Chapitre 16: Tienne

Narration Hermione

Ignorant tout des derniers évènements, je continuais de travailler.

Sainte-Mangouste était plutôt tranquille pour cette période de l'année et donc je n'avais aucun patient pour l'instant. J'avais dû quitter Drago très tôt en matinée pour venir ici, compte tenu de mon horaire serré. J'attendais avec impatience de le revoir ce soir. Depuis qu'il savait que je l'aimais, il était de plus en plus rigoleur et aimant au fil des jours. Je me demandai comment j'avais pu vivre si longtemps sans lui.

Bien sûr, il y avait toujours cette question de marquage. Et bien sûr que je le voulais, je me demandais juste quand viendrait l'occasion. Je veux dire, ça fête était dans quelques jours... alors ne devrions-nous pas nous presser un peu? Si ça continuait comme ça, il y aurait des conséquences graves.

Me sortant de mes pensées, Blaise déboula littéralement dans mon bureau.

- Hermione! s'exclama-t-il, les larmes aux yeux.

J'observai ses yeux de plus près. Ils étaient rouges et gonflés, signe qu'il avait pleuré.

- Blaise? fis-je avec inquiétude. Qu'est-ce qu'il y a?

- Hermione, reprit-il, c'est Drago.

Je me figeai et sentit mon coeur manquer un battement.

- Qu'est-il arrivé? demandais-je en me levant.

Il soupira longuement.

- Il m'a demandé de l'enfermer.

- Quoi? demandais-je une nouvelle fois.

- Il n'est plus capable de se contrôler, en d'autres mots.

- Tu veux dire qu'il n'est pas capable de ne pas... me marquer?

- Oui! s'exclama-t-il.

- Pourquoi ne m'en a-t-il pas parlé? demandais-je en m'approchant de lui.

- Il ne voulait pas te mettre de la pression sur les épaules... encore.

- Mais je veux savoir quand il va mal, je lui ai dit.

- Je sais, dit-il avec insistance. Je lui ai mentionné, mais il n'a pas voulu m'écouter. Tu dois vraiment aller le voir, Hermione.

Il baissa les yeux et sa voix se brisa.

- Je t'en supplie. Je ne ferais pas ça si ce n'était pas important, mais je te supplie de le laisser te marquer. Il va mourir bientôt et je ne veux pas qu'il parte. Je t'en supplie, Hermione.

Bouche-bée, je le regardai.

- Je lui ai déjà dit que j'acceptais de me faire marquer.

- Il le sait aussi, répondit Blaise, mais il avait l'impression que tu étais encore réticente. Tu dois avouer que c'est vrai, quand même. Tu aurais dû pousser le marquage, car tu sais que sa fête est très bientôt!

Je soupirai.

- C'est ma faute. L'autre jour je l'ai repoussé alors qu'on allait... enfin...

- C'est bon, pas besoin d'entrer dans les détails.

Je lui fis un sourire désolé.

- Où est-il maintenant?

- Chez moi, dans les cachots.

- Les cachots? m'indignais-je

- Rappelle-toi qu'il m'avait demandé de l'enfermer, dit-il.

- Ah oui.

- Tu veux vraiment te faire marquer, alors? demanda-t-il.

- Oui, répondis-je avec détermination, et je vais y aller tout de suite.

- Eum... fit-il, mal à l'aise. Je suppose que vos activités ne renquilleront pas ma présence?

- Je ne crois pas non plus, dis-je avec une grimace.

- Alors... à plus tard.

- À plus tard.

Laissant toutes mes affaires ici, je transplanai devant le manoir de Blaise. Je me dépêche à courir vers l'endroit et entrai rapidement. Soudain, je me rappelai que je n'étais jamais venu ici. Où pouvais-je donc être les cachots? Je me dirigeai d'un pas rapide vers la première porte que je vis; Un placard. Deuxième porte; un corridor. Troisième porte... des escaliers qui descendent vers les sous-sols.

- Blaise? demanda une voix venant d'en bas. C'est toi?

Je reconnus l'appel si reconnaissable de Drago et descendit tranquille.

- C'est moi... dis-je doucement.

Même dans l'obscurité, je le sentis se tendre.

- Hermione? fit-il, surpris. Que fais-tu ici?

- Blaise est venu me voir, dis-je en m'approchant de sa cellule.

Je posai mes mains sur les barreaux du cachot et quelques secondes plus tard je le sentis poser ses mains sur les miennes.

- Tu aurais du m'en parler, soupirais-je.

- Je sais, fit Drago avec baissant la tête, mais je croyais que tout serait plus facile si je partais pour de bon.

- Rien ne serait plus facile sans toi! m'exclamais-je, au bord des larmes. Je t'aime, je ne veux pas que tu meures.

- Hermione, ma fête est dans cinq jours, alors on peut plutôt dire que mes jours sont comptés.

D'un regard frénétique, je cherchais les clés de la cellule et les aperçut sur une chaise non loin. Je me dirigeai immédiatement vers là-bas, saisit les clés et ouvrit la porte.

- Tes jours ne sont pas comptés, dis-je en m'approchant de lui. Je t'ai déjà dit que je voulais me faire marquer.

- Tu aurais peut-être mieux fait de rester à l'extérieur, fit-il comme s'il n'avait rien entendu.

- Je suis très bien où je suis, répondis-je tout simplement.

Je m'approchai de lui et il se mit à reculer doucement. Ne m'avouant pas vaincu, je continuai ce petit manège jusqu'à ce qu'il soit dos au mur, mon corps plaqué contre le sien. Au moment même où je le touchai, il serra ses bras autour de ma taille et me serra contre lui. Sa tête plongea dans mon cou et je sentis son souffle s'accélérer considérablement.

- Pas... bonne... idée... fit-il en deux souffles rauques.

Pour seule réponse, je passai mes bras autour de son cou et l'embrassai à la fois tendrement et passionnément.

- Tu essaies tant de prendre soin de moi que tu négliges ton propre bien-être, murmurais-je contre ses lèvres. Un couple fonctionne dans les deux sens. Laisses-moi prendre soin de toi.

- Le temps nous ait compté, Hermione, dit-il, sa voix se brisant légèrement.

- Non, répondis-je immédiatement. Ça ne fait que commencer.

- Que veux-tu dire?

- Marques-moi, Drago. Je veux être avec toi pour toujours.

- Pour... toujours?

- Oui. Maintenant et à jamais.

Il retint son souffle quelques secondes et j'attendis, mon coeur ratant un battement. Soudainement, il renversa nos positions et je me retrouvai plaqué contre le mur, ses lèvres plaquées sur les miennes. Il me serra si fort contre lui que j'eus l'impression que c'était un besoin vital. Il brisa notre baiser et me fixa dans les yeux.

- Il n'y a pas de retour en arrière, dit-il alors que je voyais ses yeux noircir et ses canines pousser.

- Je sais, fis-je en me mordant la lèvre. Je ne changerai pas d'avis non plus.

Il se retira soudainement et sortit de la cellule. Intriguée, je l'observai prendre sa baguette et revenir vers moi. Quelques secondes plus tard, on était dans sa chambre, au manoir Malefoy.

Il me souleva du sol comme une princesse et continua à m'embrasser avec empressement.

- Je ne veux pas être brusque, dit-il entre deux baisers. Il faut que tu me guides.

- Comment? demandais-je immédiatement. Je n'ai jamais...

- Empêches-moi seulement d'aller trop vite et de te faire du mal, me coupa-t-il.

- Ça marche, dis-je alors que je scellai nos lèvres d'un énième baiser.

Il me déposa doucement sur le lit et se pencha sur moi. La seconde d'après, il était à califourchon sur moi. Je sentais ses mains parcourir mon corps fébrilement, avec des tremblements d'empressement. Ses baisers descendirent rapidement dans mon cou alors qu'il se blottissait contre mon corps. Je passai une main dans ses cheveux et l'autre descendit dans dos.

- Tu trembles, dit-il en embrassant tendrement la naissance de ma poitrine.

- Toi aussi, répondis-je en joignant mes lèvres aux siennes.

Je sentis alors qu'il perdait tout contrôle de lui-même, ce à quoi je m'avais attendu. On aurait dit que son corps cherchait désespérément le mien à travers nos battements de coeur. Je sentais maintenant mon souffle s'accélérer et mes mains qui tremblaient. J'essayais vainement de bouger, mais mon anxiété était trop grande. Je me contentais d'attendre ses mouvements tendre et passionnés envers moi. Ses canines mordillaient mon cou tantôt gentiment, tantôt avec empressement, tandis que ses mains me caressaient partout sur le corps.

Bientôt, je sentis moi-même les effluves de la passion m'atteindre. Je passai les mains sous son t-shirt alors qu'il lâchait un grognement d'impatience. Il se releva alors légèrement et passai son haut par dessus sa tête. À l'unisson, nos vêtements finirent par disparaître. Je sentais maintenant son membre contre mon bassin et eut l'impression de mourir d'excitation. Je le voulais. Je le voulais tellement et je ne m'en étais presque pas rendu compte. Bien sûr, il m'attirait grandement et j'avais envie de devenir plus intime avec lui, mais auparavant je n'avais jamais su à quel point je pouvais le désirer sexuellement.

Je sentais mon coeur battre non seulement d'anxiété et d'excitation, mais aussi d'amour pur. Je savais aussi que Drago se retenait, car il n'avait encore pas eu de gros débordements lors de notre entreprise. Renversant la situation, je descendis ma main vers son érection, juste assez pour qu'il approche encore plus son corps du mien. C'est à ce moment qu'il lâcha mes lèvres et plongea dans mon cou. J'avais à peine eu le temps de voir ses yeux noirs corbeaux remplit de désir que je sentais ses canines se poser sur ma peau.

- À moi... souffla-t-il à mon oreille. Tout à moi...

- Oui, murmurais-je en fermant les yeux, attendant le moment fatidique.

Je sentais qu'il mordait gentiment ma jugulaire, me procurant quelques vagues de plaisirs, comme Ginny l'avait prédit. Il mordit soudainement mon cou après avoir lâché prise quelques secondes. Mon corps, non préparé à l'assaut, réagit fortement. Je me cambrai alors que mon ventre se tordait de plaisir. Drago resserra sa prise sur mon cou alors qu'un râle profond sortait de sa bouche. Je sentis mon clitoris se contracter avec force sous l'impact et gémit alors que Drago se remettait de la morsure.

Je retombai sur le lit, presque vidée de mon énergie. Je fermai les yeux en essayant de reprendre mon souffle, sentant encore les vagues plaisirs précédentes qui reprenaient lentement mon corps alors que Drago m'embrassait partout sur le visage. Il chuchotait à mon oreille des mots doux et rassurant puis releva la tête. À ce moment, j'ouvris les yeux et croisa les siens qui étaient redevenus gris.

- Hermione, gémit-il doucement.

- Drago, soufflais-je en seule réponse.

Son corps affaissa lentement sur le mien et, sans le savoir, je lançai le signal à Drago pour continuer en relevant le bassin. Il me fixa droit dans les yeux alors que j'approuvais et il me pénétra lentement en gémissant. Ce fut probablement une des plus douloureuses expériences ma vie. Le mal était si intense que j'aurais voulu ne plus jamais recommencer. Les larmes dévalant sur mon visage, je tentais plutôt de faire abstraction de ma douleur pour me concentrer sur Drago qui était presque littéralement en train de brûler de plaisir.

Tout doucement, je l'encourageais à bouger même si j'avais encore mal. Il commença tout d'abord lentement, mais il perdit tout doucement le contrôle alors qu'il y prenait du plaisir. Une sensation neutre prit vite prendre la place de celle de douleur, à mon grand soulagement. Je recommençai doucement à le caresser en sentant qu'il arrivait à peine à bouger ses propres mains sous l'excitation.

- Hermione, gémit-il encore. Oh, Hermione...

Les larmes avaient cessé de dévaler sur mes joues, mais je ne sentais encore aucun plaisir. Alors qu'il continuait ses coups de bassin, je me relevai légèrement et me mit à embrasser son cou. Je passai mes mains autour de son cou et l'entraîna à la renverse avec moi. À son tour, il plongea sa tête dans mon cou, incapable de la laisser relever plus longtemps. Nos respirations saccadées, ses grognements et ses gémissements étaient les seuls bruits qui envahissaient la pièce.

Puis, je sentis une sensation purement fabuleuse dans mon bas-ventre et gémit doucement. Je commençais à ressentir le plaisir. Mes mains passèrent sur ses fesses et aidèrent son bassin à trouver le rythme qui devenait de plus en plus désaccordé au fur et à mesure que le temps avançait. Nos corps ondulèrent au fil de notre plaisir et alors qu'il lâchait un gémissement plus rauque et profond que les autres je sus qu'il ne tiendrait pas longtemps.

Je le sentis bizarrement s'arrêter de bouger et il poussa un fort grognement qui dura une quinzaine de secondes. Ensuite, il s'affaissa finalement sur moi et reprit doucement sa respiration. Il venait de jouir, enfin, c'est ce que je supposais. La première chose qu'il fut en reprenant un peu de son énergie fut déposer un baiser dans mon cou, puis sur mes lèvres, alors que je l'observais droit dans les yeux.

Il se laissa retomber à mes côtés et me saisit immédiatement par la taille pour me coller contre son corps. Je me blottis contre lui, sentant les effluves de passion de la pièce et aussi celles de calme. On resta quelques moments en silence, savourant la présence de l'autre.

- Je t'aime, fis-je en resserrant mon étreinte.

- Moi aussi, dit-il ensuite. Tu ne sais même pas à quel point...

Il resserra sa prise sur moi et on s'embrassa tendrement alors qu'il se mettait à sourire contre mes lèvres.

- C'était magique, chuchota-t-il. La première fois que ça me fait cet effet-là.

- Je pourrais dire de même, répondis-je malicieusement.

Il rigola doucement et soupira de contentement.

- Alors tu es à moi maintenant, n'est-ce pas? dit-il avec des étoiles plein les yeux.

- Oui, fis-je en lui souriant béatement. Je suis tout à toi. Et tu es à moi.

- Ça fait longtemps que j'attends ce moment là. Toute ma vie, au moins.

- Moi aussi.

Je sentis qu'il se relevait lentement et il se retourna vers sa commode.

- Qu'est-ce que tu fais? demandais-je, intriguée.

Il se tourna une nouvelle fois vers moi et leva son poing fermé. Il l'ouvrit et je pus y voir un écrin de velours bleu indigo.

- Hermione Jean Granger, accepterais-tu me m'épouser et de faire de moi l'homme le plus heureux du monde? De montrer à tout le monde à quel point je t'aime? De devenir ma femme, pour toujours et à jamais? D'être mienne?

Les larmes aux yeux, la seule chose que je pus faire fut lui sauter dans les bras.

- Oui! m'exclamais-je alors que je commençais à pleurer de joie. Oui, je veux être tienne.

Il se recula doucement, me fit un grand sourire et plaqua ses lèvres contre les miennes pour un baiser passionné.

- Je t'aime, fis-je entre mes larmes. Je t'aime tellement...

- Je t'aime aussi, Hermione. Personne ne se mettra jamais en nous.

- Jamais. Je t'aime trop pour ça.

On resta silencieux quelques instants, trop occupés à se regarda dans les yeux amoureusement.

- Hermione Malefoy. Ça sonne bien.

- Ça sonne encore mieux quand c'est toi qui le dit, répliquais-je en l'embrassant tendrement.

J'étais marquée, Drago était officiellement sauvé, nous étions fiancés et amoureux... Que demander de plus? En le regardant me sourire, je sus que j'avais fait le bon choix. J'étais sûr de l'aimer pour toujours et à jamais. Si Drago Malefoy était mon âme sœur, peu importe qu'il est déjà été un petit gamin arrogant ou non, je n'allais pas le laisser filer.

Il ne restait plus qu'à l'annoncer à ses parents...

~ Pour monter dans sa grotte
Cachée sous les toits
Je dois clouer des notes
À mes sabots de bois
Je l'aime à mourir ~

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Je vous jure que j'ai fait le plus rapidement possible! Et j'ai bien peur de ne pas pouvoir poster le prochain chapitre avant au moins deux semaine, parce que je pars en voyage scolaire. En tout cas, j'espère que ça suffira pour le moment. Pour le marquage, j'ai eu l'impression qu'il était un peu court, mais les lemons, ce n'est pas trop mon truc, alors j'ai fait du mieux que j'ai pu. Sinon, qu'est-ce que vous en avez pensé?

Autre sujet de conversation important: Pottermore! Est-ce que je suis la seule à être inscrite, à présent? :) Allez m'ajouter: FelicisSun27559!

Réponses aux reviews anonymes

Tatiana: L'attente est terminée :). J'espère que tu as aimé le chapitre et merci pour ta review!

Minnie35: Il ne fallait pas parler trop vite, le marquage est bien là, maintenant ^^. Merci pour ta review!

London123: On pourrait croire qu'Hermione ne ferait même rien sans Blaise, mais il faut bien quelqu'un pour parler à la place de Drago ;). Et pour ta traduction, je peux comprendre, moi aussi j'ai du mal à gérer ça, parfois. En tout cas, merci pour ta review!

Laya: Haha, moi j'ai pleuré en l'écrivant, alors j'aurais compris si tu aurais versé des larmes... ou c'est peut-être moi qui devient trop émotive, bref ^^. Je dois avouer qu'il y a aussi des fictions qui mettent vraiment longtemps à être poster... des fois je me demande même si les auteurs les abandonne (ce qui serait vraiment dommage). Sinon, merci pour les compliments et pour ta review! :D

: Haha, oui, ça va très bien ^^. D'ailleurs, moi aussi j'ai pleuré en écrivant le dernier chapitre, alors je peux comprend que tu l'aies fait :). Merci pour ta review!

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