Épilogue
Douze ans plus tard…
Hermione contempla en silence le manoir Malefoy qu'elle trouvait désormais vide. Trop vide. Sentant une foule d'émotion la submerger, elle laissa les larmes dévaler sur ses joues. Drago, la voyant dans un tel état, s'approcha d'elle et la serra très fort dans ses bras.
- Ça va aller, amour, lui chuchota-t-il à l'oreille. Scorpius se débrouillera comme un chef…
- Et si les professeurs ne l'aimaient pas? demanda-t-elle désespérément. Et si tout le monde le détestait? Il est un si gentil garçon!
- C'est impossible que ça lui arrive, il est notre fils, dit-il doucement à sa femme. Te rappelles-tu comme on se sentait à Poudlard, avant? Je suis sûr que ce sera pareil pour lui.
Elle se blottit contre lui alors qu'il resserrait son étreinte. Leur fils Scorpius, l'aîné de la famille, était parti pour Poudlard ce matin pour sa première année et la jeune femme ne cessait de penser à son petit bébé qui s'en allait loin d'elle.
- Sèches tes larmes, ma belle, fit-il ensuite. Le stresse n'est sûrement pas bon pour le bébé.
- Je suis enceinte, pas malade, lui dit-elle. Tu sembles toujours l'oublier.
- Ça me donne un bon prétexte pour te cajoler, pas vrai ? dit-il tout de même en l'embrassant.
En effet, Drago était aux petits soins avec Hermione à chacune de ses grossesses. Avec Scorpius, il l'avait pratiquement suivi partout en l'embrassant à chaque occasion. Il avait aussi insisté pour qu'elle prenne son congé de maternité après deux mois de grossesse (ce qui n'avait évidemment pas fonctionné) et il ne cessait pas de la dorloter.
Quand elle avait été enceinte de Rose, leur petite fille, il l'avait quasiment surprotégée. Personne, sauf leurs familles et leurs amis proches, n'avait pu l'approcher… et Blaise était sûr que ce n'était pas seulement à cause de ses gênes de veela. Par contre, malgré cet exile constant, il n'avait pas cessé d'être là à chaque seconde de sa grossesse pour supporter tous ses caprices de caviar à trois heures du matin.
Et maintenant, alors qu'elle entreprenait le troisième mois de sa troisième grossesse, ce n'était maintenant plus une intuition que Drago était l'homme parfait, c'était une certitude.
- N'oublie pas que ce soir nous allons chez les Potter en attendant des lettres de James et Scorpius, ajouta-t-il en la serrant contre lui.
- Je n'oublierais pas, répondit-elle en l'embrassant tendrement.
Il répondit aussitôt à son étreinte d'une façon automatique, savourant le baiser de sa femme. Après toutes ses années, ils aimaient toujours autant Hermione, si ce n'était pas plus. Ses douze dernières années avaient été les plus heureuses de sa vie, car il avait sa magnifique femme et ses merveilleux enfants. Il n'arrivait toujours pas à croire à sa chance.
- Maman? demanda Rose, qui venait d'arriver.
La jeune fille avait maintenant 9 ans et était la fierté de son père. Ses cheveux, longs, droits et bruns et ses yeux gris faisaient la majorité de son charme, ainsi que son caractère attachant. Il était de connaissance générale que la petite Rose faisait déjà tomber les garçons. Même James, le premier fils de Ginny et Harry, était totalement sous son charme malgré leur différence d'âge. Ce qui inquiétait le plus Drago à son propos, c'est qu'elle était l'enfant de la famille qui avait hérité de ses gênes de veela. En effet, pour la première fois depuis au moins des siècles, une fille était une veela. Normalement, les femelles de cette espèce -les vélanes- possédaient seulement un charme hors du commun, mais ça ne semblait pas être le cas de Rose qui avait été diagnostiqué pour trouver un compagnon avant ses vingt ans.
- Oui, ma chérie? répondit Hermione.
- Pourquoi je ne peux pas aller à Poudlard avec Scorp' et James? questionna-t-elle avec tristesse.
- Tu es trop jeune, dit sa mère avec douceur. Tu iras quand tu auras onze ans.
- Mais c'est dans deux ans! se plaignit-elle. Je veux y aller maintenant!
- Tu iras à Poudlard, seulement, ce sera plus tard, fit Drago en déposant un baiser sur le front de sa fille.
- Je veux voir Scorp' et James! s'exclama-t-elle ensuite.
- Tu les verras à Noël, ma puce, dit Hermione.
- C'est trop long! s'écria celle-ci avec une arrogance attendrissante.
- Tu as toute la vie devant toi, commenta son père en rigolant.
Les deux bras croisés sur sa poitrine et abordant une moue boudeuse, Rose se retourna avec aristocratie et continua son chemin.
Elle était vraiment la fille de son père.
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5 ans plus tard...
Rose déboulait rapidement dans les corridors de Poudlard. La directrice était venue la chercher en pleine journée, car ses parents étaient venus à l'école pour la voir. Ce ne pouvait être qu'une mauvaise nouvelle. Ses parents lui auraient envoyé une lettre sinon. Merlin, que pouvait-il bien y avoir de si grave pour qu'ils se pointent ici? Elle espérait de tout coeur que ce n'est aucun rapport avec ses grands-parents ou avec sa petite sœur Adrianna.
Arrivant dans le bureau de la directrice, elle aperçut ses parents assis dans un fauteuil, lui laissant une seule place en face d'eux.
- Maman? Papa? Que faites-vous à l'école? demanda-t-elle à ses parents.
- Assis toi, ma belle, dit Drago avec douceur.
- Qu'est-ce qui est arrivé? Ce n'est pas Adrianna au moins?
Hermione lui sourit.
- Non, ne t'inquiètes pas, ta sœur n'a rien.
- Alors pourquoi venir à Poudlard si tout va bien? questionna-t-elle avec inquiétude.
- Il fallait qu'on vienne pour t'annoncer quelque chose... commença sa mère.
- Vous n'allez pas divorcer, au moins? la coupa-t-elle.
- Jamais dans cent ans, répondit Drago en souriant. Maintenant, veux-tu nous laisser finir, jeune fille? continua celui-ci avec amusement.
- Pardon, fit Rose en rougissant.
Hermione et Drago se consultèrent du regard brièvement, sachant que ce serait une dure nouvelle pour elle. En fait, ils avaient décidé de lui avouer à propos de sa condition de veela, car quand viendrait le temps, il faudrait tout de suite qu'elle se mette à la recherche de son compagnon. Cependant, ils ne savaient absolument pas comme elle prendrait la nouvelle.
- Ta mère et moi devons te dire quelque chose d'important, néanmoins, dit Drago avec sérieux.
Leur fille resta silencieuse en attendant qu'il continue.
- Rose, fit sa mère, tu es une veela.
- Une quoi? s'exclama-t-elle avec incompréhension.
- Une veela, dit son père. Je suis un veela aussi.
- On voulait te le dire avant, commença sa mère, mais on voulait que tu profites un peu du temps avant de t'inquiéter de tout ça...
- Allez-vous d'abord m'expliquer ce qu'est une veela? fit-elle abruptement.
Sa mère hocha la tête doucement.
- Tu as déjà rencontré Fleur Weasley, n'est-ce pas? demanda Hermione. Elle est se qu'on appelle communément une vélane. Tu connais le principe, je crois?
- Parfaitement, oncle Ron m'a tout expliqué là-dessus.
Drago leva les yeux au ciel alors qu'Hermione continuait son discours.
- Les veela sont en quelque sorte les mâles des vélanes. Quand un veela, comme ton père, se reproduit, il lègue son héritage à un de ses descendants mâles, mais il faut croire que tu es une exception à la règle. Apparemment, tu es la première veela femelle des dernières siècles.
- D'accord, dit Rose, mais ça ne m'explique toujours pas ce qu'est une veela!
Hermione et Drago se regardèrent brièvement avant que le blond prenne la parole.
- Le veela, commença-t-il avec précaution, est une créature qui est faite pour aimer amoureusement qu'une seule personne dans sa vie. On l'appelle la compagne, mais dans ton cas, ce sera plutôt un compagnon. À tes dix-neuf ans, quand tu vas arriver à ta maturité de veela, tu vas devoir commencer à partir à la rechercher de ce compagnon.
- Euh... pourquoi? fit-elle avec une certaine arrogance. Je n'ai pas nécessairement besoin de ce compagnon, je peux très bien vivre sans lui! s'exclama-t-elle.
- C'est là que tu te trompes, chérie, fit Hermione avec douceur. Les veelas meurent s'ils ne trouvent pas leur compagne avant leur vingt-ans.
- Marquer? Mourir? De quoi parlez-vous, voyons!
- Par marquer, ce que ta mère voulait dire, c'est que tu vas en quelque sorte devoir le marquer à toi. Seulement à toi. Tu ne t'es jamais demandé quelle était cette marque dans le cou de ta mère? Ce sont les dernières traces restantes de la morsure que je lui ai donné lors du marquage. Si je ne l'avais pas marqué avant mes vingt ans, je serais mort. Les veelas ne peuvent pas vivre sans leur compagne... ou compagnon, dans ton cas.
- Je ne comprends pas, fit-elle, au bord des larmes.
Hermione voulait pleurer en voyant sa fille ainsi. Elle l'aimait beaucoup trop pour devoir lui infliger ça, mais elle n'avait pas le choix.
- À ses dix-neuf ans, ton père a commencé à ressentir le besoin de trouver sa compagne, car il est arrivé à sa maturité. Quand il m'a trouvé, il est venu me voir pour m'annoncer sa nature et au fil du temps j'ai fini par tomber amoureuse de lui. Alors ce qui est arrivé est arrivé, il m'a marqué et je suis en quelque sorte devenue... à lui.
- C'est... vraiment bizarre, dit la jeune fille.
- Je sais, fit Drago avec tendresse. Ça a été dur pour moi de traverser cette étape de ma vie, mais maintenant, je peux dire que je suis heureux avec Hermione et mes trois merveilleux enfants.
Rose lui sourit doucement.
- Je suis sûr que quelque part il y a aussi quelqu'un de ce genre pour toi et j'espère que tu auras la chance de le trouver, continua-t-il.
- Mais... êtes-vous sûr que je suis une veela?
- Oui, affirma Hermione, Sainte-Mangouste a créé des moyens pour détecter les gênes de veelas, et il se trouve que tu es la seule de nos enfants à les avoir.
Rose soupira longuement en baissant le regard.
- C'est beaucoup à avaler, dit-elle en baissant la tête.
- Nous en sommes conscient, mais il fallait que tu le sâches.
- Alors je vais devoir trouver ce compagnon à mes dix-neuf ans? dit-elle avec un sourire en coin.
- C'est ça, dit Drago avec suspicion devant son visage.
- Sans pouvoir le choisir? demanda-t-elle ensuite. Ça pourrait être n'importe qui?
- Même ton pire ennemi, dit sa mère en souriant.
- Oui, fit Drago avec complicité, même ton pire ennemi.
- D'accord... dit Rose.
Il y eut un moment de silence.
- Merci d'être venu me le dire, fit-elle avec sincérité.
- Nous n'allions tout de même pas te le cacher, dit Drago avec évidence.
Il y eut un autre moment de silence.
- Alors... fit la jeune fille par la suite. En quoi consiste exactement ce marquage?
Ses parents relevèrent la tête, se regardèrent et éclatèrent de rire.
- Tu as tout ton temps pour apprendre ça, dit Hermione en souriant.
- Mais si tu as besoin d'aide... commença Drago.
- Tu peux toujours aller voir tante Ginny, conclut sa femme avec un sourire en coin.
Rose regarda ses parents se regarder une nouvelle fois comme des adolescents amoureux et se dit mentalement que si être une veela devait lui prédire un avenir comme celui-ci, elle ne s'en plaignait point.
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3 ans plus tard...
- James! s'écria-t-elle avec désespoir. James!
Elle empoigna les pans de sa robe et se mit à courir le plus vite possible après lui, mais le garçon ne l'écoutait plus. En accélérant légèrement, elle finit par le couper.
- C'est pour ça que tu es venu à mon bal de finissant? demanda-t-elle, les larmes aux yeux. Pour m'annoncer que tu partais en Amérique?
- Rose... soupira celui-ci.
- Je n'arrive pas à y croire! s'exclama-t-elle à travers ses larmes. Pourquoi me quittes-tu comme ça? J'étais supposée être ta meilleure amie!
- Rosie, Rose, tu sais bien que mon rêve est de devenir un auror comme mon père, dit-il d'un voix lasse.
- Mais il y a des très bonnes écoles pour aurors à Londres! argumenta-t-elle. Ce n'est absolument pas une raison pour partir sur un autre continent.
Il releva son regard teinté de larmes vers elle.
- Je...
- Pourquoi ne me dis-tu pas pourquoi tu pars vraiment? fit-elle en sanglotant. Je croyais que tu me faisais confiance.
- Bien sûr que je te fais confiance! s'exclama-t-il avec indignation.
Mais voyant son regard ravageur, il savait qu'il lui devait des explications.
- Je... c'est dur à dire, Rose, fit-il finalement en soupirant.
- On se raconte tout depuis qu'on est petit, pourquoi ça devrait être différent maintenant?
- On sait tous les deux pourquoi. Tu sais très bien qu'entre nous il y a beaucoup plus que de l'amitié.
- Je sais! s'exclama-telle. Alors pourquoi pars-tu si soudainement quand tu connais mes sentiments envers toi? Pas à cause de notre différence d'âge, au moins?
James semblait maintenant sur le point de pleurer à son tour. Il ne pouvait presque pas retenir ses larmes.
- Ce n'est pas à cause de ton âge. Rose, quand je t'ai connu, j'ai tout de suite eu le béguin pour toi. Ensuite, on est devenu ami, puis notre amitié s'est développés et je...
Il soupira une nouvelle fois.
- Je t'aime, Rose. C'est pour ça que je m'en vais.
- Tu pars parce que tu m'aimes? bredouilla-t-elle. C'est insensé!
- Pas du tout, dit-il ensuite avec douceur. Tu es tout ce que j'ai dans ma vie. Tu es ma meilleure amie, ma confidente et aussi celle que j'aime...
- Je ne comprends pas, fit-elle entre ses larmes.
- Rose... tu connais ta nature. Dans deux ans tu devras trouver ton compagnon et ça me fera trop souffrir si je dois te voir avec lui. Je préfère partir immédiatement pour te laisser le temps de guérir de mon absence.
- Je t'aime aussi, James, je ne veux pas que tu t'en ailles! s'écria-t-elle d'une voix brisée.
- Bientôt ce ne sera plus le cas... alors je préfère m'en aller.
- Tu ne peux pas me faire ça, fit-elle alors que les larmes dévalaient toujours sur ses joues.
- Je suis désolé, Rosie, fit-il en se retournant pour continuer son chemin.
- James! s'écria-t-elle une nouvelle fois. James!
Il se mit à courir devant elle, mais elle ne lui laissa aucune chance. La poursuite les mena dans la cours d'école où la pluie rendait la visibilité presque inexistante. Elle le rattrapa une nouvelle fois et, prise d'une pulsion, l'embrassa passionnément.
La seconde suivante, elle sentait James répondre avec ferveur à son baiser. Rose passa ses bras autour de son cou alors que le jeune Potter la soulevait dans les airs. Elle sentit ses larmes se mélanger aux siennes, laissant un goût amère dans le baiser, tout comme la pluie qui tombait sur eux comme une malédiction annonçant la fin de leur amour. Tout doucement, il se détacha d'elle, la reposa sur le sol, déposa son front contre le sien et la fixa droit dans les yeux.
- C'était le plus beau baiser de ma vie, dit-il d'une voix brisée.
- Ce n'est pas obligé d'être le dernier, fit Rose en s'approchant une nouvelle fois de lui.
Cependant, il se recula légèrement et la contempla tel une âme en peine, le coeur brisé, alors que la pluie continuait à tomber sur eux.
- Adieu, Rosie, dit James en caressant sa joue, je t'aimerais toujours.
- James, ne part pas, s'il-te-plaît.
Mais déjà, il se détachait d'elle et partait vers les grilles de Poudlard.
- James! s'exclama-t-elle.
Mais il continuait de s'en aller.
- James! s'écria-t-elle avec un désespoir immense. Je t'aime, James! Ne pars pas!
Il se retourna une dernière fois, les larmes dévalant sur ses joues, avant de transplaner.
Alors Rose se laissa tomber sur le sol, à la pluie battante, le coeur brisé pour la première fois de sa vie.
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Deux ans plus tard...
Rose se sentait vide.
Tellement vide.
Comme si quelqu'un avait doublement percé son coeur.
Elle cherchait inconsciemment une présence à ses côtés, bien qu'elle ne fût capable de donner un nom au visage.
Ça y est. Elle était arrivée à maturité de ses origines de veela. Il fallait qu'elle voir son père. Elle voulait voir son papa.
Rapidement, elle transplana au manoir Malefoy et se mit à courir vers la maison. Elle ouvrit la porte avec fracas, faisant sursauter sa sœur qui était ici en vacances d'été.
- Rose? fit-elle avec surprise. Que fais-tu ici?
- Où est papa? demanda-t-elle, au bord des larmes.
- Dans la bibliothèque, répondit Adrianna avec empressement.
Elle se mit alors à courir vers la pièce remplit de livre, où son père lisait tranquillement un gros bouquin.
- Papa, fit-elle presque en sanglotant.
- Rose? s'inquiéta-t-il en se levant.
La jeune fille s'approcha de lui et le serra fortement dans ses bras en sanglotant. Son père lui rendit son étreinte, essayant de sécher ses larmes.
- Chut, ne pleures pas, ma belle, lui chuchota-t-il à l'oreille. Qu'est-ce qui t'arrive?
- Veela... fut la seule chose qu'elle arriva à prononcer entre ses sanglots.
- Oh, ma chérie, fit-il en la serrant une nouvelle fois contre lui.
Alors Rose se blottit contre lui en pleurant toujours, essayant de faire disparaître le vide constant qui pesait sur son coeur, mais ça ne voulait pas partir.
- Drago? Rose? fit Hermione en entrant dans la pièce. Adrianna m'a dit que vous étiez ici... Qu'est-ce qui t'arrive, Rosie? s'inquiéta-t-elle.
- Elle est arrivé à maturité, fut la seule chose que Drago pu dire.
Hermione s'avança rapidement vers sa fille pour la serre elle aussi dans ses bras.
- Ça va bien aller, ma puce, la rassura-t-elle. Tu vas trouver ton compagnon.
- Je me sens... tellement… vide, fit Rose à travers ses larmes.
- Ça va s'arranger, tu vas voir, dit ensuite son père à frottant son dos doucement.
- Vous allez rester avec moi? demanda-t-elle d'une petite voix.
- Pour toujours, ma petite Rose, chuchota Hermione.
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Un an plus tard...
À l'extérieur de la chambre d'hôpital, les familles Weasley et Potter attendaient désespérément des nouvelles de la jeune Rose.
- Papa? fit Laura, la jeune fille de neuf ans de Ron et Amanda.
- Oui, ma puce? répondit son père.
- Pourquoi on est ici? demanda-t-elle. Est-ce que cousine Rose va bien?
Son père baissa la tête et sembla sur le bord de pleurer depuis la première fois depuis sa naissance.
- Non, elle ne va pas bien, dit-il avec tristesse.
- Est-ce qu'elle va mourir? fit-elle ensuite.
Ron soupira et regarda sa fille avec un regard aux frontières du désespoir.
- Je ne sais pas, Lau, chuchota-t-il.
Sa femme lui saisit la main doucement alors que Ginny sanglotait doucement à côté d'un Harry penaud. Blaise baissa le regard pour éviter de montrer à tout le monde les larmes qui commençaient à perler dans ses yeux alors que Pansy posait une main réconfortante sur son épaule. Rose avait maintenant atteint sa maturité de veela depuis un an déjà. Demain, se serait sa fête de vingt ans, mais quelque chose empêchait tout le monde d'être heureux en ce jour. La jeune fille n'avait jamais trouvé son compagnon, alors sa mort était imminente.
De l'autre côté, dans la salle de Saint-Mangouste, Adrianna et Scorpius était assis à côté de leur sœur à l'agonie. Les larmes aux yeux, le grand blondinet et sa jeune sœur saisirent les mains de Rose.
- Scorp'? fit la brunette d'une voix lasse.
- Oui? dit son grand frère, les larmes aux yeux.
- Tu veux bien me chanter la chanson de papa et maman?
- Bien sûr que oui...
Alors il commença à chanter d'une voix très douce.
Moi je n'étais rien
Mais voilà qu'aujourd'hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l'aime à mourir
Vous pouvez détruire
Tout ce qu'il vous plaira
Elle n'a qu'à ouvrir...
Mais la voix de Scorpius se brisa en un léger sanglot en regardant une nouvelle fois Rose, couverture de sueur et criant presque de douleur, plantée sur le lit d'hôpital.
- J'aime ta voix, Scorp', dit-elle en le fixant.
Son grand frère déposa un baiser sur son front tout en resserrant sa prise sur sa main.
- Ad'? fit-elle ensuite en se tournant vers sa petite soeur.
Celle-ci la fixa, les larmes déjà dévalant sur ses joues.
- Tu veux bien me promettre un truc?
- Tout ce que tu voudras, dit celle-ci.
- Tu diras à papa que tu ne veux pas devenir médicomage comme moi? Je sais que tu as toujours rêvé de travailler pour les relations avec les moldus...
Adrianna, la voyant si vulnérable, ne put qu'acquiescer.
- Bien sûr, Rosie, je le ferais.
Rose laissa échapper une autre exclamation de douleur.
- Où sont papa et maman? demanda-t-elle ensuite, les larmes aux yeux.
- Ils ne doivent pas être loin... fit Scorpius.
C'est à ce moment qu'ils entrèrent doucement dans la pièce, contemplant leur fille sur le seuil de la mort.
Drago et Hermione sentirent leur coeur se briser à la vue de leur petite fille. Ils n'avaient jamais prévu qu'elle ne réussis pas à trouver son compagnon, pourtant c'était une possibilité qui était fortement à considérer.
- C'est ma faute, ma puce, murmura Drago, les larmes aux yeux.
- Ce n'est pas ta faute, papa, répondit Rose.
- Si je n'étais pas un veela...
- Personne ne serait dans cette pièce, compléta la brunette. Ce n'est pas ta faute.
- Je t'avais promis que tout allait s'arranger, fit le blond en caressant sa joue.
- On ne peut pas tenir toutes nos promesses, dit-elle d'une voix faible.
Toute la famille resta en silence pendant plusieurs minutes, chacun pleurant en silence. Hermione ne pouvait pas croire qu'après si peu de temps, elle se voyait arracher sa fille. Elle n'avait que dix-neuf ans. Ne méritait-elle pas d'être heureuse? De vivre une longue vie remplit de bonheur?
C'est donc alors qu'ils méditaient en silence qu'une voix leur provint de l'extérieure.
- Où est-elle? demanda une voix avec colère.
La respiration de Rose commença à se faire plus rapide et elle se mit à bouger dans son lit d'hôpital.
- Tu ne peux pas entrer, dit la voix d'Harry. Seule la famille est autorisée...
- Je n'en ai absolument rien à foutre! continua l'autre. Où. Est. Elle?
Harry soupira de l'autre côté de la porte alors que Rose se faisait maintenir en place par les membres de sa famille.
- Ici, dit-il.
Alors la porte s'ouvrit avec fracas sur James Potter.
Sa carrure s'était amélioré avec le temps et il avait définitivement grandit. Son apparence du jour était pour le moins totalement débraillé et il s'approcha rapidement de Rose qui devenait de plus en plus violente.
- Reculez! s'exclama Drago en saisissant sa femme par la ta taille. J'ai dit écartez-vous, Adrianna et Scorpius!
Drago se retourna alors vers James avec un regard implorant.
- Approches-toi.
Au fur et à mesure qu'il avança, la main de la jeune fille se mit à chercher quelque chose. Ce n'est que quand il saisit sa main que la jeune fille tourna sa tête vers lui et eut un spasme violent. Ses yeux noircir immédiatement et ses canines poussèrent en un clin d'œil. Hermione éclata en sanglots lorsqu'elle réalisa ce qu'il se passait.
- C'est toi, son compagnon, fit-elle à travers ses larmes. Est-ce que tu sauveras notre fille? demanda-t-elle ensuite.
- Bien sûr que oui, dit-elle en se penchant vers elle pour l'embrasser sur le front.
Mais la jeune fille ne le voyait pas de cet œil. Elle le saisit violent pour le glisser sur le lit et l'embrasser presque sauvagement.
- Sortons d'ici, fit Drago alors qu'il voyait que ses enfants essayer de l'arrêter, c'est mieux pour notre sécurité.
Alors ils sortirent tous, sous les yeux abasourdis des deux autres familles.
- Qu'est-ce que vous faites? demanda Albus Potter.
Hermione éclata de rire et serra Drago dans ses bras alors qu'Adrianna et Scorpius abordait un large sourire, bien qu'ils n'eurent pas l'air d'avoir totalement compris ce qui venait d'arriver.
- Elle est sauvée, dit le blond. C'était James son compagnon.
- Mon fils? fit Harry, bouche-bée. Le même qui est parti en Amérique pour ne pas avoir le coeur brisé par Rose?
- Le seul et unique, fit Scorpius avec joie.
- J'allais oublier, fit Hermione. Assurdiato!
Tout le monde se retourna alors vers elle.
- Quoi? dit-elle alors. Rose est bien trop faible pour transplaner et je peux vous jurer qu'elle est en train de le marquer.
- Aucun détails s'il-te-plaît, 'Mione, dit Harry. Les Malefoy et les Potter dans une seule et même famille... les soirées de Noël vont être divertissantes.
- Mais papa, fit Lily Potter, on passa déjà tous nos Noël avec les Malefoy.
Ginny aborda un léger sourire en coin en observant sa fille.
- Elle marque un point, Harry.
- Ouais, ouais, fit-il de mauvaise grâce.
Mais pourtant, même s'il prétendait le contraire, Harry était très content que son fils finisse sa vie avec la fille qu'il avait toujours aimée.
.
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De l'autre côté de la porte, Rose continuait toujours d'embrasser passionnément James. Impatiente et mené par ses gênes de veela, elle était presque en train de déchirer les vêtements de son compagnon. James la plaqua alors sur le dos et entreprit lui même d'enlever leurs vêtements, car aussi ivre qu'était Rose a cet instant, il doutait qu'elle ait été capable de le faire.
Alors qu'ils étaient tous les deux nus sur le lit et qu'ils s'embrassaient avec amour comme la première fois, James se rappela à quel point il l'aimait.
- Je t'aime, Rose. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, dit-il en se détachant de ses lèvres.
- Je t'aime aussi, fit-elle en collant son corps contre le sien.
Il entoura son corps si fragile de ses bras, comme pour ne pas qu'elle se brise. Il voulait la protéger, qu'elle se sente bien. Il voulait enfin l'aimer à sa guise.
Ce n'est que plus tard, lorsqu'ils retombèrent avec fatigue sur le lit après leur ébat, que James comprit qu'elle n'avait point mentit il y a trois ans de ça en disant être amoureuse de lui. En fait, depuis toutes ses années, c'était lui qui était destiné à finir avec elle.
Le jeune Potter observa son amante se blottir contre lui et la serra très fort contre son corps, ne souhaitant plus jamais la laisser partir.
- Tu es revenu, chuchota-t-elle.
- Je suis revenu pour toi, dit-il doucement. Je ne pouvais pas supporter de savoir que tu mourrais.
- Je t'aime, fit Rose avant de l'embrasser tendrement.
- Merlin, je t'aime aussi. Je sais que ce n'est pas exactement le moment, mais c'est mieux que rien alors...
Il se détachant doucement d'elle et la fixa droit dans les yeux.
- Rose Mélodie Malefoy, veux-tu m'épouser?
Il y eut un moment de silence... puis elle lui sauta dans les bras en rigolant.
- Oui! s'exclama-t-elle avant de l'embrasser amoureusement.
Il répondit à son étreinte avec joie avant de se détacher du baiser en souriant.
- Tu crois que ton père va me tuer parce que je viens de te demander en mariage?
- Je crois qu'il s'en fichera complètement, dit-elle avant de l'embrassa tendrement.
La famille Malefoy avait enfin trouvé le bonheur, et il était clair que ce serait de même avec les générations à venir.
Lui qui était si seul quelques années plus tôt, Drago avait enfin des personnes qu'il aimait autour de lui. S'il avait su, à Poudlard, il y a si longtemps de ça, qu'Hermione Granger serait celle qui lui apporterait cette joie, il ne l'aurait pas cru. Pourtant, maintenant il lui était éternellement reconnaissant de faire de sa vie un vrai conte de fée...
~ Je dois juste m'asseoir
Je ne dois pas parler
Je ne dois rien vouloir
Je dois juste essayer
De lui appartenir
De lui appartenir
Je l'aime à mourir ~
.
.
Voilà c'est fiinnnniiiii! :D
Alors là, le moment barbant commence où tout le monde clique sur le petit X en haut de la page... mais pour ceux qui restent, j'ai quelques remerciements à formuler!
Tout d'abord, à Laya, London123 et Gwen(.)SG qui ont probablement été les plus fidèles lecteurs et ceux de qui j'attendais impatiemment les reviews toutes les semaines, même quand des imprévues retardaient la publication.
Ensuite, à L-echarpe-Verte pour ses mots d'encouragement qui m'ont définitivement remonter le moral quand je croyais avoir mal fait les choses.
Après, à tous ceux qui ont pris le temps de poster un review, pour que vous sachez que j'ai grandement apprécié votre avis et vos conseils, même s'ils n'étaient pas toujours positifs, et même si je n'ai pas toujours eu le temps d'y répondre. C'est fou comme ça peu illuminer une journée d'en recevoir une nouvelle!
Et finalement, à tous les autres lecteurs qui ont suivis la fiction. Sans vous, il n'y en aurait tout simplement pas!
Je ne m'étendrais pas longtemps sur le choix d'avoir centré l'épilogue sur les enfants d'Hermione et Drago, mais je voudrais seulement dire que c'était sûrement la chose la moins prévue de ma fiction, et je pèse mes mots, et que c'est une poussée d'inspiration qui m'a fait écrire. La question est: devrais-je en faire une fiction future, complète et consacré à James et Rose? J'attends vos réponses. En ce qui concerne la demande en mariage de James, je sais que c'est répétitif, mais c'est justement pour ça que je l'ai fait... parce que ça donnait un certain ton de tradition, c'est juste que ça ne donne pas toujours cette impression, car on ne voit pas passer les années aussi lentement que les personnages.
Sinon, en ce qui concerne ma prochaine fiction, je n'ai encore aucune certitude sur ce que je ferais. J'ai déjà le projet de faire une traduction, mais j'attends toujours l'autorisation de l'auteur, alors rien n'est sûr. Aussi, j'ai une fiction en champs libre, mais je ne suis pas vraiment sûr de la continuer. J'attends d'avoir une idée frappante et originale, et on ne sait jamais quand elle arrivera. J'écrirai sûrement pendant les vacances, parce que pour le moment les examens approchent et que c'est plutôt prenant. En plus, il semble que fanfiction soit un site qui consomme beaucoup Internet, alors mon utilisation est réduite par ceux qui paient mon réseau (autrement dit: mes parents).
Pour conclure, j'espère que vous avez apprécié lire autant que j'ai aimé écrire, car ça réchauffe toujours le coeur de se dire que quelqu'un a apprécié ce que tu écris, peu importe qui est cette personne.
On se revoit pour une nouvelle fiction!
lollipopxox
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