Titre : D'un rêve ou d'un sourire

Auteur : Alounet

Rating : M

Catégorie : UA / Romance - Yaoi

Couple : Viktor Krum / Cedric Diggory

Avertissements : Tout d'abord, l'histoire se situe dans le vrai monde, donc pas de sorciers, etc… Ensuite, comme vous l'aurez compris, l'histoire développera une relation amoureuse entre deux garçons… Donc si cela vous dérange, passez votre chemin.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. Rowling, même si je me permet de les transposer dans un univers plus réel.

Notes : A tous mes lecteurs (enfin surtout les lectrices je pense). Je suis réellement et sincèrement désolé! Cela fait des mois que je n'ai rien posté, j'en conviens. Il se trouve tout simplement que mes chapitres que j'avais écrit donc l'an passé, étaient dans une clé usb qui, par un mauvais concours de circonstances après un bug, a perdu toutes mes données et ainsi tout ce que j'avais pu écrire. Je ne sais pas si ce genre de choses est déjà arrivé à quelqu'un, mais perdre plusieurs chapitres de plusieurs pages chacun d'un seul coup c'est une chose horrible et atroce ! J'ai du faire mon deuil et me dire que, n'ayant aucune copie, je devrais tout ré écrire. Mais là encore, je n'arrivais pas! J'étais bloqué, impossible de remettre des mots sur ce que j'avais écrit. J'ai encore les principales idées que j'avais développé mais c'était assez difficile.

Je vous livre donc ENFIN la suite de cette deuxième partie. J'avoue être assez déçu par ce chapitre car il n'est pas tel que je l'avais écrit à l'origine... Malheureusement ! Quoi qu'il en soit, à tous ceux qui m'avaient suivit je vous rassure, je vais reprendre une publication régulière de la suite de cette série. J'espère malgré tout que vous serez toujours aussi nombreux au rendez vous à me lire et à me laisser des reviews. J'espère que vous apprécierez tout de même cette suite (qui, je pense, sera de moins bonne facture... En tout cas à mes yeux !).

Bonne lecture à vous et encore une fois, milles excuses et milles pardons !


Chapitre 27 – « Votre fils est gay »

L'inspecteur Kingsley était en train de discuter avec son collègue, l'inspecteur Maugrey. Les deux hommes devaient encore s'occuper des témoignages de la bande de bras cassé qui s'était décidé à jouer les héros. Maugrey détestait ce genre de jeunes. Des justiciers en herbes persuadé d'être plus doué que la police elle même. Maugrey maudissait ces jeunes tandis que Kingsley, lui, se sentait soulagé que les forces de l'ordre soient intervenues à temps. Une jeune femme aux cheveux roses arriva alors dans le bureau du grand noir, l'air affolée.

- Kingsley ! Je suis venu dès que j'ai appris.

- Ah, Nyhmphadora.

La jeune femme fronça les sourcils mais ne dit rien pour autant. Elle salua Maugrey qui était assis dans un fauteuil de l'autre côté de la pièce.

- Alors c'est vrai ce que l'on dit sur mes voisins ? Il doit y avoir une erreur ! Fleur et Cédric, des receleurs d'animaux transportés illégalement sur le territoire ? C'est invraisemblable !

- On a pas encore commencé les interrogatoires. Pour le moment, tout le monde est dans la pièce à côté.

- Tout le monde ? s'étonna la jeune femme.

- Diggory, Delacour, les deux Weasley, McLaggen et Krum. Lovegood est avec eux tout comme McGonnagall.

- Est-ce que je peux les voir ?

Kingsley jeta un rapide coup d'œil à son collègue qui n'émit aucune objection. Les deux inspecteurs et la jeune femme de la police scientifique quittèrent la pièce pour rejoindre la grande salle à côté.

McGonnagall était en train de parler avec Monsieur Lovegood. Visiblement, elle expliquait certaines choses juridiques et théoriques. Fleur, la robe légèrement déchirée, une entaille au front, s'était posée contre Bill. Ce dernier n'était pas dans un meilleur état. A côté, Cédric, quelques bleus, quelques égratignures, tenait la main de Viktor qui avait un œil au beurre noir. Enfin, Charlie et Cormac, étaient assis un peu plus loin, quelques plaies sur leurs visages ou leurs bras.

- Voilà donc le Scooby-Gang, lança Maugrey passablement énervé.

Minerva intervint la première :

- Est-ce que mes clients sont en état d'arrestation ou sont-ils convoqués ici comme de simples témoins ?

- Doucement, Minerva, répondit Kingsley. Vos clients ont eu de la chance de s'en sortir sans autres dommages que quelques égratignures. De plus, ils ont interférés dans une enquête que nous menions depuis plusieurs mois déjà…

- Mais comment pouvaient-ils être au courant ? intervint Lovegood. Ils étaient en train de mener une enquête pour mon journal.

- Ces quatre là aussi travaillent pour vous ? beugla Maugrey en désignant les Weasley, Krum et Delacour.

- S'ils ont décidé de donner un coup de main à mes journalistes, je ne peux les blâmer.

Tonks qui était resté silencieuse, se décida à prendre la parole à son tour :

- Mais par pitié, que s'est-il passé ?

Visiblement, la femme était la seule à ignorer totalement ce qu'il s'était passé un peu plus tôt durant la soirée… C'est ainsi que les intervenants lui firent le récit…

Cédric et Cormac venaient de pénétrer dans la maison de Fenrir Greyback, quand ils réalisèrent qu'ils n'étaient pas seuls dans la maison. En effet, Fenrir avait laissé des complices chez lui qui surprirent très rapidement les deux jeunes gens. D'abord décidé à s'enfuir, Cormac, plus tête brûlée qu'autre chose, décida de monter à l'étage, alors même qu'ils étaient poursuivit par l'un des hommes.

Durant ce temps, l'un des complices avertit par téléphone Greyback qui se trouvait dans le pub. Ce dernier comprit très rapidement que Viktor et Charlie étaient de mèches. Le bulgare emmena son ami le plus rapidement possible en dehors du bar, alors même que Fenrir s'apprêtait à sortir une arme. Ils prirent la voiture pour rejoindre leurs amis rapidement et les faire partir le plus vite possible.

C'est là, que Bill et Fleur comprirent que quelque chose n'allait pas. La française se précipita vers la maison, frappant à la porte, et assommant avec un pot de fleur l'homme qui lui ouvrit.

Viktor et les Weasley la rejoignirent rapidement dans la maison pour tirer d'affaire les deux journalistes.

Après cela, c'est surtout une multitude de coups, d'objets jeté et quelques coups de feu qui marquèrent les esprits. La police qui suivait Greyback intervint alors rapidement, permettant une arrestation rapide de tout ce petit monde.

- Mes clients ont sans doute un sens de la justice un peu trop poussé, mais nous ne pouvons leur en vouloir d'avoir voulu détenir la vérité sur une affaire de haute importance ou même les forces de police n'étaient pas capable d'y mettre un terme, n'est-ce pas Alastor ?

Celui-ci beugla quelque chose dans sa barbe et s'assit tout simplement.

- Ou sont Greyback et ses complices ? demanda Cédric.

- En cellule. Nous les interrogerons tout à l'heure. Mais cela ne m'étonnerait pas qu'ils vous attaquent pour effraction et tentative de vol à leur domicile.

Alors que Cédric s'apprêtait à protester, Minerva le coupa :

- Nous vous retrouverons donc si tel est le cas. En attendant, je pense que mes clients sont en droit de rentrer chez eux afin de se reposer. Je suis sur qu'ils comprennent à quel point leurs actes étaient irréfléchis et qu'ils sont reconnaissants à vos équipes d'être intervenus si vite.

L'avocate venait de ranger un dossier dans sa mallette et fit signe aux six jeunes de se lever :

- Si vous avez besoin de les ré-interroger, prévenez-moi. Mais je suis certaine qu'il ne vous sera pas nécessaire de les revoir.

L'avocate sortit de la pièce la première, bientôt suivit par Monsieur Lovegood, Tonks et les six jeunes gens.

Une fois à l'extérieur du commissariat, Charlie demanda :

- Vous pensez qu'ils pourront les arrêter ? Qu'ils auront assez de preuves ?

- S'ils sont moins cons qu'ils en ont l'air, ouais, répondit Cormac.

Minerva était en train de fermer son manteau lorsqu'elle leur indiqua :

- Cette histoire n'a rien de drôle. D'après ce que j'ai pu comprendre, ils auront bien du mal à incarcérer Greyback et ses complices. Fort heureusement, le juge qui est l'un de mes amis, a autorisé la perquisition. Il ne reste plus qu'à espérer qu'ils trouveront quelque chose, sinon, je suis persuadée que Maugrey se fera un plaisir de vous mettre cet échec sur le dos.

L'avocate prit ensuite congé et les laissa tous ensemble. Un léger blanc s'installa. Tous étaient encore sous le choc des évènements et de la manière dont s'étaient déroulées les choses. Cédric jeta un bref regard à son patron, essayant de savoir s'il était déçu ou non. Il eut rapidement la réponse lorsque Xenophilius demanda à Cormac et Cédric de le suivre un peu plus loin.

- Je sais que vous nous avez tous épaté avec votre article sur Gilderoy. Mais ne prenez pas de risques comme vous l'avez fait ce soir, et surtout, n'y mêlez jamais vos amis. Je suis d'accord avec les inspecteurs, tout cela aurait pu très mal se terminer.

Cédric baissait les yeux tandis que Cormac restait impassible. Lovegood reprit :

- Cependant, je dois vous dire que je suis plutôt fier de vous. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu une telle fougue dans de nouvelles recrues. Vous parvenez à obtenir des informations en peu de temps, vous êtes intuitifs, parvenez à mettre en place des plans rocambolesques pour parvenir à détenir la vérité. Même si sur la forme, certaines choses restent à revoir, sur le fond, je suis persuadé que vous feriez de très bons journalistes.

Cédric rougit légèrement tandis que Cormac continuait d'être impassible :

- Merci monsieur.

- Vous pensez pouvoir suivre cette affaire et nous écrire un article avant mardi prochain ?

- Absolument, répondit Cormac qui abordait maintenant un sourire de vainqueur. Faites nous confiance.

Monsieur Lovegood leur adressa un sourire de sympathie et prit à son tour congé en leur indiquant qu'il les verrait le lendemain. De retour dans le groupe, c'est Fleur qui demanda :

- Il n'a pas était trop dur ?

- Non, répondit Cédric qui se sentait soulagé. On rentre ?

Les autres acquiescèrent silencieusement quand à la décision du jeune blond. Tous restèrent plus ou moins muets le long du trajet jusqu'à leurs domiciles. La soirée fut riche en rebondissements.

Le lendemain matin, Cédric se réveilla un peu barbouillé. Il avait dormit chez Viktor après tous les évènements de la veille. Le sportif était déjà debout, en train de se préparer pour partir directement à l'entrainement de Verpey. Le journaliste sortit de son lit très difficilement et croisa son petit-ami dans la cuisine de celui-ci.

-Tu t'en vas déjà ?

-Oui, j'ai essayé de te rrréveiller mais impossible. Tu devrrrais te dépêcher, sinon tu serrras en rrretarrrrd en courrrs.

Cédric jeta un rapide coup d'oeil à l'horloge de la cuisine et en effet, il devait mettre les bouchées doubles pour partir à l'heure.

-On s'appelle dans la jourrrnée ?

Viktor embrassa rapidement Cédric, prit son sac de sport et sortit de son appartement. Seul, Cédric décida d'aller prendre sa douche et de se préparer rapidement. Il prit deux brioches qu'il allait engloutir sur le chemin de l'école. Il arriva presque en retard en cours et fut accueillit par un Cormac frais et pimpant.

-Bonjour beau gosse.

-J'ai mal au crâne, répondit le plus jeune.

-Je sais bien, j'ai pensé que tu aimerais qu'on commence à travailler sur notre article ?

-Pour le moment je suis juste bon à m'asseoir en cours et à faire semblant d'écouter.

Les deux jeunes hommes entrèrent dans la salle, tout comme les autres élèves, et prirent place au fond de la salle discrètement. Cormac murmura :

-Il paraît que la perquisition a payé ! Ils ont de quoi inculper Greyback...

-Comment tu sais ça toi ? demanda Cédric.

-Après avoir déposé le rouquin je suis allé voir Tonks. D'ailleurs, tu n'as pas dormi chez toi il me semble ?

-En quoi ça te regarde ? s'exaspéra Cédric. Attends une seconde, tu es allée chez ma voisine ? Ne me dis pas que...

Cédric craignait que son camarade de classe n'est profité de son charme pour la séduire, coucher avec elle et obtenir des informations. Cormac vit clairement ce à quoi Cédric pensait et lui répondit en riant :

-Attends une seconde, tu me prends pour qui ?

Puis il avoua presque aussitôt :

-Bon, d'accord, je reconnais que c'était mon intention principale. Mais je me suis vite rendu compte qu'elle était assez bavarde et que je n'aurais pas besoin d'aller jusque là...

-On ne pourrait pas instaurer une close qui t'interdirait de fréquenter ou de coucher avec toute personne que je connaisse ?

-Oh non, fit Cormac faussement boudeur. Moi qui espérait tant me taper le Weasley.

-Je pourrais avoir un peu de silence au fond ?

Leur professeur venait de les rappeler à l'ordre. Cédric se mit à rougir et écrasa le pied de son collègue qui cachait ses rires derrière un livre.

De son côté, Fleur s'était levée de bonne heure pour imprimer les documents envoyés par son père la veille. Elle les avait tous rempli et elle les déposa aussitôt le matin même. Elle y avait glissée une note de son père, indiquant que le dossier était à traiter en toute priorité. Elle regarda sa montre. Elle se dirigea ensuite vers la banque ou travaillait son petit-ami, Bill. La veille au soir, elle lui avait demandé de poser une demi-journée pour l'accompagner quelque part.

Bill sortait de la banque, dans un flambant costume noir, les cheveux tirés en arrière. Il aperçut sa petite-amie sur le trottoir et il alla la retrouver pour ensuite l'emmener à sa voiture. Une fois à l'intérieur, ils discutèrent des projets de la blonde :

-Je reste persuadée que c'est une très mauvaise idée. Ce ne sont pas tes affaires, tu risques d'énerver Cédric plus qu'autre chose s'il l'apprend.

-Je refuse de rester les bras croisés en ne faisant rien. Cédric est mon meilleur ami. Je veux l'aider.

-Tu as déjà demandé à ton père de lui obtenir une aide pour que son loyer soit prit en charge, que veux tu faire de plus ?

-Faire comprendre à ses parents que Cédric n'est pas un monstre. Il ne s'agit pas uniquement que de l'argent, rétorqua Fleur. Cédric va bientôt avoir 18 ans. Tu imagines fêter un anniversaire aussi important sans ta famille ?

Bill ne répondit pas. Pour lui, la famille était très importante. Ils étaient tous soudés et chaque anniversaire se fêtait avec toute la famille.

-Je ne pense pas qu'un parent puisse arrêter d'aimer son enfant d'un simple claquement de doigt.

-Quel est ton plan ?

-La maman de Cédric. C'est elle qu'il faut convaincre. Pour le moment, elle est écrasée par son mari. Elle est encore dans l'optique de la femme soumise qui ne peut prendre aucune décision sans son époux. Mais si elle parvient à s'opposer à lui, elle pourra aider son fils.

Bill se mit à rire. Il aimait vraiment la jeune femme. Elle était vraiment un symbole de fierté, d'indépendance et de force.

-J'imagine que lorsqu'on sera mariés, il me sera impossible de te dicter quoi que ce soit ?

Fleur se mit à rire en lui tapotant le bras :

-Qui a dit que je souhaitais me marier ?

Les deux jeunes gens se mirent à rire tandis que le trajet qui les conduisait chez les Diggory se poursuivait.

Pendant ce temps, Cormac et Cédric se rendaient ensemble au Chicaneur pour travailler. Ils avaient rendez-vous avec Amanda pour discuter de l'incident de la veille. Cormac, comme à son habitude, ne cessait d'embêter Cédric avec des blagues douteuses et des allusions sexuelles plutôt vulgaires. Mais maintenant, Cédric ne se formalisait plus. McLaggen était comme cela et il devrait s'y faire.

-Bonjour les garçons.

Les deux apprentis journalistes venaient d'entrer dans le bureau d'Amanda. Cette dernière était en train de lire un document, une tasse de café à la main. Elle posa ce qu'elle était en train de faire pour regarder ses deux stagiaires.

-Xenophilius m'a informé des évènements de la nuit dernière. Plutôt courageux et tête brûlés tous les deux.

-Merci.

-Je ne sais pas si vous devez le prendre comme un compliment McLaggen, ajouta l'épouse du directeur. Quoi qu'il en soit, il est évident que j'attends un article complet pour notre prochaine édition.

-Sérieusement ? s'étonna Cédric. J'aurais pensé que vous nous retireriez de l'affaire pour la confier à quelqu'un de plus expérimenté.

-C'est ce que je devrais faire, en effet. Mais je suis curieuse de voir votre article. Et c'est grâce à vous qu'on a ce scoop. Je dois vous en remercier.

Cormac donna un coup de coude à son camarade en lui faisant un clin d'œil. Une chose certaine était que McLaggen ne connaissait pas la modestie. Il savait être fier de lui en toute circonstances.

-Tenez. J'ai un indic au commissariat qui m'a fournit les derniers détails de l'affaire. Je vous laisse travailler dessus cet après-midi ?

-Merci beaucoup, vous ne le regretterez pas...

-Arrêtez de me remercier et filez travailler !

Les deux garçons sortirent du bureau, fièrement, le sourire aux lèvres. Ils se dirigèrent vers leurs bureaux respectifs et commencèrent à travailler toute l'après midi.

Pendant ce temps, Viktor rentrait plus tôt que prévu de son entraînement de foot. Alors qu'il était dans sa voiture et qu'il traversait la ville pour regagner son appartement, il aperçut Charlie, le frère de Bill, qui sortait du commissariat. Il arrêta aussitôt sa voiture, klaxonna et lui fit signe. Le Weasley lui répondit par un signe de la main, traversa et s'approcha de la vitre pour lui parler :

-Viktor, tu n'avais pas entraînement ?

-J'ai terrrrminé plus tôt. Et toi ? Tu étais à la police ? s'inquiéta Viktor.

-Oui, je représente le zoo. La police à saisit différents singes lors de leur perquisition. Le zoo va s'en occuper, les prendre en charge, les soigner. Je devais signer différents documents.

-Tu dois êtrrre soulagé que tout se terrrmine plus ou moins bien.

-Je le suis. C'est un peu grâce à toi et aux autres.

-Tu veux que je te dépose chez toi ? J'ai mon aprrrès-midi de librrre.

Charlie sourit gentiment:

-Merci c'est sympa.

Le roux grimpa dans la voiture aux côtés de Viktor et ce dernier redémarra pour reprendre la route. Tandis que Charlie lui indiquait le chemin, le sportif suivait l'itinéraire indiqué :

-Dis, tu connais bien Cormac ?

-Pas vrrraiment.

-Tu n'as pas l'air de l'apprécier ?

-Je pense que c'est un petit con prrrétentieux. Je n'aime pas sa façon de rrregarrrder Cédrrric.

-Jaloux ?

-J'ai confiance en Cédrrric. Mais pourrrquoi tu me demande ça ?

-L'autre soir, il m'a fait du rentre-dedans, confia le jeune homme au conducteur. Je sais quel genre de mec c'est. Du genre à frimer, à sauter sur tout ce qui bouge, à ne pas rappeler...

-On dirrrrait que pourrrtant il t'intérrresse.

-Pas vraiment. Je n'ai jamais vraiment eu de longues relations très sérieuses. Le fait de me déplacer un peu partout pour mon travail y contribue. Mais j'avoue qu'il est plutôt séduisant.

-Si tu cherrrche juste à t'amuser, McLaggen est peut-êtrrre ce qu'il te faut. Sinon, prrrend tes distances.

-Merci du conseil.

Viktor n'ajouta rien et le reste du trajet se fit plutôt en silence, le sportif étant quelqu'un d'assez calme et discret.

De leurs côtés, Fleur et Bill se trouvaient maintenant devant la maison ou Cédric avait passé toute son enfance. Ils avaient garé leur voiture un peu plus loin et ils se tenaient debout, l'un à côté de l'autre.

-Tu sais, ce n'est pas parce que tu regarderas cette maison durant des heures que les choses avancerons...

-Laisse moi juste me concentrer. J'ai besoin de réfléchir.

Au même instant, une voiture s'arrêta au bas de la rue. Un jeune homme brun en descendit, tout souriant. Fleur le reconnut aussitôt, il s'agissait du meilleur ami d'enfance de Cédric, Oliver Dubois.

-Fleur ? J'étais quasiment sûr que c'était toi.

Le brun embrassa la blonde puis reporta son attention sur Bill qu'il salua en lui serrant la main. Puis, les retrouvailles effectuées, il demanda :

-Qu'est-ce qui vous amène ici ? Cédric va bien ?

-Oui, rassura Fleur. Il est au travail et ignore complètement ce que je m'apprête à faire.

Oliver regarda la jeune fille étonné. Cette dernière décida de lui expliquer toute l'histoire. Le brun resta là à l'écouter attentivement du début à la fin. Lorsque la jeune Delacour eut terminé, Oliver répondit :

-Tu sais, ici les gens n'ont pas la même mentalité qu'à Londres. Les Diggory sont un couple assez conventionnel.

-Mais c'est tellement injuste pour Cédric.

-Crois-moi, je suis le premier à le reconnaître. Mais ce qui m'inquiète le plus c'est que si ça se passe mal et que Cédric l'apprend, il risque de t'en vouloir.

-Mais je cherche juste à aider...

-Fleur, ce qu'il essaye de te dire, tout comme moi, ajouta Bill, c'est que tu peux être pleine de bonne volonté mais Cédric le verra plus comme quelque chose que tu lui as caché.

-Bien. Je vais vous démontrer que j'ai raison. Restez ici, je m'occupe de tout.

La blonde traversa la rue sous le regard des deux jeunes hommes. Ses cheveux virevoltaient derrière elle tandis qu'elle s'empressait d'aller jusqu'à la porte d'entrée des Diggory. Elle prit sa respiration une bonne fois pour toute et sonna à la porte.

Elle n'attendit que quelques secondes avant d'entendre du bruit de l'autre côté. Puis quelqu'un ouvrit la porte et elle fit alors face à Madame Diggory.

-Bonjour madame Diggory.

Cette dernière resta muette pendant quelques secondes. Elle réalisa qu'elle connaissait cette jeune fille, puis fit le lien avec son fils. La première chose qui lui vint en tête fut de demander :

-Il est arrivé quelque chose à Cédric ?

-Non, rassura aussitôt la blonde. Mais j'aurais besoin de vous parler.

-Je ne peux pas. Mon mari va rentrer d'un instant à l'autre. Je ne peux vraiment pas.

La dame ferma la porte mais Fleur l'arrêta d'un coup sec. Aussitôt, elle continua :

-Je sais très bien que vous avez peur de la réaction de votre époux, mais je sais aussi que vous aimez votre fils. Pourquoi l'auriez vous appelé pour le prévenir sinon ? Je sais que pour vous, Cédric restera toujours votre fils et que vous l'aimez. Il va avoir dix huit ans. Il a besoin de vous. Il a besoin de savoir que sa maman est là, pour l'aider. Vous ne pouvez pas l'abandonner.

-C'est lui qui nous a abandonné en décidant d'être... ce qu'il est...

-D'être gay. Madame, votre fils est gay. Vous pouvez le dire, ce n'est pas une tare, ni une honte.

-Dans notre famille ça n'existe pas. Imaginez ce que direz les voisins s'ils l'apprenaient...

-S'ils apprenaient que votre fils est heureux ? Qu'il a trouvé l'amour ? Qu'il va devenir un formidable journaliste ?

Madame Diggory lâcha la porte. Elle savait que la jeune Delacour avait raison, mais elle ne savait clairement pas quoi faire face à cette situation. Elle était complètement perdue. Fleur ouvrit la porte et entra dans le hall d'entrée.

-Je vous en prie, je sais que vous pouvez expliquer à votre mari qu'il se trompe.

-Mon mari ne comprendra jamais.

-Pas tout de suite, mais plus tard, il le comprendra. Du moins, il l'acceptera.

Quelqu'un arriva alors derrière Fleur. Il s'agissait d'Amos Diggory qui rentrait chez lui. Son épouse eut un sursaut. Elle était inquiète de ce que serait la réaction de son époux en découvrant Fleur chez elle. Cela ne se fit pas attendre, il dévisagea la jeune femme et aussitôt demanda :

-Je peux savoir ce que fiche cette fille ici ?

-Je ne sais pas chéri. Je te le promets. Elle... Elle...

-Je suis venue vous parler de votre fils.

-Je n'ai pas de fils, hurla l'homme.

-Ne dites pas cela. Votre fils vous aime, quoi qu'il lui en coûte.

-Taisez vous petite insolente. Sortez de chez moi !

Fleur se retourna alors vers l'épouse de l'homme :

-Madame Diggory, vous devez parler à votre époux.

Amos se retourna vers sa femme ,encore plus en colère :

-Me parler ? Tu es complice avec elle ? Tu es de mèche avec... cette pédale ?

Fleur se retourna violemment vers Amos et, sans se contrôler, le gifla :

-Cette pédale s'appelle Cédric, et c'est votre fils, hurla la blonde.

Monsieur Diggory porta sa main à sa joue, choqué que la jeune femme face à lui puisse lui répondre et surtout, se défendre. Elle continua :

-Je sais que vous n'avez pas l'habitude qu'une femme vous tienne tête. Vous êtes tellement enfermé dans vos principes d'homme macho et viril que vous ne vous rendez même pas compte du mal que vous pouvez faire autour de vous, à votre femme, à votre fils. Vous êtes un homme détestable et pourtant, votre famille continue de vous aimer malgré tout. Cédric cherche votre approbation, essaye que vous soyez fier de lui, et comment vous le remerciez ? En l'insultant de pédale ? Avec tout le respect que je vous doit, vous êtes un homme abjecte !

La fureur de Monsieur Diggory se décupla. De toute sa vie, jamais personne n'avait osé lui tenir tête et lui crier un tel discours à la figure, encore moins une femme. Il l'attrapa alors violemment par le bras, ouvrit sa porte d'entrée, et jeta de toutes ses forces la jeune femme devant chez lui.

Surprise, Fleur n'eut pas la possibilité de se défendre et sous les yeux d'Oliver et Bill, sur le trottoir d'en face, dégringola les marches et se retrouva projetée au sol...