Réservation pour Deux (Party of Two)
CHAPITRE 2
Prendete Questo Fiore
Castle était tout excité par la soirée qu'il allait passer avec Beckett, et cette excitation ne passait pas inaperçue devant Martha qui, un verre de vin à la main, eut l'impression de revoir son fils avant son premier rencard.
- « Et bien, ça ne me rajeunit pas… »
- « Quoi donc, mère ? » (toujours en train de se battre pour faire son nœud de papillon).
- « Je t'en prie, t'es électrique comme un jeune puceau. »
Castle s'arrêta net, et se mit à fixer sa mère comme s'il allait lui sauter dessus avant de l'égorger.
- « Mère ? »
- « Ne me regarde pas comme ça, c'est vrai. » (enfonçant le clou) « D'ailleurs, te connaissant, je me demande comment tu as fais, depuis tout ce temps pour ne pas oser l-…
- (lui coupant la parole) Mère !
- « J'allais dire : l'inviter à diner. »
- « Bien sur, je pense surtout que je t'ai coupé au bon moment. »
Martha posa son verre de vin, et se dirigea vers son fils.
- « Laisse-moi t'aider. »
En quelques secondes, elle avait réussi à faire ce que son fils, en cinq minutes ne parvenait pas à accomplir.
- « Cette femme, t'a changé, mon fils. »
- (surprit) « Comment ça ? »
- « Dans le bon sens, je veux dire. »
- « Mère, c'est juste une soirée à l'opéra pour une enquête, je te l'ai déjà dit. »
- « Oui, tu présentes ça comme tu veux. Mais le fait est : vous allez à l'opéra, sur votre 31, par cette belle soirée de mai, ça va faire deux ans que vous travaillez ensemble. T'es devenu un flic en la côtoyant… N'essaie pas de me dire que tu n'éprouves rien pour elle. »
- « Je préfère ignorer ce que tu viens de dire, mère ».
- « Comme tu veux, mais sache que ton comportement électrique, ne trompe personne. »
Martha retourna s'installer sur le canapé tout en voyant son fils s'approcher d'elle. Il déposa un baiser sur son front.
- « J'y vais, je vais être en retard sinon. Tu embrasseras Alexis quand elle rentrera ? »
- « Compte sur moi, et fais attention ! »
- (il se retourna et afficha un grand sourire) « Tu me connais… »
- (Tout en souriant) « Oui, bah justement. »
En sortant de l'immeuble Castle vit la limousine qui l'attendait, stationnée en double file, juste devant la porte. Il devait bien ça à Beckett. Il aurait eu l'air de quoi, s'il était passé la prendre en taxi, ça n'aurait pas collé avec leur tenue vestimentaire.
La limousine se gara devant l'appartement de Beckett. Castle en descendit puis entra dans l'immeuble. Il se retrouva devant la porte et s'arrêta un instant. Il avait cette petite boule dans l'estomac qui le titillait depuis quelques bonnes minutes maintenant. Il prit une grande inspiration, et frappa.
Lorsqu'elle lui ouvrit la porte, l'écrivain resta bouche bée face au spectacle qui s'offrait à lui.
Kate Beckett avait revêtu la robe qu'ils avaient trouvé à l'hôtel et, comme il l'avait prédit, elle lui allait comme un gant.
Il laissa ses yeux filer le long de sa figure, admiratif.
Elle avait relevé ses cheveux dans un chignon, mais avait laissé quelques mèches dépasser de part et d'autre de son visage. Ses yeux continuèrent leur chemin le long de ses épaules dénudées où seules reposaient les fines bretelles de sa robe couleur crème. Son regard fila le long des lignes de la robe et il sentit ses joues s'enflammer lorsqu'il suivit les contours du décolleté indécemment plongeant. Il remarqua que pour seul bijou elle avait gardé son collier habituel et la bague de sa mère reposait alors dans le creux de sa poitrine. Il déglutit. Se forçant à détourner les yeux, il reprit son inspection le long de son corps. La robe comportait une ceinture plissée resserrée au niveau du buste, tandis que le reste de tissu tombait gracieusement le long de ses longues jambes, jusqu'à ses pieds où il devinait des sandales crème à talons.
Son regard remonta à nouveau le long de son corps et se posa sur son visage, où il remarqua qu'elle le regardait curieusement, visiblement gênée, par son regard... ou les habits qu'elle portait.
Castle ne put sortir qu'un : « Wow »… Tellement il était subjugué par la beauté qui était dans son champ de vision. Les yeux écarquillés, la bouche ouverte et le souffle coupé, il resta dans cette position quelques instants avant de voir Beckett se décider, enfin, à briser ce silence qui la mettait mal à l'aise.
- (Timidement) « C'est la robe, c'est ça ? »
Voyant que Castle n'arrivait pas à sortir autre chose qu'un bégaiement continuel, Kate s'avança sur le palier de la porte, posa sa main sur le torse de Castle pour qu'il daigne lui faire de la place. Il recula d'un pas. Elle en profita pour se retourner et faire face à la porte pour la fermer à clef. C'est alors que Castle vit le dos nu de l'inspectrice de New-York. Il n'arrivait pas à empêcher ses yeux de le parcourir de long en large et en travers. Il pencha légèrement la tête vers l'avant pour avoir une vue un peu précise de la scène. Alors que Beckett s'affairait à fermer la porte, les mouvements qu'elle effectuait contractait les muscles de son dos laissant Castle plus perdu que jamais dans ses pensées.
- « Peu importe qui sont ces gens, ils ont remarquablement bien choisi cette robe. »
- « Castle ! On ne sait pas dans quoi on va mettre les pieds, alors il faut quand même rester concentré. »
- « Rester concentré ? Elle est bien bonne celle-là. Comment je peux rester concentré devant une femme aussi radieuse que vous dans cette sublime robe qui épouse parfaitement votre silhouette de rêve et… »
Elle venait de fermer la porte, elle se retourna en fusillant Castle du regard et en attendant un peu plus de détail.
- « Voyons, Beckett. Ne vous sous-estimez pas. Votre beauté, à elle seule, suffirait à assommer plus d'un homme. Les courbes de votre corps dans cette sublime robe me font oublier complètement le- »
- « Stop ! »
- « Mais- »
- « Ah ! Stop, j'ai dit ! Ne m'obligez pas à vous frapper…»
En sortant de l'immeuble, Beckett eut l'agréable surprise de voir une limousine garée juste devant elle. Le chauffeur se tenait près de la portière, ouverte, il fit un mouvement de la tête pour la saluer, elle en fit de même.
- « Castle ? Qu'est-ce que c'est ? »
- « C'est une limousine. »
- « Oui, je le vois bien. Mais pourquoi ? »
- « Je vous en prie, nous allons assister à un opéra, de quoi aurait-on eu l'air si nous étions arrivés dans un taxi ? »
Beckett fit un petit mouvement de la tête montrant qu'elle approuvait cette remarque.
- « Et une belle femme comme vous, mérite quelque chose de spécial. »
- « Stop. »
- « Qu'est-ce que j'ai dit de mal ? »
- « Rien, mais c'est en prévision, alors stop. »
- « En prévision… Tiens donc. On joue les voyantes, détective ? »
- « Non, mais je commence à vous connaitre. »
- « Ah oui. Et bien si vous me connaissiez tant que ça, vous vous doutez de ce qui me trotte derrière la tête ? »
- « Ah ! Castle ! Qu'est-ce que j'ai dit ? »
Voyant qu'elle avait adopté un autre comportement corporel, Castle décida de baisser les armes. Pour le moment. Le coup de la brioche et du café de ce matin n'allait pas rester impuni.
- « Ok, très bien je me tais. Mais il va vraiment falloir que vous appreniez à vous amuser. »
En parfait gentleman (ayant tout de même des arrières pensées), il laissa Beckett monter la première. Il eut l'occasion une nouvelle fois de l'admirer dans cette magnifique robe qui sculptait parfaitement sa silhouette. Puis il prit place à son tour en gardant ce sourire admiratif quand ses yeux se perdirent dans ceux de Kate.
La voiture s'approchait de l'opéra, Beckett préférait mettre les points sur les « i ».
- « Castle, qu'on soit clair. On est ici en mission, dans le cadre du travail, alors pas question de s'amuser, ou de rêvasser. On reste concentré, ok ? »
- « J'en avais bien l'intention. Mais vous, qu'aviez-vous derrière la tête en me disant cela, hum ? »
Elle soupira. La limousine s'immobilisa et le chauffeur en descendit pour leur ouvrir. Beckett sortit la première, suivie de très près (voir trop près) par Castle.
- « Castle, arrêtez de me coller comme ça. »
- « Voyons, nous sommes censés jouer un couple marié, je vous le rappelle. » (Tout content) « Soyons crédibles ! »
Il venait d'afficher un petit sourire coquin et à la fois charmeur, qui ne laissait pas Beckett indifférente, mais cela ne l'empêchait pas d'être exacerbée à la fois.
- « Castle, effacez-moi ce sourire ou je vous gifle devant tout le monde ».
- « Et risquer de ruiner cette mission sous-couverture ? Où est votre professionnalisme ? »
Elle préféra ignorer cette remarque.
Ils entrèrent dans le grand hall de l'opéra, Castle sortit les billets de sa poche intérieure et les montra à l'homme lui faisant face. Il lui indiqua alors l'étage et le côté à prendre. Ils montèrent les escaliers, et se retrouvèrent face à un autre homme qui les conduisit vers leur box : 24.
Alors que ce couple d'un soir avait prit place et que la représentation avait commencé depuis une vingtaine de minutes, Castle ne put s'empêcher de regarder une femme qui était assise, deux rangs derrière eux. Il se pencha légèrement vers Beckett et chuchota :
- « La femme, derrière, elle est super flippante ».
- « Pardon ? »
- « Ouais, regardez-la… »
Beckett tenta de se retourner discrètement, en faisant mine de se gratter, quand elle vit cette femme. Elle ne lui trouva rien d'étrange. D'ailleurs cette inconnue, se sentant épiée, en profita pour saluer l'inspectrice de New-York.
- « Bravo la discrétion, Beckett… »
- « Hey ! J'y suis pour rien. Et je la trouve pas bizarre moi ».
Une autre femme assise juste derrière Castle, lui tapota l'épaule ce qui le fit sursauter.
- « S'il vous plait, un peu de silence… »
L'écrivain se retourna et s'excusa.
- « Bah alors, Castle ? On n'a pas la conscience tranquille, on sursaute quand une femme vous tapote l'épaule. »
- « Je n'ai pas sursauté, ce n'est même pas vrai… »
- « Bien sûr. »
- « Et oui, j'ai juste eu un léger spasme, cela arrive à tout le monde. Et je vous rappelle que moi, au moins, je suis conscient de ce qui se trame ici. »
- « Ah non, hein ? Vous prononcez le nom d'une seule agence qui comporte trois lettres et je vous fais manger l'un des accoudoirs ! ».
Castle fit le petit cul, et se mit à regarder l'accoudoir sur lequel il était appuyé en pensant qu'il aurait ainsi le pouvoir de disparaitre du champ de vision de Beckett, le temps de se faire oublier d'elle… Et de l'accoudoir. Mais comme il se devait d'avoir le dernier mot, il regarda Beckett du coin de l'œil en marmonnant un timide : « N'empêche… Elle est bizarre… »
Devant le manque de réceptivité de Beckett face à sa théorie sur la CIA et cette femme étrange installée deux rangs derrière eux, Castle n'eut pas d'autre choix que de prétexter un besoin urgent quand il la vit se lever et quitter son siège.
Il se leva, s'excusa auprès de Beckett, et commença à suivre cette femme. Devant le peu de monde hors de la salle, il n'avait pas trop de difficultés à entreprendre cette petite filature.
D'ailleurs, il s'éclatait comme un petit fou : se cachant derrière tout ce qu'il trouvait quand sa cible donnait l'impression de vouloir se retourner.
Il la vit entrer dans les toilettes, il regarda autour de lui, voir s'il n'était pas suivi, lui aussi. Il hésita un moment avant de rentrer dans les toilettes pour femmes et finalement il s'y hasarda. Alors qu'il n'avait même pas fait deux pas dans les toilettes, celle qu'il suivait, venait de le prendre sur le fait.
- « Voyou ! »
Elle se saisit rapidement de son sac à main et commença à le frapper.
- « Madame, arrêtez, s'il vous plait ! »
Elle s'arrêta.
- « Vous me suivez ? »
- « Non ! »
- « Bien sur que si ! »
- « Mais non ! »
- « Alors pourquoi entrer dans les toilettes pour femmes ? »
- « Et bien, c'est que… je… »
Castle se mit à se parler à lui-même alors qu'il cherchait une excuse valable : « Allez, une idée de génie là, trouve quelque chose de crédible, quelque chose qu'elle va gober facilement… Si je n'assure pas, elle va aller voir la sécurité, et elle va foutre en l'air cette opération. Et point important je me ferais étrangler par Beckett ».
L'écrivain se reprit :
- « Madame, je suis venu là, car il me fallait du…. Papier. »
- « Du papier ? »
- « Oui, il n'y en a plus dans les toilettes pour hommes, alors j'ai voulu en prendre. Je suis désolé si je vous ai fait peur, mais j'étais certain qu'il n'y aurait personne. Je ne voulais pas vous effrayer, madame. »
Elle le regarda de travers, Castle en profita pour prendre les jambes à son cou et se sauver rapidement. Oubliant sur le fait le papier qu'il était censé venir chercher.
Alors qu'il était sur le chemin du retour pour rejoindre son siège, il n'arrêtait pas de se dire, tout en se mettant la main devant son visage : « Mais quel boulet, je fais… Mais quel boulet… »
Avant de retourner s'installer auprès de Kate, Castle décida d'explorer l'endroit, c'était le moment où jamais n'ayant pas sa nounou à côté de lui pour le surveiller, où lui choper l'oreille histoire de le remettre dans le droit chemin. Et puis, il pouvait profiter de l'entracte qui était sur le point de commencer, comme bon lui semblait. Il allait pouvoir se lancer à la recherche d'un indice, même s'il ignorait vraiment quoi ou qui rechercher…
Lorsque la salle fut à nouveau éclairée pour l'entracte et que les spectateurs commencèrent à quitter la salle pour se détendre les jambes, Beckett, elle, resta à sa place un moment, profitant de son point de vue idéal pour scruter la salle. Elle ne savait pas ce qu'elle cherchait exactement, mais espérait qu'elle le saurait lorsqu'elle le verrait.
Mais son inspection ne lui apporta rien. Elle ne remarqua aucune personne, aucun mouvement suspect provenant des autres balcons. Et personne n'était entré dans leur box.
Elle décida alors de se lever et d'aller, comme convenu, rejoindre Ryan et Esposito dans le hall d'entrée pour les briefer sur la situation.
Elle se fraya donc un chemin à travers la foule de fumeurs qui profitait de l'entracte pour fumer leur cigarette, restant constamment en alerte.
Elle repéra ses deux collègues près d'une entrée et les rejoignit.
- « Wow Beckett! Vous êtes sûre que vous êtes suffisamment habillée? »
Elle jeta un regard noir à Esposito, et se tourna vers Ryan qui avait les yeux écarquillés et la bouche légèrement ouverte. Elle roula des yeux et soupira.
- « Okay les gars. On se concentre! »
- « Désolé Beckett mais c'est dur de se concentrer quand vous portez ce genre de robes... »
Esposito reçu un nouveau regard fulminant de la part de sa patronne.
- « Du nouveau de votre côté? »
- « RAS. Rien de suspect en tout cas. » Réussit à répondre Ryan « L'opéra est bien? » demanda-t-il, incapable de détacher son regard du corps de l'inspectrice.
- « Ryan! Les yeux, ici. » commanda-t-elle en attirant son attention sur son visage « Et je ne suis pas venue pour vous faire une critique lyrique. Il se trouve que de notre côté il n'y a rien à signaler non plus. Aucun contact ni mouvement suspect. »
- « Et où est votre... mariau fait? » demanda Esposito en insistant sur le mot 'mari'.
Beckett, à court de regards menaçants, préféra ignorer sa remarque et fit un geste de la main indiquant la direction générale du hall.
- « Quelque part. Il avait besoin d'aller au petit coin apparemment. »
- « Et vous n'avez pas peur que l'écrivain fasse des bêtises? »
- « Si. Mais je compte sur le fait qu'il sait aussi qu'à la moindre connerie de sa part, il se prend une balle entre les deux yeux » expliqua Beckett avec un sourire létal.
Les lumières du hall se mirent à clignoter, annonçant que le spectacle allait reprendre dans cinq minutes.
- « Bon, je retourne à nos places... Quelque chose me dit que cette soirée ne va rien donner, mais sait-on jamais. Vous deux surveillez l'entrée encore quelques temps après la reprise du spectacle et rentrez. Il n'y a pas de raison que vous restiez ici pour rien. Je vous appellerai dès que nous sortirons du théâtre. »
- « Ça marche. »
- « Et Beckett? » la rappela Esposito « n'attrapez pas trop froid »
Un dernier regard menaçant et Beckett se mêla aux spectateurs qui regagnaient leur siège.
Elle était à peine installée qu'elle vit Castle se pointer et en voyant sa mine, elle afficha un petit sourire :
- « Alors ? »
- (sur la défensive) « Alors quoi ? »
- « Je vous en prie, vous avez vu votre tête, on dirait que vous êtes tombé sur un fantôme. »
- « C'est presque ça… »
- (intriguée) « Comment ça ? »
- (gêné) « Oh une histoire de papier sans grande importance. »
- « Quoi ? »
- (voyant que la pièce allait reprendre) « Chut, ça recommence… »
La représentation venait de se terminer, les applaudissements laissèrent progressivement leur place à un brouhaha typique quand beaucoup de personnes veulent quitter le même endroit pratiquement au même moment.
Castle et Beckett déambulèrent dans les couloirs tout en se dirigeant vers la sortie. Elle avait beau vouloir le nier, elle aimait bien être avec Castle.
Ils sortirent enfin du bâtiment, Kate s'approcha de la route et jeta un rapide coup d'œil sur les véhicules à l'arrêt, cherchant la limousine. Mais elle n'était pas encore arrivée.
- « Elle ne va pas tarder. » Lança Castle.
Kate se retourna, tournant le dos à la circulation et faisant face à Castle.
- « Bon, et bien, il ne s'est rien passé. Ce n'était pas une si bonne piste que ça l'opéra. »
- « Effectivement, mais je dois avouer que ce fut une soirée des plus agréables en votre compagnie. »
Beckett ne répondit pas, cependant le petit sourire qui venait de s'afficher sur son visage suffit pour dévoiler à Castle qu'elle avait aussi apprécié. Même si elle ne lui avouera jamais ouvertement, de peur de flatter son égo ou de se dévoiler un peu trop.
Alors qu'ils continuaient à discuter en attendant leur moyen de locomotion, une camionnette noire arborant des plaques d'immatriculations du New-Jersey se gara à leur hauteur, à quelques mètres d'eux…
Avant qu'ils puissent dire ou faire quoique ce soit d'autre, trois personnes en sortirent, tout de noir vêtues, portant des cagoules et des gants. L'un des hommes mit l'une de ses mains dans une poche et en sortit un Taser. Taser qu'il porta au cou de l'inspectrice de New-York. La décharge contracta ses muscles et elle en lâcha le sac à main. L'un des hommes la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol, et alors qu'il la trainait pour la mettre dans la camionnette, Castle se rua sur l'individu. Lui assena au passage un puissant coup de poing à la mâchoire qui craqua sous la violence du choc. Mais avant qu'il puisse en donner un autre, il en reçu un à son tour, avant de connaitre le même sort que son amie : un coup de taser qui eut pour effet de le calmer rapidement.
Les trois hommes en noir les portèrent et les jetèrent à l'arrière de la camionnette, montèrent à leur tour, avant que celle-ci ne démarre en trombe devant les quelques témoins de la scène. Témoins qui n'avaient pas osé s'interposer de peur de terminer aussi, à l'arrière de cette camionnette.
Le véhicule finit par disparaitre dans la nuit, laissant le sac à main de Beckett gisant sur le béton glacé face à l'opéra…
