Salut,
Vous me faites tellement plaisir avec vos messages que je passe mon temps à retourner voir dans mes courriels, impatiente de savoir si vous avez aimé ou pas, et de recueillir par la même occasion vos commentaires constructifs.
Bon, pour ce chapitre, je me suis attardée spécialement sur les répliques de Dumbledore dans ma correction. J'espère, Matsuyama, que ce sera mieux... Tu m'as fait sourire quand j'ai su que tu avais encore repéré mon accent :P Mais continu tes commentaires constructifs, j'aime ça, ça m'aide énormément (Je n'ai personne à qui je peux faire lire ma fic avant de la poster).
Et oui, Noumea, sois sans crainte, le Maître des potions sera bientôt de la partie. J'espère que tu aimes les histoires longues parce que l'aventure de Matilde n'a pas encore ''commencé''. Elle est loin de se douter que quelque chose d'encore pire que de devoir suivre des études à Poudlard l'attend...
Et pour finir, merci à toi aussi Charlotte. Encore là j'étais toute contente de recevoir ton mot hier soir. J'espère que ta connexion internet ne te causera pas d'ennui cette fois pour lire ce chapitre suivant...
Maintenant sans plus tarder... Bonne lecture !
(Ce monde magique appartient à J.K. Rowling)
(Merci à Persis :)
Chapitre 8
En route pour la gare de King's Cross
— Je peux me débrouiller sans baguette, n'est-ce pas ? demanda Matilde après avoir accepté sans protester que Dumbledore lui lance un sort de guérison sur ses égratignures au visage.
Elle le suivait présentement sur le chemin en direction d'une boutique nommée « Madame Guipure, prêt à porter pour mages et sorciers ».
— Oui… et non…, répondit vaguement Dumbledore en inclinant la tête poliment à l'adresse d'un homme à la cape bleue au passage. Il se peut, en effet, que tu parviennes à faire bien des choses sans baguette, mais il faudrait tout de même faire attention… L'usage d'une baguette serait plus prudent, selon moi.
— Pourquoi ?
Dumbledore eut soudain un air grave.
— Le but est d'amener tes pouvoirs magiques à se manifester le plus souvent possible, Matilde, mais je ne crois pas qu'en utilisant tes Pouvoirs Fortifiés sans baguette puisse vraiment t'apporter grand-chose de bon. Ce serait comme leur donner trop de liberté d'un coup… Pour ne rien te cacher, je redoute beaucoup le mystère qui se cache derrière. C'est une baguette qu'il te faut.
— Mais... puisque toutes les baguettes refusent de fonctionner avec moi ?
Ils s'arrêtèrent devant la boutique de vêtements où un gros ciseau jaune était accroché au-dessus de la vitrine, puis Dumbledore se tourna vers elle.
— Pas toutes, répondit-il à mi-voix et Matilde vit une étrange lueur briller au fond de ses yeux bleus.
— Vous pouvez m'expliquer ? interrogea-t-elle précipitamment, avide de savoir s'il existait vraiment une baguette capable de ne pas déclencher une explosion dès qu'elle était agitée.
Mais Dumbledore ne répondit pas. L'air paisible, il poussa la porte de la boutique.
— Achetons plutôt les dernières choses sur ta liste et nous en reparlerons après, dit-il. Nous sommes attendus à Poudlard…
Après un regard soupçonneux jeté à Dumbledore, Matilde le suivit à l'intérieur. La pièce était étonnamment propre par rapport aux deux autres boutiques qu'elle avait eu l'occasion de visiter. Mis à part les quelques mètres rubans, pique-aiguilles et dés à coudre éparpillés sur le tapis, tout était convenablement rangé à leur place. Des vêtements, la plupart de couleur noire, étaient exposés partout dans la boutique et des tabourets s'entassaient dans le fond du magasin.
— Je dois acheter quoi, là-dedans ? demanda Matilde à voix basse alors que Dumbledore allait saluer une petite femme replète aux cheveux grisonnants derrière le comptoir. Mes vêtements à moi ne feront pas l'affaire ?
Mais Dumbledore ne semblait pas avoir entendu sa question. Il discuta avec cette femme à l'air souriant et Matilde sortit donc sa liste de sa poche pour la survoler rapidement. Ses yeux s'attardèrent alors sur le mot « uniforme » et son humeur s'assombrit aussitôt. Elle ne fut pas très enchantée de savoir qu'apparemment, à Poudlard, l'uniforme était de mise. Porter un chapeau pointu et une cape noire ne la réjouissait pas du tout, mais puisqu'il le fallait…
Soupirant, elle s'approcha d'un présentoir indiquant : « Gants protecteurs en cuir de dragon ». Vu que, justement, des gants figuraient sur sa liste de vêtements à se procurer, elle entreprit donc d'en choisir une paire, en fouillant dans le panier avec curiosité. Ils avaient tous une texture rocailleuse, un peu rugueuse au toucher, et présentaient tous des couleurs différentes. Matilde trouva une couleur similaire à celle de la bourse de Dumbledore et les enfila dans ses mains pour les essayer. Elle remua les doigts avec intérêt. La pointure était parfaite.
— Matilde, appela soudain Dumbledore, tu peux venir par ici, s'il te plaît ?
Sans ôter les gants de ses mains, elle le rejoint vite devant le comptoir où la femme replète lui souriait aimablement à côté de Dumbledore. Puis Matilde surprit son reflet dans un miroir suspendu à la droite d'un grand portrait qui représentait un homme portant une cape vert céladon, coiffé d'un chapeau melon. Elle constata alors qu'elle était complètement grisonnante à cause de la poussière de chez Ollivander. Brusquement gênée, d'un geste fébrile, elle entreprit immédiatement de balayer la poussière de son manteau.
— Je te présente Mme Guipure, dit Dumbledore d'un ton enjoué, et elle va prendre tes mesures.
Matilde lui adressa un faible sourire et Mme Guipure s'avança instantanément vers elle. Elle lui passa un mètre ruban autour de la taille, puis des épaules, des bras… Et tout en se faisant mesurer ainsi de toute part, Matilde ne put s'empêcher de penser à Ollivander qui lui avait réservé le même scénario avant de tenter de lui vendre une baguette. Encore heureux que l'homme derrière le comptoir de Fleury et Bott ne l'ait pas mesuré lui aussi avant de lui permettre d'acheter ses livres…
Soudain, dès que Mme Guipure eut terminé et s'éloigna pour aller chercher son uniforme, le grand portait de l'homme au chapeau melon, derrière le comptoir qui lui faisait face, cligna des yeux. Sembla avoir cligné des yeux. Matilde n'était pas sûre. Et même s'il l'avait vraiment fait, pourquoi s'affoler ? Tout pouvait être insensé dans ce monde. Mais lorsque l'homme du portrait ferma subitement les paupières, au grand désarroi de Matilde, et se mit ensuite à ronfler bruyamment, elle se tourna vers Dumbledore d'un air interrogatif.
— Le portrait bouge ?
— En fait, répondit Dumbledore d'un air amusé, je dirais plutôt qu'il dort.
— Oui, mais pourquoi il dort ? C'est quand même un portait…
— Probablement qu'il a eu une dure journée, qu'est-ce que tu en penses ? dit Dumbledore en lui envoyant un clin d'œil.
Au même moment, tandis que Matilde fixait Dumbledore dans l'espoir d'une meilleure réponse, Mme Guipure réapparut derrière le comptoir, les bras chargés de vêtements noirs.
— Voilà, déclara-t-elle d'une voix joyeuse en déposant sa charge sur le comptoir. Tout y est !
Elle alla chercher un grand papier brun, et revint envelopper les vêtements en un gros paquet rattaché d'un cordon.
— Ça fera vingt-sept Gallions et trois Mornilles, avec les gants que Mademoiselle porte, dit Mme Guipure, toujours joviale.
Matilde enleva aussitôt ses gants et sortit la bourse de sa poche tandis que Dumbledore prit le gros paquet pour le mettre dans le chaudron avec les livres et la poussière. Matilde avait momentanément envie — sans trop savoir pourquoi exactement — de montrer à Dumbledore qu'elle avait appris toute seule comment payer avec de l'argent de sorcier. Elle compta les Gallions dans sa main et les déposa sur le comptoir, tout en guettant du coin de l'œil l'expression de Dumbledore. Celui-ci l'observait au travers de ses lunettes en demi-lune sans dire un mot, paisible, le visage affichant son habituel air enjoué.
— Je crois que tout y est, déclara Matilde en poussant les vingt-sept Gallions et trois Mornilles vers Mme Guipure.
— Merci et passez une belle journée ! dit-elle alors que Dumbledore s'inclinait pour la saluer.
Matilde remit la bourse dans sa poche, enfila ses gants dans ses mains, et se hâta vers la porte la première, suivie de Dumbledore qui transportait son chaudron. Lorsqu'ils sortirent à l'extérieur, le ciel s'était assombri un peu et la neige tombait plus lourdement.
— Nous avons enfin tout ? demanda Matilde en faisant crisser la neige sous ses pieds.
— Oui, répondit Dumbledore, nous pouvons enfin nous diriger vers Poudlard.
— Nous n'y allons pas par Portoloin, j'espère, dit Matilde d'un air effrayé.
Dumbledore éclata de rire.
— Non. Tu te rendras par le Poudlard Express. Il partira de la Gare de King's Cross à dix-sept heures précises.
Il sortit sa montre en or de sa poche et la consulta de nouveau.
— C'est-à-dire, dans une demi-heure. Il faut donc se dépêcher.
— Vous allez venir avec moi, n'est-ce pas ?
— Je t'accompagnerai jusqu'à la gare, mais tu feras le voyage seule à bord du train. Je suis attendu à Poudlard en urgence.
— Mais ça n'a pas de sens, fit remarquer Matilde, confuse. Vous venez juste de me dire que ce train menait justement à Poudlard.
— C'est exacte.
— Alors pourquoi ne pas faire le voyage avec moi ?
Dumbledore haussa les sourcils et laissa soudain paraître un air narquois.
— Je croyais que ma présence te gênait…
Matilde ouvrit la bouche pour répliquer mais la referma aussitôt et détourna les yeux, le visage embrasé. Certes, cet homme l'énervait au début, mais à présent, elle se surprenait à ne plus vouloir qu'il la laisse. Elle reconnaissait que Dumbledore avait néanmoins réussi à gagner sa confiance et que maintenant, elle se voyait totalement dépendante de lui. Elle se sentait tellement petite dans ce monde déroutant, plein de magie, et c'était auprès de lui qu'elle recueillait la sécurité. Mais tout ça, elle ne voulait pas le lui avouer…
— Je posais la question, c'est tout, marmonna-t-elle, soudain très intéressée par ses bottines qui accumulaient la neige sur leur bout. De toute façon, si vous êtes attendu à Poudlard, vous ne pourrez pas faire autrement que de prendre le train aussi, non ?
— Le voyage à bord du Poudlard Express serait trop long, expliqua Dumbledore, et je dois me rendre à Poudlard rapidement.
— Et comment allez-vous faire ça ?
— Je vais transplaner.
— Transplaner, c'est comme un Portoloin ?
— Semblable, mais sans l'aide d'un objet et encore plus étourdissant, affirma Dumbledore d'un ton amusé.
— Pourquoi je ne pourrais pas transplaner, moi aussi ? demanda précipitamment Matilde.
Dumbledore émit quelques rires.
— Après l'expérience du Portoloin, je ne crois pas que ce soit une très bonne idée, répondit-il en s'arrêtant.
Ils étaient arrivés au pied du mur de briques rouges où le Chaudron Baveur les attendait derrière.
— C'était différent ! s'indigna Matilde. À ce moment-là, je ne savais pas à quoi m'attendre avec le Portoloin et je ne croyais pas encore à la magie. Je suis certaine que je peux transplaner sans problème.
— J'insiste pour que tu prennes le Poudlard Express, Matilde, répliqua Dumbledore d'un ton catégorique. C'est par ce moyen de transport que tous les élèves se rendent à Poudlard et, de toute manière, tu ne détiens pas encore ton permis de transplanage.
Les briques du mur se remirent à se déplacer pour faire réapparaître l'ouverture et Dumbledore entra à l'intérieur du pub. Matilde le suivit d'un air contrarié. L'idée de se retrouver seule à bord d'un train, sûrement bondé de sorciers, ne la séduisait pas du tout.
— Et si je me faisais attaquer dans ce train ? dramatisa-t-elle en traversant le pub derrière Dumbledore.
— Oh, tu n'as rien à craindre, assura-t-il.
Après avoir salué Tom au passage, il alla ouvrir la porte du pub et invita Matilde à sortir avant lui.
— Et si ça peux te rassurer, ajouta-t-il aimablement, tu seras probablement la seule personne à bord du train en ce temps-ci de l'année.
Lorsque Matilde mit les pieds de nouveau à l'extérieur, elle remarqua une voiture stationnée non loin de l'entrée du Chaudron Baveur. Dumbledore s'y hâta.
— C'est une voiture empruntée au ministère, expliqua-t-il en voyant la mine interrogative de Matilde. Elle nous conduira à la gare de King's Cross qui n'est pas très loin d'ici.
— Mais vous m'aviez mentionné, tout à l'heure, avant de prendre le Portoloin, que les sorciers n'utilisaient pas ce genre de moyens de transport, s'étonna Matilde.
— J'avais dit : « pas tous », rectifia-t-il en souriant. Il est nécessaire que le ministère détient des voitures lorsqu'il s'agit de voyager dans les villes de Moldus. Il faut faire preuve de discrétion, tu sais.
Dumbledore ouvrit la portière arrière avec un grincement de ferraille et invita Matilde à s'asseoir sur la banquette. Un instant plus tard, la portière opposée s'ouvrit et le chaudron rempli de fournitures scolaires retentit contre elle, suivi de Dumbledore.
— Nous pouvons y aller, déclara celui-ci à l'adresse du chauffeur qui embraya aussitôt.
La voiture déferla dans une secousse et Matilde boucla précipitamment sa ceinture de sécurité.
— Quand vous parlez du ministère, demanda-t-elle à Dumbledore tandis que la voiture s'engageait dans un chemin bondé de piétons, vous parlez de votre ministère ?
— Je parle du ministère de la Magie, en effet, répondit Dumbledore, l'air paisible.
Le regard tourné vers la ville au dehors, il avait croisé ses doigts sur sa robe de sorcier.
— Et il fait en sorte de garder secret l'existence de la magie, c'est ça ? poursuivit Matilde.
— C'est l'une de leur première mission, effectivement, répondit Dumbledore sans détacher ses yeux bleus du décor qui défilait de l'autre côté de la vitre. Il s'efforce, par tous les moyens, d'empêcher les Moldus à se rendre compte de l'existence d'une communauté magique.
— Ah bon, dit nonchalamment Matilde.
Baissant les yeux sur le chaudron à son côté, elle songea finalement que c'était mieux ainsi. Le monde n'aurait tout simplement pas été prêt à accepter une telle communauté magique — il ne le serait jamais d'ailleurs. Même elle, Matilde, n'était pas tout à fait prête à l'accepter encore. Elle ressentait toujours du ressentiment envers le fait qu'elle avait dû quitter rapidement son lieu familial pour venir perdre sa vie à étudier la magie.
D'un geste machinal, Matilde passa une main sous le paquet de Mme Guipure dans le chaudron et le souleva pour se permettre de lire le titre du livre qui se cachait en dessous.
— « Forces obscures : comment s'en protéger », lut-elle à voix basse.
— C'est un livre dont tu auras besoin pour le cours de défenses contre les forces du Mal, informa Dumbledore, l'air absent.
— C'est en rapport avec la Magie Noire ? demanda-t-elle en laissant retomber mollement le paquet sur le livre.
— Oui. Cette matière est enseignée par le professeur Harvey cette année.
— Ah bon. Alors ce n'est plus le même professeur que l'année précédente, nota Matilde.
— En effet. Depuis quelques années, aucun professeur de défenses contre les forces du Mal n'est jamais resté plus d'une année à Poudlard, expliqua Dumbledore d'un ton détaché.
Matilde frissonna. Elle n'osa pas demander pourquoi, de peur qu'elle découvre quelque chose d'atroce au sujet des professeurs en lien avec la Magie Noire.
Après quelques minutes de lourd silence qui avaient semblé vouloir s'éterniser, la voiture s'immobilisa enfin devant la gare de King's Cross.
— Nous sommes arrivés à destination, déclara inutilement le chauffeur.
— Un grand merci à vous, s'inclina Dumbledore poliment avant d'ouvrir la portière pour sortir à l'extérieur.
Matilde fit de même et empoigna le chaudron pour le sortir du véhicule. Lorsqu'elle le souleva, elle constata avec surprise qu'il n'était guère plus lourd qu'un chaudron rempli de plumes.
« Étrange… », pensa-t-elle en le balançant au bout de son bras avec fascination.
— Tu viens ? la pressa Dumbledore et Matilde le rejoint rapidement devant la gare.
Ils entrèrent par les grandes portes et parmi les gens grouillant dans toute la place, certains regardaient Dumbledore d'un air intrigué, sinon outré. Matilde se sentit gênée de marcher aux côtés d'un homme à l'air si bizarre, surtout avec un chaudron à la main. Et puis, d'ailleurs, pensa-t-elle, comment, diable, un train de sorciers pouvait-il se trouver dans une gare remplie de gens normaux ?
— Voilà, dit Dumbledore en s'arrêtant devant une barrière située entre les quais 9 et 10. C'est le passage secret menant au quai 9 ¾.
— Le quai 9 ¾ ? répéta Matilde d'un air méfiant, tout en se demandant ce qui pouvait bien se passer d'aberrant encore.
— Oui, le quai 9 ¾. Il te suffit de courir droit devant toi, en direction de la barrière, sans t'arrêter…
— Quoi ? s'exclama-t-elle, effarée. Vous voulez que j'aille me fracasser sur cette barrière ?
Et au plus profond agacement de Matilde, Dumbledore éclata de rire.
— Tu ne sentiras rien, promis, assura-t-il. C'est magique, soit sans crainte. Maintenant, je dois malheureusement te quitter à l'instant. Tiens, dit-il en lui tendant un billet de couleur lilas sur lequel « quai 9 ¾ » y était inscrit en lettres blanches. Ne perds pas ce billet.
Matilde le prit et le mit dans sa poche avec la bourse qu'elle effleura au passage. Elle se rappela alors qu'elle ne l'avait toujours pas remise à Dumbledore.
— Tenez, dit-elle en la ressortant aussitôt pour la lui rendre, c'est votre bourse.
— Oh, garde-la, dit Dumbledore. Elle te sera utile pour grignoter un peu à bord du train. Il te faudra aussi que tu n'oublies pas d'enfiler ton uniforme avant d'arriver à Poudlard.
— D'accord… dit Matilde en remettant la bourse dans sa poche. Mais vous ne voulez pas passer la barrière avec moi ? implora-t-elle.
— Je ne peux pas. Je dois partir maintenant, dit Dumbledore d'un ton navré.
Puis il ajouta d'un air enjoué :
— Je te souhaite un bon voyage !
Matilde regarda la barrière devant elle et sentit son estomac se nouer.
— Vous... vous êtes sûr que je ne sentirais rien ? Peut-être que la barrière ne me reconnaîtra pas comme une sorcière et refusera de me… ?
Matilde s'interrompit. Dumbledore n'était plus là. Il avait disparu. Elle était donc seule, avec un chaudron rempli de livres, de vêtements, d'accessoires scolaires et de poussière, au beau milieu de gens normaux qui la regardaient d'un air interrogateur.
Demain, étant donné que je ne serai pas chez moi de la journée, il me sera impossible de corriger le prochain chapitre et de le publier ensuite. Mais si l'occasion se présente (parce que j'ai plusieurs choses à rendre aujourd'hui) j'essaierai de poster la suite ce soir pour compenser. Sinon, je serais obligée de vous donner rendez-vous lundi... En espérant de ne pas trop vous faire languir...
