Titre : D'un rêve ou d'un sourire
Auteur : Alounet
Rating : M
Catégorie : UA / Romance - Yaoi
Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory
Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.
Notes : Ce chapitre ci nous plonge au plein coeur d'une enquête pour notre petite bande d'apprentis journalistes menés par Cédric. J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précédents. J'ai remarqué que l'histoire était bien moins suivi que la première partie... Surtout, n'hésitez pas à laisser vos avis et vos reviews, c'est ce qui encourage, ce qui motive et ce qui me pousse à publier plus rapidement ! J'attends souvent d'avoir quelques reviews mais en ce moment, c'est le désert, le calme plat ! En tout cas bonne lecture et merci aux fidèles lectrices (ou lecteurs ^^).
Chapitre 26 – « Il se passe quelque chose »
Fleur s'était dépêchée de rentrer après les cours ce mardi là. Viktor devait sans doute déjà l'attendre, ce qui n'était pas un problème étant donné que Cédric lui avait offert un double des clés de l'appartement. Mais elle voulait avoir le temps de se changer. Mais quelque chose la retarda sur le trajet, c'était le coup de téléphone de son père. La demande qu'elle lui avait faite quelques jours plus tôt lui revint alors en mémoire. Elle décrocha, espérant une issue positive :
- Est-ce que tu t'es entretenu avec le Directeur de son école ?
- Oui. Il ne semblait pas très content que j'essaye d'intervenir dans les rouages de l'établissement pour favoriser un des élèves.
- Tu veux dire que tu ne peux rien faire ? s'emporta la jeune femme.
- Je n'ai pas dit ça. L'école ne lui versera aucune bourse, c'est un fait. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de solution à cet épineux problème.
- Tu as une idée en tête ?
Fleur était en train de remonter la rue pour regagner son appartement.
- Tu peux toujours lui obtenir une aide au logement. Je t'envoie par mail un dossier que tu rempliras et que tu iras déposer à l'une de mes amies. Si tout va bien, son loyer pourrait être pris en charge.
- Merci papa. Je dois te laisser, je te rappelle. Bisous.
La jeune fille rangea son téléphone dans sa poche et regagna son appartement. Comme elle l'avait prévu, Viktor était déjà présent, en train de s'affairer en cuisine. Elle décida de ne rien lui dire de ses projets pour Cédric. Elle était quasiment persuadée que s'il était au courant qu'elle cherchait à l'aider, il lui en voudrait et le lui reprocherait. Son désir d'indépendance pouvait être exaspérant songea t-elle et elle ne voulait pas que Viktor se retrouve à lui cacher quelque chose.
Elle se contenta d'évoquer la venue de Cormac lors du dîner :
- Cédrrric m'a prrrévenu. Il dit qu'il trrravaille avec lui sur cet article et qu'il ne pouvait pas le laisser de côté.
- Qu'en bien même ? répondit la jeune femme, il le déteste et ne le supporte pas. J'ai déjà eu du mal à convaincre un Weasley que j'aimais sincèrement Bill, cet idiot va venir tout gâcher !
Viktor la rassura et un peu plus tard, Cédric arriva justement en compagnie de son collègue. Cédric salua sa colocataire et alla embrasser tendrement son petit-ami, ce qui n'échappa du regard de Cormac.
Ce dernier savait pertinemment que Cédric avait accomplit l'exploit de sortir avec un joueur de foot de renommé international et selon ses critères, cela pouvait imposer un certain respect. Le journaliste se contenta de saluer Fleur, qui resta très froide à son égard.
- Tu peux dresser la table Cédric ?
Ce dernier s'exécuta tandis que Cormac se laissait tomber dans le canapé après avoir jeté un rapide coup d'œil. Fleur s'approcha de lui, lui tendant des couverts :
- Tu n'as pas dispensé de donner un coup de mail.
Cormac attrapa étonné les couverts et s'approcha de Cédric qui déposer les assiettes sur la table de cuisine.
- Je crois que je le fais de l'effet…
- Cormac !
Ce dernier se mit à rire bêtement alors que quelqu'un venait de sonner à l'interphone. Fleur se précipita d'ouvrir et quelques instants plus tard, deux roux faisaient leur apparition. Bill embrassa sa petite-amie, salua Viktor, Cédric puis Cormac. Fleur, elle, présenta à nouveau Charlie.
Ce dernier serra les mains puis s'arrêta sur Cormac en dernier. Les deux garçons échangèrent un sourire poli. Mais Cédric aurait juré que derrière le sourire de Cormac il y avait autre chose. Plus que de la politesse, il s'imaginait déjà afficher le rouquin à son tableau de chasse.
Tous commencèrent à discuter de tout et de rien puis Viktor leur proposa de servir l'apéritif à table. Cormac prit quelque chose de fort, Bill, Viktor et Charlie une simple bière et Cédric et Fleur du soda.
- Tu sais que Charlie a était capitaine de son équipe de foot au lycée ? disait Bill à Viktor.
Le bulgare entama alors la conversation sur le football avec le Weasley. Fleur se leva pour retirer les plats du four tandis que Cormac s'approchait de Cédric, à côté de qui il était assis :
- Tu trouves pas qu'il est sexy le Charlie ?
- Non. J'en sais rien moi. Et puis, arrête de lui faire des regards pleins de sous entendus.
- Quoi ? s'indigna Cormac. Je laisse tranquille tes amis, mais Charlie, lui, c'est pas un de tes potes non ?
Viktor jeta un regard intrigué à son petit-ami. Il n'appréciait pas trop le voir faire des messes basses avec un autre, mais il sortit de ses pensées lorsque Fleur commença à servir le repas. Cédric en profita pour parler de ce qui l'intéressait.
Il exposa l'article sur lequel il travaillait en ce moment – avec Cormac – et sur le trafic illégal de singes, chimpanzés, ouistitis et autres animaux de la même gamme. Charlie qui était pourtant quelqu'un de très jovial, perdit tout sourire et son expression se fit plus sérieuse.
- Les directeurs de zoo vérifient toujours la provenance des animaux qu'ils hébergent dans leurs parcs. Tout ne se fait pas n'importe comment. Il y a de nombreuses contraintes sanitaires…
- Je le sais bien, répondit Cédric, mais avoue que c'est troublant le nombre de disparitions de singes à l'étranger ? Ou passent-ils ?
Charlie but une gorgée de son verre de vin avant de reprendre :
- Lorsque j'étais en Roumanie, la réserve dans laquelle je travaillais a perdu deux jeunes chimpanzés. J'ai essayé d'enquêter pour les retrouver.
- Ta piste a mené quelque part ?
Cormac venait de s'adresser à Charlie en s'amusant longuement avec une petite tomate, d'un regard coquin. Essayant de ne pas être déstabilisé, le rouquin reprit :
- Euh… Nous aussi nous avions songé à l'import vers l'Angleterre. Mais en aucun cas pour les parcs zoologiques ou des réserves.
- Pour qui ? demanda Cédric qui avait complètement délaissé son assiette.
- Des particuliers, des gangs, des groupes de personnes qui pensent que les singes peuvent leur être utiles s'ils parviennent à les éduquer. Ce sont des animaux très malins. Ils peuvent se révéler être de bons… complices, dans certains crimes.
- Mais c'est affreux ! s'exclama Fleur. Comment peut-on utiliser de pauvres bêtes d'une telle manière ?
- Tout le monde n'a pas nos scrupules, répondit Bill qui se resservit à manger. Même si la presse en parle peu, je crois que c'est très courant.
- Tu aurais des pistes à nous indiquer ? demanda Cédric au rouquin.
Charlie semblait hésiter. Cormac, lui, ne s'intéressait plus du tout à l'affaire mais uniquement au rentre dedans qu'il était en train de faire auprès du garçon.
- Comprenez bien que si je vous aide, je ne dois en aucun cas être cité dans l'un de vos articles ?
- Bien sûr, affirma Cédric qui attendait d'en savoir plus.
Charlie posa ses couverts et reprit :
- Si je suis venu en Angleterre, c'est à la demande d'une association en Roumanie, qui s'intéresse aussi à ces étranges disparitions. Ils… Ils voulaient que j'infiltre un réseau de braconniers pour voir jusqu'ou la piste pouvait mener. Mais rien de ce que je ne fais n'est vraiment légal alors…
- Et surtout, n'en parlez pas à nos parents, ajouta Bill. Je suis le seul qui soit au courant de cela.
- Tu peux compter sur nous, reprit Cédric. Mais on pourrait t'aider ? Cormac est un pirate de l'informatique. Ma plume servirait à dénoncer tout ça.
- Je peux aider aussi, proposa Fleur.
Cette dernière n'avait qu'une idée en tête, se rendre utile de la meilleure façon pour gagner d'avantage le respect du Weasley. Elle ajouta aussitôt :
- J'étudie le commerce internationale. Il y a certaines choses que je pourrais apprendre par l'un de mes professeurs en ce qui concerne le trafic d'animaux.
- Mais tu n'es pas obligée, répondit Bill. Peut-être que…
- J'insiste ! Je suis scandalisée par le sort des petits singes. Je veux aider.
Charlie tourna les yeux vers Viktor, à la surprise générale, et il lui demanda :
- Tu connais un certain Greyback ? Fenrir ?
Viktor qui était resté silencieux tout au long de la conversation acquiesça d'un signe de tête. Il ne voyait pas ce que ce nom venait faire dans l'histoire.
- Je le soupçonne d'être à la tête de ce trafic. Tu pourrais le contacter ? Jouer de tes relations, voir si tu parvenais à obtenir des informations ? Ou même nous présenter ?
- Je ne l'ai pas vu depuis quelques mois. Et aprrrès ce qui s'est passé avec Karrrkarrrof, je doute qu'il veuille encorrre me parrrler.
- Ca ne coûte rrrien d'essayer ?
Cédric regardait intrigué son petit-ami en attendant que ce dernier lui explique de qui ils étaient en train de parler. Viktor le ressentit et indiqua à table :
- Grrreyback est un des amis proches de Karrrkarrroff. Il est encorrre plus mauvais que lui. Une vrrraie bête. Il fait peurrr à tout le monde. Il est connu pourrr sa violence.
- Tu fréquentais un tel monstre ? parut surprise Fleur.
- Il venait souvent aux soirrrées. Je ne serrrais pas du tout étonné qu'il soit impliqué dans tout ça. Pendant un moment, il s'occupait d'un élevage de loups. Il les drrrressait pourrrr en fairrre des monstrrrres.
- Il a notamment vendu plusieurs de ces loups à des gangs violents pour qu'ils s'en servent comme armes ou qu'ils les lâchent contre les forces de l'ordre, reprit Charlie pour compléter les explications de Viktor.
Tout le monde se tût pendant un instant. La situation était assez surréaliste, et étrange. Alors que personne n'était de la police, ils étaient déjà tous en train d'envisager de mettre fin aux agissements d'un homme – violent – qui était susceptible de kidnapper des singes et de les revendre aux plus offrants. Et s'il avait élevé des loups pour en faire des monstres, qui disait qu'il ne faisait pas la même chose avec les singes ?
- Peut-être que nous devrions en parler à Tonks, dit timidement Fleur. Elle est de la police scientifique après tout.
- Non. Greyback a des informateurs. S'il apprend que la police s'intéresse à lui de trop près, tout serait fichu.
Cormac qui venait de terminer un nouveau verre ajouta :
- Il y a quoi pour le dessert ?
Tout le monde avait délaissé son assiette et semblait surpris que McLaggen puisse encore songer à manger après cette conversation très sérieuse.
Cependant, Fleur se leva et amena le gâteau. Le reste du repas, tous reprirent une conversation un peu plus gaie. Lorsque la table fut débarrassée, cependant, Cédric eut l'envie de revenir à la conversation sérieuse. Il voulait établir un plan d'action.
Après délibération, ils décidèrent que Viktor irait voir Greyback le lendemain soir dans la maison ou il logeait sur Londres. Il le ferait sortir prendre un verre pour discuter et lui présenterait Charlie pendant que Cormac et Cédric iraient fouiller chez Greyback, notamment dans son ordinateur, à la recherche de preuves.
Enfin, si Charlie était accepté au sain du groupe de Greyback, Fleur jouerait les « clientes » riches, intéressées par l'achat d'un petit compagnon hors du commun. Bien que ce plan dispose de nombreuses failles et soit des plus risqué, il engendra une certaine excitation dans le petit groupe.
En fin de soirée, Bill décida de prendre congé pour raccompagner son frère. Cédric proposa à Viktor de dormir sur place.
- Je peux raccompagner Charlie, proposa Cormac. C'est sur mon chemin.
En effet, l'appartement de Charlie ne se trouvait pas très loin de la maison de Cormac alors que Bill habitait à l'opposé.
- Ca ne t'embête pas ? demanda l'aîné à son jeune frère.
- Du tout.
Une fois que cela fut décidé, chacun prit congé et quelques minutes après, Cormac était au volant de sa voiture avec Charlie à ses côtés. Au début, aucun des deux ne dit quoi que ce soit. C'est Cormac qui rompit le silence :
- On fait ça chez toi ?
Charlie manqua de s'étouffer devant le franc parler du conducteur. Il ne s'était donc pas trompé, le garçon lui avait bel et bien fait du rentre dedans durant toute la soirée.
- Je ne suis pas intéressé.
Il avait répondu d'une voix anormalement polie.
- T'as jamais essayé les mecs ? C'est pas mauvais. Surtout si tu te laisses faire.
Tenant le volant d'une main, son autre main passa sur la cuisse du Weasley. Celui-ci l'enleva doucement, pour ne pas le vexer.
- C'est juste que j'ai horreur d'un coup d'un soir.
Cormac sourit :
- Ca peut devenir régulier ?
- Tu ne le penses pas. Je suis sûr que tu as complètement oublié qu'on se connaissait ?
Cormac fit un signe de tête qui lui indiquait qu'en effet, il n'en avait aucun souvenir. Charlie reprit :
- L'été dernier, j'étais en vacances chez mes parents. On s'est croisé à une soirée. Tu m'as dragué. Comme je t'ai dit non, tu t'es jeté sur un pote à moi. Et une amie aussi. Je crois que tu ne les as jamais rappelé à ce qu'ils m'ont dit.
Cormac eut un sourire ironique. Il ignorait totalement qui étaient ces gens là, mais l'histoire était fortement vraie. Il oubliait presque toujours les personnes avec qu'il passait un peu de bon temps.
- Qu'est-ce que j'ai fait au ciel pour n'attirer que des mecs romantiques et sérieux ces derniers temps ?
Cette fois-ci, c'est Charlie qui se mit à sourire. Cormac lui demanda pour quelle raison.
- J'ai dit à Bill que Cédric te plaisait. Il ne m'a pas cru. Alors il t'a jeté aussi ?
Cormac se mordit les lèvres. Charlie n'était pas si bête qu'il en avait l'air. Il savait raisonner rapidement :
- Cédric c'est un coincé du cul.
- Parce qu'il ne couche pas à droite et à gauche ? Qu'il est dans une relation stable avec un mec ?
Cormac ne répondit pas et s'arrêta. Ils venaient d'arriver dans le quartier de Charlie. Avant de descendre, ce dernier indiqua :
- Tu sais ce que je pense ? Que t'aimerais bien avoir un mec comme Cédric, mais que t'as trop peur d'aimer un autre gars que toi.
Charlie ouvrit la portière et indiqua : A demain, avant de refermer la porte et de se diriger vers sa résidence. En rentrant chez lui, Cormac était de très mauvaise humeur. Cette idiot de rouquin avait tord. Il ne voulait pas aimer ou avoir une relation amoureuse. Surtout que pour lui, les mecs n'étaient qu'une distraction. S'il devait se caser avec quelqu'un, ça serait une femme pour avoir des rejetons, et rien d'autre.
Le lendemain, tout le monde se leva avec une certaine appréhension. Lorsque tout le monde sortirait du travail – ou de l'école – ils se réuniraient à nouveau comme la veille pour mettre au point leur drôle de plan.
Cédric avait rassuré Madame Lovegood en indiquant que leur article avançait. Il reçut – au même titre que Cormac – différentes félicitations pour l'article sur Gilderoy Lockhart. Le magazine était sortit le matin même et différents médias reprenaient déjà cette affaire de plagiat pour en faire leurs gros titres.
Cédric entendit même lorsqu'il fut en pause que certains points de ventes étaient déjà en rupture de stock.
A la fin de a sa journée, lui et Cormac se trouvaient à nouveau sur le parking, s'apprêtant à regagner l'appartement de Cédric.
- T'as le trac beau gosse ?
- Non, se défendit l'anglais qui avoua presque aussitôt. Juste un peu. Je me demande si c'es vraiment une bonne idée d'avoir impliqué Viktor, Bill, Fleur et Charlie.
- Ils sont tous majeurs ? Ah mais c'est vrai que toi tu n'es encore qu'un adolescent, se moqua Cormac en grimpant dans sa voiture.
Une fois arrivé à l'appartement, ils retrouvèrent les autres. Viktor et Charlie seraient les premiers à partir. Mais avant cela, Cormac prit une décision :
- Je vais t'installer un micro. Bill restera dans la voiture et mettra cette oreillette – il la lui tendit – pour t'entendre. Comme ça, si jamais Greyback dit quelque chose d'intéressant, on l'enregistre sur ça.
Cormac était déjà en train de sortir de son sac tout un équipement. Charlie l'interrompit :
- D'ou tu sors tout ça ? Et s'il se fait prendre ?
- Relax ! C'est un petit cadeau de mes parents.
Cormac regarda Cédric en souriant :
- Tu me permets que je touche ton mec pour le lui installer ?
- Je m'en occupe, répondit Cédric en lui prenant le micro.
Il le colla à l'intérieur du pull de Viktor et cacha le tout petit boiter sur lequel il était retenu dans sa poche arrière, son pull le cachant amplement.
- Tu n'es pas obligé, lui murmura t-il sans que les autres ne l'entendent.
- Je ne veux pas te laisser prrrendrrre des rrrisques seuls avec lui.
Viktor venait de désigner d'un regard noir le collègue de son petit-ami.
- Voilà. T'es parfait.
Cédric embrassa son compagnon et se tourna vers les autres.
- On te suivre avec ma voiture. Une fois que tu es sortit, tu emmène Greyback boire un verre en ville, ajouta Bill. Charlie, tu tombe sur eux par hasard et vous menez la discussion sur ce qui nous intéresse.
- Entendu, répondit Charlie.
Tous se souhaitèrent bonne chance et quittèrent l'appartement. En prenant sa voiture, Viktor arriva le premier devant la maison de Fenrir Greyback. Tout semblait assez calme. Non sans avoir une légère tension enfouit profondément en lui, le bulgare se dirigea jusqu'à la porte d'entrée. Quelques instants plus tard, un grand homme barbu, avec de grosses cicatrices, un regard mauvais et de puissants bras, ouvrit la porte.
- Krum, grogna t-il dans sa barbe. Ca alors. Qu'est-ce que tu fiche ici ?
- Salut Grrreyback.
Viktor lui tendit la main et Fenrir la lui serra. Cependant, il regardait toujours assez étonné le grand brun face à lui.
- Qu'est-ce que l'ancien protégé de Karkaroff vient faire chez moi ?
- J'ai… J'ai besoin d'un serrrvice. J'ai quitté l'équipe. J'ai des prrroblèmes d'arrrgent… Et… Karrrkarrrof m'avait toujourrrs dit que tu étais le meileurrr quand on était en besoin d'arrrgent…
Fenrir sembla réfléchir un instant. Dans la voiture, Bill et les autres espéraient que Greyback marcherait dans le stratagème lancé par Viktor et qu'il le croirait. Ils eurent la réponse presque aussitôt :
- J'ai toujours dit que t'avais du potentiel. Viens, sortons faire un tour.
Sans qu'il n'ait eu besoin d'en exprimer la demande, Viktor se retrouva à sa plus grande joie entraîné par Fenrir au dehors de sa maison. Ce dernier lui demanda s'il avait une voiture et Viktor la lui montra un peu plus loin.
- C'est presque trop facile, se félicita Cormac.
- Justement, tu ne trouve pas ça louche ? demanda Cédric.
- Arrête de t'inquièter. Regarde, ils sont partis.
En effet, la voiture de Viktor s'éloignait et tournait au coin de la rue. Cormac descendit aussitôt de la voiture, suivit de près par Cédric qui indiqua à Bill :
- Si jamais ils reviennent ou s'il se passe quoi que ce soit, tu nous envoie un sms !
- Compte sur moi !
Cédric claqua la portière et se mit à courir derrière Cormac qui se précipitait vers la maison.
Greyback proposa à Viktor de s'arrêter juste après avoir tourné le coin de sa propre rue. Il y avait un petit bar qui s'y trouvait. Le bulgare s'inquiéta. Il pensait qu'ils iraient bien plus loin, pas dans la rue d'à côté, ce qui était susceptible de compliquer les choses.
Alors qu'ils descendaient de la voiture, Greyback passa le premier. Viktor se précipita d'envoyer l'adresse par texto à l'attention de Charlie.
Ce dernier, qui se trouvait dans une autre voiture, vadrouillant dans le quartier, reçut le message de Viktor. Après avoir regardé sur son GPS, il s'y dirigea directement afin d'entrer dans le bar par hasard et d'y croiser Viktor.
Cormac était en train de passer à l'arrière de la maison de Greyback. Il commença à sortir quelques outils de son sac à dos et il se pencha sur une fenêtre, au sol, qui devait mener à une cave.
- Tu sais que si l'on se fait prendre, on pourrait aller en prison ?
- Ferme la, se plaignit Cormac qui tentait de rester concentré.
- Et si Greyback se doute de quelque chose et s'en prend à Viktor ?
- Ton mec saura se défendre.
Sans qu'il ne comprenne comment il y soit parvenu, la fenêtre venait de s'ouvrir. Cormac était déjà en train de s'y glisser, en demandant à Cédric de le suivre.
Dans le bar, Viktor et Greyback venaient de s'asseoir à une table. Ils étaient en train de discuter de différentes personnes qu'ils connaissaient. Soudain, la porte s'ouvrit sur un Charlie méconnaissable. Survêtement, pull à capuche, mal rasé. Il fit semblant de voir par hasard Viktor et s'approcha de lui :
- Krum ! Comment tu vas mec ?
Même dans sa façon de parler il essayait d'être différent. Viktor craignait que cela ne se remarque trop, mais Greyback ne s'en formalisa pas. Il demanda :
- Un ami à toi ?
- Oui, un pote de galèrrre, répondit Viktor.
Greyback sembla soudainement intéressé, comme si une étrange idée était en train de germer dans son esprit.
- Assied toi petit.
Il mordait à l'hameçon. Charlie s'assit sur la banquette à côté de Viktor, les deux étant en train de faire semblant de se saluer et de se donner quelques nouvelles.
Dans la voiture, Fleur regardait sa montre, anxieuse. Soudain, son téléphone se mit à sonner. Elle décrocha rapidement, voyant qu'il s'agissait du numéro de l'un de ses professeurs.
- Mademoiselle Delacour ? Ici le professeur Flitwick. J'ai fait les recherches dont vous m'aviez parlé ce matin.
Fleur fit signe à Bill d'écouter et elle se rapprocha de lui pour entendre la suite :
- Vous aviez raison. Fenrir Greyback est soupçonné de braconnage. Il y a bel et bien un commerce illégal derrière tout ça, mais je n'ai pas su en apprendre d'avantage. Peut-être que si vous me laissiez un peu de temps.
- C'est déjà formidable de m'avoir renseigné. Merci professeur.
- Attendez, j'ai oublié de vous préciser. Il fait l'objet d'une surveillance actuellement par les forces de police. A mon avis, vous devriez suivre les journaux, peut-être en parleront-ils prochainement.
- Merci.
Soudain, un énorme bruit se fit entendre de l'autre côté de la rue, en provenance de la maison de Fenrir. Fleur en lâcha son téléphone.
- Il se passe quelque chose, paniqua Bill.
- J'ai entendu.
Fleur venait de sortir de la voiture, mais Bill criait :
- Non, pas là. Viktor et Charlie. Ils ont des ennuis.
Il fit signe à Fleur qu'il écoutait via l'oreillette. Alors qu'elle se trouvait au milieu de la rue, elle vit la voiture de Viktor arriver à toute allure dans sa direction, tandis que Bill lui même sortait de son propre véhicule.
Un nouveau bruit se fit entendre et une vitre explosa face à elle, dans la maison ou Cédric et Cormac s'étaient rendu.
