Contente de voir que cette étrange histoire vous plaît. Sans plus attendre la suite, bonne lecture =)
Disclaimer : Oui pour l'Iphone qui n'a plus de batterie ça ne fait pas ça, mais tant pis^^. On s'est accordé une petite liberté :p
Réservation pour Deux (Party of Two)
Chapitre 7
Une Nuit Mémorable
Dans le couloir qui les menait à leur chambre, Beckett sentit le regard de Castle sur elle. Elle le regarda et vit que ses yeux n'étaient pas sur son visage, elle suivit sa ligne de mire qui s'arrêtait sur sa propre poitrine. Comme ils ne s'étaient pas changés entre deux épreuves son haut bleu clair commençait certes à sécher mais était encore très...saillant.
« Castle! » s'exclama-t-elle en couvrant son corps de ses mains, oubliant qu'ils étaient encore 'en public'.
Elle jeta un rapide coup d'œil aux alentours quand elle se rendit compte de son erreur.
Castle lui ne répondit rien, le regard toujours bloqué sur sa poitrine, même si celle-ci était maintenant couverte.
« Tu vas arrêter oui! Les yeux, ici » le somma-t-elle en indiquant ses propres yeux d'une main « T'aimerais toi que je fixe ton... » elle s'arrêta au milieu de sa phrase, son regard s'étant en effet posé sur son torse, tout à fait visible à travers le t-shirt blanc mouillé de l'écrivain. Elle se lécha les lèvres inconsciemment « Tu fais du sport? » demanda sa voix sans que son cerveau ait pu décider si cette phrase était acceptable ou pas.
« Tous les matins » répondit Castle d'un air absent.
Elle posa une main sur son biceps et la fit glisser le long de son bras. Le mouvement les arrêta dans leur marche.
Elle laissa ses doigts filer le long de ses muscles et il fixa son regard sur cette main qui le touchait.
La voix de Val' les tira de leur 'moment': « Trouvez votre chambre vous deux avant de nous faire ça dans le couloir... » lança-t-elle en les dépassant.
La voix nasillarde de la femme réveilla aussitôt Kate qui récupéra sa main et Castle sortit de son nuage à son tour.
« Bonne idée, notre chambre. »
Kate se tourna vers la chambre la plus proche et Castle vers une autre y lisant de nom de « Scap ».
« C'est qui Scap? »
Kate tourna la tête vers lui, vit le nom et haussa les épaules.
« Mais il n'y avait pas de Scap à côté de notre chambre... » commenta Kate en regardant autour d'eux. Elle rebroussa chemin le long du couloir et Castle la suivit.
« Et Volcanic? » demanda Castle à un couloir vide lorsque Beckett trouva et pénétra dans leur chambre.
Lorsqu'il entra dans la chambre il vit son pied disparaître derrière la porte de la salle de bain.
Castle resta planté au milieu de la pièce un moment, sifflotant et se balançant sur ses pieds.
« T'es vraiment certaine qu'il n'y a que de la coke dans ce qu'on a sniffé ? » demanda-t-il finalement à la porte de salle de bain tout en posant son arme sur le lit et retirant son haut. « Nan parce qu'il peut y avoir autre chose, hein ? Comme je ne sais pas moi… Qu'est-ce qui est en poudre et blanc ? Laisse-moi réfléchir… » Pendant qu'il réfléchissait, il retira ses chaussures, sautillant dans la pièce à cloche-pied . « De la fleur de maïs… Ah ouais, excellent ça, j'ai faim en plus… Tu ne voudrais pas préparer un petit gâteau pour ton mari d'amour, hein ? » Il regarda en direction de la salle de bain mais n'entendit que le son de l'eau couler « Ma puce ? Mon lapin ? Ma caille ! Allo ? » Il soupira « Elle fait la sourde, j'en reviens pas ! C'est bien les femmes ça… »
Il jeta une de ses chaussures sur la porte de la salle de bain puis il se frotta la tête à plusieurs reprise.
« De la farine ? C'est blanc et c'est en poudre… Hum, ouais mais je vois mal un dealer faire ça quand même. Dans ce cas, ce serait un dealer fan de Maïté… » Il pénétra dans la penderie et récupéra un pantalon marron et une chemise « Ou alors du sucre ? Nan, le sucre c'est des tous petits cristaux… des petits cristaux comme ça… Arf, j'ai les doigts trop gros pour te le montrer… »
Il se tut un instant s'habillant et se dirigeant vers le lit. Il se jeta dessus de tout son long, faisant rebondir et tomber son arme au passage.
« Ou alors, ça peut-être coupé avec… Je sais ! Du sucre glace… C'est fin ça, très fin même ! » Il se frappa la tête « Oh ! Y a aussi du bicarbonate de soude qui est en poudre ! Mais ça fait un peu barbare ça… Coke bicarbonate, je ne sais même pas si c'est possible… Hey ? Y a aussi de la lessive en poudre. Ça pourrait être ça… » Il commença alors à chantonner un air connu « Minidou si frais si doux ça vous fait planer…»
Il éclata de rire et se retourna sur le lit plusieurs fois avant de se retrouver sur le dos.
« Nan je sais ! Du talc ! Ouais, ça doit être coupé avec du talc, parce que ça m'embrouille l'esprit là, mais d'une force ! »
Il regarda en direction de la salle de bain, n'entendant plus le bruit de l'eau mais ne recevant toujours aucune réponse.
« Tu dis si je te soûle, hein ? Nan parce que je me soûle moi-même là, alors… »
Il regarda son téléphone faire le mort sur sa table de nuit.
« Et toi, me regarde pas comme ça, je vais me fâcher ! Viens par là, d'ailleurs… »
Il s'en saisit rapidement, l'alluma et fouilla dans sa liste de jeux. Un large sourire s'afficha sur son visage lorsqu'il trouva son bonheur.
Beckett sortit de la douche et laissa échapper un juron lorsqu'elle constata que, encore une fois, elle n'avait pas pris de vêtements de rechange avec elle. Décidément elle était trop habituée à vivre seule et pouvoir se balader dans son appartement en tenue d'Eve.
Elle enroula une serviette autour de son buste et sortit de la salle de bain. Son regard chercha immédiatement Castle pour l'éviter et elle le trouva, étalé sur le lit en train de pianoter sur son portable.
Sans qu'elle s'en rende compte, ses yeux parcoururent le corps de l'écrivain, allongé, un bras derrière la tête, les jambes écartées. Lorsque son regard se posa justement entre ses jambes elle rougit furieusement.
« T'as fini avec la douche? »
Elle releva les yeux vers le visage de Castle, comme surprise qu'il se trouve là. Elle fronça les sourcils et fit volte-face se dirigeant d'un pas décidé vers la penderie et refermant les portes glissantes derrière elle.
« Je prends ça pour un oui? » cria-t-il en se levant d'un bond.
Lorsqu'il mit les pieds sur le carrelage, il remarqua aussitôt tous les vêtements de Kate qui jonchaient le sol et son regard se porta sur le mur séparant la salle de bain de la penderie, espérant sans doute soudainement bénéficier d'une vision à rayon X. Il fit une moue déçue lorsque tout ce qu'il vit fut un mur joliment carrelé.
Beckett ressortit de la penderie portant un débardeur à bretelle noir et un autre sweat à capuche zippé de la même couleur par dessus ainsi que le pantalon large qu'elle avait adopté comme bas de pyjama.
Elle sortit deux bouteilles d'eau du mini-bar et les emmena avec elle jusqu'au lit sur lequel elle se laissa tomber avec un long soupir.
« C'est officiel, ma vie est un enfer. »
Elle récupéra un coussin et le serra contre son corps. Lorsqu'elle le sentit, elle se rendit compte qu'elle avait prit l'oreiller de Castle et qu'elle avait enfouit son visage dedans.
« Ce ne sont que quelques heures Kate » marmonna-t-elle dans le coussin « Faut juste survivre à ces prochaines heures. Rester loiiiiin de lui et penser à autre chose. » Un sourire se dessina sur son visage alors même qu'elle pensait précisément à lui. « Oh oui, faut vraiment penser à autre chose » répéta-t-elle en récupérant une bouteille d'eau bien fraîche et en avalant de larges gorgées.
Castle ressortit de la salle de bain quelques minutes plus tard et trouva Beckett dans la même position sur le lit, serrant son oreiller contre elle.
« Si tu veux un câlin, je suis là tu sais? » proposa-t-il avec un large sourire tandis qu'il s'approchait du lit.
Beckett sortit la tête de l'oreiller et vit Castle debout près du lit.
« Surtout pas! » répondit-elle plus rapidement qu'elle n'aurait souhaité pour cacher son état « J'veux dire... Sans façon » se rattrapa-t-elle en lâchant l'oreiller.
« Ca va Kate? »
« Oui. » Puis face à l'expression peu convaincue de Castle, elle se corrigea « Non. J'ai besoin de... » son regard parcourut à nouveau le corps de l'écrivain, en appréciant chaque ligne et elle se mordit la lèvre inférieur « De distraction. J'ai besoin de distraction. »
Castle eut un petit sourire en coin et récupéra son portable.
« J'ai justement ce qu'il nous faut! »
Une demi-heure plus tard, Beckett et Castle étaient tout deux assis sur le grand lit, côte à côté, regardant avec grande attention l'écran de l'iPhone de l'écrivain.
Au cours de la dernière demi-heure, ils s'étaient considérablement rapprochés au point que leurs épaules se touchaient maintenant. Leurs visages étaient si proches que lorsque Castle tournait légèrement la tête vers elle, elle pouvait sentir son souffle contre son cou et à chaque fois la sensation envoyait une vague de...
« Chaleur » lâcha-t-elle dans un souffle en pointant l'écran du doigt « Chaleur et mot compte triple. »
Elle plaça les lettres et valida le mot, l'ordinateur leur distribuant d'autres lettres.
Castle avait depuis quelques temps du mal à se concentrer sur le jeu, son corps et son esprit complètement distraits par la femme appuyée contre lui. Ses longs cheveux encore légèrement humides retombaient sur ses propres épaules et lui chatouillait le cou. Son odeur envahissait ses sens. Il n'avait qu'une envie, la toucher, la caresser, l'embrasser. Et lorsque leurs mains s'effleuraient sur l'écran, le contact déclenchait des réactions en lui qui augmentaient son...
« Désir. Lettre compte double. »
Il plaça les lettres à son tour et valida sa réponse. L'ordinateur joua et leur redistribua des lettres. Lorsqu'ils virent le X apparaître dans leur liste de lettres, ils se tournèrent l'un vers l'autre en même temps, le même mot sur les lèvres: « Sexe »
Ils s'observèrent, leurs visages soudainement à quelques centimètres seulement l'un de l'autre. Leurs regards étaient brûlants, leurs corps tendus, leurs mains autour du téléphone se touchèrent, leurs doigts se titillèrent et leurs visages se rapprochèrent; si proche que Castle pouvait déjà imaginer la sensation des lèvres de Kate contre les siennes.
Un double bip retentit du téléphone brisant le charme et Beckett reporta son attention sur l'écran.
« Quoique, Vexémis ici nous rapporterait plus de point » fit-elle remarquer après s'être éloignée du corps de Castle.
Quelques minutes plus tard, ils avaient retrouvé leur position initiale, comme inévitablement attiré l'un par l'autre et de nouvelles lettres apparurent. Ils réfléchirent un instant et d'un coup les joues de Beckett rosirent.
« Peines. Placés ici » déclara Castle.
Hmm. Pas du tout le mot auquel elle avait pensé.
Castle se tourna vers elle, cherchant son approbation. A la place, il la vit se pincer la lèvre et rougir furieusement.
« Quoi? » demanda-t-il perplexe.
« On pourrait gagner plus de points ici. » expliqua-t-elle en pointant du doigt le dit endroit.
« Avec quel mot? »
Elle se mordit d'avantage la lèvre, et se pencha vers Castle pour chuchoter sa réponse, de peur que quelqu'un ne l'entende. Lorsqu'il entendit le mot en question, celui de Castle réagit aussitôt.
Beckett accompagna son aveu d'un petit rire gêné qu'il trouva adorable. Et le mélange de sensation qui l'envahit fut trop intense pour qu'il puisse se retenir.
Il tourna la tête vers sa compagne, se retrouvant à nouveau à quelques centimètres seulement d'elle, mais cette fois il n'hésita pas, il n'attendit pas et il fit glisser ses lèvres contre celles de Kate. Le petit gémissement qui échappa au lieutenant était un mélange de surprise et de plaisir. Mais surtout de plaisir décida-t-il lorsque la langue de Kate s'immisça entre ses lèvres.
Il voulut se laisser emporter par les sensations, se perdre dans ce baiser enivrant, se noyer dans les émotions, mais un nouveau double bip le ramena à la réalité, perçant à travers la brume de drogue et de désir qui avait envahi son esprit.
A contrecœur, il décolla ses lèvres, puis son corps de Kate et tourna la tête vers son écran. Il y vit une lumière rouge flasher dans un coin. Il l'étudia attentivement un moment, presque hypnotisé par le clignotement.
Il fallut un moment au cerveau de Beckett pour comprendre ce qu'il venait de se passer et se remettre du manque immense qu'elle ressentait à présent. Elle fixa Castle, choquée, déçue, frustrée. Elle suivit son regard pour voir ce qui pouvait bien être plus fascinant qu'elle et tomba sur cette petite lumière qui clignotait. Elle fut à son tour hypnotisée.
« On dirait les lumières de Noël » commenta Castle d'une voix rêveuse.
« Hmm » fut la seule réponse de Beckett pendant un moment « C'est joli. Ca veut dire quoi? »
« Que la batterie est en train de mourir. »
« Oh. »
Une minute passa en silence alors qu'ils étaient tout deux subjugués par la lumière rouge.
Et puis quelque chose fit clic dans l'esprit de Beckett et elle agrippa.
« Merde! » cria-t-elle un peu trop fort au goût de Castle alors qu'elle éteignait le portable.
« Qu'est ce que tu fais? » protesta-t-il.
« Castle! La batterie! On a encore besoin du téléphone pour se sortir d'ici! »
« Oh. »
Ils regardèrent le téléphone éteint un moment en silence.
« Et maintenant? » demanda-t-elle dépitée.
Castle sourit et se jeta en arrière sur le lit.
« Qu'est ce que...? »
Il fouilla dans sa table de nuit et en ressortit le jeu de cartes qu'il avait 'emprunté' quelques jours auparavant, triomphalement.
« Poker? » demanda-t-il avec un sourire béat.
« On n'a rien pour parier »
Le regard brûlant avec lequel Castle parcourut son corps lui fit aussitôt comprendre avec quoi il comptait parier.
« Oh non! »
« Oh si! »
Une demi-heure plus tard, Castle et Beckett avaient chacun perdu une main et enlevé leurs chaussettes en gage.
Castle déposa sa main sur le lit, fièrement annonçant « Brelan! »
Beckett grimaça et dévoila sa misérable paire de quatre.
Castle ne cacha en rien son sourire lorsqu'il vit qu'il avait gagné cette manche et observa Kate avec anticipation.
« Rappelle-moi pourquoi j'ai accepté de jouer? » grommela-t-elle en faisant glisser la fermeture de son sweat à capuche.
Castle ne répondit pas, trop distrait par la vue de son décolleté d'abord et puis de ses épaules quasi dénudées et enfin de ses bras parfaitement musclés lorsqu'elle retira carrément son haut.
Sourire bien ancré sur ses lèvres, il distribua de nouvelles cartes.
Beckett étudia sa main avec attention. Elle n'avait rien. Pas même une paire, elle ne pouvait compter que sur son dix, sa carte la plus haute pour gagner. Même après avoir échangé deux cartes, elle n'avait toujours rien. Le néant.
Elle réfléchit à sa tenue, réalisant qu'à la fin de cette manche elle serait soit en culotte soit en soutien-gorge devant Castle. Ses joues rosirent, trahissant sans doute sa pitoyable main aux yeux avertis de Castle. Elle aurait dû être énervée, gênée et une part d'elle l'était indéniablement mais une autre part, celle qui réchauffait son corps pourtant peu vêtu, était... excitée.
« Haha! Full! » déclara triomphalement Castle en abaissant ses cartes.
Kate décida alors, face à la fierté de Castle de changer de jeu. Il était évident pour tous deux que deux jeux se jouaient dans leur chambre, un de poker et un autre de séduction. Si Kate semblait destinée à perdre la partie de poker, elle ne s'avouerait pas vaincue au jeu de séduction, bien au contraire, elle en ressortirait victorieuse.
Elle déposa lentement ses cartes sur le lit, ne prenant pas la peine de les annoncer. Tous deux savaient très bien qu'elle n'avait rien.
Elle plongea ses yeux verts dans l'océan de bleu, plutôt foncé, de Castle et fit glisser ses propres mains sur son ventre, se saisissant des bords de son débardeur. Sans détourner son regard, elle le tira vers le haut et le retira, le laissant tomber nonchalamment sur la moquette. Elle secoua légèrement la tête, replaçant correctement ses cheveux autour de son visage.
Castle était paralysé, fasciné par ce corps qu'il découvrait pour la première fois. Bien sûr, il n'avait jamais douté que sous ses chemisiers, ses cols roulés se cachait un magnifique corps, mais de le découvrir enfin, de lui-même dépassait ce qu'il avait pu imaginer. Bon, certes, l'effet de la drogue y était sans doute aussi pour quelque chose. Et le fait que la poitrine de Kate montait et descendait au rythme de sa respiration nerveuse aidait aussi.
Il laissa libre court à ses yeux d'admirer, d'étudier, de retenir chaque ligne, chaque courbe, chaque marque de ce corps qui se présentait à lui.
Kate, qui voulait garder le contrôle de ce nouveau jeu et commençait à se sentir gênée par ce regard qui la dévorait sans retenue rappela Castle à l'ordre.
« Castle! Hey, Castle! » l'appela-t-elle « Arrête de fantasmer, tu veux. Concentre-toi sur le jeu. »
Castle révéla la tête vers elle.
« Non, je... Je ne fantasmais pas. » Il secoua la tête vigoureusement pour accompagner ses paroles.
Beckett leva un sourcil.
« Vraiment? Tu ne fantasmais pas sur mon corps comme tu le fais habituellement alors que je suis 'encore' habillée ? »
« Quoi? Non, je... je n'oserai pas voyons Beckett. Je... Non. » se défendit-il.
Kate afficha un sourire en coin.
« Ah oui? Tu essayes de me faire croire que tu n'as jamais eu de fantasme sur moi? Sur nous? » elle se pencha légèrement vers lui, baissant sa voix d'une octave « Pourtant tu as bien été cherché l'inspiration pour tes livres quelque part... » Elle posa un doigt sur sa propre clavicule et le fit très lentement descendre jusqu'au rebord de sons soutien-gorge « Tu n'as jamais fantasmé sur...ça? » Son doigt, effleurant seulement légèrement sa peau, glissa le long de son soutien-gorge, suivant les lignes vallonnées de sa poitrine.
Castle déglutit. Difficilement. Ses yeux suivirent son doigt, puisqu'ils étaient invités à le faire et son esprit se vida aussitôt de toute pensée autre que le corps de Beckett.
Beckett posa finalement sa main sur le torse de Castle, elle se pencha d'avantage vers lui, le repoussant en arrière, le forçant ainsi à s'allonger en travers du lit. Elle se retrouva au dessus de lui et titilla le premier bouton de sa chemise.
« Alors Richard... » continua-t-elle toujours sur le même ton grave « Tu ne veux pas avouer? » Elle déboutonna ce bouton et glissa sa main à l'intérieur, caressant le haut de son torse. Elle sentit sa réaction contre ses hanches et sourit « Parce que ton corps lui me raconte une toute autre histoire... »
Alors qu'elle apposait ses lèvres sur la jugulaire de Castle, il se mordit la lèvre, sans ménagement.
« Ok, ok! J'avoue! J'avoue avoir fantasmé sur toi. Plusieurs fois. »
Elle ramena sa bouche près de son oreille et lui souffla « Raconte-moi. »
Kate Beckett était décidément une femme intrigante, imprévisible, d'autant plus lorsqu'elle était droguée avec dieu sait quelle sorte de mélange de drogues.
Comme Castle ne répondait pas, toute son énergie occupée à contrôler au mieux sa 'réaction', elle glissa une main sous sa chemise et caressa son torse... Ne faisant ainsi, rien pour l'aider. Elle captura le lobe de son oreille dans sa bouche et le mordilla légèrement.
« Dis-moi Castle, raconte-moi une histoire... » murmura-t-elle, chaudement, faisant glisser ses ongles le long de son abdomen.
Castle gémit et ses hanches se soulevèrent de leur propre accord, appuyant d'avantage contre le corps de Beckett.
« Je... »
« Dis-moi. » encouragea-t-elle, avant d'attaquer son cou à coups de langue et de mordillement.
Lorsque son corps manqua de le lâcher, il prit une inspiration profonde et agrippa les deux bras de Kate. Utilisant les quelques mouvements qu'elle lui avait appris, il bascula leurs deux corps de façon à se retrouver au dessus de Beckett. Il s'accorda un moment de répit pour remettre ses idées plus ou moins en place.
D'une main, il caressa le corps de cette femme qui le rendait fou et il sentit sa peau s'enflammer sous ses doigts.
Prenant sur lui et tentant tant bien que mal de se maîtriser et de reprendre contrôle, il commença son récit adoptant le même ton grave de Kate.
« Nous sommes au commissariat et soudainement, après une énième engueulade quelconque, tu me traînes jusqu'à la salle d'interrogatoire » sa bouche trouva la peau tendre du cou de Beckett et entreprit de lui administrer les mêmes attentions qu'elle auparavant « Tu me cries dessus, mais je ne t'écoute pas. Et puis soudainement... » ses lèvres remontèrent jusqu'à son oreille « tu passes tes mains derrière mon cou » ce qu'elle fit « et tu colles tes lèvres contre les miennes » ce qu'il fit, laissant aussitôt sa langue découvrir les moindres recoins de la bouche du lieutenant.
Lorsqu'il fut satisfait de son exploration, il se décolla légèrement de son visage, continuant son récit.
« Tes mains se baladent le long de mon torse, agrippant mon t-shirt et m'attirant plus près de toi ». Les mains de Kate s'attaquèrent aux boutons de sa chemise « et je passe les miennes dans ton dos pour te soulever et t'asseoir sur la table » Une des mains de Castle caressa sa poitrine, jusqu'à son ventre et Kate se cabra sous lui « Je m'empresse alors de défaire les boutons de ton chemisier et colle ma bouche à ton cou » ce qu'il fit « Je te goûte; ma langue explore ta peau, mes dents te marquent... Et tu gémis » ce qu'elle fit.
La chemise de Castle finit par voler dans la pièce et Kate caressa son torse, faisant glisser ses mains le long de ses muscles, autour de ses épaules et dans son dos. La bouche de Castle, elle, était occupée à reproduire les paroles de l'écrivain.
« Tu enroules tes jambes autour de mes hanches et je glisse mes mains sous ta jupe. J'en ressors quelques secondes plus tard avec un dessous en dentelle mauve. »
Kate se cabra à nouveau contre le corps de Castle et souleva une jambe qu'elle plaça dans le creux de son dos. Castle déposa des baisers enflammés sur le ventre de Kate avant de remonter près de son oreille.
« Tes doigts fins ont vite fait de faire tomber mon pantalon et mon caleçon et avec tes jambes tu me pousses contre toi » Les doigts de Kate s'activèrent eux aussi sur le pantalon de Castle qu'elle fit glisser le long de ses jambes. Castle s'écarta d'elle l'espace d'un instant pour se débarrasser de ce vêtement et retirer celui de la jeune femme. Ils se retrouvèrent alors vêtus seulement de leurs sous-vêtements, et il s'allongea à nouveau de tout son long sur elle. Sa bouche retrouva le creux de son oreille et il passa une main derrière son cou, chuchotant la suite de son histoire.
« Je capture à nouveau tes lèvres avec les miennes, Kate, parce qu'il n'y a rien que j'aime plus au monde que t'embrasser. » Les hanches de Kate commencèrent à bouger contre lui et il sentit son contrôle lui échapper doucement « Et d'un coup de talon dans le bas du dos, tu me pousses à toi et je suis en toi » Sa voix devint rauque, haletante, cherchant à se contenir, à se retenir. Kate enfouit sa tête dans son cou, laissant ses lèvres et sa langue agir de leur propre gré et il agrippa ses longs cheveux. « Nos corps ne font plus qu'un... bougent d'un commun accord... » leurs propres corps s'accordèrent à ses paroles « c'est tellement bon, Kate... tellement...bon. »
Lorsque l'esprit de Kate commença à se réveiller, il fut assaillit par un martèlement répétitif et sourd dans son oreille. Elle grommela et porta une main à son front, tentant de calmer la douleur. Elle sentit alors le matelas
sur lequel elle reposait bouger et émettre un grommellement similaire au sien.
« Qu'est ce que...? »
Elle entrouvrit difficilement un œil pour constater qu'elle avait la tête posée sur le torse nu de Castle. Elle sentit alors son bras qu'il avait mis autour de son épaule dénudée bouger.
Oh non. C'était un cauchemar. Elle n'était pas en train de se réveiller nue dans les bras de Castle.
Elle releva péniblement la tête et le vit qui ouvrait lui aussi à peine les yeux, la fixant d'un regard étrange.
Ils s'observèrent un moment, tout deux surpris par leur position au réveil et n'ayant aucune idée de comment ils en étaient arrivés là.
Beckett fut la première à se relever d'un coup, portant aussitôt la main à sa tête qui tournait. Elle jeta un regard sur son corps et soupira, légèrement rassurée de voir qu'elle portait encore ses sous-vêtements.
Elle se tourna à nouveau vers Castle qui se relevait sur un coude. Les yeux plissés, les cheveux complètement ébouriffés. Elle sentait d'ailleurs que sa propre coiffure laissait à désirer.
« Qu'est ce que... Est ce que...? » Tenta-t-elle de demander.
Castle examina sa propre tenue, constatant qu'il portait encore son caleçon et son esprit remarqua seulement pour la première fois la tenue de Beckett.
« Oh. Est ce qu'on a...? »
Beckett se retourna et s'assit sur le rebord du lit, dos à Castle.
« Oh mon dieu! » elle récupéra son sweat et le referma aussitôt « Oh mon dieu! »
Que s'était-il passé la nuit précédente? Pourquoi son esprit refusait-il de le lui rappeler? Elle se souvenait de la drogue, certes et de la séance de tir; d'une douche et... du scrabble?
Elle attrapa son pantalon et l'enfila en se levant. Elle fut prise de vertige et se rassit aussitôt.
Castle, qui n'était pas en meilleur état qu'elle n'en fut pas moins inquiet.
« Kate, ça va? »
Elle se tourna vers lui.
« Tu peux me dire ce qui s'est passé la nuit dernière? »
Castle réfléchit un instant, les souvenirs de la nuit précédente étaient... flous, très flous. Il secoua doucement la tête, le mouvement lui soutirant un nouveau gémissement.
« Alors non, ça ne va pas. » Elle venait d'hausser la voix et décida que c'était une très, très mauvaise idée.
Elle récupéra une des bouteilles d'eau tandis que Castle rampait à travers le lit pour récupérer son propre pantalon. Lorsqu'il l'eut récupéré et enfilé, il se glissa sous les draps, prenant la place de Beckett.
« Qu'est ce que tu fais? »
« Dodo. » répondit-il complètement assommé.
Elle aurait bien aimé elle aussi, retourner se coucher, s'enfoncer sous les draps, dans le noir complet et oublier son mal de tête, oublier qu'elle venait de se réveiller à moitié nue sur le corps de l'écrivain, oublier... ou plutôt, se souvenir. De ce qu'ils avaient fait la nuit passée.
Elle récupéra la couverture, sous les protestations quasi inaudibles de Castle, et son oreiller et se dirigea, lentement, les yeux à moitié fermés vers le canapé.
Elle s'allongea, tirant la couverture au dessus d'elle et le coussin contre elle.
Qu'avaient-ils fait la nuit précédente? Elle se souvenait vaguement du scrabble, du téléphone et puis... une partie de carte? Oui, il lui semblait qu'il y avait une partie de carte. Du poker. Et ses vêtements... Elle se revoyait au dessus de Castle, peut-être... Ou bien en dessous? Et pourquoi avait-elle une image d'elle dans la salle d'interrogatoire du commissariat?
Elle se lécha les lèvres.
Elle l'avait embrassé. Ça, elle le savait. Mais elle ne se souvenait pas; quel goût il avait, quelle sensation l'avait envie. Elle aurait aimé se souvenir... Savoir... Elle l'avait touché, elle avait glissé ses mains sur son torse, son dos... mais elle ne se rappelait pas de cette sensation... Elle ne se rappelait pas...
Lorsque Kate se réveilla à nouveau, elle avait toujours ce bourdonnement en tête mais il lui semblait plus supportable. Elle se retourna et manqua de s'écraser sur la moquette, se rattrapant de justesse.
Le fait d'être sur le canapé raviva tous les souvenirs de sa matinée et quelques uns de sa soirée. Elle tira la couverture sur elle, tel un enfant refusant d'affronter le monde.
- « Mais qu'est ce que j'ai fais pour mériter ça? » marmonna-t-elle en s'extirpant du canapé.
Elle se leva et vit Castle toujours endormi en boule dans le grand lit. Elle esquissa un léger sourire avant de le ravaler. Ses yeux tombèrent sur les cartes, seules témoins de leur nuit, éparpillées un peu partout sur le lit et autour.
Mais qu'avaient-ils fait?
Elle se dirigea vers la salle de bain, certaine que quoi qu'ils aient fait ou pas fait, cela méritait bien une douche. Lorsqu'elle y pénétra, elle remarqua ses vêtements éparpillés sur le sol et fronça les sourcils. Décidant qu'il était inutile d'essayer de se souvenir pour l'instant, elle ajouta de nouveaux vêtements à la pile sur le carrelage et entra dans la douche.
Elle en ressortit quelques minutes plus tard, un tas de vêtements dans les bras et alla se changer. Elle opta pour un pantalon beige et un haut à manches longues bordeaux. Lorsqu'elle sortit de la penderie, Castle était en train de se frotter les yeux et de s'étirer.
Leurs regards se croisèrent une brève seconde mais elle le détourna aussitôt.
- « Bonjour » la salua-t-il.
- « Bonjour Castle. Je vous laisse la salle de bain. Je vais aller manger quelque chose. »
Il ne manqua pas de remarquer qu'elle évitait son regard et qu'elle l'avait vouvoyé, ce qu'elle avait semblé arrêté de faire depuis la veille.
Mais alors qu'elle disparaissait de la chambre, il comprit aussi qu'il ne pouvait pas la blâmer. Quelque chose s'était passé la veille entre eux et même si les détails étaient complètement flous, leurs tenues au réveil attestaient d'activités qui allaient bien au-delà de l'innocente partie de scrabble qu'il revoyait très bien.
Il s'assit sur le bord du lit et passa un doigt sur ses lèvres. Il revoyait l'image de ses lèvres collées aux siennes, mais le goût, les sensations, elles, étaient inexistantes. Il soupira.
- « La drogue, plus jamais. » grommela-t-il en se dirigeant vers la salle de bain.
Beckett s'installait à peine à la grande table avec son bol de céréales et une pomme lorsque les portes battantes s'ouvrirent et l'homme à la cicatrice pénétra dans la salle. Il avait l'air en aussi bon état que Beckett, ce qui la rassura quelque peu.
Quelques minutes plus tard, l'homme vint la rejoindre à table et ils mangèrent d'abord en silence, jusqu'à ce qu'il se décide à briser le silence.
- « Vous avez passé une bonne soirée avec votre bichon? »
Beckett releva la tête de son bol et remarqua le sourire moqueur de l'homme en face d'elle. Avait-il entendu quelque chose? Savait-il lui ce qui c'était passé? Non, leurs voisins de chambre étaient Val et Bully...
- « Très bonne. Et vous? » répondit-elle platement.
- « Ah j'ai bien plané. »
Un moment de silence et Beckett tenta de repenser aux noms qu'elle se souvenait avoir entendu prononcés par Castle la veille au soir.
- « Scap, c'est ça? »
L'homme feigna une courbette par dessus la table.
- « A votre service m'dame. »
La matinée – ou ce qu'il en restait - semblait s'annoncer calme pour la joyeuse bande d'assassins. N'ayant pas trouvé de papier leur annonçant une épreuve, Beckett en déduisit qu'ils avaient le droit à une journée de repos. Journée idéale donc pour en profiter et enquêter, enfin, correctement sur leurs compères d'infortune et tenter de démasquer leur empoisonneur.
Les récentes tournures de ce 'jeu' grandeur nature, de leur rencontre funeste dans les bois, à la voiture dans l'étang, en passant par l'homme abattu à distance et leur soirée droguée avaient plus que jamais motivé Kate à boucler son enquête au plus vite. Elle n'aimait pas être en terrain inconnu, ne pas savoir pourquoi elle était là, qui tirait les ficelles de cette mascarade et surtout qui étaient véritablement ces gens avec qui ils vivaient 24/24.
Son instinct de détective lui criait depuis le premier jour que quelque chose n'allait pas dans toute cette histoire... Son premier et plus grand soucis étant que leur empoisonneur présumé se trouvait forcément parmi ces assassins et connaissait sûrement les visages des véritables Trigger et Vendetta. Pourtant, personne n'avait rien dit ou rien tenté contre eux qui ne sorte de l'ordinaire d'un tel jeu.
Il y avait bien eu cette agression de Castle dans les bois le premier jour... Mais leur homme semblait être plus porté sur l'étranglement que l'empoisonnement...
Alors si l'un de ces assassins savait qu'elle et Castle étaient des imposteurs, pourquoi ne pas agir? Les dénoncer? Il semblait au lieutenant qu'un autre jeu se jouait; un jeu entre le couple et l'empoisonneur... Elle n'aimait pas cette idée.
Aussi, il était grand temps d'enquêter et d'en finir, aussi vite que possible.
- « Alors qu'est ce qui vous a poussé à venir ici Scap? »
- « Vous voulez dire à part les hommes en noir qui m'ont brutalement kidnappé à la sortie de mon bar préféré? »
Au moins, elle savait qu'ils étaient tous arrivés là de la même manière.
- « Le fun de la compétition. » répondit-il finalement avec un hochement d'épaule.
- « Et... » Elle avala une cuillerée de céréales « C'est quoi votre charmante spécialité à vous? » Demanda-t-elle nonchalamment.
Il lui adressa un sourire qui se voulait sans doute ravageur avant de répondre « Un vrai pro ne révèle jamais ses secrets ma chère Vendetta »
Val, qui était entrée sans que Beckett ne la remarque – un fait qui ne plut guère au lieutenant – s'invita dans leur conversation.
- « Oh je t'en prie Scap! Tant de secrets c'est d'un démodé! Il faut être fier de ta spécialité. Regarde, moi par exemple je n'ai pas de problème à admettre que je suis une adepte de la méthode... corporelle disons. »
- « On a pu en apercevoir un échantillon l'autre jour » commenta Scap en laissant son regard parcourir le joli corps de la jeune femme blonde.
- « Et prend Trigger et Vendetta, ils ne font aucun secret de leur spécialité. Tout le monde sait que Trigger est un as du pistolet et notre charmante française manie les couteaux avec dextérité. »
Scap ricana face à ce commentaire et se pencha sur son assiette de charcuterie.
Val, qui s'était servi son propre petit-déjeuner vint s'installer à table avec eux.
- « Votre cher et tendre n'est pas avec vous ce matin? »
Mais qu'avaient-ils tous à lui parler de son 'mari' ?
- « Il a encore du mal à se remettre de la nuit dernière »
- « J'imagine... » Répliqua Val d'un air cachotier adressant un clin d'œil à Kate.
Le dit 'mari' choisit ce moment pour faire son entrée dans le grand hall.
- « Ah! Roméo! On parlait de toi! » Appela Scap joyeusement... Un peu trop fort pour les différentes têtes qui se remettaient encore de leur nuit.
Castle adressa un regard inquisiteur à Beckett qui hocha les épaules. Il se dirigea vers les placards et en sortit la pâte à pancakes.
- « Et vous alors Vendetta? » demanda Scap.
- « Moi quoi? »
- « Qu'est ce qui vous a poussé à venir ici? »
Scap et Val la regardèrent tout deux attentivement. Elle n'arrivait pas à déterminer lequel avait l'air le plus intéressé d'entendre son histoire, mais elle n'aimait pas que cette question lui soit retournée. Elle n'avait en réalité pas pensé à une réponse. Alors que les roues de son esprit tentaient difficilement de se mettre en route, elle entendit la voix de Castle derrière elle.
- « C'est moi qui ait voulu venir. » elle se retourna, surprise et quelque peu soulagée, il était après tout écrivain de son métier « Je voulais voir du pays. Vendetta et moi n'avions jamais voyagé en dehors de l'Europe. » Il s'approcha de la table et posa ses deux mains, l'une tenant une spatule, sur les épaules de Kate « Et pour notre anniversaire de mariage, j'ai voulu nous offrir ce voyage. Je savais que mon amour apprécierait cette compétition, cette chance de pouvoir se mesurer aux 'meilleurs' » Castle se pencha au dessus de Beckett et déposa un doux baiser sur sa joue. « N'est ce pas mon cœur? »
Kate sentit son propre cœur battre un peu plus fort et elle était certaine que ses joues étaient en train de rosir. En temps normal, elle aurait sans doute répliqué par une baffe, mais les temps n'avaient rien de normaux et ce geste était tellement tendre...
Mais cette douce attention associée à leur trou de mémoire la perturba d'avantage. Castle savait-il quelque chose sur leur nuit et essayait-il de se faire pardonner?
- « C'est tout à fait ça » se força-t-elle à répondre.
Les deux assassins assis en face d'elle ne réagirent que peu à leur histoire, l'un retournant à son assiette et l'autre observant le couple avec un semblant de tendresse... ou de moquerie, au choix.
- « Et vous fêtez quel anniversaire? » demanda Val.
Beckett releva la tête vers Castle.
- « Cinq ans. Cinq ans maintenant que cette femme extraordinaire me laisse partager sa vie et son quotidien. » Répondit-il en déposant un autre baiser sur le front de sa partenaire.
Si Beckett avait pu se glisser sous la table et disparaître, elle l'aurait fait.
Alors elle répondit de la seule façon qu'elle connaissait à ce genre de déclaration sous-entendue.
- « Je crois que tes pancakes sont en train de brûler. »
