Le matin arriva enfin pour Alice. Elle tardait de se retrouver de nouveau devant Roger. Elle attendait depuis tellement de temps de pouvoir lui faire la demande. Allait-il accepter facilement ? Allait-elle devoir négocier ? Insister ? Ou pire, menacer ? Elle irait jusque là pour obtenir ce qu'elle voulait. Personne ne pouvait lui empêcher d'avoir ce qu'elle voulait. Il en valait de la survie du monde. Elle s'habilla en conséquence. Sa chemise ample, lui prenait agréablement la taille, avec les deux premiers boutons ouverts qui laissaient voir une belle dentelle noire fine. Elle mit un coup de parfum qui humidifia légèrement sa nuque. Elle attacha ses longs cheveux en un chignon négligé mais si charmant. Elle enfila un pantalon moulant noir et de discrètes bottines. Elle enfila son long manteau et ses gants pour affronter le froid sans pitié de l'Angleterre. Sa route fut courte et rapide jusqu'au bureau tant demandé. L'homme en la voyant sua. Avait-elle oublié une note ? Elle sourit face à sa peur lisible sur son visage. Compatissante ? Pas un instant. Elle s'assit calmement.

«_ Bonjour Roger.

_ Bonjour Alice, vous avez quelque chose à me dire ?

_ A vous demander plutôt.

_ Quoi donc ?

_ Est-ce possible pour moi d'adopter un des garçons de cet orphelinat ?

La question le perturba. Une adoption ? Voulait-elle parler de... ?

_ Quel garçon aurait pu attirer votre attention ici ? Ils sont assez banales je dois dire.

_ Je souhaiterai adopter Tom.

_ Je ne le vous conseille pas ma chère.

_ Pourquoi donc ?

_ Tom est un garçon bizarre et asocial. Pour tout vous dire...Enormément de faits étranges et inexplicables arrivent autour de lui. C'est fou à dire mais...c'est comme si il comprenait les éléments des fois. Certains mêmes avouent l'avoir vu parler avec des serpents.

_ Où est le problème de parler avec un serpent? Tout le monde parle avec les animaux.

_ Non, vous ne comprenez pas. Le serpent semblait lui répondre. Ils entretenaient une véritable conversation. Sans parler du fait que sous son ordre un serpent à attaqué un garçon qui semblait vouloir le déranger. Ce n'est pas normal. Il est un problème que je ne peux pas me permettre de vous laisser. Je n'aimerais pas qu'il vous arrive quelque chose Alice.

_ Mon cher Roger, c'est vraiment gentil de me prévenir. Vous pensez à moi et cela me fait plaisir.

Un sourire comme fier s'étendit sur son visage.

_ Mais, rajouta-t-elle en voyant sa fierté, je souhaite tout de même l'adopter. La bizarrerie quelle qu'elle soit ne me fait pas peur. Je peux très bien m'occuper de lui. J'ai beaucoup passé de temps avec lui et rien ne m'est arrivé. Tom est juste un peu renfermé sur lui-même. Au fond, il en reste un enfant comme les autres qui ne demande seulement qu'un peu d'attention et je veux la lui donner. Laissez moi je vous en prie. Mon cœur a été charmé par Tom. Je ne pourrai pas dormir la conscience tranquille si je le laissais à une autre famille. J'ai comme l'impression que je suis arrivé ici dans ce but. Le rencontrer. Me comprenez-vous Roger ?

_ Je...Pourquoi vous attacher autant à lui ?

_ Parce que je l'aime déjà.

_ Ce n'est pas possible, commença-t-il en s'énervant, impossible ! Continua-t-il tout en se levant, il lui fit face avec rage, avouez que vous mentez Alice !

_ Je ne mens pas Roger et peu importe que vous me compreniez ou non je ne vous demande que de m'accorder la garde de Tom. Je veux l'élever comme mon propre fils et personne ne pourra m'en empêcher.

_ Mais...laissez moi vous convaincre du contraire.

Il pencha son visage sur le sien et s'apprêta à l'embrasser avec force lorsqu'il rencontra son regard. Il en fut submergé, hypnotisé. Il avait perdu au moment où il était tombé sur ces deux perles grises. Son regard se fit vide et brumeux. Il retourna derrière son bureau et sortit des papiers de son tiroir qu'il lui tendit.

_ Veuillez remplir ces papiers. Une fois tamponnés, Tom Jedusor deviendra Tom Standel.

_ Parfait.

Elle ne tarda pas pour remplir toutes les informations demandées et tendit de nouveau les papiers à Roger qui s'empressa d'y appliquer son tampon. Un sourire victorieux fleurit sur les lèvres d'Alice. Il était enfin libre de cet orphelinat.

_ Merci pour votre collaboration Roger, je n'aurais rien pu faire sans vous. Je vais malheureusement devoir vous donner ma démission. Je vais bientôt déménager dans une demeure familiale. »

Elle prit le papier d'adoption qu'il lui tendit et se pressa pour arriver à la chambre de Tom. En y entrant elle ne trouva personne. Elle descendit à la cantine mais ne vit que les garçons qui la regardèrent avec surprise. Le chef servait avec haine les plats de son fauteuil roulant. Elle lui avait bien brisée la colonne vertébrale et l'avait condamné à passer le reste de sa vie dans un fauteuil. Elle ne regrettait pas un seul instant ses actes. Cet homme ne méritait pas mieux de toute façon. Elle posa son regard sur un jeune garçon.

«_ Excuse moi Paul, tu ne saurais pas où se trouve Tom ?

Une lueur de jalousie traversa ses yeux. Tom, Tom toujours Tom. Pourquoi s'intéressait-elle autant à lui ? Ce n'était qu'un monstre, un être anormal qui allait lui créer des problèmes.

_ Pourquoi vous le chercher mademoiselle Alice. Vous allez avoir des problèmes si vous restez trop avec lui.

_ Que racontes-tu ? Je n'ai eu aucuns problèmes depuis que je suis ici.

_ Vous savez pourquoi il n'y a aucunes filles ici ?

_ Que...Euh non...

_ La dernière fille qui n'avait pas été adopté est morte. Tout le monde dit que c'est Tom qui l'a tué avec ses serpents.

_ Pourquoi tu dis ça ?

_ On a retrouvé son corps dans une grotte, entourée de serpents. Ils ont du y aller aux chalumeaux pour récupérer son corps. La dernière fois qu'on l'a vu, elle suivait comme toujours Tom pendant notre sortie.

_ Tu sais que ce sont de graves accusations que tu fais là ? Tu l'accuses de meurtre !

_ Je ne dis que la vérité ! Vous verrez ! Vous n'aurez que des problèmes avec ce monstre !

Elle ne put se retenir plus longtemps. La claque s'abattit sur sa joue. Elle lui attrapa son menton et planta son regard froid dans le sien.

_ Ne traite plus jamais personne de monstre. Ce n'est pas parce qu'il est différent qu'il en devient un monstre. Il est ce qu'il est. Pourquoi crois-tu qu'il soit aussi renfermé, aussi seul ? C'est parce que vous le traitez de cette façon. Il ne fait que vivre. Il n'a pas choisi d'être comme ça comme tu n'as pas choisi d'être blond ou mince. Il ne peut rien y faire et vous, au lieu de vous adapter comme il essaye de le faire, vous le rejetez et l'insultez. Si il y a bien un monstre dans l'histoire ce n'est pas lui mais vous. Un monstre d'égoïsme et d'intolérance. Alors écoutez moi bien, tous autant que vous êtes ! Je vous aime beaucoup, chacun à votre façon vous êtes extraordinaire. En ces quelques mois, j'ai pu apprendre à vous connaître et voir combien vous êtes de garçons fascinant. S'en est de même pour Tom, ne vous cachez pas derrière des préjugés. Fondez vous-même vos propres idées avec vos yeux et non ceux des autres. Vous grandirez beaucoup plus vite après cela.

Elle déposa une tendre bise là où sa main avait claqué et lui frotta les cheveux. Le fameux Paul ne sut quoi dire. Elle arrivait toujours autant à les surprendre...

_ Il est sûrement dans les jardins, murmura-t-il d'une voix gênée.

_ Merci Paul. Mangez bien. »

Elle partit et s'aventura dans les jardins mals entretenus de l'orphelinat. Elle y trouva Tom en train de lire, allongé dans l'herbe. La légère brise faisait tendrement voler ses cheveux. Le soleil déposait ses rayons sur son visage et ses yeux noirs brillaient. Il ressemblait à un ange. Elle s'approcha sans faire de bruit et lui cacha le soleil de sa tête. Il fut surpris de cette soudaine ombre et rencontra ce gris clair qu'il aimait tant.

«_ Bonjour monsieur Tom Standel.

Standel... ? N'était-ce pas son nom de famille... ? L'évidence le frappa. Il se redressa et se jeta dans ses bras. Elle tomba sous son poids et admira ce visage enfantin qui l'observait avec émerveillement. Il plongea de nouveau sa tête dans sa nuque et elle entendit une phrase qui lui fit chaud au cœur. Une phrase qu'elle n'aurait jamais cru entendre de sa bouche.

_ Je t'aime Alice. »

Il l'avait dit. Cette phrase qu'il avait sur le cœur depuis tant de temps. Il le savait. Au moment où il avait rencontré son regard il était tombé amoureux de cette femme. Elle pouvait être une mère mais pas pour lui. C'était plus, beaucoup plus...Elle se leva et le prit dans ses bras. Il l'avait tutoyé. Il la considérait comme quelqu'un de proche. Un avancement auquel elle ne croyait pas. Une larme coula le long de sa joue. Tom la vit et la contempla. Pourquoi pleurait-elle ? Avait-il fait quelque chose de mal ?

_ Merci Tom, merci de me faire assez confiance pour me tutoyer.

Elle pleurait pour ça.. ? Il aurait trouvé cela stupide quelques mois plus tôt mais à présent...il se sentait presque fier d'être la cause de ces larmes de joie. Elle lui prit finalement sa main et l'emmena à la librairie. Il ne souhaita rien prendre. Il ne possédait aucunes affaires personnelles qu'il souhaitait prendre dans la chambre où il dormait dans l'orphelinat. Les livres qui y étaient restées furent rappelées à l'ordre par Alice avec un accio. En quelques coups de baguette, elle rangea l'intégralité de ses affaires.

_ Pourquoi emballes-tu tes affaires ?

_ Nous déménageons dans une nouvelle maison.

_ Vraiment ? Où ?

_ On m'a légué un manoir à coté de Pré-au-lard.

_ Où... ?

_ Tu sais, le village juste en face de Poudlard.

_ Tu veux dire qu'on va vivre dans un village sorcier ?

_ N'est-ce-pas ce que je t'avais promis ?

_ Oui mais je ne pensais pas que cela serait si rapide...Tu es riche ?

La question sembla la gêner.

_ Tu es une noble alors ? Parce que pour te léguer un manoir il faut être une famille importante.

_ Je n'aime pas parler de ma famille.

_ Pourquoi ?

_ Assis-toi, je vais t'expliquer un principe qui régit dans le monde sorcier dont je ne t'ai pas encore parlé.

Il s'assit sans faire d'histoire et attendit.

_ Alors le monde sorcier est retranché en quatre catégories. Les sang purs, les sang mêlés, les nés moldu et les cracmols.

_ Oui j'en ai un peu entendu parlé par rapport à Serpentard.

_ Les sang purs comme le nom l'indique ont un sang pur, pas une seul goutte de moldu n'y coule, selon eux. Pour moi, personne ne peut ne pas avoir un tant soit peu de sang moldu mais les idées sont ce qu'elles sont. Ils sont considérés comme la noblesse du monde sorcier, les puissants. Les sang mêlés qui sont nés de l'union d'un sang pur à un né moldu sont assez bien vu dans la société, mieux tolérés en tout cas. Ensuite, les nés moldu sont des sorciers nés à partir de deux moldu mais la magie s'est réveillé en eux et sont tout autant des sorciers que les autres. Mais tu sauras que les sang purs ont beaucoup d'idées racistes et dégradantes à leur propos, les appelant sang de bourbe. Un terme ignoble que certains ont aisance à employer. Et enfin les cracmols qui sont des personnes nés de deux sorciers mais dont la magie ne s'est pas réveillé. Ils n'ont aucun pouvoir et sont considérés comme des sous sorciers. Je ne trouve pas cela juste. Ils n'ont jamais choisi de ne pas être sorcier. Imagine de vivre dans ce monde, autour de la magie mais de ne pas pouvoir ne serait-ce que la toucher. C'est une condition horrible que j'aimerais beaucoup supprimer avec mes recherches...

_ Donc c'est une société avec beaucoup de préjugés ?

_ Oui c'est cela.

_ Et toi tu es une quoi ?

_ Une sang pur. Je n'aime pas m'en vanter comme je te l'ai dit. Je suis le dernier membre de ma famille d'origine russe. Elle est connue dans le monde entier.

_ Je comprends maintenant pourquoi ils te regardent avec fascination lorsque tu dis ton nom. C'est comme du respect dans leur voix.

_ Oui, personne n'ose s'opposer à moi pour mon nom. Je ne supporte pas l'utiliser mais je suis parfois obligé d'en arriver à là pour qu'on me respecte. Il est dur pour les femmes de se faire prendre au sérieux.

_ Mais...Pourquoi tu m'a adopté ? Je vais souiller ton nom ! Je dois sûrement être un né moldu ! Je ne peux pas briser le... !

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la claque était tombée. Le regard d'Alice était plus froid que jamais. Il ne l'avait jamais vu ainsi. Elle était effrayante. Son aura magique était écrasante, suffocante. Il frissonna en entendant sa voix polaire.

_ Je ne veux plus t'entendre dire une chose pareil, tu m'entends ! Ne commence pas à prendre part à ses idées stupides sur le sang ! Je me fiche de savoir que tu sois sang pur, sang mêlé, né moldu ou même cracmol ! Tout ce que je vois c'est Tom et rien d'autre. C'est toi que j'adopte et non ton sang ! Je ne veux plus t'entendre dire ce genre de chose, est-ce bien clair ?

_ Je...Euh...Oui excuse moi...

Il fut refroidi par sa prestation. Elle voulait Tom et rien d'autre. Son cœur ne savait plus comment gérer toutes les émotions qui déferlaient en lui. Il sentit des bras se refermer sur lui. Ils étaient chauds. Il avait presque envi de dormir en leur creux.

_ On m'a répété toute ma vie que le sang est important et qu'il fallait haïr les être impurs comme on me disait. Je ne veux pas que tu penses cela. Fais toi tes propres idées mais ne juge pas sur ce que l'on te dit. Je t'en supplie, ne deviens pas un de ces sang purs imbus d'eux même qui se pensent plus important que d'autre. Un né moldu peut être plus puissant qu'un sang pur et cela malgré tout ce qu'ils pourront dire. Ils ne volent pas la magie, elle est en nous et choisi en qui elle s'éveillera ou non. Pense avec ton cœur et sois uni avec ta magie. Voilà le premier conseil que je te donne en tant que mère. Maintenant la discussion est close, réfléchis bien à tout ce que je t'ai dit. Tu pourras y appliquer tes conclusions lorsque tu rencontreras des sorciers de ton âge.

Elle déposa de nouveau une bise sur son front et rétrécit le reste de ses affaires. Elle mit le tout dans la poche de son manteau et proposa sa main à Tom. Il l'a pris sans hésitation et il se sentit tiré par le nombril. Une sensation désagréable qui le transporta jusqu'à sa nouvelle maison. Ils tombèrent dans d'immenses jardins bordant un grand manoir dans un style gothique.

_ C'est aussi la première fois que je viens, c'est ce que je pense en tout cas. Je me rappelle seulement celui aux caraïbes.

_ Tu as plusieurs manoirs ?

_ Les sang purs ne savent pas comment dépenser tout l'argent dont ils disposent. Alors ils s'amusent à faire construire des manoirs plus beaux et plus grands que jamais dans le monde entier.

_ Tu es si riche que cela... ?

_ Oui...Mais comme je t'ai dit, je n'en suis pas fier.

Ils entrèrent finalement et tombèrent sur un elfe de maison qui les regarda avec surprise. En voyant Alice il s'inclina avec les larmes aux yeux.

_ Oh ! Mademoiselle Alice ! Vous êtes vivante ! Vous ressemblez tellement à votre mère Esther.

_ Bonjour, comme tu le vois je suis bien vivante.

_ On nous a fait parvenir un message qui disait que brigands seraient venus pour vous dépouiller. Il n'y aurait eu aucun survivant.

_ Non ce n'est pas tout à fait exact. Les brigands en question m'avait enlevé par panique en entendant les aurors venir. Ils avaient espoir qu'il me restait de la famille qui pourrait payer une rançon. Mais avant qu'ils n'aient le temps de réaliser qu'ils venaient de tuer ma seule famille restante, je me suis enfuie à l'aurore.

_ Où avez-vous grandit depuis tant d'années ?

_ J'ai grandi en France, là où ils m'avaient enlevé lorsque nous étions en vacance. J'ai vécu chez un bon ami à mon père qui a gardé mon existence en silence. Nous ne souhaitions pas que de quelconques vautours viennent me prendre sous leur aile. Le nom et la fortune de mes parents n'étaient pas négligeable. Je fus donc élevé sous le nom de Mary Beauroit jusqu'à aujourd'hui où j'ai décidé de reprendre mes affaires.

_ Je suis tellement heureux de vous savoir en vie ! Nous étions si désespérés d'apprendre la mort de toute votre famille ! Beaucoup de personnes vinrent taper à la porte en souhaitant reprendre vos biens mais nous les avons chassés sans tarder en leur criant que ces terres n'appartenaient qu'aux Standel et cela depuis des siècles.

_ Merci, je suis contente de savoir que vous avez été si loyaux envers nous. Comment t'appelles-tu ?

_ Flitch, maîtresse.

_ Pas de maîtresse avec moi, mademoiselle Alice ou tout simplement Alice me suffit.

_ Je...Je n'oserai jamais !

_ Si tu ne veux pas me contrarier, tu as tout intérêt à l'oser.

_ Je ferais au mieux maîtr...mademoiselle Alice.

_ Bien. Flitch, je te présente Tom, mon fils.

_ Oh enchanté jeune maître ! Je suis étonné. Vous n'avez pas le type Standel.

_ Flitch ! Que t'ai-je dit ? Ce sera Tom ou monsieur Tom si ça t'est trop insupportable.

_ Oui mademoiselle Alice.

_ Je n'étais pas forcé de finir ma vie avec un blond, un brun est très bien. Il n'a tout simplement pas prit le type Standel. Il tient beaucoup plus de son père.

Tom lui lança un regard surpris. Elle ne disait même pas qu'elle l'avait adopté. Elle le considérait réellement comme son propre fils.

_ Pourrais-tu nous faire visiter Flitch ? Je ne connais pas les lieux.

_ Il est vrai que vous ne devez pas vous rappeler du manoir. Vous étiez jeunes lorsque vous êtes venu pour la dernière fois ici. Vous n'avez pas pu venir passer un autre été ici que la tragédie eut lieu.

_ Oui en effet... Je ne me souviens pas de cette demeure et j'espère récupérer quelques souvenirs. Pourrais-tu nous amener à nos chambres que l'on dépose nos affaires s'il te plaît ?

_ Oui bien sûr ! Suivez moi.

Ils le suivirent à travers les longs couloirs de la demeure. Il indiqua une chambre à Alice, lui expliquant que c'était celle qu'elle avait toujours eu. Il en prépara rapidement une pour Tom. Elle le laissa s'installer et retourna dans sa chambre. L'atmosphère était froide, rien de vivant seulement des couleurs sombres. Elle contempla un immense tableau accroché à la tête de son lit. Celui-ci représentait la famille Standel. Ils ressemblaient énormément aux Malfoy. Peut-être avaient-ils un lien de parenté. Elle regarda cette femme fine au visage d'ange. Elle lui ressemblait énormément et cela grâce à Dumbledore. Il lui avait fait boire le sang des Standel. Cela avait pu changer la forme de son visage, de son corps, de son être. Il lui avait expliqué que l'effet du sang était simple à annuler d'un simple sort de finite incantatem. Il avait choisi cette famille en fonction de son choix de physique. Blond aux yeux gris. Les malfoys auraient pu être un choix intéressant mais beaucoup trop risqué. Alors que les Standel étaient tous morts et avaient eu une fille en héritière. Une occasion qu'il n'avait pas laissé passer en la faisant passer pour cette défunte héritière. Avec ce sang de Standel coulant dans ses veines, elle avait pu sans problème passer le test de sang que les gobelins lui avaient fait passer pour prouver qu'elle faisait bien parti de la famille Standel. Elle avait appris qu'il existait un coffre au nom des Standel à Gringotts lorsqu'elle voulu en faire un à son nom. Elle récupéra donc un héritage impressionnant en rencontrant l'avocat de la famille qui fut certes très septique en la voyant. Seul le test de sang lui prouva qu'elle était bien de cette noble famille. Beaucoup d'imposteurs avaient dû tenter de prendre possession des biens des Standel. Elle se mit à regarder le père. Un homme au regard froid, la posture droite, le menton haut et les vêtements impeccables. Il portait un chapeau russe à fourrure qui laissait dépasser quelques cheveux noirs et des yeux bleus océans. Elle devait avouer qu'il était un homme avec beaucoup de charme mais il puait l'arrogance à plein nez. Une petite fille blonde aux yeux gris clairs se tenaient à leur côtés, le visage fermé. Elle vit les regards surpris des portraits mais les ignora. Elle ne voulait pas se lancer dans une conversation s'arracha à la contemplation du tableau et agrandit ses affaires. Elle posa une de ses valises sur le lit mais fit tomber une de ses chemises en l'ouvrant. Elle se pencha et chercha sous le lit. Elle attrapa enfin la chemise et vit avec surprise une boîte cacher sous celui-ci. Elle la prit et voulut l'ouvrir mais sans effet. Elle vit que celle-ci se composait d'une plate forme sculptée et en son milieu un creux arrondit, comme si quelque chose devait y être déposé. Elle posa son doigt et la boîte se mit à briller. Une sécurité sûrement où seul les Standel pouvaient l'ouvrir. Elle découvrit avec effarement des photos sorcières de la même famille du tableau mais si différente. Elle les voyait en train de rire, de s'amuser. L'homme qu'elle pensait arrogant s'abaissait à rire tout en jetant de l'eau sur sa femme et sa fille. Ils étaient heureux. Ils ne ressemblaient plus aux sang purs dans toute leur grandeur mais à une famille. Elle en eut le cœur serré. Elle volait la vie de cette petite fille qui aurait tant mérité de vivre encore aujourd'hui. Des brigands... ? Qu'ils aillent en enfer pour avoir brisé une telle famille. Elle rangea finalement la boîte sous le lit après avoir regardé toutes les photos qu'elle contenait. Certainement qu'ils voulaient garder les apparences devant leurs « amis » de sang purs, d'où la boîte à secret. La vie réservait tellement de surprise.