Titre : D'un rêve ou d'un sourire

Auteur : Alounet

Rating : M

Catégorie : UA / Romance - Yaoi

Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory

Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.

Notes : Chapitre 25 ! Je réalise à quel point cette histoire peut-être longue. Il est fort probable que cette deuxième partie (qui comportera encore au moins 15 chapitres), sera la dernière... J'en termine la rédaction dans les jours qui viennent... Quoi qu'il en soit, ce chapitre voit se mettre en place un personnage fort connu et fort apprécié, j'ai nommé Charlie Weasley... Une nouvelle enquête est menée pour nos deux journalistes en herbe et un dîner se prépare !


Chapitre 25 – « Tu craques pour les dragons de son espèce »

Viktor et Cédric passèrent un week-end en amoureux des plus romantiques – et des plus sensuels. Jusqu'au dimanche après midi, leurs activités ne consistèrent qu'à très peu de choses. Paresser au lit – ou faire toute autre activité dans ce même lit – se promener le long de la plage, se baigner, passer du temps seuls l'un avec l'autre. L'un et l'autre étaient d'accord pour se dire que ce genre de moments devrait être plus réguliers. Avec toute l'agitation de l'arrivée du mois de septembre, ils n'avaient pas pris le temps de se poser convenablement.

Les deux amants profitèrent également de cette solitude tant désirée pour discuter plus amplement de l'un et de l'autre. Même si Viktor n'abordait toujours pas le sujet de sa famille ou de son enfance, il s'ouvrait tout de même d'avantage.

Lorsque vint le moment du retour, c'est avec une petite pointe au cœur qu'ils rendirent les clés de leur chambre à Rosmerta. Dès le lendemain, ils regagneraient une vie beaucoup moins tranquille et se retrouveraient à nouveau séparé.

Tandis que les deux jeunes hommes prenaient la route à bord de la nouvelle voiture de Viktor, Fleur était elle même en train de faire son sac très loin de là. La jeune française venait de passer tout un week end dans la famille de Bill. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ses craintes étaient justifié.

- Cette Nymphadora est charmante, tu ne trouve pas Bill ? avait indiqué Mrs Weasley la veille lors du repas. Nous avons discuté lors du déménagement de Viktor. Elle fait un travail remarquable pour les forces de l'ordre.

Fleur savait très bien que si Mrs Weasley vouait un culte à sa voisine, ce n'était pour une seule et unique raison. La mère de son petit-ami ne la supportait pas et aurait préféré d'avantage que son fils soit en compagnie d'une femme comme Tonks. Plus simple, plus rigolote sans doute.

Un peu avant ce dîner, Fleur avait surpris une conversation entre Ginny et son frère Ron :

- Cette fille est superficielle ! Qu'est-ce que Bill peut bien lui trouver ? avait demandé la jeune rouquine. Avec ses manières de bourgeoise, elle devait sans doute croire que Bill avait de l'argent étant donné qu'il était banquier. Maintenant qu'elle aura vu qu'on ne roule pas sur l'or, je suis persuadée qu'elle le quittera dans la semaine.

Ron, lui, n'était occupé que par une seule chose : la beauté de Fleur, et n'écoutait donc quasiment pas sa sœur se plaindre.

Si les jumeaux ne dirent rien quand à la jeune femme – bien trop occupé à brailler sur Percy, l'un des fils qui venait de se disputer avec son père et qui n'adressait donc plus la parole à sa famille depuis quelques jours – le second de la famille, lui aussi, semblait avoir un certain avis.

Charlie Weasley avait un an de moins que Bill. Plus petit que son aîné, mais bien mieux bâti, il avait tellement de tâches de rousseurs qu'on aurait dit que sa peau était bronzé. D'après ce que Fleur savait, le jeune rouquin vivait la plupart du temps en Roumanie, ou il était zoologue, spécialisé dans les animaux dangereux. Mais il était revenu depuis le début du mois d'août, pour travailler temporairement dans un zoo d'Angleterre qui accueillait de nouveaux animaux. Charlie était un spécialiste dans son domaine et il possédait une sorte de don avec les animaux les plus féroces.

Quoi qu'il en soit, Fleur savait qu'il était aussi le plus proche de Bill. Elevés ensemble, ils étaient complices, fusionnels et se montraient très protecteur l'un envers l'autre. Si le roux n'avait rien dit lors de ses premières rencontres avec la française, ce week-end était clairement un test.

Alors que Bill disait déjà au revoir au rez-de-chaussée, Fleur se trouvait dans la chambre qu'elle avait partagé avec Ginny. Quelqu'un frappa à la porte, c'était Charlie :

- Bill me fait te dire qu'il t'attend.

- Je descend tout de suite.

Alors qu'elle s'apprêtait à quitter la pièce, Charlie referma la porte pour se retrouver avec la jeune femme. Surprise, elle le regarda d'un air songeur.

- Bill t'aime vraiment beaucoup, même si ça étonne beaucoup maman.

- Comment je dois interpréter ça ?

Charlie croisa les bras. Fleur remarqua les quelques cicatrices qu'il abordait. Sans doute dû à des animaux.

- Au début je pensais comme elle. Bill n'a jamais fréquenté beaucoup de filles. Mais, tu es la première qui soit aussi…

- Superficielle ? termina la jeune femme qui était agacée.

- Non. Jolie. Tu vois, tu es incroyablement belle et on se demandait tous que tu avais une arrière pensée en te mettant avec Bill.

- Pourquoi chacun de tes compliments retombent comme des critiques ?

Charlie se frotta la tête, visiblement, il n'était pas doué pour ce genre de conversations.

- Ce que je veux dire c'est que je me suis trompé sur toi. Et maman et les autres finiront par s'en apercevoir.

Fleur sembla se détendre et esquissa un sourire avant de lui demander :

- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ?

- Tu ne t'es pas enfuit quand tu es arrivée ici. Maman et Ginny pensent que tu vas quitter Bill maintenant que tu sais qu'il n'est pas riche et qu'il vient d'un milieu très pauvre.

- Elles se trompent, répondit froidement Fleur. Je m'en fiche de l'argent.

- Parce que tu en as suffisamment, répondit Charlie, mais j'ai vu comment tu étais avec lui. Tu prend soin de lui. Ca ne t'a pas dérangé de donner un coup de main à la vaisselle ou en cuisine. Je sais que maman se trompe sur toi. Mais c'est parce qu'elle est très protectrice avec ses enfants et qu'elle a peur qu'on lui vole son fils.

- Jamais je n'interférerais entre elle et lui.

- En tout cas, pour ce que ça vaut, tu as ma bénédiction.

Fleur lui sourit, alors que Charlie s'apprêta à sortir, la blonde le retint :

- Merci Charlie. C'est important pour moi. Bill a énormément d'estime pour toi.

Les deux jeunes gens redescendirent les escaliers pour rejoindre le salon ou se trouvaient les autres. Fleur venait de lui proposer de venir manger un soir de la semaine chez elle, ils auraient ainsi l'occasion de discuter d'avantage. Charlie accepta avec grand plaisir.

Le lundi, la routine reprenait pour tout le monde. Fleur était de retour à son école après avoir passé la veille au soir à étudier, Bill devait s'occuper de clients particulièrement désagréables. Viktor intégrait l'équipe de Verpey et commençait un nouvel entraînement. Cédric, lui, retrouvait le chemin de l'école. Il s'attendait à voir Cormac surgir à tout moment, mais l'autre jeune homme semblait l'éviter. Cédric ne s'en formalisa pas.

Après ce merveilleux week-end, la réalité le frappait à nouveau. Il avait consulté ses comptes le matin même, et ils furent vidés de l'argent de ses parents comme lui avait annoncé sa mère. Il n'écoutait qu'à moitié ce que son professeur lui disait, se demandant ou il pourrait postuler pour avoir un petit job.

A la fin du cours, il essaya de rejoindre Cormac sur le parking alors que ce dernier s'empressa déjà de partir. Ce qui semblait étrange. D'habitude, Cormac lui courait toujours après. Peut-être quelque chose n'allait-il pas.

Le blond l'arrêta alors que Cormac était à hauteur de sa voiture :

- McLaggen ! Tu cherches à m'éviter ?

L'autre jeune homme se retourna, ses lunettes de soleil sur le nez, mâchant un chewing gum avec cet air rebelle qui le caractérisait tant :

- T'éviter ? On évite que ses amis non ? Et, il me semble qu'on est pas amis ?

Cédric n'eut même pas le temps de réagir ou de répondre que Cormac se trouvait déjà au volant de sa voiture et qu'il partait déjeuner. Le blond essaya de comprendre ce qu'il voulait lui dire et il se souvint du vendredi précédent. Il venait de recevoir le coup de fil de sa mère, en présence de Cormac, et celui-ci s'était inquiété pour lui. Pour seule réponse, Cédric l'avait envoyé balader en indiquant qu'ils n'étaient pas amis.

C'était donc pour cela qu'il agissait si froidement avec tant d'agressivité. Ses propos l'avaient blessé ? Pourtant Cormac ne semblait pas être du genre à se vexer pour si peu. A part lui, il n'avait pas l'air d'aimer qui que ce soit d'autre.

L'anglais y songea durant le déjeuner et arriva toujours avec un peu d'avance au Chicaneur. Il se promit d'avoir une discussion avec Cormac. Mais alors qu'il regagnait son bureau, Amanda Lovegood était déjà en train de discuter avec son collègue

- Cédric, te voilà ! J'expliquais à Cormac sur quelle affaire vous alliez travailler.

L'étudiant posa son sac et l'écouta attentivement :

- Ca ne sera peut être pas aussi intéressant que la semaine dernière, mais je n'ai personne d'autre. Une de nos sources prétend qu'un groupe se livrerait à du trafic de bébés singes. Ils seraient arrachés à des réserves à l'étranger puis revendu dans les parcs zoologiques de l'Angleterre. Mais nous n'avons aucune preuve, rien. J'ai donné à Cormac les informations que j'avais. J'ai besoin de l'article la semaine prochaine, d'accord ?

Cédric acquiesça d'un mouvement de tête et sa patronne regagna son propre bureau. Le blond jeta un œil vers son collègue. Ce dernier avait les yeux rivés sur les documents transmis par Amanda et ne disait pas un mot. Il semblait d'ailleurs ne pas vouloir dire quoi que ce soit.

- Je crois qu'Amanda voulait qu'on travaille ensemble dessus.

Cormac daigna lever les yeux, et le dévisagea d'un sourire narquois :

- Je ne dis pas le contraire. Je m'occupe d'établir la liste des singes disparus à l'étranger. Je crois que les recherches informatiques, c'est mon domaine.

Cédric n'ajouta rien, laissant son collègue prendre les initiatives :

- Toi renseigne toi auprès des parcs de la région, fait une liste de tous ceux qui ont accueillis des singes dans leurs enclos ces vingt derniers mois.

- Entendu.

Il ne protesta aucunement et se mit à la tâche. L'Angleterre disposant de nombreux parcs zoologiques, ce ne fut pas une mince affaire. Quoi qu'il en soit, aucun des deux collègues ne s'adressa la parole une seule fois.

Ce n'est que lorsque Cormac se leva pour prendre sa pause que Cédric se décida à le suivre jusque sur le toit. Il n'aimait pas ce genre d'ambiance. Il se sentait ridicule car finalement, c'est ce qu'il désirait le plus la semaine dernière, que Cormac le laisse tranquille et ne lui parle pas.

- Qu'est-ce qu'il y a Diggory ?

Le blond s'arrêta un instant réalisant qu'il l'appelait de nouveau par son nom – et non pas par ce stupide surnom – mais il lui dit :

- Je sais que tu me fais la gueule, mais tu vas pas me dire que ce que j'ai pu te dire t'a blessé. Tu t'en fiches d'avoir des amis non ?

- Ferme là, okay ? s'emporta Cormac en avançant sur le toit.

- Faudrait savoir sur quel pied danser avec toi ! s'emporta à son tour Cédric.

Ce dernier paraissait surpris de voir que Cormac pouvait éprouver des sentiments. Des vrais, pas des prétendus.

- Ecoute mec, reprit Cormac, j'ai voulu être sympa avec toi, j'ai été cool, toi, tout ce que t'as fait c'est me rembarrer encore et encore ! Je vais pas te lécher les bottes et courir après un petit bourge coincé du cul !

Cédric se mordit les lèvres pour ne pas répliquer quelque chose de cinglant qu'il regretterait. Il décida de jouer la carte de la douceur :

- Je suis désolé si je t'ai blessé. Vendredi je venais d'avoir un coup de téléphone qui m'a…

- Je m'en fous de ta vie !

Cormac était toujours aussi énervé. Il sortit un chewing gum de sa poche qu'il mit dans sa bouche rapidement. Cédric le regarda faire.

- C'est très mauvais. Il paraît que c'est fait avec des boyaux de vaches.

Cormac haussa le front et dévisagea Cédric avant de sourire. La remarque un peu grotesque du blond l'avait sans aucun doute calmé. Cormac s'adossa contre un poteau et répondit :

- J'ai arrêté de fumer. Qu'est-ce qui est le mieux ? Manger des boyaux ou sauver mes poumons ?

- Les boyaux, sans doute.

Cédric se laissa tomber sur une sorte de pierre afin de s'asseoir. L'atmosphère semblait soudainement beaucoup plus détendu.

- On devrait y retourner.

Cormac passa le premier pour rejoindre le bureau des deux jeunes gens. Le reste de l'après midi fut plus décontracté. L'abcès ayant était plus ou moins brisé, ils se parlaient et Cédric eut la désagréable surprise de constater que l'autre recommençait ses vannes pourris et ses commentaires désobligeants..

En fin de journée, ils avaient tous les deux avancés à merveille, leurs listes et tout ce qui s'en rattachait étant bien établit. Ils prirent congés et chacun rentra chez lui.

A l'appartement, Fleur était dans sa chambre en train de converser avec sa petite sœur lorsque Cédric rentra. Ce dernier se précipita dans la salle de bain. Une fois douché, il garda une simple serviette autour de la taille et retrouva Fleur dans le salon :

- On mange en tête à tête ce soir ?

Depuis quelques temps, les deux colocataires furent rarement seuls. Viktor, Bill ou d'autres, ils étaient toujours avec d'autres gens.

Tandis que Cédric s'habillait, Fleur prépara le repas, puis fut aidé par son colocataire et les deux se retrouvaient assis en tête à tête sur la table de la cuisine. N'ayant pas pu discuter la veille, l'un et l'autre firent un compte rendu de leur week end :

- Je pensais pas qu'on pouvait autant aimer… ça, venait de dire Cédric en parlant de ses nuits torrides avec Viktor. On venait à peine de le faire que j'en avais encore envie.

- C'est pareil avec Bill. Mais je n'ai rien fait de comparable durant mon week-end. Sa mère a insisté pour que je dorme avec Ginny et il y a toujours quelqu'un dans chaque pièce. Aucune intimité.

- Famille nombreuse, répondit Cédric en avalant un bout de viande. Comment ça se passe avec tout le monde ?

- Sa mère pense que je vais voler son fils, sa sœur me trouve superficielle, un de ses frères est amoureux de moi je crois, l'un est trop occupé par sa querelle avec son père pour être présent. Au final, il n'y a que Charlie qui m'apprécie réellement.

- C'est lequel ? demanda Cédric.

Fleur reposa son verre d'eau et lui répondit :

- C'est le second. Tu sais, un peu plus petit que Bill. Plutôt pas mal dans ce genre. Il avait aussi une boucle d'oreille lorsqu'on l'a vu.

Cédric essayait de se remémorer le personnage et l'image commerçait à lui venir.

- Le zoologue ! finit par dire Fleur agacée qu'il ne se souvienne pas.

Cédric eut soudain un sourire et une telle excitation qu'il manqua de renverser son propre verre :

- Mais c'est vrai ! Bill a un frère zoologue ! Je suis bête, comment je n'ai pas pu y penser ?

Fleur ne comprenait pas la soudaine excitation pour le frère de son petit-ami.

- Est-ce que je pourrais le rencontrer tu penses ?

- Je pensais que tout allait bien avec Viktor ? demanda incrédule la française.

- Mais non, pas pour ça ! rétorqua le blond.

Il lui parla alors de l'article sur lequel il travaillait. Fleur l'écouta, puis lui dit avec réticence :

- Tu sais… Il commence à m'apprécier, je ne voudrais pas lui tendre une embuscade et…

- S'il te plaît ! Tu n'as qu'à l'inviter à dîner demain soir ? Avec Bill, et je proposerais à Viktor de venir. Comme ça… Ce sera moins… rentre dedans.

Fleur songeait à la proposition. Il est vrai qu'en plus, elle avait proposé à son futur beau frère de venir dîner un soir de la semaine. Devant l'enthousiasme de Cédric, elle se laissa convaincre plus facilement qu'elle l'aurait pensé :

- Très bien. Mais c'est Viktor qui cuisine !

Après avoir débarrassé la table, Cédric appela son petit-ami pour lui demander comment c'était déroulé sa journée. Le Bulgare semblait enchanté de son nouveau club, même si le niveau lui paraissait de loin très inférieur à son ancienne équipe. Cédric lui parla également de la soirée du lendemain et Viktor promit d'arriver un peu plus tôt pour cuisiner. Fleur qui se trouvait à côté, laissa éclater sa joie vers son ami.

Le lendemain, Cédric et Cormac s'assirent ensemble durant le cours du matin. Sans réellement discuter – comme de vrais amis – ils se taquinaient et se lancer des vannes. Car Cédric ne se laissait plus faire, et il remettait en place son collègue dès qu'il le pouvait.

Lorsqu'ils furent au Chicaneur, Cédric annonça la nouvelle qu'il avait oublié durant la matinée :

- Le frère du petit-ami de ma collègue est zoologue. Il travaillait en Roumanie et il est actuellement dans un parc d'Angleterre. Il vient dîner ce soir chez moi.

- Cool ! Heureusement que je n'ai rien de prévu, répondit-il. Mais bon, t'auras pas à rentrer en métro comme ça.

Cédric réalisa soudain que son collègue pensait tout naturellement – et à juste titre – être lui aussi convié à ce fameux dîner. Le blond avait presque oublié qu'il travaillait avec lui sur cette enquête. Et ne voulant pas créer un nouveau conflit alors qu'ils s'entendaient bien mieux que les premiers jours, Cédric garda le sourire :

- C'est sympa.

Il se précipita de prendre son téléphone portable pour envoyer un message à Fleur et à Viktor, leur indiquant qu'ils auraient un invité supplémentaire.

Alors qu'il rangeait son portable, Cormac déposa sur le bureau du blond une pile de documents. Cédric prit le premier et il vit que c'était des fiches, avec des photos de singes et chimpanzés. Sur chaque fiche on pouvait trouver le pays, la réserve ou le parc dans laquelle le singe se trouvait et tout un tas d'informations.

- On devrait les prendre avec et commencer le tour des parcs de la région tu penses pas ?

Cédric approuva. Il prit son sac et suivit Cormac jusqu'au parking. Ils passèrent ainsi le reste de l'après midi à faire le tour des parcs zoologiques les plus proches. Faisant tout d'abord semblant d'être intéressé par les singes, ils en venaient à discuter de leurs origines. Mais suspicieux, les directeurs des parcs n'étaient pas dupes et se fermaient étrangement à la conversation quand le mot trafic était prononcé.

En fin d'après midi, Cormac roulait en direction de l'appartement de Cédric. Ce dernier, assis à ses côtés, semblait dépité.

- On aura rien appris du tout. A croire qu'il y a un secret autour de cette histoire.

- Ces mecs veulent juste pas voir leurs noms traîner dans la boue si on venait à parler d'un trafic de ouistitis. En plus, on peut pas dire que les macaques soient maltraités, ils avaient l'air plutôt heureux non ?

- Ca ne change rien. Ils ont étaient arraché à leurs familles pour être vendus au plus offrant.

- Mais qu'ils soient dans un zoo de Tombouctou ou ici ? Qu'est-ce que ça change ?

- Ca change beaucoup. Déjà l'illégalité. Qui sait si les animaux sont en bonne santé et n'emportent avec eux aucune maladie ? Et c'est du vol. Une perte financière pour les établissements à l'étranger alors qu'il y a un groupe de personnes qui s'enrichit là dessus.

Ils venaient de se garer dans la rue ou se situait l'appartement des deux colocataires. Avant qu'ils ne montent, Cédric resta sur le trottoir pour faire quelques recommandations :

- S'il te plaît…

- Je sais, répondit l'autre, en imitant la voix de Cédric sois sage comme une image, ne dit pas de propos vulgaires, sexistes, racistes, misogynes, machistes ou tout autre débilité qui pourrait surprendre ou froisser tes amis. Ne t'approche pas de mon mec, ne le touche pas, le ne drague pas, ne lui sourit pas, ne lui parle même pas. Ainsi qu'à toute autre personne vivante se trouvant dans l'appartement.

Cormac se mit à sourire avec une grande fierté, sous le regard moqueur de Cédric :

- Tu vois, on pourra presque faire quelque chose de toi, tu n'es pas aussi perdu que je le pensais.

Les deux collègues entrèrent dans la résidence pour se rendre jusqu'à l'appartement du blond.

Pendant ce temps, Bill venait de récupérer Charlie à son travail alors que lui même avait quitté la banque. Les deux frères étaient en voiture, en route pour chez Fleur et Cédric :

- Fleur m'a dit que Cédric voudrait te parler de quelque chose, avoua Bill. Par rapport à ton travail.

Charlie haussa les sourcils, surpris :

- Pour le Chicaneur ?

- Aucune idée. Ah, et le collègue de Cédric sera probablement là. Ne fais pas attention, c'est un petit con.

Charlie se mit à rire :

- Du genre ?

- Egocentrique, narcissique, présomptueux, prétentieux… Je continue ou tu vois le personnage ?

- Tu n'as pas peur que mon petit cœur craque pour lui quand même ?

Bill lui jeta un sourire en coin avant d'ajouter :

- Non. Mais tu craques trop souvent pour les dragons de son espèce.

Charlie se mit à rire à nouveau. Ils arrivèrent dans la rue de l'appartement. Finalement, le jeune Weasley passerait peut être une agréable soirée.