Titre : D'un rêve ou d'un sourire
Auteur : Alounet
Rating : M
Catégorie : UA / Romance - Yaoi
Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory
Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.
Notes : Mon dieu que je suis désolé ! J'ai mis du temps avant la nouvelle publication... Le pire c'est de savoir que les chapitres sont prêts, et que le manque de publication rapide est juste dû au fait que je suis pas mal occupé :)
J'ai l'impression que cette seconde partie est moins suivie que la première... Surtout n'hésitez pas à donner vos avis, vos conseils et tout cela, en me laissant des petites reviews bien encourageantes :)
Alors dans ce chapitre, la relation collègue-amis de Cédric et Cormac continue de faire son petit bout de chemin... Fleur partage une jolie scène avec Viktor, une terrible nouvelle pour le jeune Diggory, et une scène classée... M pour le couple fétiche de notre histoire ! Je pense que ce chapitre va plaire :) Bonne lecture !
Chapitre 24 – « On recommence »
Le dernier jour de sa première semaine en tant qu'étudiant et employé du Chicaneur, Cédric se leva avec un grand sourire. Il savait que son article – qu'il avait co-écrit avec Cormac – risquait fort d'impressionner la direction. Même s'il n'approuvait pas vraiment les méthodes de son collègue, il était forcé de reconnaître qu'elles étaient efficaces.
Alors qu'il s'apprêtait à quitter l'appartement, le blond reçut un sms de son petit-ami. Ce dernier lui annonçait qu'il avait enfin trouver une voiture et lui proposait de partir en week-end le soir même, pour se rendre à la mer ou il réserverait deux nuits à l'hôtel. Enthousiasmé par cette proposition, l'étudiant répondit par l'affirmative et salua Fleur avant de partir, un sourire bien plus conséquent.
Contrairement aux jours précédents, Cédric n'évita pas un seul instant Cormac lorsqu'il arriva à l'école. Ce dernier était en train de jouer de son charme sur des filles de la classe qui marchaient droit dans son jeu. Ce matin, ils avaient un cours de français, de style et d'écriture. Cédric s'installa près de la fenêtre et fut bientôt rejoint par Cormac :
- Salut beau gosse.
- Salut Cormac.
Tous deux sortirent leurs affaires et Cormac demanda :
- J'organise une soirée chez mes parents ce week end. Ils se cassent en France. Amène quelques potes ça va être cool.
Cédric sourit, la façon qu'avait son camarade de l'inviter n'était pas des plus banales, mais il lui répondit très sincèrement :
- Mon copain m'emmène en week-end à la mer. Désolé.
Aussi étrange que cela pouvait paraître, il était vraiment désolé. Il ne savait pourtant pas s'il aurait accepté l'invitation s'il avait été présent, mais il y aurait tout au moins réfléchit.
- Vous allez vous envoyer en l'air ?
Cédric lui donna un énorme coup de coude pour le faire taire, ce qui fit rire Cormac. Le professeur les réprimanda et reprit le fil de son cours. Cédric baissa les yeux sur ce qu'il était en train d'écrire. L'autre reprit plus bas :
- T'as déjà essayé les filles au moins ?
Cédric ne répondit pas et se mordit les lèvres.
- Ca veut dire oui. Ton mec, c'est ton premier ?
En même pas cinq minutes de temps, Cormac était parvenu à lui faire retrouver la mauvaise humeur qu'il avait traîné toute la semaine :
- Très bien. Pour que tu me laisses tranquille une bonne fois pour toutes. Oui, j'ai déjà couché avec une fille. Non, je n'ai pas aimé ça. Oui, Viktor est mon premier. Non, je ne te raconterais pas ma vie sexuelle en détail. Non, les autres mecs ne m'intéressent pas.
Il avait dit cela en murmurant mais d'une seule traite. Il prit la peine de respirer et se concentra sur le cours. Satisfait, Cormac ne lui posa plus aucune question dérangeante.
Viktor, de son côté, venait de sortir d'un garage automobile au volant de sa nouvelle voiture, une petite golf noire assez sympathique. Ce n'était pas le genre de voitures qu'il aurait pensé acheter, mais il avait eu un coup de cœur. En rentrant chez lui, il se hâta de prendre les réservations pour l'hôtel et décida de rejoindre Fleur pour le déjeuner. La jeune femme n'avait pas cours le vendredi après midi. Aussi, le bulgare lui proposa de venir la chercher directement à son école.
Lorsqu'il arriva, il vit la jeune française sortir entouré d'un groupe de filles. Elle n'avait donc eu aucun mal à se faire des amis en une semaine de temps. Fleur aperçut Viktor de l'autre côté de la rue et se dépêcha de le rejoindre. Le brun songea que la fille était toujours incroyablement jolie, quoi qu'elle fasse. Il se surprit à s'imaginer qu'elle usait peut être de magie.
Une fois montée côté passager, Fleur s'exclama :
- Cette voiture est magnifique ! Tu me la prêteras quand j'aurais mon permis ?
- Parrrce que tu penses le passer ?
- Je ne sais pas trop. Avec toi et Bill qui l'avez déjà, Cédric qui le passera une fois que son anniversaire sera passé… J'en aurais vraiment besoin tu crois ?
- On ne serrra pas toujourrrs là pourrr te serrvir de chauffeurrr perrrsonnel, répondit-il en démarrant.
Fleur proposa qu'ils aillent déjeuner dans une pizzeria non loin de là et Viktor accepta. Alors qu'ils étaient installé sur une table au fond de la salle, la française en vint à parler de l'anniversaire de Cédric :
- J'ai envie d'organiser quelque chose de grand ! Peut-être inviter ses amis du lycée, des personnes de sa famille ? On pourrait le faire à ton loft ? Sinon il nous faudrait louer une salle.
- Cédrrric aurrra plutôt envie de quelque chose de simple, d'intime.
- Mais non, tout le monde dit ça, et en réalité, ils veulent de grandes fêtes !
- Fleurrr, reprit Viktor, il n'en parrrrle pas mais… Il a du mal à se fairrre à l'idée que ses parrrents ne lui parrrlent plus.
La française perdit son enthousiasme. Ce petit détail lui était passé au dessus de la tête.
- Bon, on fera une petite soirée en toute intimité alors. Mais j'avais espéré pouvoir inviter toute la famille de Bill. Tu comprends, j'ai envie de leur montrer que je sais être une bonne hôtesse. Je pense que Ginny a raconté à sa mère le fiasco de mon dernier déjeuner.
- Ce n'était pas un fiasco, reprit Viktor. Tonks a dit qu'elle s'était bien amusée.
Fleur essaya de sourire :
- Je dois passer le week-end chez les Weasley. J'essaye d'être gentille, aimable, serviable… Mais ni Mrs Weasley, ni Ginny ne semblent voir tous mes efforts.
- Rrreste toi même.
Les deux amis passèrent le reste du déjeuner à parler de ce que Viktor prévoyait pour son week-end avec Cédric, puis de la reprise du travail pour lui dans sa nouvelle équipe.
Au Chicaneur, Cormac et Cédric sortaient du bureau d'Amanda Lovegood. Souriants et fiers d'eux, ils venaient d'être félicité pour leur tout premier article. Visiblement, Amanda paraissait plus impressionnée que scandalisée par ce que Gilderoy avait fait. Mais sachant qu'elle aurait l'exclusivité de cette nouvelle, elle était déjà en train de confectionner la couverture du numéro qui sortirait le mercredi suivant. Pour les féliciter, Madame Lovegood les libéra du reste de leur après midi.
Cédric et Cormac étaient en train de récupérer leurs affaires sur leurs bureaux :
- C'était pas si mal pour une première semaine, pas vrai beau gosse ?
- Ne m'appelle pas « beau gosse ».
Ils sortirent pour prendre le chemin des escaliers. A ce moment là, le téléphone de Cédric se mit à vibrer. Il le sortit de sa poche et resta paralysé lorsqu'il vit le numéro qui était en train d'appeler. Il s'agissait du numéro de téléphone de sa mère. Décontenancé, il se ressaisit pour décrocher :
- Cédric ?
- Oui.
La voix de sa mère paraissait inquiète. Elle reprit rapidement :
- Je ne peux pas rester, si ton père savait que j'étais en train de te téléphoner il… Bref, depuis le déjeuner de Fleur il… Il n'est plus le même tu sais ? Il n'accepte pas ta… Enfin…
- Ma relation avec Viktor ? C'est cela maman ?
Cédric venait d'être froid et cassant. Cormac, à ses côtés, le regardait bizarrement.
- Oui, reprit sa mère qui fit semblant de ne pas entendre le mauvais ton de son fils. J'ai essayé de l'en empêcher mais… Ton père est partit à la banque à l'instant.
Cédric ne voyait pas ou elle voulait en venir.
- Il a décidé de vider tes comptes. Du moins, ceux que nous t'avions ouvert pour placer de l'argent pour tes études et ton loyer…
La nouvelle fut un véritable choc pour Cédric. C'est vrai qu'habitué à vivre dans un certain confort, il ne s'était jamais rendu compte à quel point cet argent lui était nécessaire pour vivre. Le salaire qu'il gagnait à mi-temps au Chicaneur permettait tout juste de payer ses frais de scolarité. C'est à dire que sans l'argent de ses parents, il ne pouvait pas payer sa part du loyer ni même participer aux dépenses courantes de la vie de tous les jours.
Il essaya de ne pas montrer son trouble à sa mère et reprit d'une voix neutre :
- Bien. C'est tout ?
Durant un court instant, il crut que sa mère allait lui dire autre chose, mais elle se contenta de mettre fin à la conversation :
- Oui. Bonne journée Cédric.
- Au revoir.
Le blond raccrocha et descendit machinalement les dernières marches de l'escalier. Dans sa tête, de nombreuses pensées étaient en train de le tirailler. Comment allait-il faire ? La seule solution qui lui vint à l'esprit c'était de se trouver un job étudiant, pour les soirs et les week-ends.
- Diggory ? Ca va ?
Cédric réalisa qu'il n'était pas seul et regarda vaguement son collègue.
- Ouais. Je dois y aller.
Mais Cormac voyait bien que quelque chose clochait. Il l'arrêta par le bras et l'emmena un peu plus à l'écart du hall :
- Arrête, je vois qu'il y a un truc qui te tracasse. C'est quoi ?
- Qu'est-ce que tu t'en fiches ? répondit froidement Cédric. A part ta petite personne y'a rien qui t'intéresse ? Alors fais pas semblant d'être mon ami.
Cédric se dégagea et quitta le hall pour partir en direction du métro. Il était énervé, ses mots avaient dépassé sa pensée face à Cormac. Pensant de toutes les façons possible à comment régler ce problème, il ne se rendit même pas compte qu'il oublia de descendre à sa station de métro. Il fit le chemin en sens inverse et arriva bientôt à son appartement.
Revenant plus tôt que prévu, il fut surprit d'entendre des rires lorsqu'il arriva devant la porte de son appartement. Une fois rentré à l'intérieur, il découvrit Fleur et Viktor en pleine bataille de polochons, comme des enfants.
Cédric fut passablement irrité de les voir ainsi, insouciants, en train de rire et plaisanter – ensemble – alors que lui devait se débrouiller pour régler un problème.
- Cédrrrric ! Tu rentres tôt ?
- Je dérange peut-être ?
Son ton glacial fit perdre les sourires de ses deux amis. Fleur remit ses cheveux en place et le regarda inquiète :
- Non. Tout va bien ?
- Parfaitement, répondit d'un ton neutre en se dirigeant vers sa chambre.
- Tu veux parrrtir un peu plus tôt peut-êtrrre ? demanda Viktor. On pourrrrait éviter la cirrrculation ?
- On ne part plus, répondit Cédric en entrant dans sa chambre.
Viktor et Fleur se regardèrent, bouche bée, ne comprenant pas du tout l'attitude du blond. Ils s'approchèrent tous les deux d'un accord tacite vers la chambre et virent que Cédric était en train d'allumer son ordinateur portable.
- On a fait quelque chose qui t'a contrarié ? demanda la petite voix douce de la française.
Cédric leva son regard vers eux. Il se sentit soudain comme le plus grand des imbéciles. Il avait reporté sa colère sur sa meilleure amie et son petit-ami alors qu'ils n'y étaient tous les deux pour rien du tout. Mais il se sentait tellement énervé, trahit, frustré. Sa mère l'avait appelé et ne s'était même pas soucié de savoir comment il allait ou rien d'autre. Elle voulait juste lui annoncer que son père lui coupait les vivres. En somme, qu'il n'était plus son fils. Il le dégoûtait peut-être tellement qu'il ne pouvait faire autrement. Cédric était-il anormal ? C'est la pensée qui lui vint en tête.
Regardant ses deux amis sur le pas de la porte, il leur avoua :
- Ma mère m'a appelé.
L'inquiétude se lisait parfaitement dans les regards de la française et du bulgare. Cédric entreprit de leur raconter la brève discussion. Lorsqu'il eut terminé, Fleur le prit dans ses bras :
- Ne t'en fais pas Cédric, on trouvera une solution.
- Je trouverais une solution. Ce n'est pas votre affaire ni à l'un, ni à l'autre, dit-il en regardant Viktor qui s'apprêtait peut-être à dire quelque chose.
- Mais je peux t'aider, répondit Viktor.
- Non, dit-il d'un ton ferme. Tu n'auras plus le même salaire, tu viens de t'acheter une voiture, de t'installer…
- Il me rrreste les rrrentes de l'apparrrtement que je loue en Bulgarrrie. J'ai beaucoup d'arrrgent de côté. Je peux t'aider temporrrrairrrement.
- Je ne veux pas Viktor, répondit un peu trop fièrement Cédric, je vais avoir dix huit ans. Je suis un homme, je dois m'assumer.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ? demanda Fleur.
- Prendre un job d'étudiant le soir ou le week-end. Au moins pour avoir ce qu'il faut pour payer ma part du loyer.
- Tu ne peux pas essayer de négocier ton contrat avec Monsieur Lovegood ? Faire une demande de bourse ?
- Il est trop tard pour les bourses, répondit d'un ton las Cédric, et je n'ai aucune prétention pour demander une augmentation de salaire.
Pendant un instant, personne ne dit quoi que ce soit. Cédric décida de reprendre :
- On devrait annuler notre week-end…
- Non ! rétorqua Fleur. Tu ne vas pas te démoraliser plus que tu ne l'es déjà ! Je veux que tu fasse ton sac et que dans une heure vous soyez partis ! Exécution, c'est un ordre !
La blonde tourna les talons et sa longue chevelure vola derrière elle lorsqu'elle quitta la chambre. Cédric retrouva un léger sourire et réalisa qu'elle n'avait pas tord. Silencieusement, Viktor l'aida et bientôt, ils furent prêts à partir.
- Surtout amusez vous bien et profitez en !
Fleur embrassa sur la joue ses deux amis, Viktor lui dit :
- Bon courage avec les Weasley.
Une fois qu'ils furent partis, Fleur se retrouva seule. Elle sortit son téléphone portable de sa poche et composa le numéro de son père :
- Papa ? J'aurais besoin de te demander un nouveau service…
Comme Viktor l'avait craint, le trajet qui les mènerait jusqu'aux côtes de l'Angleterre fut parsemé d'embouteillages. C'est au bout de trois heures qu'ils arrivèrent à l'hôtel dont la vue donnait droit sur la plage et sur la mer. L'hôtel était assez petit avec une ambiance très familiale. Il ne semblait y avoir pas trop de monde, la saison étant terminée. Fort heureusement, les garçons réussirent grâce à un soleil radieux et un week end qui s'annonçait très beau.
Viktor se chargea de prendre les sacs et suivit Cédric qui se présenta à l'accueil. La gérante de l'hôtel était une très belle femme blonde, Madame Rosmerta. Chaleureuse, elle s'empressa de leur montrer la chambre qu'ils avaient choisit. Le point le plus important selon Cédric c'est qu'à aucun moment elle ne se formalisa du fait que ce soit deux hommes qui occuperaient une chambre avec un seul lit.
- Vous verrez, ce sera très calme ce week-end, vraiment très peu de client.
Viktor la remercia et bientôt, il se retrouva seul avec son petit-ami dans la chambre. Il le rejoignit sur le balcon qui donnait vue sur la plage et la mer. L'air frais était vigoureux et la vue impeccable. Tous les soucis de Cédric s'envolèrent presque aussitôt, surtout lorsque Viktor posa ses deux mains fermes sur son ventre et posa sa tête sur son cou.
- J'ai attendu ça depuis une semaine…
Cédric aussi avait attendu cela. Maintenant qu'ils allaient se retrouve un week-end entier seul à seul, ils pourraient renouveler l'expérience qui fut un succès lors de leur première fois. Cédric se retourna pour faire face à son amant et il huma son odeur, celle d'un homme sportif, d'un homme viril. Puis il déposa ses lèvres sur celles du brun et ils échangèrent un baiser fougueux. Cédric dévorant presque sa bouche, passant sa langue sur celle de son partenaire.
- Tu sais qu'on a tout notrrre temps ? lui dit Viktor le sourire sur les lèvres.
- J'ai l'impression que c'était il y a une éternité que nous…
- Faisions l'amourrr ? termina pour lui Viktor.
- J'ai envie de toi.
Il l'embrassa à nouveau.
- De ton corps…
Sa main passa dans le dos du brun.
- De ton sexe…
Son autre main caressa la bosse qui se formait sur le pantalon du sportif.
- Je t'aime.
Il venait de lui murmurer ces quelques mots à son oreille. Il était rare qu'ils se le disent l'un à l'autre, préférant exprimer cela par des gestes, des attentions ou des baisers. Mais lorsque le mot était prononcé, c'était un sentiment très fort qui se dégageait pour l'un ou pour l'autre des garçons.
Viktor s'empressa de retirer le pull, puis la chemise de son amant, avant de les envoyer voler dans la pièce. Tout en continuant de l'embrasser avec force et – presque – brutalité, il le dirigea vers le lit sur lequel Cédric se laissa tomber. Tandis que Viktor enlevait rapidement son pull et son pantalon, Cédric lui débouclait sa ceinture et laissait le pantalon au sol.
Bientôt, alors que les deux corps se caressaient l'un contre l'autre, ils se retrouvèrent uniquement en boxer.
Cédric frottait sa bouche contre le visage de Viktor. Il sentait les poils durs de sa barbe naissante lui frottait dessus. La main du blond attrapa alors le sexe fièrement tendu à l'intérieur du seul vêtement que portait Cédric.
Les deux garçons roulaient sur le lit, l'un prenant l'avantage, puis les choses s'inversant. Lorsque les deux seuls vêtements qu'ils gardaient furent à leurs tours au sol, Cédric se jeta avec gourmandise sur ce qu'il désirait le plus.
Des râles de plaisir, des souffles courts, une respiration saccadée, quelques paroles inaudibles, voilà les seuls sons qui se dégageaient de cette chambre d'hôtel.
Les deux corps continuaient de se découvrir, comme une semaine auparavant. Les choses reprenaient tout naturellement. L'un ayant le sexe de l'autre dans sa main, ou dans sa bouche. Cédric allongé, les jambes relevées, tandis que Viktor entrait délicatement dans l'intimité de son amant et faisait aller et venir le signe de sa virilité à l'intérieur de l'autre.
Recommençant, une fois, deux fois, trois fois. Ils ne descendirent pas une seule fois de leur chambre. Alors que la soirée arrivait à son terme, les deux jeunes amants s'arrêtèrent dans leurs ébats, pour se retrouver l'un contre l'autre, essoufflé.
Une odeur de sexe, de virilité, régnait dans l'air. Quelques tâches blanches sur les draps indiquaient le plaisir et la jouissance que les deux avaient pu prendre.
Cédric caressait machinalement le torse de son amant, jouant avec les poils qui recouvraient les muscles saillants du brun.
- C'était encore mieux non ?
- Oui, avoua Viktor. Tu… Tu ne m'en veux pas de… dirrriger les opérrrations ?
Cédric savait que par là il entendait surtout le fait d'être le mâle actif de leur couple. Cédric lui sourit :
- Non. C'est moi qui suis gagnant dans l'histoire non ?
Viktor déposa un baiser sur le front de son petit-ami.
- Un mois et demi que je t'ai rencontré, et j'ai l'impression que toute ma vie a changé.
Viktor ne savait pas si c'était un regret ou non que Cédric venait d'exprimer. Il devait l'avoir sentit car il ajouta :
- En bien, affirma Cédric. Même si tout n'est pas parfait… Toi tu l'es. Je ne pensais pas que j'arriverais aussi facilement à me dire que la personne que j'aime soit un homme. Que tu es mon homme à moi.
- Tu as fait le plus durrr au déjeuner de Fleurrrr. Tu as était courrrageux et forrrt. Tu es rrresté avec moi même quand tes parrrents t'ont tourrrné le dos. Même quand Karrrkarrrof a menacé de vous fairrre du mal à toi et à Fleurrr. Y comprrris quand il t'a rrrévélé… mon passé.
Les deux hommes n'avaient pas évoqué le « passé » de Viktor depuis ce fameux jour. Déjà parce que beaucoup de choses s'étaient passé entre temps et ensuite parce que Cédric avait peur d'être jaloux s'il entendait Viktor lui racontait ses nombreux exploits. Et puis, il considérait le passé comme appartenant à de l'histoire ancienne.
- Tu ne parles jamais de tes parents, lui dit Cédric.
- Il n'y a rien à en dire.
Cédric fixa son regard sur celui de Viktor et continuait de jouer avec sa main sur le torse du brun.
- Je sais que tu es un homme très, très mystérieux, mais tu ne parles jamais de ton enfance ou ton adolescence…
- Toi non plus, répondit Viktor.
C'était en partie vrai. Viktor en savait pourtant plus à son sujet. Notamment grâce à Fleur, ses parents, Oliver ou Cho.
- Avant d'intégrrrer l'équipe de Karrrkarrroff, je n'avais pas une vie trrrès heurrreuse.
Cédric regretta presque d'avoir abordé le sujet. Le visage de Viktor était dur et grave.
- J'en garrrde de trrrès mauvais souvenirrrs.
Cédric se tût et ne posa pas plus de questions. Viktor, lui, revoyait des images dans sa tête. Le fait d'avoir évoqué, même brièvement, son passé, le mettait mal à l'aise. Il revoyait la mort de son grand-père à laquelle il avait assisté, puis la façon dont il s'était tourné vers des hommes pour…
- Viktor ?
- Oui ? demanda t-il en sortant de ses pensées.
- On recommence ?
Viktor embrassa à nouveau son amant et vit dans son regard que Cédric serait insatiable durant le week-end.
