Merci à Jude June pour avoir mis mon histoire dans ses favoris !
Pour vous tous, voici le prochain chapitre des aventures de Matilde qui semblent se corser de plus en plus... Pauvre Matilde... (tu peux le dire encore Matsuyama :P)
(Poudlard et ses professeurs appartiennent à J.K. Rowling)
Bonne lecture !
(Merci à Persis :)
Chapitre 14
L'interrogatoire
Suivant de près le professeur McGonagall dans les couloirs de Poudlard, Matilde se tortillait vigoureusement les doigts en lui jetant de furtifs coups d'œil en biais. Elle avait toujours ces tâches rouges qui marbraient son visage par endroit et semblait fulminer intérieurement. Bien que Matilde fût heureuse qu'elle l'eût secourue d'un emprisonnement cauchemardesque dans les cachots du professeur Severus, la colère de McGonagall, qui ne semblait pas s'estomper, ne la mettait pas du tout en confiance. L'atmosphère restait de mauvais augure.
Elles arrivèrent devant une porte que le professeur McGonagall ouvrit. Une grande fenêtre encadrée de rideaux aux motifs écossais faisait face à l'entrée, inondant la quasi-totalité de la pièce d'une lumière vive. Devant un bureau sur lequel plusieurs liasses de parchemins et de livres étaient proprement ordonnées en piles bien nettes, se trouva un fauteuil en chintz que la professeur McGonagall montra d'un geste impérieux.
—Asseyez-vous, dit-elle sèchement.
La porte se referma d'elle-même derrière elles et il y eut un déclic. Frissonnant au fait d'être enfermée avec quelqu'un qui ne lui inspirait guère la sécurité, Matilde obéit à contrecœur. Elle alla lentement s'asseoir dans le fauteuil et regarda le professeur McGonagall faire le tour de son bureau pour s'y asseoir derrière. Puis elle dévisagea Matilde durant un bon moment, en silence. Enfin, elle dit :
— J'espère que vous êtes consciente de la gravité de ce que vous avez fait, Miss Beauregard.
Baissant les yeux sur le bout de ses souliers, Matilde ne répondit pas.
— Racontez-moi, dit le professeur McGonagall d'un ton qui sonna comme un ordre. Racontez-moi exactement ce qui s'est passé ce matin dans le bureau du professeur Dumbledore.
La gorge serrée, Matilde leva la tête et regarda le professeur McGonagall dans les yeux.
— Je… je croyais que vous seriez déjà tous au courant…, murmura-t-elle. Pourquoi Dumbledore ne vous a rien dit ?
— Le professeur Dumbledore nous a seulement communiqué — à certain de mes collègues et moi — qu'il était d'une extrême importance que vous suiviez les cours à Poudlard, même si un « quelconque évènement fâcheux » survenait en rapport avec vos Pouvoirs Fortifiés incontrôlés.
— C'est donc pour ça que vous n'aviez pas voulu que je sois enfermée ?
— En quelque sorte, répondit le professeur McGonagall. Le professeur Dumbledore insistait pour que vous soyez entourée d'élèves le plus souvent possible en dehors de vos cours privés. Il assurait que cela aiderait à atténuer la force négative de vos pouvoirs si jamais vous réussissiez à vous faire quelques bons amis. Cependant, poursuivit-elle d'un air troublé, je ne m'attendais pas du tout à ce que Dumbledore fasse partie de ce « quelconque événement fâcheux »dont il nous parlait…
Matilde se sentit soudain d'humeur plus légère. Ainsi donc, Dumbledore les avait tous avertis — d'une façon toutefois particulière — qu'un événement malheureux risquait de se produire et qu'il ne fallait pas, en aucun cas, s'emporter contre elle. C'était donc pour cette raison que le professeur McGonagall avait tenté de la protéger. Mais avait-elle été la seule à considérer sérieusement les exigences de Dumbledore ?
— Lorsque vous dites « nous », demanda Matilde, cela implique Severus aussi ?
— Le professeur Rogue, rectifia le professeur McGonagall, surprise que Matilde l'eût appelé par son prénom. En effet, il était présent lorsque le professeur Dumbledore nous a fait part de ses recommandations à votre sujet.
— Pourquoi est-il si infernal avec moi, alors ?
Le professeur McGonagall réajusta ses lunettes sur son nez et son visage laissa paraître une pointe d'irritation renouvelée.
— Le professeur Rogue a toujours été… disons… exécrable, dit-elle d'un ton réticent. Ne prenez pas ses outrages d'un point de vue personnel, Miss Beauregard. Il a toujours été comme ça avec… tout le monde…
Mais cela ne rassurait pas du tout Matilde. Elle restait convaincue que si elle se trouvait un jour seule dans la même pièce que lui, il l'assassinerait sur-le-champ.
— Enfin, bon…, reprit le professeur McGonagall en se raclant la gorge bruyamment et en reprenant aussitôt son ton strict. Ne nous égarons pas du sujet. Que s'est-il passé exactement entre vous et le professeur Dumbledore ?
Matilde n'était plus certaine à présent si elle devait ou non raconter tout les détails concernant les baguettes magiques qui avaient refusé ses pouvoirs chez Ollivander et la baguette de Dumbledore qui était, apparemment, la ou l'une des plus puissantes baguettes magiques au monde. Si Dumbledore avait omis d'éclaircir ce détail auprès de ses collègues, ne voulait-il pas que ça se sache ? Pourtant, s'il avait vraiment voulu que personne ne soit au courant de son intention de transférer sa baguette aux mains de Matilde, il aurait clairement exigé de n'en parler à personne. Or, il ne l'avait pas fait…
— Alors ? insista le professeur McGonagall, ses yeux perçants rivés sur Matilde.
Alors devant son insistance, celle-ci n'eut pas d'autre choix que de se résigner. Elle se lança donc :
— Étant donné qu'aucune baguette magique ne me convenait pas, Dumbledore en est venu à la conclusion que c'était la sienne qu'il me fallait. Il me disait qu'elle serait la seule à bien vouloir se soumettre à mes pouvoirs.
Le professeur McGonagall fronça les sourcils.
— Je ne comprends pas… Qu'entendez-vous par « aucune baguette magique ne vous convenait pas » ?
— C'est Ollivander qui a expliqué à Dumbledore que mes Pouvoirs Fortifiés étaient trop puissants pour que je puisse en avoir une.
— Vous n'avez donc pas de baguette magique ? s'étonna-t-elle.
— Si. J'ai celle de Dumbledore maintenant. Elle est la seule baguette à pouvoir tolérer mes pouvoirs.
Le professeur McGonagall parut abasourdie. Elle resta silencieuse durant un moment, les yeux toujours fixés sur Matilde, puis, d'un ton qui trahissait l'effroi, elle dit avec lenteur :
— Mais puisqu'il était décidé à vous la donner, pourquoi l'avoir attaqué ?
De nouveau mal à l'aise, Matilde détourna les yeux et se remit à torde violemment ses doigts qui avaient déjà commencé à prendre des couleurs rouge vif.
— Il n'y avait pas d'autre solution… marmonna-t-elle.
Il y eut un nouveau silence, plus lourd, puis…
— Je ne comprends pas, répéta le professeur McGonagall. Attaquer quelqu'un pour sa baguette est inutile lorsque cette personne vous la donne volontairement…
— Ce n'est pas ce que Dumbledore m'a dit, contesta Matilde avec aplomb.
— Mais enfin ! s'exclama le professeur McGonagall, irritée. Je sais très bien comment réagissent les baguettes, Miss Beauregard ! Et c'est le professeur Dumbledore, pour l'amour du ciel !
— Je ne doute pas que vous connaissez bien les baguettes, répliqua Matilde, mais celle de Dumbledore... je veux dire... le professeur Dumbledore, est différente des autres. Elle ne réagit pas de la même façon…
— Différente des autres ? répéta le professeur McGonagall d'un air incrédule. Mais qu'entendez-vous donc par là ? En quoi la baguette de Dumbledore serait-elle différente des autres ?
Elle ne savait pas. Cela signifiait donc que Dumbledore, s'il n'en avait parlé à personne, détenait possiblement une baguette rare et peut-être même illégale. Matilde n'avait soudain plus envie de continuer cet interrogatoire. La pensée horrible que Dumbledore veuille se venger d'elle pour avoir révélé son secret lui fit l'effet d'un cube de glace lui descendant dans l'estomac. Mais refuser de répondre au questions du professeur McGonagall était tout aussi risqué alors, devant son regard insistant, elle ne se donna pas le choix de répondre d'une voix tremblante :
— Je répète seulement ce qu'il m'a dit. Sa baguette est plus puissante que les autres et c'est pour ça qu'il a voulu que je m'en saisisse. C'est la seule baguette — et c'est ce qu'il m'a dit — capable de se soumettre à mes Pouvoirs Fortifiés. Et la seule façon de devenir son maître légitime, contrairement aux autres baguettes, est d'affronter son possesseur actuel dans un combat. C'est ce que j'ai fait, et j'ai remporté la victoire… Le professeur Dumbledore m'a même attaqué en retour, ajouta-t-elle à voix basse, comme si cela pouvait retirer un sentiment de sympathie de la part du professeur McGonagall.
Celle-ci se laissa tomber sur le dossier de son fauteuil, l'air troublé.
— Je suis complètement atterrée par ce que j'entends… dit-elle dans un souffle. Dumbledore t'aurait vraiment demandé de le vaincre pour saisir sa baguette magique par la force ? Vous vous rendez compte ? s'étrangla-t-elle, soudain terrifiée. Vous êtes la seule à n'avoir jamais vaincu Dumbledore !
Vraiment ? songea Matilde, stupéfaite. Dumbledore avait-il donc la réputation d'être un sorcier énormément puissant ? Brusquement, comme un coup de poing dans l'estomac, Matilde douta de sa victoire face à Dumbledore. Il n'avait peut-être pas mis tout son cœur pour l'empêcher de conquérir sa baguette. Et si la baguette lui appartenait toujours ?
Non, pensa-t-elle précipitamment pour se convaincre. Elle l'avait vaincu, elle se devait d'en rester sûre. Dumbledore n'avait tout de même pas fait semblant de gémir en tombant. Il l'avait incitée à le combattre et elle avait obéi. À présent, la baguette lui appartenait et — Dumbledore ayant contraint ses collègues à lui donner des cours, même s'il arrivait quelque chose de particulièrement pénible — elle pouvait maintenant entamer ses entraînements à la magie.
— Dumbledore savait ce qu'il faisait… murmura-t-elle, plus pour elle-même que pour le professeur McGonagall.
— Bien sûr, le professeur Dumbledore devait savoir ce qu'il faisait…, dit le professeur McGonagall sur le même ton, songeuse.
Puis, à la grande surprise de Matilde, elle se redressa dans son fauteuil et tira de sa poche la baguette magique de Dumbledore qu'elle lui tendit.
— Vous commencerez vos cours dès demain, déclara-t-elle, recouvrant soudainement son ton coutumier. Je vous enverrai votre horaire demain matin, lors du petit déjeuner à la Grande Salle, et tâchez d'y être présente.
Matilde se trouva bouche bée.
— Tenez, insista le professeur McGonagall en lui agitant la baguette sous les yeux, prenez-la et allez rejoindre vos camarades de Gryffondor.
Matilde prit alors la baguette d'un geste hésitant, et se leva lentement du fauteuil tandis que le professeur McGonagall, d'un pas résolu, alla ouvrir la porte en déclenchant un nouveau déclic.
— Vous avez sûrement déjà eu l'occasion de visiter la salle commune de Gryffondor, dit-elle en se tournant vers Matilde qui la rejoignait d'un air toujours pantois.
— Oui…
— Alors vous savez, dans ce cas, comment vous y rendre.
— Non, répondit Matilde, je m'y suis rendue à partir de la Grande Salle. Je ne sais pas où la tour de Gryffondor se situe par rapport à votre bureau…
— Bon, soupira le professeur McGonagall, alors je suppose que je vais devoir vous y conduire. Suivez-moi, Miss Beauregard.
Elle sortit dans le couloir et Matilde la suivit en faisant glisser la baguette de Dumbledore sous sa ceinture.
— Soyez attentive au chemin, recommanda le professeur McGonagall qui marchait d'un pas rapide, vous allez devoir vous retrouver toute seule dans les couloirs de Poudlard à l'avenir.
Mais elles passèrent par tellement de chemins qu'en dépit de tous ses efforts pour se rappeler toutes les statues, portraits, bustes, tapisseries, armures et autres objets qui décoraient les nombreux couloirs de Poudlard, Matilde arriva à la conclusion pénible qu'il allait falloir absolument qu'elle se procure une carte du château, ainsi qu'une boussole.
Elles bifurquèrent dans un passage plus étroit. En plein milieu du corridor, Matilde vit un petit homme portant une cravate orange et un chapeau à clochettes, qui flottait dans les airs. Apparemment, il était occupé à dessiner une moustache grossière sur le portrait d'une femme à robe bleu qui ronflait bruyamment dans le fauteuil sur lequel elle avait été peinte. Dès qu'elles s'approchèrent de lui, il se retourna brusquement vers elles, le regard méchant.
— Ooooooooh ! lança-t-il en accompagnant son cri d'une sorte de caquètement. Mais c'est la petite Parguenaise-niaise ! Est-il vrai que tu as complètement vidé le Grand Directeur ?
— Peeves ! aboya le professeur McGonagall d'un regard d'avertissement et le petit homme fila le long du corridor en poussant des mots grotesques.
— C'était quoi ça ? demanda Matilde, sidérée par ce petit être insultant.
— C'est Peeves, répondit McGonagall d'un ton las en reprenant sa marche rapide. C'est un esprit frappeur. Un indestructible esprit du chaos qui n'obéi à personne à part au professeur Dumbledore et au Baron Sanglant.
— Il peut nous faire du mal ? demanda Matilde d'un air inquiet en passant devant le portrait de la femme endormie qui possédait à présent une énorme moustache noire, ondulée aux extrémités, lui donnant un air burlesque.
— Il vaut toujours mieux de ne pas se tenir trop près de lui, conseilla le professeur McGonagall.
Elles s'engagèrent dans le couloir bordé d'armures, que Matilde reconnut tout de suite, et s'arrêtèrent devant le portrait de la grosse dame.
— Professeur, dit Matilde, que voulait sous-entendre l'infirmière lorsqu'elle parlait de métamorphose pour guérir Dumbledore ?
— Simplement qu'elle va tenter de recréer ses entrailles manquantes à l'aide de sortilèges puissants de métamorphose, répondit McGonagall. Évidemment, je participerai à l'expérience, mais ça me laisse déjà un mauvais pressentiment…
— Il va s'en sortir, n'est-ce pas ? demanda précipitamment Matilde.
Elle pensa aux paroles de Dumbledore avant leur duel. Il lui avait dit qu'il avait confiance en l'infirmière de l'école.
— Je l'espère bien… répondit le professeur McGonagall d'une voix étrangement rauque, avant de lancer le mot « branchiflore » à l'adresse de la grosse dame qui fit pivoter son cadre instantanément.
Lorsque Matilde entra dans la salle commune, tous les visages se braquèrent sur elle. Embarrassée, elle ne leur adressa qu'un timide sourire avant de s'engouffrer dans l'escalier et d'aller rejoindre directement le dortoir. Là, elle tira autour d'elle les rideaux de velours rouge de son lit et essaya de calmer sa nervosité. Comment Dumbledore voulait-il qu'elle réussisse à se faire des amis si tout le monde la regardait toujours comme quelqu'un d'insolite ?
Étendue sur le dos, Matilde songea aux événements passés depuis ce matin et vint à s'admettre que sa première journée à Poudlard n'avait décidément pas été des plus réussies. La plupart des enseignants la considéraient comme dangereuse, et bientôt ce seraient tous les élèves de la maison du professeur Rogue, qui la pointeraient du doigt en s'exclamant qu'elle n'était rien d'autre qu'une cinglée qu'il fallait enfermer parce qu'elle avait failli tuer Dumbledore. Bien qu'il y avait des risques que celui-ci lui en veuille pour avoir révélé le secret de sa baguette — il avait dû prévoir qu'il en serait ainsi —, Matilde souhaita fort qu'il se rétablisse rapidement.
— Matilde ?
C'était la voix de Sarah, qui se faisait entendre de l'autre côté du rideau.
— Matilde, est-ce que ça va ?
— Je vais bien, répondit-elle d'une voix morne.
Sarah écarta les rideaux d'une main et vint s'asseoir sur le bord du lit. Matilde la regarda d'un air sombre.
— Il y a des rumeurs du côté des élèves de Serpentard, murmura Sarah.
— Est-ce que Serpentard est la maison du professeur Rogue ? demanda Matilde qui percevait déjà la réponse positive.
— Oui. Rogue en est le directeur.
— Ah bon, dit Matilde en se renfrognant davantage.
Finalement, Rogue n'avait pas mis trop de temps avant d'aller raconter à tous ses élèves de la maison de Serpentard les supposées atrocités qu'elle avait causées.
— Mais je ne crois pas à ce qu'ils racontent à ton sujet, continua Sarah.
Sceptique, Matilde leva les yeux vers elle.
— Tu n'as pas peur de moi ?
Sarah gloussa de rire.
— Non. Je devrais ?
— Les Serpentard disent peut-être la vérité… dit Matilde en guettant l'expression de Sarah, mais celle-ci ne parut pas effrayée pour autant.
— Je ne pense pas, répondit-elle. Selon moi, ils essaient seulement de nous monter contre toi, simplement parce qu'ils sont jaloux de ne pas t'avoir eu à Serpentard, avec eux.
— Et que disent-ils ? demanda Matilde.
— Que tu as tenté de tuer Dumbledore…
Matilde sentit brusquement ses entrailles se figer comme de la glace. Les yeux écarquillés, elle regarda Sarah, bouche bée.
— Je sais, dit calmement Sarah, c'est complètement absurde…
— Mais je n'ai pas essayé de le tuer ! s'indigna Matilde.
— Je sais, répéta Sarah.
Mais elle ne savait pas du tout, songea Matilde, courroucée. Il était vrai que Dumbledore se trouvait dans un état malencontreux à cause d'elle, mais ce n'était pas parce qu'elle avait essayé de le tuer ! C'était parce qu'elle avait agi sous ses exigences pour s'emparer de sa baguette ! Mais elle préféra ne pas en parler maintenant à Sarah…
— Francis ne croit pas non plus à ces sottises, poursuivit Sarah d'un ton nonchalant.
— Et tous ceux en bas ? Tous les élèves de Gryffondor ? Ils me craignent aussi ou bien ils restent incrédules à ce que disent les Serpentard ?
Sarah eut l'air embarrassé. Elle mordit sa lèvre inférieure et replaça une mèche de ses cheveux noirs derrière son oreille avant de répondre d'une voix réticente :
— La plupart des élèves étaient déjà effrayés à l'idée d'accueillir quelqu'un comme toi au sein de Poudlard — même si Dumbledore nous présentait les choses positivement. Les Serpentard ne font qu'aggraver les choses, à présent…
S'il avait été possible de prendre un Portoloin en direction de chez elle à l'instant même, Matilde l'aurait fait de sitôt. Elle ne souhaitait plus se retrouver parmi tout ce monde qui la voyait comme un monstre. Quelqu'un finirait sûrement par l'abattre cruellement pour lui faire regretter d'être des leurs. Les risques qu'elle ne se sente jamais accepter à Poudlard étaient trop évidents et ses parents lui manquaient terriblement.
— Si jamais tu as besoin de te confier, je suis là, dit Sarah avec beaucoup de douceur, lorsqu'elle vit les yeux de Matilde se remplir de larmes. Je t'aiderai à passer au travers les cours à Poudlard...
— Mais… mais pourquoi es-tu si gentille avec moi ? demanda Matilde d'une voix brisée.
— Simplement parce que je trouve ta situation injuste. Tu n'as évidemment pas demandé à être une Parguenaise, et cela a dû être atrocement difficile pour toi de devoir quitter ta famille pour venir étudier dans un monde déroutant qui n'est pas le tien.
Emportée soudain d'un élan de gratitude envers Sarah, Matilde lui sourit.
Et seulement pour faire monter un peu l'impatience chez certain, le prochain chapitre s'intitulera : Le Maitre des potions. En attendant, n'oubliez pas de me laisser une petite review...
