entrée avant même que Fleur ne puisse lui répondre quoi que ce soit.
Cédric arriva près d'un quart d'heure après devant la résidence de Viktor. Il composa le digi-code à l'entrée, puis se servit des doubles des clés que lui avait remis son petit-ami pour entrer dans la résidence et arriver devant la porte du loft. Ne voulant pas débarquer sans s'être annoncé, il frappa à la porte de l'appartement et attendit quelques instants que celle-ci ne s'ouvre.
Viktor était en débardeur, des taches de sueur sur le devant indiquant qu'il venait de faire quelques efforts. Il s'épongea le front avec sa serviette et se mit à sourire lorsqu'il vit Cédric :
- Cédrrrric ! Entrrrre !
Le blond pénétra dans le loft en passant devant Viktor qu'il embrassa brièvement, humant l'odeur de la transpiration qui se dégageait du brun.
- Désolé. J'étais en trrrain de fairrre du vélo d'apparrrtement.
Tout en le lui indiquant, il désigna du doigt l'appareil qui se trouvait un peu plus loin dans la pièce. Le loft n'avait pas changé depuis la veille. Tout y était installé et Cédric prit rapidement ses aises, déposant sa veste au porte manteau et s'approchant du bar américain de la cuisine ou il s'assit sur l'un des tabourets. Voyant le peu d'enthousiasme du garçon, le bulgare le rejoignit dans la cuisine en servant deux grands verres de thé glacé :
- Tu as l'airrr contrrrarrrié ?
- Non… Enfin…
Cédric lui fit le résumé de sa journée en précisant bien à quel point il était agacé par Cormac McLaggen. Au lieu de compatir et de s'emporter devant l'attitude du garçon, Viktor se mit à sourire :
- Pourquoi ça semble te faire plaisir ?
- Parrrce que tu y accorrrde beaucoup d'imporrrtance alorrrs qu'au fond, on ne te demande pas d'êtrrrre son ami ?
Cédric détestait ça. Viktor avait raison. Bien décidé à changer de sujet voyant que son petit-ami ne se joindrait pas à lui pour dire du mal de Cormac, il lui demanda :
- Et toi ? Ta journée ?
- Je suis allé voirrrr mon nouvel entraîneurrr. Ludo Verrrpey.
- Il est comment ?
- Plutôt drrrôle, répondit très sincèrement le brun, il n'est pas aussi durrr que Karrrkarrroff. Mais il a l'airrr d'avoirrr une bonne équipe.
- Tu as rencontré les autres joueurs ? Ils ont dû être surpris de voir que tu débarquais dans leur équipe ?
- Oui. Cerrrrtains avaient l'airrr contents. Pas tous.
Cédric fut désolé pour son petit-ami. Ce dernier n'eut pas à lui dire pourquoi car Cédric comprit très bien. Ils avaient eu vent de l'homosexualité de Viktor et devaient en avoir peur.
- Tu commences les entraînements bientôt ?
- La semaine prrrrochaine.
Cédric fit la moue. Viktor aurait encore une semaine entière ou il serait libre alors que lui serait tellement occupé qu'ils se verraient à peine. Viktor qui le comprit, s'approcha de lui pour l'embrasser sur la joue. L'anglais reprit un sourire :
- Tu sens mauvais.
- Je vais prrrendrrre ma douche.
Viktor se détacha de son compagnon et celui-ci lui demanda subitement :
- Tu ne m'as pas dit si samedi soir…
Il ne termina pas sa phrase, réalisant alors que c'était stupide de demander ce genre de choses de but en blanc et qu'il se faisait certainement bien des films. Cela ne parut cependant pas déranger Viktor qui se mit à nouveau à sourire avec beaucoup de tendresse. Sa main caressa l'épaule de l'anglais :
- Je pensais qu'il était inutile de te le dirrre…
Il l'embrassa d'un baiser doux et tendre pour lui faire comprendre que peu importe les craintes qu'il pouvait avoir, elles étaient inutiles. Cela sembla rassurer l'anglais et il se détendit le reste de la soirée.
Ils mangèrent ensemble, Viktor ayant préparé un bon petit plat, puis discutèrent de ce que ferait le bulgare durant la semaine. Sa priorité visiblement était d'acheter une voiture, ce qui lui éviterait de devoir emprunter constamment celle de Tonks.
Vers 22h00, Cédric s'en alla, refusant que Viktor le raccompagne et ils échangèrent un dernier baiser avant que le blond ne rentre à son appartement.
Le lendemain matin, Cédric prit grand soin d'éviter au mieux Cormac McLaggen durant les cours. Il s'assit au premier rang, sachant très bien que l'autre garçon se mettrait au dernier. Il lui jeta rapidement un regard et derrière ses lunettes noires, Cormac cachait mal le fait qu'il était sans doute sortit toute la soirée de la veille et avait dû faire un peu trop la fête.
Prenant bien soin de prendre des notes, il disparut avec un groupe de filles puis partit en direction du métro pour déjeuner et rejoindre le Chicaneur. Sur place, il vit à nouveau Luna Lovegood qui était de nouveau dans les locaux, avec cette éternelle impression d'être apparut ici par pur hasard :
- Bonjour Cédric. Tu n'es pas avec ton nouvel ami ?
Le blond comprit qu'elle parlait de Cormac et il lui dit :
- Ce n'est pas mon nouvel ami.
- Je me disais bien aussi. Il me semblait que tu n'avais pas l'air de l'apprécier. C'est un drôle de personnage tu ne trouve pas ?
La remarque le fit sourire. Que Luna Lovegood puisse trouver quelqu'un d'autre qu'elle d'étrange personnage avait quelque chose de comique.
- Au fait, reprit-elle, Amanda ne sera pas là de l'après-midi. Elle m'a demandé de te passer un message, ainsi qu'à ce garçon qui n'est donc pas ton ami.
Cédric fut intrigué, il écouta attentivement la jeune fille alors qu'ils remontaient les escaliers :
- Elle veut que vous écriviez un article sur ce nouvel écrivain, tu sais celui qui a sortit plusieurs autobiographies ces derniers mois ?
Cédric ne voyait absolument pas de qui elle parlait :
- Gilderoy Lockaert ! annonça t-elle comme si elle était en train de donner la bonne réponse à un jeu télévisé. Je crois qu'Amanda a un faible pour lui. Elle dit qu'il est très beau. Tiens, voici son dernier livre, j'ai déposé les autres sur ton bureau.
Elle lui tendit un exemplaire que Cédric prit. Le dénommé Gilderoy Lockaert posait fièrement sur le devant de la couverture, un sourire d'une blancheur impeccable et un air suffisant.
- J'ai lu tous ses livres, je pourrais t'en faire un résumé si tu n'as pas le temps de tous les lire.
Lorsqu'il vit sur son bureau une trentaine de bouquins, Cédric déchanta presque. Il allait peut-être devoir accepter à contre cœur l'aide de la jeune fille, ne voyant pas comment il parviendrait à lire une trentaine d'autobiographies d'un homme qui n'avait pas trente ans.
Alors que les deux amis étaient en train de classer les livres sur le bureau de Cédric, Cormac arriva, la démarche nonchalante, ses lunettes de soleil sur le nez, en déposant son sac par terre et en se posant sur sa chaise.
- Bonjour !
Seule Luna le salua. Cédric fit semblant d'être concentré sur l'un des livres. Cormac fit un clin d'œil à la jeune fille et demanda à Cédric :
- Alors Diggory ? Ou t'étais passé ?
- Ici, comme tu le vois.
McLaggen alluma son ordinateur et il vit la pile de livres :
- Qu'est-ce que c'est ?
Cédric s'efforça d'être le plus poli possible et indiqua à Cormac sur quoi ils devraient travailler durant la semaine. Le sujet semblait ennuyé très profondément le jeune homme qui ne perdit pas une seconde pour protester à tout va.
- Ecoute, le coupa Cédric, ou tu prends ces livres et tu les lis, ou bien tu nous laisses travailler d'accord ?
- La petite va travailler avec nous ?
Cormac pensait que c'était une farce.
- Tu as demandé de l'aide à une petite femme ? demanda Luna incrédule.
Cédric ne releva pas la remarque et expliqua à Cormac :
- Luna a lu tous ses livres, elle est en train de rédiger de très bons résumés de chacun d'entre eux pour nous faire gagner du temps. De mon côté, j'essaye de retracer le parcours de cet homme, et crois moi, ce n'est pas facile. A l'en croire, il a tout vu, tout entendu, tout vécu.
Cormac prit l'un des livres et lu le résumé au verso, puis il éclata de rire :
- Il a l'air un peu égocentrique ce gars ? Peut-être que c'est juste un mytho ?
- Tiens, ça vous fait un point commun, rétorqua le blond affichant un large sourire.
Cormac marmonna quelque chose et ne dit plus rien durant un certain temps. Alors qu'ils étaient penchés sur ce sujet depuis trois bonnes heures, Cédric proposa de faire une pause. Luna en profita pour se rendre au distributeur acheter des barres chocolatées. Cormac décida de prendre l'air sur le toit de l'immeuble, mais Cédric semblait avoir eu la même idée. Ils croisèrent quelques employés à qui ils dirent plus ou moins bonjour.
Accoudé contre un mur, Cormac enleva ses lunettes de soleil et Cédric réalisa qu'il avait un œil au beurre noir. Sans doute s'était-il battu. Etant, malgré lui, d'une nature plutôt généreuse, il ne put s'empêcher de lui demander :
- Qu'est-ce que tu as à l'œil ?
- Blessure de guerre, dit fièrement l'autre.
- Laisse-moi deviner : copain jaloux ou amant violent ?
Cormac fut prit d'un sourire – qui semblait sincère pour une fois – et répondit :
- Copain jaloux. La nana m'a chauffé grave durant toute la soirée, puis je l'ai serré dans les toilettes. Le gars a débarqué un peu après.
- Tu es obligé de te montrer aussi vulgaire quand tu parles ? s'énerva malgré lui l'anglais.
- Coincé !
Cormac passa une main dans ses cheveux pour leur donner un air plus sauvage et il reprit :
- Faut appeler une bite une bite, une chatte une chatte, non ?
Cédric souffla, plus qu'agacé, et s'avança vers l'escalier pour repartir, Cormac l'interpella :
- Sérieux mec, je sais que tu veux te donner l'image d'un petit bourgeois bien tranquille, mais quand tu te tapes une nana, je suis sûr que toutes tes manières disparaissent et que l'homme qui est en toi ressors ?
Cédric se retourna pour se retrouver face à face avec Cormac, il croisa les bras et lui indiqua :
- Tout d'abord, certaines choses ne te regardent absolument pas. Ensuite, j'ai simplement eu des parents qui m'ont apprit certaines valeurs. Notamment de savoir se tenir en publique.
Cormac sembla vexé et s'énerva à son tour :
- Tu dis que mes parents ils n'ont pas sût m'élever ?
L'irlandais s'était approché si vite de l'anglais que ce dernier crut un instant qu'il allait le frapper, mais il n'en fit rien :
- Non. Je suis sûr que non. Mais montre le, et peut-être que j'arriverais à te supporter.
Les deux visages n'étant séparés que de quelques centimètres, Cédric aperçut très clairement le sourire – à nouveau sincère – sur le visage de Cormac. Ce dernier lui dit :
- Okay, mec. J'essayerais d'être plus… poli… Et toi t'essayerais de te lâcher un peu ?
Cormac lui passa devant et en profita pour mettre une main sur les fesses de Cédric. Ce dernier laissa échapper un cri de surprise, et se retourna, rouge de honte. Mais Cormac ne le regardait pas et disparaissait dans l'escalier.
Le reste de l'après-midi, ils reprirent ce qu'ils étaient en train de faire avant leur pause. Ils étaient tellement concentrés tous les trois qu'ils ne virent pas le temps passer. C'est seulement lorsque le téléphone de Cédric sonna, vers 19h00, qu'ils réalisèrent l'heure qu'il était :
- Oui Fleur ? Désolé j'ai pas vu le temps passer. Okay. Bonsoir à Bill. Je t'embrasse.
Cédric raccrocha, il expliqua à Luna que Fleur sortait avec Bill et que par conséquent, vu qu'il serait seul le soir venu, il pouvait terminer ce qu'il avait commencé. Le parcours épique de Gilderoy était presque terminé.
- Mais tu ne devrais pas être rentrée ? demanda Cédric à la jeune fille.
- Amanda ne revient que demain, et papa est encore dans son bureau. Il viendra me chercher quand il rentrera à la maison.
Cédric avait beaucoup de peine pour la jeune fille. Elle l'en montrait jamais rien, ayant une attitude des plus étranges, mais il savait ce que c'était d'être enfant unique et d'avoir des parents qui travaillent trop. Seulement, lui avait eu la chance d'avoir des amis et d'être entouré. Ce qui n'était pas le cas de Luna, dont la seule amie devait être Ginny Weasley.
- Je vais nous acheter des plats à emporté à l'italien en bas. Ca te dit ?
Luna répondit par l'affirmative. Cormac fit mine de rien et regarda les deux autres du coin de l'œil. Cédric le remarqua et se tourna aussitôt vers lui :
- Cormac, tu veux te joindre à nous ? Sauf si tu as une nouvelle soirée en prévision, dans ce cas je ne te retiens pas.
Cormac sembla agacé – ou énervé – par la réflexion du blond et il se leva aussitôt en prenant ses affaires :
- Ouais. D'ailleurs je vais être en retard. Salut !
Cormac s'en alla furibond du bureau. Luna leva les yeux pour dire :
- Je crois qu'il t'a trouvé bien trop sarcastique.
Cédric devait reconnaître qu'il n'était pas des plus aimables avec Cormac, mais c'était sa faute à lui, il n'avait qu'à être un peu plus sympa et moins vulgaire. Il essaya de ne plus y penser et se dépêcha d'aller chez l'italien pour revenir vingt minutes plus tard avec des pâtes toutes chaudes.
Luna et lui dînèrent calmement en discutant de Gilderoy Lockhart. La jeune fille semblait fasciné par toutes les aventures abracadabrantes qu'il semblait avoir vécu tandis que le blond ne pouvait que se montrer dubitatif.
Alors qu'ils terminèrent le repas, Luna jeta les boites bides dans la poubelle de Cormac et vit qu'il avait laissé ses documents sur son bureau. Sans aucune gêne, elle les regarda :
- Tiens, il a fait des recherches sur d'autres personnes. Je pensais qu'il travaillait aussi sur Gilderoy Lockhart.
Cédric haussa les sourcils. Est-ce qu'il se pouvait que Cormac se soit moqué d'eux et qu'il travaille sur un tout autre sujet ? Il se leva de sa chaise et regarda à son tour les documents de Luna. Ce qu'il vit le surprit :
- Non Luna, regarde… Il a fait des regroupements.
Il étala les différentes notes qui détaillaient des évènements similaires à ceux arrivé à Gilderoy mais à d'autres personnes, sur les différents continents du monde. La coïncidence était bien trop extraordinaire pour qu'elle n'en soit pas une et certains faits étaient troublants.
- On dirait que beaucoup de personnes ont vécues de drôles d'aventures. Regarde cette femme aussi a était pourchassé par un rhinocéros dans la péninsule du Yuka.
Cédric attarda ses yeux sur un mot griffonné par Cormac : imposteur ? Quelque chose en lui le fit se sentir mal. Il avait osé être sarcastique et se plaindre de Cormac, surtout parce qu'il pensait qu'il n'avait aucun mérite à se trouver là. Mais il devait bien avouer que le jeune homme n'avait pas chaumé de l'après midi. Au contraire, il avait mené des recherches poussées et avait peut être découvert le scoop qui ravirait les Lovegood :
- Tu es prête ma chérie ? Bonsoir Cédric !
Xenophilius venait d'entrer dans le bureau et s'empressa de serrer la main de son stagiaire, puis embrassa sa fille chaleureusement.
- Je pensais que tu serais déjà partit ?
- Non.
- Luna ne t'a pas trop embêtée ?
- Pas du tout, au contraire. Elle m'a était d'une très grande aide.
- Je peux revenir demain.
Nul ne savait si c'était une question ou une affirmation, mais Cédric s'empressa d'ajouter que ça lui ferait plaisir. Xenophilius fut enchanté :
- Comment va Viktor ? Luna m'a expliqué qu'il avait emménagé dans son nouvel appartement ?
- Oui, confirma Cédric.
- Bien. Une bonne soirée Cédric.
- Monsieur Lovegood ! Vous auriez le numéro de Cormac Mc Laggen ? Il faudrait que je l'appelle au sujet de notre article et…
- Bien sûr, l'interrompit Xenophilius qui sembla penser qu'il ne lui devait pas d'explication.
Il sortit son téléphone portable et transmit le numéro à Cédric avant de prendre congé et de partir en compagnie de sa fille. Cédric le suivit de près, rangea ses documents, éteignit son ordinateur et quitta le Chicaneur. Une fois dehors, il composa le numéro de Cormac. Au bout de quelques sonneries, une voix masculine décrocha. Elle était à moitié couverte par une musique assourdissante :
- Allo ?
- Cormac ? C'est Cédric ! Tu m'entends ?
- Qui ?
- Cédric !
- Ah, salut Patrick ! Ecoute je suis au pub Irlandais, je t'entends mal. Rappelle-moi plus tard okay ?
Et Cormac venait de raccrocher. Une fois encore, l'anglais fut énervé par l'attitude désinvolte de son collègue. Il prenait sur lui pour l'appeler et lui dire qu'il était plus ou moins impressionné et discuter de sa théorie, et l'autre imbécile était en train de prendre du bon temps dans un pub.
Cédric prit la route vers le métro et regarda l'heure. 20h30. Il n'irait pas chez Viktor ce soir. Aussi décida t-il de lui envoyer un simple message pour lui souhaiter une bonne soirée et lui dire qu'il lui manquait énormément. Il prit le métro et partit dans la direction inverse de son appartement pour s'arrêter au centre-ville. En sortant du métro, il vit tout de suite l'endroit qu'il recherchait. L'Irlandais.
Cédric n'y était jamais venu mais il savait que c'était un bar très fréquenté par les jeunes fils de riches qui souhaitaient faire la fête. Diverses rumeurs, de drogues entre autres, circulaient sur l'établissement.
Le blond y pénétra, réalisant qu'il allait faire tâche et que si Cormac le voyait, il ne manquerait pas de lui dire au combien il avait l'air coincé dans sa chemise et son pull à carreaux.
L'endroit était bondé et la musique résonnait très fortement. Il ne reconnut même pas l'artiste qui était diffusé. Il passa devant plusieurs tables avant de jeter un œil sur la piste de danse pour apercevoir son collègue. Peut-être qu'il était déjà partit. Mais il réalisa que non lorsqu'il vit Mc Laggen danser sur la piste au milieu d'une foule d'admirateurs. Il tenait sa chemise dans une main et la faisait tourner au dessus de lui tandis que sa sueur longeait le long de son torse entièrement nu.
Cédric était agacé de voir à quel point l'autre garçon pouvait être aussi exubérant. Il pensa faire demi-tour lorsque Cormac le vit debout, statique, près du bar. L'Irlandais sembla crier quelque chose que Cédric n'entendit pas et il quitta la piste de danse pour s'approcher de son collègue.
Il posa un bras au dessus de son épaule tout en souriant bêtement. Cédric sentit aussitôt son haleine empestée d'alcool et ses yeux rougis :
- Cédric ! T'es venu pour te décoincer ?
- Non ! Je t'ai appelé pour te parler mais…
- Quoi ? J'entends rien !
- Je t'ai appelé pour !
- Viens !
Cormac lui attrapa la main et l'entraîna en dehors du bar. Ils se trouvaient maintenant tous les deux dans la rue, et s'éloignèrent des gens qui se trouvaient là aussi en train de fumer. Cormac fit signe à différentes personnes puis il regarda Cédric :
- Alors mon chéri, je te manquais de trop ?
- Ne prends pas tes rêves pour une réalité ! Je voulais te parler du boulot.
Cormac fit une mine déçue et essaya d'écouter attentivement ce que Cédric avait à lui dire. Mais c'était peine perdue, Cormac était bien trop saoul pour comprendre quoi que ce soit. Las, Cédric décida d'abandonner et de rentrer chez lui.
- Bon. On se voit demain.
- Tu veux pas danser bébé ?
- Non Cormac, je vais me reposer, demain j'ai cours, et toi aussi. D'ailleurs, je peux savoir comment tu comptes rentrer ?
- En voiture, idiot, lui rétorqua l'autre jeune en souriant bêtement.
- Tu vas conduire dans cet état ? Tu devrais plutôt faire appel à un taxi.
- Ou alors tu prends ma voiture et tu me raccompagne chez toi et on fait l'amour sauvagement ?
- Tu rêves !
Cédric était partagé entre deux envies. L'une étant celle de rentrer chez lui et d'abandonner Cormac à son triste sort, l'autre étant qu'il ne pouvait pas le laisser seul dans cet état. Si jamais il lui arrivait quelque chose, il s'en voudrait énormément.
- Donne-moi tes clés !
- Chouette ! Je te préviens je me fais pas prendre okay ?
Cédric regretta presque ce qu'il s'apprêtait à faire mais il fit la sourde oreille en levant les yeux au ciel. Il mit les clés que Cormac lui tendait dans sa poche et prit son téléphone. Il fit défiler le répertoire et s'arrêta sur le prénom de Viktor qu'il appela.
